Archive pour 7 janvier, 2012

LE CHIFFRE : 51

C’est l’âge de Luis de Guindos, cet ancien président de la banque Lehman Brothers pour l’Espagne et le Portugal, a été nommé ministre espagnol de l’économie, au sein du nouveau gouvernement de droite, un poste-clé, chargé de mener son programme économique mélant austérité et réformes. Pour cela il va donc mettre en oeuvre le programme économique exigé par  »Le Marché » et qui, bien évidemment, doit redresser le pays… déjà menacé de récession et frappé par un chômage record. Sa priorité sera donc de tenir les engagements de l’Espagne à Bruxelles, et d’établir un plan d’austérité qui concernera toutes les administrations, éliminera les dépenses superflues et redondantes, et introduira des incitations à l’efficacité. L’objectif n’est pas de donner du travail aux Espagnols mais de saigner les populations, d’aspirer la richesse du pays et la distribuer aux familles oligarchiques.

Après le président de la Banque Centrale Européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec, c’est a dire Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos tous trois proches de Goldman Sachs, la célèbre banque d’affaires américaine, voici maintenant Luis de Guindos et la banque Lehman Brothers. Le message aux marchés est clair :  » nous vous avons compris !  »

Patiemment la finance a mis ses pions en place depuis longtemps, rappelez-vous Georges Pompidou, ex-fondé de pouvoir de la banque Rothschild, devenu président de la république !

«L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.»…Napoléon Bonaparte (1769-1821)

Jean-Louis pour Conscience Citoyenne Responsable

Les fruits et légumes venus d’ailleurs et le parti dit socialiste…

En faisant ce samedi matin mon marché parisien, j’ai vu en vente les premières fraises espagnoles d’Andalousie, des asperges du Pérou, des framboises d’Ethiopie, des fraises d’Egypte et de Floride, du raisin d’Afrique du Sud, des girolles des Etats-Unis ou du Canada, des haricots verts mangetout du Sénégal, des haricots verts fins du Kenya, des cèpes de Pologne (qui devaient venir en fait de Biélorussie ou d’Ukraine), des roses également du Kenya, des oignons et des kiwis de Nouvelle Zélande, des tomates et des fraises du Maroc, des pommes et des poires d’Argentine, des laitues de Sicile, des champignons au nom inconnu de Turquie et quelques charcuteries industrielles baptisées, selon les éventaires, « de Bretagne » ou « d’Auvergne ». Et je n’ai pas tout vu, surtout quand la provenance n’était pas indiquée sur les ardoises ou les étiquettes.

En faisant ce samedi matin mon marché parisien, j’ai vu les consommateurs se presser pour acheter ces produits, non seulement hors saison, dont la culture participent à l’exploitation de la main d’oeuvre sous payée des pays du Sud et dont le transport participe au gaspillage des gaz à effet de serre.

Et enfin, j’ai rencontré sur ce marché des militants du Parti socialiste distribuant des tracts pour François Hollande et qui affirmaient ne pas être le moins du monde choqués « puisqu’il y a des gens qui ont les moyens d’acheter ».

Quand le PS commencera à parler d’écologie, les poules auront de dents et les hippopotames des ailes…

Je sais, je radote un peu sur ce sujet, mais je cesserais de radoter quand les consommateurs auront compris qu’ils creusent leur tombe, la mienne et celle des paysans de ce pays

Jean-Louis pour Claude-Marie Vadrot

in Politis

Le capitalisme à l’heure du bilan

Comme chacun sait, des élections présidentielles auront normalement lieu en France en 2012. Je dis « normalement » car comme chacun le sait aussi avec « la crise », celle qu’on nomme désormais sans l’affubler d’un attribut temporel ou qualificatif, rien n’est jamais certain. En attendant, nombreux sont ceux qui, logiquement, s’imaginent que ces élections sont l’occasion de changer les choses… Mais ils se trompent, car la crise n’est pas économique, mais idéologique : elle ne peut donc pas être réglée par des économistes, qu’ils soient de droite ou de gauche.

