Archive pour 2 janvier, 2012

La « chute du mur » de l’Occident ? 2012, la fin d’un monde

Le fameux « Printemps Arabe » aura donc largement marqué la période récente. Certains y ont même vu la chute d’un deuxième mur, après celui de Berlin entraînant avec lui toute l’ex Union Soviétique, jusqu’à se conclure par exemple par une « révolution orange » en Ukraine. En parallèle de l’effondrement de vieux empires, l’on a observé l’éclosion d’une sorte de nouveau monde, celui des pays définis comme émergents. Le conglomérat conceptuel que recouvre la « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine) parait se situer au carrefour entre ancien et nouveau monde. Gardons que ces dernières années auront profondément modifié la nature ou structuration de nombreux territoires. L’Europe et les Etats-Unis semblent d’autant plus figés ou frileux, fébriles dans leur marche face à cet environnement planétaire en pleine mutation, en retard et en décalage par rapport à une grande redistribution des cartes susceptible de se produire à leur détriment. Et si « la fin de l’Histoire » approchait, mais toute différente de ce que l’on supposa. Juste celle d’un vieux monde, le notre.

Si l’occident semble avoir promu un modèle qui aura marqué longtemps par une expansion s’imposant comme sans limite, son vieux moteur parait néanmoins être à bout de souffle. Si ce n’est la fin, tout indique le bout de la route, l’ultime stade d’un cycle de l’Histoire. En quelques années, le monde a changé de voie par bien des aspects. L’Occident à regardé passer le train aveuglé par sa certitude d’enfant gâté appelé à dominer éternellement sur tous ses camarades dans la cour des grands. La vieille Europe reste la plus affectée, à l’image du château de carte de sa monnaie de singe. Non, l’Euro n’était pas un héros. La robe de mariée n’était cousue que de fil blanc trés provisoire, seulement à même de tenir quelques temps sur un mannequin fictif et bien artificiel, au prix de multiples traités a reformuler sans cesse, comme pour recoudre un vieux vêtement mal fagoté à la base. L’Europe tourne t’elle sa dernière page ? Celle qui comporterait le mot « Fin ». N’ayez pas peur… la planète y survivra.

Alors que les peuples de pays émergents commencent à peine à croire aux chimères du modèle qui aura été le notre jusqu’à marquer actuellement par une « crise » ou stade terminal, le peuple français atteint la plus forte croissance mondiale, au niveau du taux de dépression collective. Pour peu que l’on se retourne vers l’Italie ou l’Espagne, l’Angleterre dans son entre deux chaises européen, voire, l’Allemagne, laquelle sait habilement mettre en avant sa façade de meilleur élève tout en masquant son arrière cuisine sociale beaucoup moins idyllique, pour peu que l’on soit objectif, la vieille Europe souffre d’arthrose, à moins que ce soit un cancer qui la ronge, qu’une mort naturelle pour cause de vieillesse ou de malformation cardiaque ne survienne. Oui, le cœur du continent a toujours été très artificiel.

Bien sûr, les enfants de cette vieille dame persistent à la croire immortelle, toute famille refuse jusqu’au dernier moment de voir la grand-mère partir, pour toujours.

L’ombre des pères fondateurs plane aussi, et précisément, la crainte gagne de devoir « tuer le père », lequel s’incarna dans plusieurs personnalités au sortir de la seconde guerre mondiale. Oui, une page se tournait alors, on ne se ferait plus jamais des méchancetés guerrières, on serait tous frères, surtout certains, ceux à qui l’architecture d’une Europe imposée, la leur, allait d’abord profiter. Mettant en avant le fabuleux prétexte pacifique et droit de l’Hommien, on s’autoriserait le cas échéant à rogner un peu sur la démocratie et le droit à l’autodétermination ou souveraineté des peuples. Bien des ratures sur la page de garde, que de Traités il faudrait pour les masquer.

Au sortir de la seconde guerre, on ne tourna aucune page sur les mauvaises habitudes. La démocratie devait être belle en façade, l’arrière « cour » continuerait à recycler ses vieux plats. Mais les « clients » supposés, les peuples, restèrent toujours attachés à leur famille naturelle, à leur histoire, à leur Nation. Retirant toute crédibilité aux prétendues motivations pacifiques ou nobles, l’Europe devait d’ailleurs faire ses premiers pas au niveau du « nerf de la guerre », au travers d’une communauté de Défense. Mettre en commun le tiroir caisse allait recouvrir l’objectif suivant. Les deux jambes de la vieille dame moribonde actuelle auront donc porté les bas de laine de l’Armée et de la Monnaie. Comme toujours, les maîtres du langage inversé auront été à la manœuvre, dans de belles intentions affichées, et le contraire absolu dans les faits. Judas tourne en rond dans son triangle des Bermudes. Et les peuples ont été les dindons de cette farce indigeste. Les peuples ont su résister, quitte à se retrouver ruinés. Le Pouvoir des coulisses a échoué, en tout.

Outre la vieille dame agonisante de l’Europe, passant ses derniers jours à recompter sa monnaie de singe, l’oncle américain peine à afficher encore un visage plus réjouissant. La petite dégradation de la note sur le livret scolaire reste symbolique. Sa dette accumulée s’élève à un montant inconcevable pour un esprit humain, plongeant les USA dans la dépendance absolue de créditeurs, pas toujours recommandables.

Oui, la famille Occidentale est très malade. Elle pourrait bientôt se désunir, terriblement. A s’être depuis tant d’années installée en donneuse de leçon maîtresse du monde, arrogante et faussaire au niveau de ses principes, elle n’a pas vu certains de ses élèves la dépasser peu à peu. Ces derniers paraissent en outre beaucoup plus attachés qu’elle-même à leurs racines, à leur culture, à leur histoire, à leur Nation. Tout cela est source d’une grande puissance. Une page se tourne sur un pseudo « universalisme » de façade. La famille Monde a bien l’intention de faire perdurer sa diversité. Si l’Occident continue de jouer dans sa cour d’école avec son « Nouvel ordre mondial », se positionnant encore en maître de l’univers, le reste du Monde s’en amuse pour savoir que l’avenir ne lui appartient plus. Pour l’Europe, les Etats-Unis, l’Occident, une lourde page se tourne. Seulement ?

Pour peu que l’on observe plus attentivement l’Asie et l’Orient, l’Amérique Latine et les pays de l’ex URSS (terme que l’on garde… qui marque l’illusion de leur mutation ?), l’eldorado capitaliste déjà réduit dans ses espoirs pour bon nombre de pays émergents voyant en nous la situation qui sera la leur prochainement, l’évolution de toute l’Humanité semble marquer le pas sur toute la surface du globe. Le mode de « développement » économique et social en vigueur notamment depuis la seconde guerre mondiale, la fin du communisme débouchant sur celle du capitalisme, la recherche d’un supposé « progrès » omettant l’essentiel des êtres outre leur « rôle » social, la folie de la croissance proportionnelle à celle de la dégradation de la Terre comme lieu de vie, tout concorde vers la nécessité d’une mutation bien plus qu’économique. Le gigantisme du fameux « Nouvel ordre mondial » dont les peuples ne voudront jamais pourrait bien reconduire toute la planète vers son cœur et sa finalité même, l’Homme. Cela ne se ferait pas sans une grande secousse ? Salutaire.

En cette nouvelle année la page la plus importante de l’Histoire commencerait-elle à se tourner d’elle-même ? L’Occident aura t-il très prochainement à faire sa « révolution » ? Tout cela se passera t’il dans la paix ou dans la guerre ? Le choc de civilisation, mais pas celui auquel on pense.

Il aura connu toutes les illusions possibles d’un monde sans Dieu autre que l’Homme et l’Argent, alternant entre un matérialisme collectiviste ou « libéral » dans l’usurpation du noble idéal de la Liberté pour tous. Les pays de l’Est furent marqués par la protection d’une « élite » et caste ultra minoritaire. L’Ouest se heurte aujourd’hui au même vice de forme, et de fond. La « démocratie » semble avoir disposé du temps pour faire ses preuves. Hélas, le constat final reste très contrasté. Il ne s’agit pas pour autant de promouvoir son contraire. Gardons que tout cela interroge. Le panaché du Capitalisme et de la pseudo démocratie serait indigeste, ne menant toujours qu’au privilège d’une minorité, très habile à se prétendre majoritaire.

L’0ccident « en crise » s’apparente à ces personnes vivant un stade de » mort imminente ». Souhaitons qu’il y ait la Lumière au bout du tunnel. Faute de parler d’état de conscience modifiée au niveau collectif, tout parait réclamer un sursaut général de conscience politique (moralité des affaires publiques, redistribution équitable, méritocratie réelle, sortir de la « démocratie » de réseaux et coulisses…).

Oui, une page se tournera en 2012. Ce peut être pour un retour vers le meilleur de l’Humanité. Mais, il n’est pas exclu que l’Homme ait besoin que la colère de la Nature, ou autre, vienne le ramener à l’exigence de civilisation qu’il devrait avoir gardé pour objectif premier, dans le lien le plus vital qui soit, celui du partage.

La crise actuelle débouchera t’elle sur la « chute du mur » de l’Occident ? Alors que le Monde avance dans le sens de l’Histoire, les Etats-Unis et l’Europe ne pourront pas contourner une grande rénovation. Une « révolution » ?. Certains murs ne seront jamais que ceux d’une prison. Même dorée pendant de nombreuses années de suprématie, la condamnation à disparaître un jour n’est jamais écartée. Elle porte même le destin de tout en ce bas monde, lequel est sensé s’élever.

Jean-Louis pour Guillaume Boucard

in Agoravox

Que l’année 2012 soit celle du changement !

L’année 2012 qui s’annonce sera très politique. Elle marquera le début réel de la campagne présidentielle pour l’actuel occupant de l’Elysée et ses challengers.

Au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM. Depuis 2008, on compte 1 215 000 chômeurs supplémentaires ! A cela, il faut ajoutertrois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois !

La dette publique se sera alourdie de 700 milliards d’euros et la sécurité sociale aura accumulé 135 milliards d’euros de déficits. Une dette d’autant plus menaçante que le remboursement de la charge de ses intérêts est devenu le premier budget du pays devant l’éducation nationale.

Pour couronner le tout, la France reste un pays unique au monde sur le plan fiscal car certains chiffres font frémir. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes, réalisé sous le magistère de Philippe Séguin, on apprend qu’un tour de passe-passe a été réalisé par le gouvernement pour amoindrir l’importance des niches fiscales. Celles-ci ne représenteraient pas 70,7 milliards € (chiffre déjà énorme…) ainsi que le mentionnent les documents officiels mais 146 milliards € ! Une somme colossale, puisque trois fois supérieure au produit de l’impôt sur le revenu payé par les particuliers !

Face à Nicolas Sarkozy, la gauche, si elle arrive au pouvoir en 2012, fera-t-elle rapidement quelques réformes essentielles afin de réconcilier les citoyens avec la République et la justice sociale ? L’annonce par François Hollande d’une grande réforme fiscale prioritaire est encourageante. Mais fera-t-il ou parviendra-t-il à faire ce que n’ont pas fait DSK ou Laurent Fabius, alors ministres de l’Economie et des finances sous le gouvernement Jospin ?

Saura-t-elle profiter du conflit durable qui s’est installé entre le président de la République et les citoyens, après notamment l’affaire du Fouquet’s, celle du fiston pour occuper le poste de président de l’Epad ou de l’annonce, en janvier 2009, que les enquêtes judiciaires seront désormais toutes dirigées par le Parquet, soumis au pouvoir politique ? Pour ne citer que ces trois exemples…

Si tous les espoirs sont permis pour sortir dans quelques mois l’occupant actuel du Palais de l’Elysée, l’élection présidentielle qui domine la vie politique sous la cinquième République se réduit souvent à un choc de personnalités, évacuant les grands choix politiques. En 2012 cependant, il sera urgent d’apporter des réponses sérieuses et crédibles à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique qu’elle entraîne…

 

A toutes et à tous, meilleurs vœux pour 2012.

Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, succès professionnel et personnel, en cette période de crise profonde dans le monde.


Albert Ricchi

son site

Euro-crise. Les jeux sont faits, rien ne va plus

Le bonheur est-il dans le prêt ? La sagesse, quand on est rendu au fond du trou, ne commande-t-elle pas plutôt d’arrêter de creuser ? Après le succès éclatant de l’opération « prêt à 3 ans et 1% » de la BCE, notre pauvre zone Euro, ravagée par le chancre d’infinis tripotages politico-financiers, survivra-t-elle aux clystères administrés par Goldman Sachs ? Et qu’adviendra-t-il de nous autres, simples citoyens ? Doutes et coup de gueule.

Euro-crise. Les jeux sont faits, rien ne va plus dans Grèce crise-euro-68c79

L’opération dite LTRO (Long Term Refinancing Operation), ingénument baptisée « Sarko-Trade » par le Financial Times, en hommage à son plus ardent avocat, consistait, pour la BCE, à proposer aux banques de la zone Euro, un prêt sur 3 années au taux mirifique de 1%, sans autre contrepartie que de recevoir en gage de la dette souveraine frelatée — « collatéral » dans le jargon — et sans le moindre engagement des banques sur l’emploi des fonds. Un succès éclatant : dans un même élan d’enthousiasme, 523 banques ont rappliqué aux guichets de la BCE comme le cochon file à la truffe, et en ont raflé pour 489 milliards d’Euros. Pensez ! 523 banques ointes du saint-chrème, toutes embaumées de thunes ravigotantes et ressuscitées d’un bloc par la BCE et Gold-manne Sachs. Alléluias, belote, et rebelote prévue le 29 février 2012.

Si on devine aisément les clés du succès, les objectifs poursuivis, eux, restent nébuleux, pour ne pas dire fumeux.
Pour les plus pragmatiques — cyniques ? — il s’agit simplement de refinancer des banques exsangues qui en dépit des blablas officiels, bulletins de santé bidonnés — voir Dexia —, « stress tests » et autres troufignolades en séries, ont un besoin pressant de se refaire la cerise, si possible sur le dos du contribuable Européen — à 20,7% français, la quote-part de la France dans la BCE. Et avant toute chose, de transférer le risque de leurs actifs pourris ou en voie de l’être vers la BCE, c’est-à-dire vers nous autres rastaquouères, de façon à ce que nous puissions jouir bien comme il faut des conséquences d’un défaut de paiement. Mille Madoffs ! De ce point de vue, c’est un hold-up.
Pour les plus rêveurs — lunaires ? — dont notre président, cet argent doit servir à refinancer les dettes souveraines Européennes — dont plus de 600 milliards arrivent à échéance en 2012. Il permettrait aux pays en difficulté comme l’Italie — entre 250 et 300 milliards à refinancer en 2012 — de « rouler » leur dette — à défaut de la réduire — jusqu’à des jours meilleurs… lendemains riants, porteurs d’une vigoureuse reprise économique, synonyme de recettes fiscales à foison. Ces lendemains dont malheureusement personne ne saurait prédire la date, et encore moins l’embryon de l’esquisse des miracles — retour de la confiance, réduction des déficits publics — par lesquels l’arlésienne embellie pourrait bien s’opérer, pour ainsi dire à l’insu du plein gré de dirigeants incapables de nous faire miroiter autre chose que du Saint-Esprit à la Saint Glinglin, contre la très concrète promesse d’une réélection, dans quelques mois.
Ces mêmes dirigeants qui, par une funeste ironie du sort, ont poussé nos dépenses publiques — 56% du PIB, contre 50.3% de moyenne en Europe et 46.6% en Allemagne — à un moment où la crise entamait les recettes fiscales de l’Etat, de façon prévisible et durable. Résultat : une dette publique qui explose — 85% du PIB en 2011 — et va continuer de grimper, selon la prévision de Bercy — pour atteindre 88,3 % de PIB en 2012, puis 88,2 % en 2013. Des chiffres établis sur des hypothèses plutôt funambulesques — réduction du déficit à 3% du PIB en 2013, croissance de 1% en 2012, puis de 2% en 2013 — comme il est d’usage dans ce joyeux ministère, adepte de la méthode Coué et dévoré, de Mme Lagarde à M Barouin, par le démon des enthousiasmes budgétaires et des intuitions radieuses. Jusqu’au jour où… Allô, maman BCE, bobo !
On pourrait passer sur la turlupinade qui consiste à sous-traiter aux banques ce que les statuts Européens — et l’intransigeance allemande — interdisent à la BCE. Ou encore sur celle qui consiste à traiter une crise du surendettement par… un accroissement de la dette. Au point où en est rendu le malade, pourquoi pas ? Mais comment ne pas sourire en entendant Mario Draghi, l’instigateur de ce plan, se défendre mordicus de tout soupçon de monétisation massive des dettes souveraines, quand Nicolas Sarkozy s’en fait l’apôtre et le pédagogue. Un bel exemple de coordination Européenne au bal des faux-culs ! Dans la lignée des entrechats grand-guignolesques du trio Merkel-Cameron-Sarkozy, sur fond de silence assourdissant de M Barroso et musique de Goldman Sachs, caricatures d’une politique Européenne qui tient plus de la débandade que du ballet coordonné.
Quant à l’efficacité de la mesure… À la question : les banques vont-elles racheter de la dette ? La réponse logique serait : pas autant qu’on l’espère. N’y a-t-il pas une contradiction à exiger des banques qu’elles réduisent leurs bilans et arrêtent de spéculer sur les actifs frelatés — au risque de détruire notre épargne — et, dans le même temps, à les pousser à le faire ? Les amateurs de débâcles et autres virevoltants Zébulons du tout et son contraire, gagneraient à méditer sur les récents avatars du foireux Jon Corzine — ancien coprésident de Goldman Sachs — et du naufrage de son fonds MF Global suite à des prises de risques exagérées sur la dette européenne (lien en fin d’article).
Sur un plan technique, cela impliquerait une augmentation des ratios de levier bancaire, bien au-delà des multiples existants de 30 à 40, jugés trop élevés, et dont l’encadrement devrait être renforcé par le futur Bâle III (voir détails dans le lien en fin d’article). A moins, évidemment, que ces banques sommées de réduire leurs bilans ne rognent d’autant sur le crédit aux entreprises, avec les conséquences sur la croissance que l’on imagine. La timbale !
Quoi qu’il en soit, pour l’heure, dans les faits, pas grand-chose de nouveau sous le sapin. Et pas plus de ruée vers l’or que de beurre en broche : les banques, guêpes mais pas si folles, ont parqué l’essentiel du magot dans le giron de la BCE — dans ce que l’on jargonne la « facilité de dépôt » — et ce en dépit d’un taux au jour le jour offert par la BCE d’à peine 0,25%. Patience, donc.
Une première indication devait être fournie suite à l’adjudication italienne du 29 décembre. Bof ! Résultats mitigés : 7 milliards seulement ont trouvé preneurs — sur un maximum de 8,5 — et si les taux courts ont chuté, les taux à dix ans, eux, sont restés à près de 7%, un niveau jugé critique (voir détails et lien en fin d’article). On a beau être friand d’extravagantes culbutes — refourguer à 7% ce qu’on a touché à 1% —, de là à prêter sur dix ans ce qu’on a emprunté sur trois, il y a des limites au casino. A un moment, la dette qui roule… n’amasse plus mousse. Et sachant que l’Italie devra refinancer près de 300 milliards en 2012, sur une dette totale de 1.900 milliards d’Euros, il faudrait plus de quarante opérations comme celle-ci. On mesure l’ampleur des travaux pour l’Italie, et le risque de déroute pour les banques qui s’y risqueront, en cas de défaut de l’Italie. Qui voudra embarquer sur le rafiot ? Sans parler de l’Espagne et, pourquoi pas de la France. Le syndrome Corzine. Gageons que cette histoire n’a pas fini de nous coûter la peau des fesses.
Qui faire, me direz-vous ? Nous autres, infimes citoyens, on se garde bien de nous consulter. Quand la pharmacie est vide et que le malade a payé pour constater l’inutilité des panacées, que lui reste-t-il sinon souffrir et partir sans trop ennuyer son médecin ? Gentiment, en somme. Et puis, un référendum, réfléchir, donner son avis, manifester son désaccord peut-être, ça risquerait de nous fatiguer, de nous distraire des admirables schlagues, rigueurs et plans d’austérité, que nos élites nous imposent, afin de renforcer leur crédibilité auprès de la Haute Finance, du FMI et de Goldman.
Nécessité fait loi. Nécessiteux, beaucoup moins. A un moment où on est entré pour la seconde fois en récession, où les Restos du Cœur tirent la sonnette d’alarme et où le chômage atteint un taux record, gage de lendemains plus douloureux encore, il y a de l’indécence dans l’ingéniosité exorbitante de nos dirigeants à voler à la rescousse de la finance internationale, comparée à la balourdise qu’ils déploient pour combattre nos très concrets maux nationaux : chômage et précarité. Avec les résultats que l’on connait.
Que lui reste-t-il, au citoyen, pour se faire entendre ? Papademos, Monti, Draghi, Luis de Guidos, nouveau ministre de l’économie Espagnol, Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, Antonio Borges, directeur Europe du FMI… Aux manettes, c’est toujours Goldman Sachs. Une bien fine bande d’ulcères planétaires… et très discrets avec ça, très appliqués furoncles à nous ronger jusqu’à la moelle : entreprises, services, avenir, tout ! Doit-on descendre dans la rue ? Doit-on saborder ce système financier hors du contrôle humain ? À la Hourra Cantona ? Comme on ferait dérailler un train fou ? Les Etats-Unis, naguère, ont démantelé Bell pour moins. Et que foutre si l’Euro crève, s’il le doit. Au moins, guéri, il crèvera. On vendra la dette à l’encan et Goldman Sachs aux petits cochons. Vive l’Eurofranc ! Joyeux Noël Phénix !
Evidemment, la chute de l’Euro serait, dans un premier temps, un cataclysme — chute du PIB, chômage, envolée des prix de l’énergie, renchérissement du poids de la dette extérieure, sauf à se déclarer en défaut. Avant un possible redémarrage, sous l’impulsion du secteur productif. Voyez la crise Argentine en décembre 2001, et la rupture du lien peso/dollar — PIB -11%, chômage + 20%, inflation +40% dès 2002, puis à partir de 2003, croissance annuelle de 30% sur 3 ans. Faut-il en passer par là ? D’autant que l’Euro, dans tout ce chambard, il n’y est pour rien. Ce n’est, comme nous autres, que la victime d’un système monétaire mondial rendu au bout du rouleau, basé sur le dollar, le capitalisme financier, les profits toujours plus mirobolants, dont les effets se sont conjugués à l’incapacité de certains dirigeants, Européens comme Américains, à s’entendre et à maitriser leurs budgets, partant du principe qu’un Etat, contrairement à une entreprise, ne peut faire faillite. Et peut donc se permettre l’incurie la plus crasse. Ceux qui n’ont d’autre choix, aujourd’hui, que de nous vendre aux banquiers, principaux responsables de la crise. Ironie !
« Sur le papier », c’était pourtant une belle balade, l’Euro. Seulement voilà, certains sont partis à pied, d’autres à vélo, à scooter, en voiture ou encore en jet. 10 ans de politique monétaire commune sans l’ombre d’une harmonisation des politiques budgétaires et fiscales. Alors la balade a viré à l’errance… Quant à l’Union, l’idée fera probablement son chemin de sauver l’Euro et d’instituer une Europe à géométrie variable, comprenez les bons d’un côté, et le reste, Italie et Grèce en tête, dehors. 2012 promet d’être rudissime. Qui survivra, verra.
Reste qu’on pourrait changer de dirigeants en 2012 ? En France, en Allemagne, aux Etats-Unis. Y gagnerait-on ? Il est peut-être trop tard, mais j’en suis las, moi, des prodiges en cascades, des fins du monde parées d’un poil, d’un G20 l’autre, de bientôt cinq années d’arcs-en-ciel, de sommets, Pittsburgh, Toronto, Séoul, Cannes (35.000 nuitées d’hôtel, 12.000 forces de l’ordre, 20 millions d’Euros de budget), pirouettes, promesses et abus de promesses dont on ne saurait dire si elles ont été plus tenues que nuisibles, ou l’inverse. Fourbu, aussi, des perlimpinpins toujours plus transcendants, à prendre en deux fois, à cinq ans d’intervalle… Envie de « voirailleurs »… autres lampions, autres galops. Marre de lutter contre les moulins à galette, le système Goldman et ceux qui lui servent la soupe. Rien ne va plus ? Refaisons les jeux.
Jean-Louis pour Argo
Sources :
Petite compilation sur Goldman Sachs (un livre n’y suffirait pas)
Crise Argentine (une étude de 2008)
Crédit photos : Mario Gaudio, Caryl Cagle

700 milliards de dollars en un jour

Avec 700 milliards de dollars dépensés en un jour, la Banque Centrale Européenne dame le pion au Gouvernement Américain.