Il existe bien pourtant deux idéologies qui s’affrontent, mais la démocratie telle qu’elle a été pervertieempêche l’une d’elles d’être représentée : alors que 99 % des peuples du monde devraient être dans la rue pour imposer ensemble leurs volontés de mise en place d’une véritable démocratie, il se trouve toujours une grande majorité qui continue de croire que les élections sont la démocratie, comme si les représentants qu’il élisent défendaient d’autres intérêts que ceux de leur propre classe sociale…

Mais la crise est en train de tout bouleverser. Le retournement du capitalisme provoque une prise de conscience qui sape peu à peu la confiance en un système que des dizaines et des dizaines d’années de propagande et de conditionnement avaient réussi à insuffler dans nos cerveaux plastiques. Les injustices du système capitaliste se font plus visibles à mesure que la crise oblige les véritables « maîtres du monde » à se montrer au grand jour, et le bilan mondialisé d’un monde toujours plus connecté apparaît dans toute son affreuse réalité : le capitalisme est incapable de réaliser ses objectifs officiels, à savoir la satisfaction de l’intérêt général par la somme de la satisfaction des intérêts particuliers (la fameuse « main invisible »). Et le bilan est désastreux : un milliard d’individus qui ne mangent pas à leur faim, plusieurs autres milliards qui triment du matin jusqu’au soir pour une retraite passée à l’hospice, un planète en danger, la démocratie perdue, des guerres, des famines et des souffrances, voilà où nous a conduit un système dont on n’osait même pas, il n’y a pas si longtemps, remettre en cause la primauté sur les autres systèmes.

La question de la perpétuation du système capitaliste comme modèle de civilisation se trouve ainsi posée de manière prégnante non seulement aux peuples qui souffrent depuis trop longtemps, mais aussi à leurs dirigeants qui risquent de voir leur pouvoir remis en cause (que ce soit par la révolte des peuples ou la dictature des financiers). Et pour y répondre, il va bien falloir revenir à l’idéologie, c’est-à-dire à la problématique de la place de l’homme au sein de la société, ainsi que de sa relation à un écosystème en danger. Les problématiques à résoudre ne sont donc plus d’ordre économique mais bien philosophique, et même si la distinction qui sépare la droite et la gauche institutionnelles n’est plus pertinente, elle existe pourtant dans une réalité détachée des codes imposés par l’illusion démocratique : il y a ceux qui croient que la rareté des ressources a engendré le capitalisme, et ceux qui pensent au contraire que c’est le capitalisme qui a engendré la rareté. C’est sur ce point que s’opposent les deux conceptions qu’on peut avoir du monde, et duquel découlent toutes les autres questions. Les partisans de la première sont les capitalistes, et les seconds sont les [vrais] socialistes.

Dans les capitalistes (les plus nombreux encore aujourd’hui) on retrouve ceux qui imaginent que tous n’ont pas les mêmes droits dans la redistribution des richesses (les capitalistes de droite parmi lesquels on trouve les riches et les classes moyennes désireuses de s’élever), et ceux qui veulent croire en un partage « plus » égalitaire de ces ressources limitées (ce sont les capitalistes de gauche, parmi lesquels on trouve les communistes et les écologistes, les décroissants)

Dans les socialistes, on retrouve ceux qui portent l’espoir d’un monde nouveau dans lequel la société serait capable d’augmenter les ressources en fonction des besoins des individus, soit parce que le système capitaliste ne leur permet pas de vivre décemment (les pauvres et les exclus), soit parce qu’ils se sont libérés du conditionnement dont ils étaient victimes (les anti- (et pas alter) mondialistes, les anarchistes etles humanistes) .