700 milliards de dollars ! C’est le montant colossal des désormais fameux TARP, les fonds du Troubled Asset Relief Program, décidé en 2008 par le gouvernement américain et signé par le président Georges W. Bush le 3 octobre 2008 pour sauver le système financier américain menacé de faillite.

Cette somme énorme a fait grand bruit à l’époque. Elle était destinée à renforcer le système financier américain mis à mal par la crise de subprimes de 2007-2008, elle-même suivie par la crise du credit crunchqui vit les banques internationales cesser de se prêter entre elles du fait de la défiance sur le LIBORinstaurée par la chute de Lehman Brothers.

Les TARP étaient destinées à des achats massifs de valeurs financières et de parts en capital (assets & equity), pour éponger les mauvaises dettes fondées sur MBS, les Mortgage Backed Securities.

De larges polémiques s’étaient développées alors du fait que ces mesures d’assistance, de montants jamais atteints, avaient été décidées par un gouvernement américain ultraconservateur, celui de Georges W. Bush, pour être ensuite mises en œuvre par l’administration Obama, une administration démocrate.

Les fonds avaient été dispersés dans des actions plus proches de celles du New Deal de Roosevelt (soutien à l’économie par des investissements publics considérables) plutôt que par un emploi conforme à celui qui était prévu à l’origine, c’est-à-dire le soutien direct aux marchés financiers. C’est ainsi que les grandes villes comme New York avaient utilisé une partie de ces TARP pour regoudronner leurs rues et avenues.

Mais la polémique s’était surtout concentrée pendant 18 mois sur ces 700 milliards de dollars qui avaient bouleversé le monde financier américain et international.

Aujourd’hui, dans la discrétion la plus absolue, au milieu des fêtes de la fin d’année 2011, la même somme a été dispersée en… un jour.

Ce sont en effet, 489 milliards d’euros, soit 639 milliards de dollars au change du jour, quasiment l’équivalent de 700 milliards, qui ont été dispersés le 21 décembre par la Banque Centrale Européenne sous la forme de prêts à taux réduits consentis simultanément à des centaines de banques européennes en proie à de sérieux manques de liquidités.

Bien entendu, la technique financière n’est pas la même. Les TARP étaient des achats de créances effectués par le Trésor Américain, alors que les prêts du 21 décembre ont été consentis par la Banque Centrale Européenne.

Cette différence est cependant très relative dans sa structure et dans ses effets.

En matière financière pure en effet, ce type de prêts fondés sur des valeurs collatérales de garanties déséquilibrées (pour ne pas dire douteuses) ou ces achats de créances elles-mêmes très volatiles, reviennent strictement au même en terme de risk management.

En matière de droit financier, particulièrement sur le plan téléologique, c’est-à-dire du point de vue des objectifs poursuivis, les fondements du Trésor U.S. créé en 1789 et ceux de la Banque Centrale Européenne sont étonnamment plus proches que ceux du Federal Reserve System (FED) créé en 1913 et de celui de la Banque Centrale Européenne créée en 1998 par le Traité d’Amsterdam.

En matière monétaire, d’approche keynésienne ou non, les deux opérations sont quasiment équivalentes du point de vue de la création de monnaie et donc de l’accroissement des liquidités.

Deux différences notables subsistent cependant.

D’abord les TARP, furent étalés sur 18 mois, alors que les prêts de la Banque Centrale Européenne ont été libérés en un seul jour, soit une injection de liquidités relativement 549 fois plus forte.

Ensuite, les TARP ont révolutionné le système financier international alors que les prêts de la BCE n’ont ému personne.

Signe des temps et d’un apaisement des mœurs financières, ou signe d’une banalisation des mesures d’exceptionnelles destinées à sauvegarder le système financier international ?

Le droit financier américain a emprunté certaines notions essentielles au droit romain. Ici, on ne pourra s’empêcher de conclure par cette citation juridique traditionnelle :

Res Ipsa Loquitur

[que l’on peut traduire par les faits parlent d’eux-mêmes]

L’intégralité de la citation, elle, est plus énigmatique :

Res Ipsa Loquitur Tabula in Naufragio

[traduction libre laissée aux lecteurs]

Jean-Louis pour Olivier Chazoule

son site

Karachi, Takieddine, Sarkozy, du nouveau

Parfois il faut diffuser le plus possible quelques informations même si on n’en écrit pas des pages et des pages. L’affaire Karachi est un immense et extraordinairement tragique scandale. C’est le combat de deux clans pour s’approprier illégalement un gâteau de corruption avec retour en France au mépris des lois, de la morale, des intérêts de la France et des Français et, aussi, de la vie de certains.

Karachi, Takieddine, Sarkozy, du nouveau dans Opinions 521px-Corruption-Nouakchott-2-5c784

Nicolas Sarkozy, à propos des rétro pots-de-vin a parlé à Bruxelles de fable : Qui peut croire à une fable pareille ?

Nous venons d’avoir trois informations importantes.

1- Donnedieu de Vabres qui avait soutenu que les intermédiaires n’avaient pas été imposés par lui, a finalement reconnu que ceci était faux et qu’il les avait bien imposés. Et lui risque la justice ordinaire car il ‘était pas ministre à l’époque mais membre du cabinet de Léotard. Le Figaro : Interrogé par les enquêteurs de la Division nationale d’investigations financières (Dnif) lors de sa garde à vue les 13 et 14 décembre, pour savoir s’il avait imposé des intermédiaires, Renaud Donnedieu de Vabres leur a répondu : « Comme intermédiaire bénéficiant de contrat, non. Comme personne utile par leurs informations, c’est tout à fait possible », selon le procès-verbal d’audition.

« Réseau K »

L’ex-chef du cabinet civil de François Léotard, Patrice Molle, avait déjà affirmé dans Le Monde que Renaud Donnedieu de Vabres s’était occupé des intermédiaires libanais, évoquant des « rétrocommissions » : « Tout Paris sait qui a imposé les intermédiaires libanais dans le dossier Agosta, Renaud Donnedieu de Vabres traitait tout cela directement, il référait en personne au ministre. » Plusieurs témoins ont en effet affirmé que Donnedieu de Vabres, alors conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, avait imposé en 1994 à la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) les intermédiaires Ziad Takieddine, Abdulrahmane Al-Assir et Ali Ben Moussalem, identifiés sous le nom de « réseau K », alors que les négociations du contrat Agosta étaient déjà bien avancées.

2- Takieddine a été contrôlé à la douane suisse à l’été 1994 en possession de 500 000 F en liquide (révélation de Médiapart), cet homme qui dans un premier temps avait déclaré qu’il n’avait touché aucune commission pour finir par dire que si, il en avait touchées. Le Monde : L’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, inculpé dans le volet financier de l’affaire Karachi, un scandale lié à des ventes d’armes, avait été contrôlé en juillet 1994 par les douanes françaises à la frontière suisse avec une forte somme en liquide dans sa voiture, a assuré, jeudi 29 décembre, le site Médiapart.

A en croire un procès-verbal de la direction générale des douanes cité par Mediapart, M. Takieddine a été interpellé le 28 juillet de cette année-là à un poste-frontière avec la Suisse, à Ferney-Voltaire, en possession de 500 000 francs (76 000 euros actuels) dissimulés sous un siège de sa voiture.

3- le juge Van Ruymbeke aurait eu la confirmation que ce serait bien Sarkozy lui-même qui aurait validé le circuit des pot-de-vin (Libération). Le NouvelObs : Un ex-haut fonctionnaire a confirmé en décembre au juge qui enquête sur l’affaire Karachi que Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait validé en 1994 la création d’une société luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d’armement, selon « Libération » de lundi 2 janvier.

Le journal s’appuie sur un procès-verbal d’audition du 2 décembre, devant le juge Renaud Van Ruymbeke, de Gérard-Philippe Menayas, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense et ex-directeur administratif et financier de la DCNI, branche internationale de la Direction des constructions navales qui a vendu en 1994 au Pakistan des sous-marins Agosta.

De tout ceci nous nous rendons compte qu’un nombre considérable de proches de Sarkozy, de personnes impliquées dans la campagne de Balladur a été inquiété par la justice : Takieddine, mis en examen, Donnedieu de Vabres, mis en examen, Bazire, mis en examen, Gaubert, mis en examen.

Dans un récent sondage Sarkozy n’est plus considéré que par 25 % des Français comme honnête. Il devaient impossible que dans cette élection présidentielle les Français ne soient pas au courant de ces développements. L’étau se resserre. Seuls trois éminents personnages pour l’instant ne sont pas touchés : Balladur, Léotard et Sarkozy. Il paraît de plus en plus improbable que ces trois-là soient exempts dans cette affaire. Il est donc une nécessité démocratique et de justice que toutes les informations concernant l’affaire Karachi soient diffusées le plus possible afin que tout Français soit éclairé des tenants et aboutissants de ce scandale d’état. Les trois derniers lascars ne sont pas touchés pour l’instant et on sait pourquoi. Les juges Le Loire, van Ruymbeke et Trévidic avancent en pays miné avec un pouvoir qui a du pouvoir. Nous pouvons supposer qu’ils veulent être possesseurs de preuves bétonnées avant d’aller plus loin. De plus nous savons que ces trois-là ne pourront qu’être jugés par la Cour de Justice de la République dont nous n’avons rien à attendre.

La fable est donc que Takieddine a été pris avec 500 000 F par les douane à la frontière Suisse et qu’il a reconnu avoir touché des commissions. La fable est que Donnedieu de Vabres a bien imposé des intermédiaires. La fable est enfin que c’est Nicolas Sarkozy qui a validé le circuit des pots-de-vin.

Faites passer.

 

Jean-Louis pour Imhotep

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Ensemble, supprimons la fonction publique !

La ministre du Budget, Valérie Pécresse, vient de publier un rapport chiffrant pour chaque ministère les gains liés à la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Les économies observées sur les dépenses d’intervention représentent plus de 50 % des économies programmées en 2011.

Mais est-ce suffisant ? Je ne crois pas. Pour gagner définitivement la confiance des Français et s’assurer une avance confortable dès le premier tour de la présidentielle, M. Sarkozy et son gouvernement doivent franchir l’étape suivante : supprimer la fonction publique.

Les moyens à mettre en œuvre, déjà bien avancés avec le désengagement quasi systématique de l’Etat concernant ses charges régaliennes, sont simples et les résultats seront efficaces.

Voici quelques pistes pour réussir ce challenge !

Après avoir fusionné les départements et les régions et asséché les finances des communes, on supprimera les élections municipales et on ouvrira la gestion des villes au privé (investissement et fonctionnement). Des exemples existent déjà.

Ainsi, tout acte d’état civil (passeport, carte d’identité, mariage, acte de naissance ou de décès, etc) pourra être sous-traité pour 300 euros l’acte.

Pour avoir accès au logement social, au-delà des attestations de moralité et de ressources, une ouverture de dossier sera annuellement facturée 500 euros. Une priorité sera donnée aux Français de souche. Les permis de construire pourront être traités par un cabinet spécialisé à 150 euros le m².

Toutes les crèches seront gérées par des entreprises spécialisées au tarif plancher de 80 euros la journée par enfant (couches et repas non compris).

S’agissant de l’école il y aura plusieurs programmes. Celui à 150 euros par mois permettra d’apprendre à lire et à écrire. Un supplément de 50 euros sera exigé pour apprendre à compter. A chaque niveau (collège, lycée), un barème s’appliquera. Les jeunes en difficultés seront automatiquement dirigés vers des écoles spécialisées d’éducation renforcée. L’internat sera obligatoire. L’accès à l’université pourra être payé par emprunt auprès des banques à 7% d’intérêt par an. Les personnels d’éducation seront recrutés avec le baccalauréat et devront suivre 3 mois de formation para militaire afin de faire respecter l’autorité et l’envie d’apprendre. Par ailleurs, leur salaire sera variable et attribué au mérite.

La santé (généraliste, spécialiste, pharmacie, hospitalisation…), sera payée plein pot par le patient qui en aura les moyens. Pour les autres, des établissements d’accueil seront implantés sur l’ensemble du territoire. Cela concernera également les personnes handicapées, les personnes âgées dépendantes ou non. L’encadrement sera assuré par des demandeurs d’emploi ou des retraités valides volontaires.

Tout acte en justice sera facturé un minimum de 1000 euros auquel il faudra ajouter les frais d’avocat bien. Ce tarif sera susceptible d’évoluer en fonction de la nature du délit. Sans solvabilité, la plainte restera sans suite.

Concernant la sécurité, au-delà de la vidéosurveillance police et gendarmerie seront remplacés par des comités de défenses mis en place par quartier. Ils seront financés par les entreprises du secteur et il sera largement fait appel au bénévolat.

Les impôts feront l’objet d’un prélèvement automatique. On pourra aussi s’en acquitter sur des bornes placées un peu partout.

Ces bornes seront d’ailleurs multifonctions et concerneront de nombreux actes quotidiens.

Autant dire qu’avec de telles avancées technologiques, d’énormes économies seront réalisées dans tous les secteurs, sans parler du temps gagné pour chacun et de la diminution des risques d’épidémie dans les files d’attente.

Ce projet gouvernemental novateur et avant gardiste servira de modèle à parfaire pour chaque pays de notre planète. Il n’aura échappé à personne que certains points sont d’ores-et-déjà bien engagés…

Dès maintenantchacun peut y contribuer et apporter sa pierre à l’édifice.

Ensemblesupprimons la fonction publique !

Jean-Louis pour Philippe Méoule

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Lettre ouverte au président de la commission des comptes de campagne

Monsieur Logerot, Président,

Pusiqu’il s’agit d’une lettre ouverte, c’est donc qu’elle se doit d’être publique. Je me permets de vous écire au nom de tout citoyen, électeur et contribuable qui ne peut qu’être stupéfait de vos propos et de votre façon très pharisienne - Pharisien : personne orgueilleuse qui croit incarner la perfection et la vérité et qui est formaliste et hypocrite -, selon la Bible ce qui va de soi à quelques jours après la supposée date anniversaire de la naissance d’un de ses prophètes, d’analyser les faits et d’en faire un lien étrange avec la loi.

Lettre ouverte au président de la commission des comptes de campagne dans Opinions cnccfp_membres_201005_300px-8d904

Cette lettre tient compte d’un contexte très particulier et foncièrement néfaste à notre République et à notre Démocratie. Trois organismes, au-dessus de tous, sont censés être les piliers de la démocratie, une sorte de gardien du temple, les vestales de la République. Il s’agit du Conseil Constitutionnel qui a pour, entre autres, rôle incontournable de valider les comptes de campagne électorale et de proclamer les résultats des élections, et donc ceux de celle du Président de la République. Il y a ensuite, dans un de ses rôles, le CSA qui se doit de vérifier que les instruments de diffusion de l’information respectent un minimum l’égalité de traitement des divers courants politiques. Enfin il y a vous et votre Commission Nationale des Comptes de Campagne et de Financements Politiques (CNCCFP) dont le rôle, éminemment démocratique, est de vérifier les dépenses des candidats, notamment aux présidentielles. Dans ce contexte nous avons appris au grand déshonneur du Conseil Constitutionnel que le président de cet organisme prestigieux avait forcé les rapporteurs à modifier leur rapport concernant le candidat Edouard Balladur qui n’aurait pas dû voir ses comptes validés. L’argument insoutenable fut que sinon il aurait fallu invalidé ceux de Jacques Chirac qui vient d’être condamné pour détournement de fonds publics, emplois fictifs etc. Ceci nous apprend donc qu’un candidat dont les agissements au détriment des Français, trichant pour ses comptes a pu être amoralement et illégalement élu, anti-démocratiquement élu car trichant, grâce à un des trois instituts chargés de protéger la Démocratie. Nous avons également appris à la suite des affaires Karachi et Woerth que par l’intermédiaire des contrats Sawari II, de la Libye, d’un intermédiaire douteux, d’un proche de Bongo, que Nicolas Sarkozy aurait pu avoir financé illégalement sa campagne de 2007, notamment par des témoignages des femmes des messieurs Gaubert et Takieddine, notamment par la déclaration sans ambiguïté de Claire Thibout que Maistre aurait remis à Eric Woerth au printemps 2007 la bagatelle de 150 000 € en liquide, sans que cette comptable de madame Bettencourt fût attaquée en diffamation.

A ceci s’ajoute qu’il a fallu de la persévérance pour que le CSA décide enfin de comptabiliser le temps de parole du Président de la République quand il sortait de son rôle régalien – ce qui ne devrait jamais arriver, jamais, lisez le bien – dans les étranges lucarnes et ces appareils qui ont succédés aux postes à galène. Le président de CSA a traîné quasi un an pour mettre en application ce qui lui a été imposé par les sages. Il s’agit de monsieur Boillon, frère de l’ancien trésorier du RPR et nommé par le Président de la République.

Ce contexte extrêmement suspicieux quand à l’honnêteté démocratique de ce pays et particulièrement du Président de la République n’est pas fait pour s’améliorer après avoir lu vos déclarations. Il est par ailleurs très surprenant que votre commission soit constituée de personnes dont a moyenne d’âge est de 74 ans dont vous à 80 ans. Il est vrai que Guéant veut commencer sa carrière d’élu à 67 ans se faisant parachuter dans une circonscription où le député actuel a été élu à 59 % au premier tour. Vous n’êtes absolument pas représentatifs des forces vives de la Nation, ce qui pose un réel problème et lorsque l’on voit la qualité minable de votre site et la photo de votre groupe à faire peur on ne peut qu’être encore plus inquiet. Le fait que vous ayez 80 ans n’est pas un défaut en soi et je ne fais aucun procès de l’âge et il ne faut pas m’en faire en retour le procès. Vous ne seriez que président d’une commission de réflexion, cela ne poserait pas de problème, mais le fait que vous soyez responsable d’un organisme essentiel pour le respect de l’égalité dans un combat électoral déjà par trop inégal en devient un majeur car cet âge et ce poste mis ensemble pour en comprendre le sens veulent dire que vous avez un besoin pathologique de vous accrocher aux honneurs et au pouvoir et à ce pouvoir incontournable et immense d’intégrer dans les comptes ce qui doit l’être afin d’assurer l’équité de ces élections. Et ce besoin ne peut qu’altérer votre jugement, inconsciemment ou consciemment. La droiture, la réflexion, le détachement auraient voulu que, non seulement vous n’auriez pas dû solliciter un tel poste, mais que, si cela n’a pas été le cas, vous auriez dû le refuser et conseiller que la totalité des membres de cette commission n’eût qu’une moyenne d’âge inférieure de 15 ans au moins à celle de cette commission. Ce n’est pas pour rien qu’à l’âge qu’ont ces membres il est interdit d’exercer des métiers comme médecin, de diriger une entreprise, de diriger des services de l’Etat ou des entreprises d’état. Cet aveuglement sur vous-même à avoir accepté un tel poste est symptomatique et mortel pour la démocratie. Et nous verrons que, malheureusement, cela s’est avéré dans vos diverses prises de position.

Alors que des élus du Parti Socialiste, à juste titre s’inquiétaient des frais mis en place pour les déplacements de Nicolas Sarkozy, président évidemment candidat comme nous le verrons, vous avez donné cette entrevue à Libération qui m’a frappé par son pharisianisme (voir plus haut) et son innommable malhonnêteté intellectuelle. Je la mets ici :

Nicolas Sarkozy bénéficie des moyens de la République, notamment dans ses déplacements. Est-ce normal ?

Pour l’élection présidentielle, comme pour les autres élections, chaque candidat se doit de déposer un compte de campagne qui retrace de façon complète toutes les dépenses exposées « en vue de l’obtention des suffrages des électeurs » et les recettes qui les ont financées. Il ne suffit pas qu’une dépense ait été faite à l’occasion de la campagne électorale pour qu’elle soit comptabilisée. Ce principe est soumis à beaucoup d’interprétations. On peut être amené à remonter jusqu’à un an avant le premier tour de la présidentielle. Par exemple on a fait savoir à l’équipe de Monsieur Hollande que certaines de ses dépenses lors de la primaire devront être prises en compte comme dépenses de campagne.

Mais à partir de quand peut-on dire qu’un président sortant est en campagne ?

L’acte de candidature, ou l’investiture par le parti, doit être considéré comme le point de départ. En 2002, Jacques Chirac avait fait acte de candidature à Avignon. Il était venu en avion présidentiel, mais reparti en train, ce qui symbolisait le changement de statut électoral. Et c’est cette dépense qui avait été comptabilisée. Mais on peut demander à intégrer des dépenses jusqu’à un an avant le premier tour s’il est clair, pour nous, qu’elles ont financé un meeting ou un déplacement « en vue de l’obtention des suffrages ». En 2007, on avait demandé à Monsieur Sarkozy de réintégrer les dépenses d’un meeting à Charleville, qui s’était tenu avant sa déclaration de candidature, mais où il avait exposé son programme de futur candidat.

Est-ce que vous considérez que Nicolas Sarkozy est déjà entré en campagne ?

Au sens du code électoral, je ne peux l’affirmer.

Pourtant c’est clair pour tous les observateurs ?

La commission ne peut se fier à une impression.

Comment la commission pourrait dire que tel déplacement du Président est en réalité celui d’un futur candidat ?

On ne peut pas faire le reproche à Monsieur Sarkozy d’exercer sa fonction auprès des Français. Pour nous, actuellement, il est quasiment impossible de distinguer son activité de Président de celle de futur et éventuel candidat.

Pourtant, en utilisant les moyens de l’Etat lors de ses déplacements, il attaque bien les propositions de l’opposition…

On pourra vous répondre que l’opposition l’attaque en tant que Président et, donc, il réagit.