En établissant la rareté comme étant à l’origine du système capitaliste et en se basant sur l’injustice prétendue de la génétique (il y a des hommes « naturellement » bons et d’autres mauvais, car pour eux l’inné l’emporte sur l’acquis), les vainqueurs de capitalisme ont réussi à justifier leur position tout en imposant aux peuples qu’il exploitent les règles d’un jeu auquel ils espèrent tous gagner, mais auquel tous ne gagneront pas : seuls les plus « rentables » deviendront les nouveaux « élus », c’est-à-dire ceux qui sauront se soumettre pleinement au jeu de la concurrence et de la maximisation du profit individuel. Pour les autres, ils ne conserveront que l’espoir de récupérer un jour les quelques miettes que leur jettera une certaine « main invisible »…

Mais si nous admettions nous être trompés, et qu’en réalité ce ne sont ni les ressources qui manquent ni la méchanceté intrinsèque de l’homme qui ont conduit à l’établissement du capitalisme, mais le capitalisme qui a engendré la méchanceté chez l’homme (l’acquis l’emportant sur l’inné) et provoqué l’épuisement des ressources ?

Après des siècles d’un progrès qu’on nous promet toujours pour demain, la recherche du profit a tout détruit, tout sali, tout perverti. La rentabilité a tué le beau et l’utile, affame les peuples et détruit la planète, le capitalisme a engendré la haine entre les hommes et va même jusqu’à les considérer comme de simples marchandises , il a annihilié leur volonté et corrompu leur conscience. Voilà tout ce que le capitalisme est capable de nous sortir en guise de bilan, et voilà ce dont le monde prend conscience aujourd’hui…

Alors qu’en établissant un autre mode de fonctionnement pour nos sociétés, nous nous apercevrions que l’abondance de la Nature est inépuisable dès qu’elle n’est plus contrainte par la recherche du profit. Car si les énergies fossiles sont en quantité limitée, les énergies propres sont infinies : et tant que le soleil brille ou que nous n’avons pas totalement déréglé le climat, tant qu’on pourra encore semer des graines reproductibles, tant que nous n’aurons pas encore pollué toute l’eau pour nos plantations ou que nous n’exterminerons pas toutes les espèces de la faune et de la flore, alors la vie pourra se reproduire indéfiniment…

En nous libérant de l’idéologie capitaliste nous rendrions à nouveau possible l’utilisation de la technologie pour le bien de l’homme au lieu qu’elle serve à son asservissement, nous pourrions alors envisager un monde débarrassé des contraintes du travail pénible, et construire une société non plus fondée sur le profit et la rareté mais sur le partage et l’opulence. Car si la Terre est bien un monde fini, l’univers lui ne l’est pas… enfin il paraît ! mais qu’on en fasse un peu le tour pour vérifier, et nous saurons alors si les capitalistes avaient raison.

Jean-Louis pour Caleb Irri

son site


Politic fiction : Une nouvelle TVA sans la culture du social !

Politic fiction : Une nouvelle TVA sans la culture du social ! dans Humour raitboisie_2-33c46

Jean-Louis pour Dudé

son blog

Condescendance

La définition de ce mot est : Une attitude bienveillante teintée d’un sentiment de supériorité et mépris. Pour les quatre prochains mois, voila ce qui nous attend. Le manant râleur est transformé. Il est un électeur.

Condescendance dans Opinions carrosse_cendrillon-82cc7

Mais l’électeur, disons entre trente et quarante ans n’est pas qu’un descendant de con (c’est l’âge de mes enfants…) et il s’informe ailleurs que sur l’ORTF du pouvoir.

Que chacun exprime sa préférence est une bonne chose. Pourquoi prendre de haut l’ensemble des idées d’un autre candidat ? Avoir des convictions sur un sujet, les exprimer et les argumenter, c’est déjà vouloir participer.

Valéry Giscard d’Estaing fit remarquer à François Mitterrand : «  Vous n’avez pas le monopole du cœur ». Honnêtement, je n’ai pas trouvé un seul candidat ayant le monopole des bonnes solutions. Ce n’est pas en regardant les autres avec condescendance que nous avancerons vers la solution.

La presse condescendante, nous passe en boucle cette question : Pour le deuxième tour, pour qui François Bayrou appellera à voter ? Car pour eux, seul une finale Droite-Gauche est envisageable.