Qu’est-ce qui pourrait vous faire dire que Sarkozy est effectivement en campagne ?

Ce serait l’exposé des éléments d’un programme et l’expression d’orientations pour l’après-2012. Nous n’avons encore rien vu ni entendu de tel. Jusqu’à présent il y a eu des interventions ciblées sur certains sujets. Mais d’autres que nous pourraient avoir un avis différent, notamment les médias. Quant au contrôle des dépenses de la présidence, seule la Cour des comptes est compétente, mais c’est un contrôle a posteriori.

Vous décidez donc d’éluder et de fuir la responsabilité de votre fonction en bottant en touche. Vous dites ne pouvoir savoir si les déplacements de Nicolas Sarkozy entrent dans le cadre du code électoral. Vous vous protégez en disant que d’autres peuvent l’interpréter différemment. Vous osez écrire que l’opposition l’attaque en tant que président et donc qu’il réagit. Vous dites que vous n’avez rien vu de tel en ce qui concerne l’orientation de l’après 2012. Permettez de moi de vous dire que s’il y a les trois singes de la sagesse, celui qui ne voit rien, celui qui n’entend rien et celui qui ne dit rien, vous résumez à vous seul les deux premiers. Soit vous avez des problèmes d’audition, soit de vue, mais je vais y remédier.

Tout d’abord comme vous le dites si bien, d’autres ont des opinions différentes. Tout d’abord le CSA vient d’indiquer, pourtant bien proche du pouvoir, que depuis septembre 2009 52 % de ses interventions sont partisanes. Vous lisez bien 52 % de ses interventions. Or comme Nicolas Sarkozy est intervenu pour tout et n’importe quoi, qu’il a fait d’innombrables déplacements, il faut que vous soyez d’une surdité totale et d’un aveuglement définitif pour n’avoir ni lu ni entendu dans cette masse de paroles que 52 % étaient partisans. Pire et pis, vous n’avez pas voulu considérer que le discours de Toulon était électoraliste. Or le CSA a déterminé que 59 % de ce discours étaient partisans. 59 % ! et vous, vous n’avez rien entendu ! Comment pouvez-vous nous expliquer que madame Merckel fasse une simple intervention devant le Bundestag au prix d’un ticket de métro, et qu’en pleine période de crise, Nicolas Sarkozy dépense 325 000, € selon Dosière, pour un meeting rempli par des militants UMP ? Dans son rôle de Président Nicolas Sarkozy, surtout en période de disette, n’avait strictement pas besoin de faire ce meeting. Une conférence de presse suffisait. Il s’agit pour ces Français que vous prenez pour des demeurés, évidemment d’un acte de campagne électorale dont 59 % des frais doivent être réintégrés dans les comptes. Du reste si nous devions appliquer le taux de 52 % aux 70 meetings à 325 000 euros chaque on obtient un coût faramineux de 11 millions et quelques 830 milliers d’euros ce qui signifie que Nicolas Sarkozy ne devrait disposer pour sa campagne plus que de 5 millions restants avant d’atteindre le plafond.

Puisque vous ne savez pas lire, puisque vous ne faites pas votre travail car vous auriez dû pour l’honneur de votre poste, l’honneur de votre commission, la défense de la démocratie vous saisir vous-mêmes des contrôles dont je vais parler, je vais le faire à votre place. Le Figaro, pour ne citer que ce journal, nous informe quasi quotidiennement de réunions à l’Elysée de conseillers, d’hommes politiques chargés de préparer la campagne. C’est sans doute dans l’année écoulée plus d’une centaine d’articles au moins, ou de brèves qui ont parlé de toutes ces réunions à l’Elysée pour préparer les élections. Par exemple ne serait-ce que le 30 décembre 2011 ceci : Lors d’un pot organisé pour ses conseillers, deux jours avant Noël, le président a confié qu’il restait à Paris pendant les vacances : « Je veux rester concentré », a-t-il expliqué. Toute la semaine, le chef de l’État a reçu et consulté pour sa campagne.

Que lisez-vous monsieur le président aveugle et sourd ? Ceci que je vous remets : Toute la semaine, le chef de l’État a reçu et consulté pour sa campagne

Le lisez vous comme moi ? N’est-il pas écrit qu’il a consulté toute la semaine pour sa campagne ? Est-ce là susceptible d’interprétation ?

D’autres encore ? En voulez-vous ? Par exemple le 7 juillet 2009 Le Monde : Patrick Roger, du service Politique du « Monde » raconte la réunion à l’Elysée, mardi 7 juillet, entre Nicolas Sarkozy et les parlementaires UMP.

Ecoutez, vous le sourd et vous entendrez que Sarkozy qui réunit à l’encontre de toute séparation des pouvoirs, de toute déontologie, de son rôle et dee sa mission de Président de la République, les élus UMP pour leur parler de quoi ? De la campagne de 2012 !

Et ceci, cela ne vous dit rien (Le Figaro) avril 2010 : Le chef de l’Etat a déjeuné mardi avec des députés UMP, prenant en note conseils et griefs sur un cahier. […] Décrit par ses invités comme « serein » ,« pas abattu du tout » et ne « s’énervant absolument pas », Nicolas Sarkozy a fait de la « câlinothérapie » avec des élus dont certains s’inquiètent pour 2012. Entre plat (médaillons de viande) et dessert (glace et mignardises), le chef de l’État a reçu un coup de fil de Carla. Et passé une « petite soufflante à la presse », glisse un convive. « Je me sens souvent crucifié », a répondu Nicolas Sarkozy à un député qui critiquait les journalistes.

Sans transition, il a ensuite dévoilé ses cartes pour rebondir.

Et ceci encore Le Figaro fin 2011 : Ce parlementaire en pleine ascension, qui ne se classe pas dans les sarkolâtres, fait partie des jeunes pousses que Nicolas Sarkozy réunit régulièrement depuis novembre, le jeudi en fin d’après-midi à l’Élysée. Trois réunions ont déjà eu lieu. La prochaine est prévue le jeudi 5 janvier. […] Dès la première réunion, le président n’a rien caché de ses intentions. « Si je gagne, vous en serez. Parmi vous, certains émergeront, d’autres moins, d’autres pas du tout », a-t-il lancé aux jeunes pousses.

Depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir il a utilisé les services de l’Etat à ses fins personnels, jusqu’à utiliser le contrespionnage pour ses histoires de corneculs. Il a reçu chaque semaine que le Pape peut en bénir, les élus et les caciques de la majorité présidentielle pour préparer les élections et diriger en sous-main l’UMP. Si tous ces faits révélés par les journaux dont le Figaro sont vrais, il aurait fait dans ce cas ce que l’on appelle, en usant des fonds de la République pour ses réunions à l’Elysée et ailleurs en France, un abus de biens publics et un détournement de fonds publics. On l’a vu avec les sondages truqués et financés illégalement sans appel d’offre. Et en ne le dénonçant pas ni n’en incluant les frais et dépenses dans ses comptes vous et votre commission en seraient complices.

Nous sommes donc, en tant que citoyens, électeurs et contribuables, en doit d’exiger que vous fassiez votre travail à savoir :

- vérifier par tous les moyens que les sondages de l’Elysée, des divers ministères détournés de leur destination, de Matignon et du Giec ne concernent pas les élections présidentielles et si c’était le cas contraire d’en faire le calcul et de l’intégrer dans les comptes de campagne ;

- de vérifier par tous les moyens les innombrables réunions à l’Elysée qui ont traité de l’élection présidentielle afin d’en calculer le montant des frais (petits fours, salles et salons utilisés, personnels mis à disposition) plus la quote part des conseillers, tant internes qu’externes, payés par l’Elysée pour préparer la campagne électorale, plus la quote part du salaire du Président de la République qui sort du cadre de sa mission et donc de la rémunération qui va avec. ;

- de regarder avec une vigilance extrême tous les déplacements qui auront eu lieu un an avant l’élection présidentielle de 2012 afin d’en imputer la cote part électorale des discours qui s’élève selon le CSA à 52 % et même à 59 % pour le discours de Toulon ;

- de regarder les déclarations et actions des ministres qui sortent de leur rôle en faisant campagne et d’imputer au candidat Sarkozy le pro rata de leur rémunération et des frais de déplacements les montants à ses comptes de campagne car comme vous le lirez si vous n’êtes pas aveugle que les mots sont sans ambiguïté aucune (Le Figaro) : À moins de quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy motive les troupes. En particulier les membres du gouvernement, ses « soldats ». « Vous avez une chance colossale de vivre cette campagne. Ce moment, vivez-le avec passion ! Il y aura des places pour ceux qui auront combatt » a prévenu le chef de l’État mardi dernier, au cours d’un dîner. Nathalie Kosciusko-Morizet (Écologie), Xavier Bertrand (Travail), Éric Besson (Industrie), Laurent Wauquiez (Enseignement supérieur), Édouard Courtial (Français de l’étranger), David Douillet (Sports) étaient autour de la table.

Depuis quelques semaines, le président réunit une douzaine de ministres à intervalles réguliers. L’Élysée fait monter la pression. « Le président regarde ceux qui ont faim et ceux qui n’ont pas faim, ceux qui sont aptes ou pas », confie un proche conseiller de Nicolas Sarkozy. « On fera le point en février. On ne veut pas les anéantir. Si on donne des noms maintenant, ils penseront qu’ils sont comme Hollande », ajoute ce conseiller.

Afin de vous dédouanner vous avez décidé de considérer que des frais des Primaires ne devaient être imputés au candidat François Hollande. Le Monde : « Sous réserve des observations éventuelles du Conseil constitutionnel, la Commission considère (…) que de telles dépenses, qui n’ont pas été exposées directement au profit du candidat désigné in fine et en vue de son élection, n’ont pas à être rattachées à son compte de campagne », écrit son président François Logerot au secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé

Les dépenses engagées lors de ces émissions se rapportent à des confrontations contradictoires entre plusieurs précandidats du même parti, en vue de la désignation de l’un d’entre eux », relève en effet M. Logerot.

Vous êtes un beau Jésuite, monsieur le Président. Car s’il y a débat contradictoire il y a bien évidement émission d’idées et in fine, comme vous l’écrivez, cela est utile au candidat qui a emporté les Primaires. La seule façon de vous donner raison eut été que seuls les électeurs de ces primaires assistassent à ces débats. Dès l’instant où ils furent publics, retransmis par la télévision et largement diffusés et regardés, on sort évidemment du cadre des Primaires et on touche tous les électeurs. Ceci vous aura échappé. Du reste, peut-être ignorez-vous que François Hollande a écrit à 500 000 électeurs des Primaires et envoyé un message téléphonique à 250 00 d’entre eux. Or si ces messages électroniques et auditifs n’ont rien ni d’illégaux, ni choquants, ni anti-démocratiques, il faut que le coût d’obtention des ces e-mails et numéros de téléphone soient intégrés dans les frais de campagne. En effet, c’est par l’organisation de ces primaires qui ont coûté 3 millions d’euros, qu’ont été recueillies ces adresses et ces coordonnées téléphoniques. Ceci a un coût, une partie de l’organisation des ces Primaires. Ce coût doit être imputé à la campagne de François Hollande. Y compris s’il n’est pas exorbitant c’est uen question de principe, d’éthique et d’égalité des candidats devant les électeurs.

En favorisant honteusement deux candidats – mais je vais y revenir – vous déstabilisez la Démocratie et rendez ce vote futur inégal. Ces deux candidats ne représenteront au maximum que 30 % des Français en âge de voter compte tenu des non inscriptions, des abstentions et des votes blancs. Donc 70 % des Français sont lésés par vos décisions.

Cependant i y a une très grande différence entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. D’une part les sommes en jeu n’ont aucune commune mesure entre l’un et l’autre, ensuite ce sont les militants et les électeurs des Primaires qui ont financé celles de François Hollande. De son côté Nicolas Sarkozy use des moyens de l’Etat, usent donc de nos impôts à une fin partisane et illégale. Il use tant des fonds pour organiser ses déplacements que des moyens logistiques, des conseillers, et des locaux de la République à son seul intérêt. Comme l’a déclaré le CSA cela représentée depuis septembre 2009 52 % de ses interventions, ce qui est colossal.

Vous participez donc par vos déclarations, votre inaction, votre incapacité à voir les faits à détruire la Démocratie à porter atteinte à notre République et à rendre cette compétition inégale. Vos faites honte à votre commission et à notre pays.

Je mets ici vos coordonnées qui sont sur votre site afin que tous ceux qui considèrent que vous ne faites pas votre travail de façon rigoureuse, honnête et diligente puissent vous écrire : Pour les reconstituer, veuillez inscrire en minuscules le nom de famille de la personne à contacter, ajouter le caractère dit arobase (ou at) puis les 6 initiales de la commission suivies d’un point puis des lettres fr.(site de la Commission, liste des membres en fin d’article)

Comme dit plus haut, nous sommes en droit d’exiger de votre part de faire en sorte que cette élection soit équilibrée et non dénaturée par un avantage inique et immodérée mis profit d’un candidat au détriment de tous les autres et de la démocratie.

Veuillez n’accepter de ma part aucune considération pour votre minable travail et votre pharisanisme éclatant,

Jean-Louis pour Imhotep

son site

Liste des membres de la commission :

Membres du Conseil d’État :

M. Jacques NÉGRIER, Conseiller d’État honoraire ;
M. Herbert MAISL, Conseiller d’État honoraire ;
M. Patrice MAGNIER, ancien Conseiller d’État en service extraordinaire.


Membres de la Cour de cassation :

M. Bernard CHEMIN, Conseiller doyen honoraire à la Cour de cassation ;
Mme Martine BETCH, Conseiller honoraire à la Cour de cassation ;
M. Roger GAUNET, Avocat général honoraire à la Cour de cassation.


Membres de la Cour des comptes :

M. François LOGEROT, Premier président honoraire de la Cour des comptes ;
M. François DELAFOSSE, Président de chambre honoraire à la Cour des comptes ;
Mme Maud COLOMÉ, Conseiller-maître honoraire à la Cour des comptes.

 

Il nous reste un peu moins de quatre mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.
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Si vous êtes intéressés par les textes ci-dessous, vous pouvez les retrouver en cliquant sur les liens et ce totalement gratuitement car il est hors de question que je touche un Kopek sur le dos de la Sarkozye qui, étant le règne du bling bling et de l’argent roi et corrupteur, sera combattue par son contraire : la gratuité (ou en compensation faire un don à Agoravox ou vous abonnez à Médiapart). Pour simple information, si vous êtes sur iPhone ou iPad, sans flash, en haut de la page dans le bandeau vous pouvez télécharger les textes en pdf, et pour tous les diffuser le plus possible autour de vous. Pour le télécharger il y a un onglet sous le texte. Il faut vous inscrire à Issuu ce qui permet aussi de télécharger tous les textes nombreux et intéressants de ce site. Sinon vous pouvez toujours vous désinscrire ensuite. Si tout cela vous gêne je pourrais vous les envoyer par e-mail (imhotep.forumlogos@free.fr). Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 20é version du 6 décembre 2011) :

 N’oublions jamais :

  • l’affaire Karachi
  • l’affaire Takieddine (patrimoine de 40 m€ non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d’euros), contrats avec la Libye notamment d’espionnage de la population avec l’appui d’une entreprise française et commissions occultes, tractations obscures avec la Syrie, la protection qu’il a ou a, eu selon Mediapart, de la DGSE
  • l’affaire GDF
  • l’affaire Tapie, enrichie d’évasion fiscale du magot vers la Belgique
  • l’affaire Clearstream
  • l’affaire Bettencourt
  • les affaires Wildenstein
  • l’affaire César
  • l’affaire Pleyel
  • l’affaire de Compiègne
  • l’affaire Peugeot
  • l’affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l’affaire de l’attentat contre le DC10 d’UTA et visé depuis lors par un mandat d’arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
  • les affaires Djourhi, Takieddine
  • les possibles malettes de Bongo pour financer la campagne de 2007
  • les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
  • l’affaire du Fetia Api
  • les discours de Caen, Metz, Nice, du bois de Boulogne, Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d’un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
  • l’invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d’El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l’ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
  • les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l’étranger (Mexique, Maroc) alors qu’ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
  • la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l’Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen, l’inaction en Syrie
  • l’affaire de la Jatte, du Fouquet’s payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte, celle du stylo …
  • l’affaire Pérol
  • l’affaire de l’Epad (et du scooter)
  • Gandrange
  • les vaccins du virus H1N1
  • les accords entre l’UMP et le Parti Communiste Chinois, l’UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l’envoi par l’UMP des bulletins d’adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5 %
  • les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Squarcini, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye), Dupuydauby, Fontaine, Ceccaldi Raynaud, fils Tibéri …
  • l’utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
  • l’utilisation de l’Elysée pour recevoir les caciques de l’UMP et les satellites jusqu’à plusieurs fois par semaine, l’utilisation des moyens de l’Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d’une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu’il sortait l’argent de sa poche
  • les légions d’honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Bourgi, Richard, Peugeot etc.)
  • l’Air Sarko One (250 millions d’euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l’étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l’UPM à 1 million d’euros, les 4 X 4 Nissan de Megève
  • la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
  • l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l’intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l’augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l’inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
  • la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d’Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l’échec scolaire des enfants d’immigrés, l’autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
  • la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
  • la réforme constitutionnelle
  • les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l’exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir 
  • l’irresponsabilité pénale du Président de la république
  • la position d’Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
  • l’affaire des sondages
  • les classements du parquet
  • le site France.fr (des millions d’euros pour rien)
  • les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
  • la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
  • l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
  • l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
  • la scientologie
  • l’affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l’avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
  • l’affaire Bongo
  • la proposition de MAM d’aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l’an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l’utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
  • les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20

Vignette Wikipédia

Les vœux du Président, version non expurgée

Par un cheminement dont je ne dévoilerai rien pour protéger mes sources, je suis en mesure de publier ici le texte intrégral des Voeux 2012 de Nicolas Sarkozy dans sa version non expurgée. En caractères gras, ce qui na pas été prononcé lors de l’allocution…

Les vœux du Président, version non expurgée dans Grèce Sarkozy-sinistre-01jpg-d35fc

Mes Chers Compatriotes,

L’année 2011 s’achève. Elle aura connu bien des bouleversements.

Depuis le début de la crise, qui en trois ans a conduit à plusieurs reprises l’économie mondiale au bord de l’effondrement, je ne vous ai jamais dissimulé la vérité sur sa gravité, ni sur les conséquences qu’elle pouvait avoir sur l’emploi et sur le pouvoir d’achat, des conséquences évidemment aggravées par l’incurie de ma propre politique socioéconomique.

Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres planétaires dans l’économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, cette crise n’est pas terminée, et elle ne fait qu’amplifier de manière dramatique les conséquences de mes choix calamiteux.

Elle a entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l’Espagne et même l’Italie.

Dans la tempête, vous avez souffert. Je sais que la vie de beaucoup d’entre vous, déjà éprouvée par deux années difficiles, a été une fois encore durement mise à l’épreuve. Vous finissez l’année plus inquiets pour vous et pour vos enfants, et la politique que j’ai menée ne peut avoir eu qu’un effet encore plus anxiogène sur vous-même et sur vos proches.

Et pourtant il y a des raisons d’espérer. Nous devons, nous pouvons garder confiance dans l’avenir. Car si tant de pays ont connu des difficultés insurmontables, la France a tenu. Elle a résisté, et cela en dépit des multiples erreurs de gouvernance que j’ai commises.

Si elle a tenu, si elle a résisté, si elle a réussi jusqu’à présent, à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, c’est grâce au courage et au sang-froid dont vous faites preuve depuis 3 ans, c’est grâce à la solidité de nos institutions, c’est grâce à notre protection sociale qui, en dépit des attaques qu’elle a subies de ma part, garantit la solidarité dans l’épreuve, c’est grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années, et c’est surtout grâce à la passivité dont vous avez fait preuve alors que mes collaborateurs et moi avons tout fait pour saper vos droits et détruire progressivement les acquis du Conseil National de la Résistance. Je pense notamment à la réforme des retraites et à toutes les mesures visant à diminuer nos dépenses publiques qui ont permis à la France de garder la confiance de ceux qui lui prêtent leur épargne pour financer son économie, et qui ont surtout permis à mes amis du triangle Auteuil-Neuilly-Passy d’augmenter leurs profits.

Il ne s’agit pas de nier les difficultés que nous traversons. Mais dans ces épreuves, la France a su préserver l’essentiel. Je tiens à rendre un hommage particulier à toutes celles et à tous ceux d’entre vous qui, par leur travail, ont contribué au développement de notre économie et à la sauvegarde des intérêts de nos banquiers et de nos grandes fortunes.

Mes chers compatriotes,

Nous devons être courageux, nous devons être lucides.

Ce qui se passe dans le monde, annonce que l’année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités pour les oligarchies. De toutes les espérances pour les grands industriels et financiers, si nous savons relever les défis de la destruction assumée des modèles sociaux protecteurs. De tous les dangers pour le patrimoine des possédants, si nous restons immobiles.

Différer les choix parce qu’ils sont difficiles est la pire des options. Quand on décide trop tard, le prix à payer est plus cher. Les souffrances plus grandes, et je me refuse à voir entrer l’inquiétude du lendemain chez mes voisins de la Villa Montmorency.

En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer.

Sortir de la crise, construire un nouveau modèle de croissance des bonus et des profits de la spéculation, faire naître une nouvelle Europe, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent. Je veux vous dire ma conviction qu’unis avec nos partenaires européens, nous serons plus forts pour y faire face et consolider ainsi les portefeuilles de mes invités du Fouquet’s, conformément aux garanties que je leur avais données le soir de mon élection.

Mais ces défis, ils s’imposent à nous. Nous ne pouvons ni les refuser, ni les repousser. Nous ne pouvons ignorer ce nouveau monde, faire comme s’il était encore possible de lutter contre le chômage et la précarité, dès lors que l’intérêt des puissants que je sers est contradictoire avec celui des humbles.

Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. C’est une échéance importante. Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d’ici là, je dois continuer à agir pour mes amis Bouygues, Dassault, Lagardère car l’histoire des décennies à venir s’écrit maintenant et mon enrichissement futur passe par leur enrichissement immédiat.

Avec le Premier ministre, nous réunirons le 18 janvier prochain, les représentants des forces économiques et sociales de notre pays. J’écouterai d’une oreille distraite les propositions de chacun et, avant la fin du mois de janvier, nous prendrons et nous assumerons des décisions importantes pour consolider les intérêts du patronat, car les enjeux sont cruciaux.

La crise est grave, les circonstances sont exceptionnelles, les décisions doivent être à la mesure de cette gravité. C’est un devoir auquel je ne me déroberai pas comme je m’y suis engagé en mai 2007 auprès de mes soutiens ultralibéraux.

Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers, ni non plus nos erreurs passées, en l’occurrence surtout les miennes, mais je le dis pour que chacun l’entende, ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France mais les ploutocrates des ghettos friqués de l’Ouest parisien dont je suis le valet servile.

Au fond, la seule façon de préserver notre souveraineté, de maîtriser notre destin est de choisir, comme nous l’avons fait jusqu’à présent la voie des réformes structurelles visant à définitivement tuer dans l’œuf les espoir des classes populaires plutôt que celle des réactions à chaud qui ne font qu’ajouter à la confusion et au désordre sans restaurer la confiance des patrons du CAC40 dans la pérennité de leurs énormes profits.