Je vais faire plaisir à Imhotep. Imaginons Sarkosy-Bayrou pour le deuxième tour (doucement sur votre clavier et sur les moins, j’écris imaginons, je n’affirme pas…). On ne pose pas la question aux autres candidats. Pour qui appellerez-vous vos sympathisants à voter ?

Question encore plus farfelue (quoique…) « Monsieur Sarkosy, le premier tour à sélectionné Messieurs François Hollande et François Bayrou. Pour qui l’UMP doit voter ? ». Mais la, avec condescendance….

Mais la condescendance s’exerce même au niveau Européen. La chancelière, Angela Merkel, qui doit recevoir le président français, préfère le recevoir lundi que dimanche. Sur la taxe Tobin. Infliger Fanny à Sarkosy, oui, mais pas un 8 janvier (Fête de l’Epiphanie, pour ceux qui suivent…).

Avec un certain dédain contre les attaques, notre président, surtout pas dans la peau d’un candidat, poursuit son offensive de reconquête.

Les promesses ne sont qu’un champ de leurres, pour lui éviterez chant du cygne. Poursuivra-t-il cette action après le 2 février ? (jour de la Chandeleur).

Sommes-nous encore des enfants à qui on cache la vérité. La France va mal, la politique va mal, la presse va mal…Mais, chut ! On n’en parle pas devant les gosses.

Avec condescendance le pouvoir nous prend pour des cons. Nous ne pouvons pas, selon eux, comprendre.Mais si messieurs, nous avons compris. Nous n’avons pas encore le Messie, mais des postulants aptes à vous remplacer. A nous seul de choisir, pas à vous !

Pourtant je garde espoir. Que le 6 mai au soir nous soyons devant notre écran de télévision. Comme dans Cendrillon, j’aimerais assister au con descendant de son carrosse, transformé en citrouille par la baguette magique des urnes.

Illustration : http://www.moulin-de-chalier.fr/exposition_carrosse_de_cendrillon.html

 

Jean-Louis pour Papybom

in Agoravox

TVA sociale : La dernière arnaque de Sarkozy

Sarkozy a décidé de mettre en place dans la précipitation, avant la fin de son quinquennat, la TVA sociale.

Le principe de la TVA sociale est d’augmenter le taux de TVA pour financer la protection sociale et de diminuer les charges sociales payées par les entreprises. Il s’agit donc d’un transfert de fonds : la baisse des charges pour les entreprises serait compensée par la hausse de la taxe sur les biens de consommation payés par tous.

Tout d’abord, la TVA est l’impôt le plus injuste de tous les impôts puisqu’il est payé par tout le monde au même taux, quel que soit le revenu et augmenter le taux de TVA revient à augmenter le prix des produits.

Pour faire passer cette mesure, certains membres du gouvernement, laissent entendre que les salariés des entreprises pourraient bénéficier eux aussi d’un allégement de leurs charges sociales ce qui aurait pour effet d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Par contre, ce que personne n’évoque, ce sont les personnes dont les seuls revenus sont des prestations sociales qui seront en conséquence les plus pénalisées étant donné que leur pouvoir d’achat va encore diminuer suite à l’augmentation des prix des produits et services.

Le financement de la protection sociale va donc être principalement supporté par :

- les retraités dont la perte de pouvoir d’achat sera égale au montant de l’augmentation de la TVA.

- les chômeurs qui subiront les mêmes pénalités que des retraités.

- les personnes en situation de handicap qui ont pour seule ressource l’allocation adulte handicapé (AAH).

- les personnes en situation de précarité qui perçoivent par exemple le RSA…

En résumé, Sarkozy va faire financer la protection sociale par les personnes qui sont les bénéficiaires de cette protection sociale et ce seront encore une fois de plus les personnes les plus démunies qui seront les plus pénalisées.

Les retraités, les chômeurs, les personnes en situation de handicap, les personnes en situation de précarité, les personnes les plus démunies pourront remercier Sarkozy pour cette belle arnaque, qui aura pour effet d’augmenter encore leurs difficultés.