Le problème posé n’est pas celui d’un nouveau train de réduction des dépenses pour l’année qui vient, du moins ne l’es-il pas tant que je ne suis pas réélu. Ce qui devait être fait a été fait par le Gouvernement, et la morosité des Français de plus en plus essorés montre que le Premier ministre et moi avons su pressurer la majorité pour assurer la prospérité de la minorité des grands titulaires de portefeuilles.

Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance des profits industriels et financiers, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois sous-payés sur le territoire et du pouvoir d’achat accru pour les entrepreneurs les plus cyniques.

Trois sujets me paraissent dominer les autres.

Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté ceux qui souffrent déjà des conséquences douloureuses d’une crise dont ils ne sont pas responsables, je pense notamment aux traders qui ont vu leurs bonus gravement rabotés. Nous ne bâtirons pas notre compétitivité sur l’exclusion mais sur notre capacité à donner à chacun une place dans la Nation, et notamment dans la Nation de leur lieu de naissance, raison pour laquelle j’ai chargé Guéant d’augmenter massivement les reconduites aux frontières. C’est pourquoi, ceux qui ont perdu leur emploi doivent être l’objet de toute notre attention afin de limiter encore drastiquement leurs indemnités de chômage.

Nous devons changer notre regard sur le chômage, accepter de considérer ceux qui sont touchés pour ce qu’ils sont : des parasites de la société. Faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir, le plus loin possible du territoire national et des bureaux de Pôle-Emploi. Former et pas seulement indemniser, tel doit être notre but, je pense notamment à former aux techniques de la pêche, de la chasse et de la cueillette pour survivre sans indemnités. Personne ne doit pouvoir s’exonérer de cette obligation ni être exclu de cette possibilitéde vie saine au grand air.

Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché, et c’est pourquoi je mettrai en place une TVA sociale de plusieurs points qui pénalisera certes le pouvoir d’achat des classes populaires mais allègera les charges de mes amis les patrons. Ce sujet est au cœur de tous les débats depuis des années. J’écouterai les propositions des partenaires sociaux puis, sans en tenir compte comme d’habitude, nous déciderons afin d’augmenter encore les dividendes des actionnaires.

Le troisième sujet, c’est celui des dérèglements de la finance qui vous choquent d’autant plus profondément qu’ils sont largement à l’origine des difficultés actuelles, ce qui d’ailleurs ne laisse pas de m’étonner, moi qui ait pourtant sauvé la planète à plusieurs reprises et éradiqué tous les paradis fiscaux.

Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu’elle a provoqués. C’est une question d’efficacité. C’est une question de justice, et vous savez à quel point je suis attaché à cette valeur, d’où mon action pour accélérer l’enquête sur le dossier Karachi. C’est une question de morale, et vous savez à quel point je suis là aussi attaché à cette valeur depuis ma tentative de nomination de mon fils Jean à la tête de l’Epad. La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre, et je m’engage à tout faire pour que cela puisse se réaliser d’ici à 2050.

Mes chers compatriotes,

Mon devoir est de faire face et de vous protéger de toute tentative de révolte contre moi car, sachez-le, j’utiliserais le cas échéant tous les moyens à ma disposition pour préserver mes intérêts.

Vous pouvez être sûrs que j’assumerai jusqu’au bout et en totalité, les lourdes responsabilités que vous m’avez confiées et que je n’aurai de cesse d’agir au nom de l’intérêt général de tous ceux qui ont commandité mon accession au pouvoir et auxquels je rends régulièrement des comptes par l’intermédiaire du Groupe Bilderberg..

Chacun devra prendre ses responsabilités, c’est pourquoi j’appelle tous les décideurs des entreprises et de l’économie à tout faire pour préserver l’emploi, ou plus prosaïquement pour tenter de le faire croire. J’appelle tous les acteurs des services publics à redoubler de prévenance pour tous ceux qui ont besoin de notre solidarité : traders, banquiers, grands patrons, propriétaires fonciers.

Mes chers compatriotes,

J’ai confiance dans les forces de la France et dans la grande naïveté des Français.

Je suis certain du chemin qu’il nous faut suivre sur la voie de l’ultralibéralisme décomplexé.

A vous, à tous ceux qui vous sont chers, à nos soldats qui risquent leur vie hors de nos frontières pour sauvegarder les intérêts du grand capital, à leurs familles qui vivent dans l’anxiété et à tous ceux qui dans le monde luttent pour la liberté des affaires, j’adresse ce soir tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.

Bonne année à tous.

Vive la République !

Et vive la France !

Jean-Louis pour Fergus

in Agoravox

La diarrhée parlementaire

« Plus il y a d’interdits, plus le peuple s’appauvrit » Lao Tseu

La diarrhée parlementaire dans Opinions troupeau-2-37df9En moins de 30 ans, le volume du Code du Travail a été multiplié par presque 3, atteignant désormais les 3.000 pages. Nos ouinouins (nos députés, nos sénateurs), donnant l’impression, la plupart du temps, de s’ennuyer ferme, trouvent le moyen de rajouter quelques couches de plus de réglementation pour justifier leurs larges rétributions.

Pour un texte de loi de 10 pages, ce sont bien évidemment 100 pages (au moins !) de décrets réglementaires qui suivent et plusieurs centaines d’autres pages de circulaires qui indiquent aux fonctionnaires de quelle manière ils doivent comprendre et appliquer les textes (à croire qu’ils ne savent pas lire !). Sans compter les innombrables pages web de commentaires …

Il y aurait au moins 375.000 décrets en tout genre, en vigueur, actuellement !
A raison d’un décret d’abrogation par décret à abroger, cela en fait, d’un coup, au moins 300.000 de plus à prendre … utiles cette fois !

Le ouinouin politicard ne peut concevoir son inutilité sociale sans promptement faire voter une loi pour nous prouver à quel point notre sort lui importe tant, mais surtout son passage à la tété … La diarrhée législative trouve ainsi sa source dans la volonté du pouvoir politique d’apporter des réponses de circonstance sur chaque anecdote tétédiffusée, alors qu’ il se sent incapable de résoudre les grands difficultés de la société (chômage par ex).

Adoptées dans l’urgence et sans aucune considération pour le cadre juridique existant, juste pour justifier les larges indemnités parlementaires, elles créent de nouveaux problèmes inattendus qui, plutôt que de susciter leur suppression pure et simple, sont à leur tour traités par de nouvelles lois et autres amendements.

Dans la grande infantilisation du benêt, il faut ajouter les réglementations pléthoriques en tout genre (contrôle technique automobile de plus en plus étendu, contrôle anti-termites immobilier et autres …), la vaccination en masse du troupeau à renfort de grande propagande et de centaines de millions, l’interdiction de faire du feu dans son jardin, de lancer des pétards etc … etc … Le benêt électeur est considéré par les ouinouins comme un total nul ! Sentiment largement réciproque …

Même la façon de penser du benêt est réglementée, lois mémorielles bien pensantes, shoah, Arménie, en attendant les génocides espagnols et portugais en Amérique du Sud, européen chez les amérindiens, japonais en Chine, homo-sapiens contre les néanderthaliens !

Après les ascenseurs fous, les méchants chiens, les piscines tueuses, j’attends avec impatience la Grande Loi interdisant la Fessée du petit benêt, tournant historique du Benêtland, summum de la grande benêtitude ambiante.

Jean-Louis pour le Yéti

in Agoravox

Comment créer 1 million d’emplois

Une relance de l’industrie manufacturière des biens de consommation pourrait procurer plus de 300 000 emplois industriels en quelques années et générer encore 600 000 à 900 000 emplois indirects et induits.

Comment créer 1 million d’emplois dans Opinions Fotolia_3-8-a03d9

L’échec des couteux plans de relance 

Lors du plan de relance de 2008, le gouvernement n’a pas voulu ou n’a pas su utiliser l’argent du contribuable pour réindustrialiser notre pays.

Ce plan a coûté, selon les sages de la cour des comptes, 34 milliards d’euros aux contribuables français mais n’a créé que 20 000 à 70 000 emplois et selon les économistes, le grand emprunt de 35 milliards d’euros, en créera encore moins.

Les responsables de ces plans nous ont expliqué régulièrement que l’argent public remis aux grands groupes ou aux fonds d’investissement privés, créerait un effet de levier, mais en réalité cet argent public a surtout enrichi quelques privilégiés proches du gouvernement qui délocalisent invariablement la production dans les pays émergents après avoir bénéficié de l’argent du contribuable.

Cette gabegie nous démontre une fois de plus l’incapacité ou le manque de volonté des gouvernements de Droite ou de Gauche en matière de création d’emploi industriel.

Des candidats à l’élection Présidentielle promettent déjà une autre distribution d’argent public en créant un nouveau fonds semblable au Fonds Stratégique d’Investissement qui était doté de 20 milliards d’euros de fonds publics et dont le comité d’investissement était présidé par le n°2 de l’une des sociétés du CAC 40, championne de délocalisation. D’autres veulent créer une banque d’investissement pour financer exclusivement les produits technologiques et innovants en délaissant une fois de plus l’industrie manufacturière des biens de consommation.

La surenchère électoraliste

Quelques hommes politiques jurent depuis peu, pouvoir et vouloir relancer le  »made in France », mais qui ignore encore que les fabricants qui ont délocalisé leur production ne reviendront pas et que les enseignes de la distribution qui ont volontairement sabordé l’industrie manufacturière des biens de consommation, n’aideront certainement pas de nouveaux fabricants à recréer des usines en France.

Des prétendants à la magistrature suprême assurent que s’ils sont élus, leurs mesures sensationnelles, parfois concoctées par des énarques pourtant néolibéraux et mondialistes, feront revenir demain les entreprises délocalisées. Certains suggèrent que dans un grand élan patriotique et républicain, entreprises et consommateurs se donnent la main pour relocaliser 1 ou 2 millions d’emplois.

Hélas, il n’est pas acquis que ces entreprises délocalisées qui ne sont plus habituées aux négociations, conflits sociaux et grèves syndicales, acceptent également de renouer avec des charges sociales plus élevées et une baisse importante de leurs bénéfices.

La prime à la relocalisation créée en 2008 et dotée d’un budget de 200 millions d’euros à été supprimée faute de candidats au retour.

Quelques entreprises seulement, souvent motivées par l’aubaine de la médiatisation du « made in France », ont consenti à relocaliser une partie de leur production et quelques emplois mais à l’inverse, pas moins de 900 usines françaises ont fermé leurs portes aux cours des deux dernières années.

Créer un modèle économique d’entreprise agissant surtout pour la collectivité

Pourtant, malgré les échecs ou les promesses creuses, nous devons absolument faire diminuer notre taux de chômage devenu insupportable pour nos concitoyens et pour notre déficit public, en relançant notamment l’industrie manufacturière des biens de consommation qui pourrait créer plus de 300 000 emplois industriels souvent accessibles à des personnels sans formation et générer encore 600 000 à 900 000 emplois indirects et induits (lire notre article du 14 mars 2011  Un avenir pour l’industrie manufacturière française 

Les perspectives de relocalisation sont très faibles et il apparait comme évident que pour relancer ce secteur industriel, il faudrait d’abord le restructurer en lui redonnant une colonne vertébrale constituée notamment, par un puissant réseau de distribution qui vendrait les produits fabriqués en France.

Il conviendrait donc de créer une structure privée et subventionnée pour la création d’emplois, qui créerait des magasins et une logistiques de vente par internet, mais aussi des usines et des bureaux d’études, pour recréer les centaines de milliers d’emplois souvent peu ou non qualifiés que les chômeurs sans formation, ne trouvent plus depuis la désindustrialisation de l’hexagone.

Seule une entreprise composée de professionnels expérimentés et dotée de moyens financiers importants, pourrait malgré des couts de production plus élevés, réinitialiser la difficile reconstruction de notre industrie manufacturière saccagée.

L’objectif principal de cette société bien que de droit privé, serait la création d’emploi et le maintien du savoir faire. Elle serait organisée selon le modèle économique de l’intégration verticale pour réduire les intermédiaires et ainsi être concurrentielle.

Pole pour l’emploi et la formation Ce pole RH (ressources humaines) et formation, identifierait les savoir-faire industriels manufacturiers de biens de consommation pouvant encore être incarnés par les personnels d’usines en difficulté, liquidation judicaire ou récemment fermées.

Ces employés retrouveraient un travail et transmettraient leurs connaissances aux plus jeunes.

Pole de développement

Des ingénieurs et des gestionnaires issus de l’industrie étudieraient la faisabilité de chaque projet de fabrication, redéfiniraient des processus de production et mettraient en adéquation ressources humaines régionales et potentialités de commercialisation des produits.

Afin d’orienter également la production de l’entreprise vers des produits d’avenir, un département R&D serait créé et des projets externes seraient intégrés et développés.

La mise en œuvre du projet global et le développement de l’entreprise s’appuieraient sur le projet de 95 pages sur lequel nous travaillons depuis 6 ans et que nous avons présenté plusieurs fois aux pouvoirs publics..

Pole de production

L’entreprise produirait beaucoup de biens de consommation à faible valeur ajoutée et créateurs d’emplois, mais fabriquerait également des produits technologiques et innovants à forte valeur ajoutée pour notamment compenser les marges souvent faibles des produits plus courants et ainsi élargir l’offre globale au plus grand nombre de consommateurs.

De même, dans le domaine du prêt à porter, une marque de luxe, principalement orientée vers l’international, permettrait d’augmenter la marge moyenne afin de pouvoir proposer des vêtements  »1er prix « , très accessibles.

Pole de commercialisation

L’enseigne consacrée principalement à l’habitat, vendrait uniquement des articles fabriqués en France, réalisés en interne ou provenant de fournisseurs extérieurs.

Un réseau de magasins physiques et un circuit de distribution par internet commercialiserait la plupart de nos biens de consommation à des prix raisonnables (meubles, salons, électroménager, literie, luminaires, sanitaires céramique, cheminées, décoration, linge de maison, vaisselle, articles de loisirs et sports, bagages, jouets etc.).

Un réseau spécifique au prêt à porter, doté de magasins physiques et d’un circuit internet, vendrait surtout des vêtements pour femmes et jeunes femmes mais aussi pour enfants et quelques articles pour hommes, principalement sur le marché hexagonal, premier marché d’Europe avec 41 milliards d’euros de dépenses d’habillement annuelles selon la FEH (Fédération des enseignes de l’habillement) mais probablement 45 ou 50 milliards d’euros si l’on ouvrait les millions de conteneurs importés.

Ainsi, le textile habillement, constitue certainement le secteur le plus important des biens de consommations en France. Aujourd’hui, les plus grandes enseignes suédoises, espagnoles, américaines, anglaises et japonaises nous inondent de vêtements jetables « made in China » et se disputent joyeusement ce marché que nous avons abandonné.

En effet, les états généraux de l’industrie voulus par Nicolas Sarkozy ont éradiqué l’existence de l’industrie du textile habillement au profit de l’industrie du luxe et de la création qui crée pourtant peu d’emploi en France.

Dogme néolibéral du libre échange ou favoritisme envers les groupes du luxe ?

Une enseigne identifiée « made in France » disposant d’un outil de distribution performant, proposant des articles « mode » ou basiques à prix abordables, bénéficiant d’une image positive et sachant établir une relation particulière avec sa clientèle, pourrait récupérer une part importante de ce gigantesque marché.

Viabilité

Pour exemple, la confection de la plupart de nos vêtements, pulls, pantalons, robes, jupes ou chemisiers, ne nécessite en moyenne que 15 à 40 minutes de travail, toutes opérations comprises dont assemblage et coupe.

Dans notre étude, le cout salarial horaire moyen d’un atelier avoisine 20 euros par employé, (hors intéressement et participation), soit un coût de confection hors tissu ou étoffe, de 5 euros pour une robe 1er prix, moins pour l’assemblage d’un tee-shirt ou un peu plus pour un beau pull.

En optant pour le modèle économique de l’’integration verticale, de la fabrication du produit à sa vente directement au consommateur et en appliquant des taux de marge raisonnables, nous parviendrions à proposer une offre attractive et concurrentielle.

Alors oui nous pourrions à nouveau fabriquer une part importante de nos vêtements et autres biens de consommation en France car depuis qu’ils sont produits dans les pays à bas coûts nos dépenses n’ont guère diminué.

Aujourd’hui, nous achetons des produits le plus souvent jetables que nous renouvelons sans cesse pour le plus grand bonheur des distributeurs qui ne baissent pas leurs prix mais augmentent toujours leurs marges bénéficiaires.

Une politique de distribution des résultats pour revaloriser l’emploi industriel

L’objet de l’entreprise ne serait pas l’optimisation de rendement du capital de l’actionnariat, mais le développement industriel pour créer de l’emploi et sauvegarder le savoir-faire.

80 % des bénéfices de l’entreprise seraient consacrés à l’intéressement des salariés et au développement dont 40 à 45 % aux salariés pour attendre le niveau de motivation indispensable au développement de l’activité. Par ailleurs, plus les revenus de ces salariés seraient importants plus ils généreraient de créations d’emplois induits régionaux qui redonneraient vie à des régions exsangues.

20 % permettraient de rembourser les crédits externes contractés pour créer l’entreprise et investir aux cotés des pouvoirs publics.

Afin se prémunir des risques de délocalisation, la société ne posséderait pas de conseil d’administration. Elle serait dirigée par un directeur général qui animerait un comité exécutif composé d’un collège de cadres dirigeants de l’entreprise, impliqués dans la plupart des décisions et agissant uniquement pour la pérennité de l’entreprise et le maintien de l’emploi.

En outre, l’entreprise disposerait d’un commissaire aux comptes, s’entourerait d’experts lors des prises de décisions financières importantes et s’appuierait également sur des audits externes de gestion.

Compte tenu du taux important de redistribution, de l’objet de l’entreprise et du risque que cela représenterait pour l’emploi des salariés, celle-ci n’aurait évidemment pas vocation à s’introduire en bourse.

Un coût par emploi créé 18 à 80 fois inferieur ! 

Une entité unique directement financée et subventionnée par l’état optimiserait les moyens mis à sa disposition. Chaque emploi industriel, indirect et induit créé pourrait à terme, ne coûter que 25 000 euros à 33 000 euros au lieu des 600 000 euros à 2 millions d’euros par emploi créé du plan de relance !

Un coût nul pour la collectivité et à terme, une économie de 45 milliards d’euros par an

Chaque année l’état dépense plus de 100 milliards d’euros de DPE (dépenses pour l’emploi). Le coût par chômeur estimé à 14 980 euros en 1995 est passé à 26 555 euros en 2003 et au moins 33 0000 euros en 2011.

La création d’1 million d’emplois représenterait 33 milliards d’euros d’économie de DPE par an et rapporteraient 12 à 15 milliards d’euros de cotisations aux régimes de protection sociale.

Un chômage élevé dû à l’Europe et au manque de volonté politique

L’état a déjà eu recours a des sociétés privées pour lutter contre le chômage : en 2006, le gouvernement s’était inspiré de l’agence pour l’emploi britannique et avait confié le placement de chômeurs à des sociétés privées (parfois britanniques), subventionnées et rémunérées pour assurer cette mission de service public qui incombe pourtant habituellement aux services de l’état. Hélas, cette initiative, n’avait pas permis de placer beaucoup plus de chômeurs que l’ANPE. .

Lorsqu’ils le veulent, les pouvoirs publics peuvent financer de grands projets de sauvegarde ou de création d’emplois sans se soucier de l’avis de l’Europe : En 1984, Laurent Fabius alors premier ministre, avait donné prés de 2 milliards de francs à Bernard Arnault, repreneur du Groupe Boussac (Dior, Conforama, Peau douce, Le Bon Marché et La Belle Jardinière) en échange de la promesse de ne pas licencier les 16 000 salariés, employés surtout dans les usines textiles.

Finalement, le groupe Boussac a été démantelé et la quasi-totalité des salariés ont été licenciés mais nous devons reconnaitre que le premier ministre a quand même essayé de sauver le premier groupe textile d’Europe et ses 16 000 salariés.

Néanmoins, grâce à ces fonds publics, le groupe rebaptisé plus tard LVMH est devenu le numéro un mondial du luxe.

L’Union Européenne ne pourrait objectivement s’opposer à notre projet.

En effet, elle ne peut reprocher à la France son déficit public dû principalement à son manque d’activité industrielle et à son chômage et en même temps lui interdire de produire à nouveau en France pour créer des emplois.

De plus, devant la gravité extrême de la crise à laquelle nous sommes confrontés et devant l’urgence de lutter contre un taux de chômage au plus haut, un gouvernement voulant réellement sortir notre pays de l’ornière, privilégierait nos impératifs économiques au lieu de suivre avec zèle les règles de l’UE, encadrant le financement public des entreprises et la création d’emploi. En effet, la pauvreté, la précarité et l’exclusion s’installent durablement dans notre pays et la reconstruction de notre industrie est, nous semble t-il, plus urgente qu’une stricte application des règles édictées par Bruxelles.

D’autre part, rappelons-nous que nous avons refusé en 2005, le transfert de souveraineté que nous imposait le traité de Lisbonne et la légitimité du traité, ratifié discrètement contre notre volonté en 2007, peut sembler très discutable dans un régime démocratique où en théorie, le peuple est souverain. Au moment où notre économie est menacée, pourquoi devrions-nous plier à toutes les règles d’une UE en pleine déliquescence qui modifie sans cesse le traité initial sans consultation du peuple et qui se montre elle-même peu scrupuleuse : non-conformité des traités présentés à l’Irlande et au parlement français ou constitution du fonds de secours aux pays en difficulté, interdit par le traité de Lisbonne, mais qui coutera néanmoins, plusieurs dizaines de milliards d’euros aux contribuables français.

Les dirigeants des plus grandes entreprises délocalisent chaque jour un peu plus et ne veulent plus créer d’emplois en France mais 88 % des français plébiscitent le retour de notre industrie (sondage IFOP pour Usine Nouvelle, octobre 2011)

Afin de tenir compte de l’opinion générale et pallier à la démission des entreprises, les pouvoirs publics devraient, avant que notre industrie manufacturière des biens de consommations et son savoir-faire ne disparaissent complètement, permettre la mise en œuvre du seul projet concret et structurant pour le secteur, dont les objectifs et résultats en matière d’emploi, seraient clairement affichés et contrôlables.

Les gouvernements successifs, entourés d’économistes néolibéraux se sont fourvoyés pendant 35 ans en nous prédisant une économie entièrement fondée sur la technologie et les services.

Alors peut-être conviendrait-il, maintenant que le rêve prend fin et que chacun semble regretter notre défunte production manufacturière de biens de consommation « made in France », de recréer tout de suite de vrais emplois disponibles immédiatement pour des personnels souvent peu qualifiés, au lieu de croire qu’une France dépourvue d’ouvriers et d’industrie, pourrait sauver son économie et conserver son modèle social.

Jean-Louis pour Francis JOURNOT

Mouvement associatif RENDEZ NOUS NOTRE INDUSTRIE !

www.rendez-nous-notre-industrie.com et www.vetements-made-in-france.com sont des associations citoyennes indépendantes et sans appartenance politique.

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