J’aurai l’occasion prochainement de revenir en détail sur ce sujet.

Jean-Louis pour Gérard Doiteau

Adhérent UMP

HANDICAP ET CITOYENNETE

son site

« TVA sociale » : Un faux prétexte pour un vrai cadeau au patronat !

Dans ses vœux aux français, Nicolas Sarkozy a relancé sa proposition – mal nommée – de « TVA sociale ».

Selon le président de la République, « Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché ».

La phrase paraît alléchante. Mais les explications de textes des membres du gouvernement font rapidement déchanter : il s’agirait d’une augmentation généralisée de la TVA pour financer une baisse généralisée des charges patronales.

« TVA sociale » : Un faux prétexte pour un vrai cadeau au patronat ! dans Grèce Nicolas-Sarkozy-voeux-2012-460x270-39ed7

Un faux prétexte :

Une telle augmentation de la TVA s’appliquerait tout autant aux produits importés qu’aux produits nationaux. Les produits nationaux ne gagneraient aucun avantage compétitif par rapport aux produits importés.

Par ailleurs, on peut supposer qu’une large part de cette augmentation se répercutera d’abord sur les prix aux consommateurs et non pas sur les marges des entreprises. Ce ne sont donc pas les entreprises, qu’elles soient étrangères « avec de la main d’œuvre à bon marché » ou française qui contribueront financièrement à la protection sociale. Mais bien les consommateurs, les salariés.

Par ailleurs, il faut rappeler que le SMIC en Chine est aux environs de 150 €. Aucune politique de réduction de charge ne parviendra jamais à rendre la main d’œuvre française « bon marché » comparativement à la Chine.

D’autres part, la France pratique les réductions de charges sociales depuis des décennies. Elles atteignent désormais 32 milliards d’Euros. Le chômage n’a cependant pas notablement baissé sous leurs effets depuis 20 ans. Sous l’effet de la crise, et malgré des allègements de charge conséquents, le chômage est même particulièrement élevé depuis 2008. Qui peut croire qu’une énième réduction de charge aura un effet supérieur à toutes celles déjà consentie ? La Cour des Comptes elle-même, dans plusieurs rapports, dénoncent le manque de lisibilité de ces réductions et son incapacité à en mesurer les effets.

Une mesure pénalisante pour l’économie.

De nombreux économistes et par exemple le président de Natixis Patrick Artus estiment que la consommation est le principal moteur de la croissance française déjà atone. Pénaliser la croissance est donc aujourd’hui la dernière chose à faire économiquement si on veut éviter que le pays n’entre en récession.

En 2004 déjà, alors que Nicolas Sarkozy était ministre du budget, une étude de Bercy déconseillait la mise en place d’une telle TVA sociale, au motif qu’elle aurait sans doute un impact négatif sur la croissance pour cette même raison. Les conditions économiques ont bien sûr changé depuis 2004 ; mais sans doute en ce sens que la consommation intérieure est encore plus vitale pour l’économie aujourd’hui qu’à l’époque et qu’il faut encore moins y toucher.

D’ailleurs, l’augmentation de la TVA est l’une des nombreuses mesures d’austérité prise en Grèce, qui ont conduit le pays à être plongé dans une profonde récession.

Un vrai cadeau au patronat.

Ce projet est par contre un véritable cadeau au patronat. Il s’agit ni plus ni moins que d’une mesure visant à faire transférer une part du coût de la protection sociale du patronat vers les salariés. Tandis que les charges patronales baissent, les impôts des salariés augmentent (via la TVA)

[Faut-il rappeler que la TVA est l’impôt le plus inégalitaire qu’il soit. Les 10% de ménage les plus pauvres consacrent 8% de leurs revenus à la TVA, les 10% les plus riches en consacrent 3.4% (Ils peuvent épargner une partie de leurs revenus, dès lors non soumis à la TVA). La TVA est un impôt qui pèse plus lourdement sur le smicard que sur le millionnaire…]

La TVA sociale est un ancien projet de l’UMP. Il fut même évoqué entre les deux tours des législatives de 2007. Fortement impopulaire, elle est restée au placard durant toute le quinquennat. En la ressortant maintenant, le gouvernement utilise la crise comme prétexte pour faire accepter ses positions les plus libérales, en espérant que le contexte de précarité croissante diminue les capacités de résistance des salariés à une mesure qui les pénalise directement.

Les propositions du Front de Gauche

Le Front de Gauche a quant à lui ses propositions pour renforcer les industries nationales et européennes. Il s’agirait d’un protectionnisme « social et écologique » :

A l’entrée de l’UE, les produits importés seraient taxés selon :

  • Le « coût carbone » de leur voyage jusqu’aux frontières de l’UE,
  • L’état des droits sociaux, le « coût du travail » dans le pays producteur.

Une telle mesure donnerait un avantage compétitif aux entreprises européennes sur les entreprises étrangères, diminuerait les pollutions dues au transport international de marchandises et ce, sans pénaliser le pouvoir d’achat des salariés européens.

Jean-Louis pour pingouin094

son site

« Les indignés » révélateurs d’un vide politique

En cette année d’éléctions présidentielles (France, Etats-Unis, Sénégal, Vénézuela…) il est de bon ton de prendre un peu de recul sur la marche démocratique. Fausse solution ou réelle possibilité ? La monté des contestations révèle un manque dans ce choix de gouvernance.

D’ici quelques mois, les français décideront qui sera le ou la présidente de notre pays. Cette élection est LE rendez-vous démocratique pour beaucoup d’entre nous. Etrangement, la fonction de président est celle qui nous représente le moins comparée aux éléctions locales ou législatives. Cette mise en exergue de la personification masque la réalité de notre impuissance en procurant une frustration bien réelle. Né l’année dernière, le mouvement des indignés apprend à combler un espace vide, celui de la parole citoyenne.

Peu de gens y croient et pourtant, beaucoup y porteny un regard bienveillant et envieux. A-t-on encore le droit de rêver ?

Les indignés s’appuient sur l’idéologie de « démocratie réelle » qui par ses principes, dénonce la supercherie de la « démocratie représentative ». Etre président en France, ou dans une des « grandes démocraties », tient plus du rôle de manager en charge de répondre aux peurs populaires tout en les entretenant, de concilier lobbies et intérets de la nation en s’assurant de maintenir une machine sans laquelle il n’existerait pas. Ces considérations éloignent du bien commun et de la population. Le fossé entre le peuple et nos élites entretient cette incompréhension réciproque quant aux préaucupations des deux parties. L’éxcerbation de ce décalage en résigne beaucoup quand d’autres voient dans les indignés une nouvelle force d’expression populaire.

Les causes des « vrais problèmes des français » sont-elles remises en questions ?

carte_electo4d7f-e043f dans Venezuela

Il est séduisant de considérer l’Europe, de moins en moins démocratique, comme source de nos problèmes, Mélenchon et Marine l’ont bien compris. Cela n’est pas dénué de sens mais leur réponses sont extrèmes, voire effrayantes. Mis à part ces deux là, l’offre politique dominante et rassurante (UMP et PS) ne propose que des réformes cosmétiques dans la continuité. Dans les assemblés générales des indignés, les propositions sont à des années lumières de ce qui est envisagé dans ces programmes politiques. La remise en cause de la société est beaucoup plus profonde et les propositions vont plus loin. Elles manques souvent de construction et prennent à rebrousse poil les fondamentaux. Pourtant, elles expriment un malaise populaire profondément réaliste car elles s’appuient sur le vécu de la masse.

De par sa pluralité et sa non représentativité, les indignés n’ont pas pour idée de se présenter aux élections, dommage. Dans le cadre de la 5e république, c’est aux politiciens de s’appropier le dialogue et de reconsidérer la parole populaire. Le pays des lumières et qui a inspiré de nombreuses démocratie sera-t-il à la auteur de sa réputation ?

Jean-Louis pour Mathieu Lamour

son site

Sarko à Domrémy

Sarko à Domrémy dans Humour Sarko-cabu-2a613-a9bcb

IL EST VENU ENTENDRE DES VOIX……CAR EN AVRIL 2012 IL AURA BIEN DU MAL A COMPTER CELLES DES ELECTEURS.

Jean-Louis pour Jacques LaMauragne

in Agoravox

Le logement, une priorité !

La loi relative à la solidarité et au logement urbain, communément appelée loi SRU, mentionne que chaque commune appartenant à une communauté urbaine de plus de 50 000 habitants, doit construire un minimum de 20% de logements sociaux. Les constructeurs sont astreints à respecter dans leurs programmes un pourcentage de logements sociaux. C’est le bien-vivre ensemble qui en dépend, le logement social doit être présent dans les quartiers dits « résidentiels », comme à Neuilly ou sur la Promenade des Anglais.

Le logement social doit se fondre dans la ville et ne plus se concentrer dans des zones-ghettos. Le problème, c’est qu’il y a 30ans, les plus aisés voulaient vivre en dehors des villes, et maintenant c’est le contraire, ils réinvestissent le centre ville et donc, on déplace les plus pauvres. C’est les plus riches qui choisissent où doivent vivre les classes populaires ! Le plus pauvre ne choisit ni son appartement, ni son environnement, pas plus qu’il ne choisit son boulot ou l’école de ses enfants.

L’Etat, plutôt que de financer par des lois des dispositifs qui permettent aux propriétaires de faire payer leur investissement en partie par l’Etat et l’autre partie par le locataire (qui demandera aussi une aide à l’Etat via l’APL ou autre), devrait lui même financer des logements sociaux de qualité et récupérer les loyers des occupants. Actuellement l’Etat finance des logements privés.

Non seulement il manque des logements, mais certains appartement proposés à la location sont insalubres et les loyers de plus en plus chers ! Même en travaillant, il devient impossible de se loger, et de nombreux jeunes sont obligés de rester chez leurs parents ! Il faut donc encadrer les prix des loyers, et ne plus laisser la fameuse main invisible décider de tout. Lorsque dans les années 70 on a libéré les prix des loyers, c’était pour que soit disant la concurrence régule le marché ! A terme dans un système capitaliste la concurrence réussit à appauvrir la population et enrichir les rentiers ! Si la concurrence faisait baisser les prix à qualité égale, ça se saurait !

Certains quartiers sont à l’abandon avec des rez-de-chaussée vides et des appartements murés. Les démolitions et réhabilitations d’immeubles doivent se faire en concertation avec les habitants. Ceux-ci doivent également être consultés pour tout aménagement de leurs quartiers. Il faut un véritable droit au logement, la création d’un vrai service public du logement et la rénovation des HLM ainsi que la construction de logements sociaux. Il faut instaurer une transparence dans l’attribution des logements, mais aussi la réquisition des logements vides

Il faut que le secteur locatif soit accessible à tous et ne pas pousser inconsidérément les gens à l’accession à la propriété. Car souvent, les nouveaux propriétaires s’endettent et lorsque leur situation financière se dégrade, ce sont les banques qui confisquent les appartements. Le rêve se transforme alors en cauchemar. Créer une classe de propriétaires, c’est un moyen pour le pouvoir de contrôler les individus. Cette pseudo classe de « propriétaires-salariés-endettés », qui doit rembourser des emprunts importants à la banque aura moins tendance à faire grève ou à manifester !

La sécurité du patrimoine n’existe que pour les nantis, la petite propriété n’apporte aucune sécurité c’est du bluff. Le prétexte de la dette va être prochainement l’occasion d’augmentations d’impôts, et la suppression des aides qui vont faire basculer encore plus de personnes dans la misère, qu’elles soient propriétaires ou locataires.

Jean-Louis pour  Conscience Citoyenne Responsable


12

Le droit de savoir |
Lesenegalais |
Aurélien Brillant MIAMISSA |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RTI VERITES
| unsa-cprpsncf
| Parti Libéral Tunisien