Archive pour 9 janvier, 2012

Appel de « Convergence des Luttes »

En 2012, le débat sur la dette publique et la celui sur la convocation d’une Assemblée Constituante convergeront, comme ce fût le cas en Islande en 2010, en Bolivie en 2008, en Equateur 2007 et ailleurs encore…
Les principales informations sur ces deux campagnes sont regroupées sur un nouveau site en ligne à l’adresse suivante:
http://www.assemblee-constituante.fr

Le fil Twitter et la page Facebook sont en lien direct.:
https://twitter.com/#%21/laconstituante

On trouve sur le site, la possibilité de s’inscrire à la lettre d’information qui sera rapidement mise en place, ainsi que celle de proposer des articles (contributions).
L’appel national, pour une Assemblée Constituante, toujours d’actualité, a été signé par plus de 6300 personnes:
www.assembleeconstituantemaintenant.fr


Le problème de la démocratie et celui de la dette publique étant liés, on pourra s’informer sur la mobilisation nationale unitaire pour un Audit Citoyen de la dette publique: http://www.audit-citoyen.org

Plus de 54 000 signatures ont été collectées et 60 collectifs locaux se sont formés!
On y parlera sans doute de plus en plus de dette … et de démocratie! 
Jean-Louis

De plus en plus de jeunes européens sur-endettés

Il est tellement facile de tomber dans le piège… Les banquiers sont prêts à vous faire une fellation pour avoir votre argent lorsque vous en avez, mais attention au découverts, ils se montrent alors moralisateurs et peu scrupuleux! Depuis 2004, le nombre de jeunes surendettés a augmenté de 200% et ce n’est malheureusement pas fini…

Voir la vidéo sur Arte

Jean-Louis pour Benji

in Les Moutons Enragés

Goldman Sachs: les nouveaux maitres du monde

Comment changer la planète sans soigner le cancer qui la gangrène? La Goldman Sachs est un des axes du mal sur cette planète, à l’origine du krach de 1929, à l’origine également de cette crise mondiale, et responsable directe de l’état financier de l’Europe! Qui va réagir? Personne, la banque en question contrôle tout, est implantée partout, et sera responsable de l’avenir!

Goldman Sachs

© inconnu
Tour Goldman Sachs au New Jersey
Ils manipulent le monde, le cours du zinc et de l’aluminium, et pourquoi pas celui de l’or ? Nous vous présentons ce reportage édifiant d’un monstre qui était à la base au service du bien public et qui est devenu un monstre boulimique de capitaux. Humanistes s’abstenir !Le reportage diffusé sur Canal Plus en novembre 2011 est édifiant. Il raconte, interviews à l’appui, l’ascension et la dégénérescence d’une banque multinationale échappant à tout contrôle. Nous l’évoquions déjà dans notre dossier sur Le rôle des banques.

On parle de réguler les marchés ? De moraliser les banquiers ? Mais « les banquiers de Goldman Sachs sont malins, ils sont issus des meilleures écoles du pays et sont très habiles à contourner les nouvelles règlementations », confie la première journaliste interviewée.

Jusqu’aux années 80, Goldman Sachs était une banque responsable, sérieuse, la bonne banque de famille à qui l’on pouvait laisser « dormir » son or et ses liquidités. Puis dans les années 90, la machine s’est emballée, sous l’impulsion ultra libérale d’un Reagan à la tête des Etats-Unis.

Dans son blog « Naked Capitalism », Susan Weber (alias Yves Smith), une ancienne de la « pieuvre » y dénonce les changements du système bancaire dans les années 80. Les évènements ayant contribué au changement d’une simple banque en monstre sont de deux ordres. Dans les années 90, le marché du crédit devint plus important, plus risqué, plus profitable, plus rentable. D’autre part, le marché des produits financiers dérivés s’est développé et est devenu énorme. Un monstre est né.

« Un renard pour surveiller le poulailler »

John Cassidy, journaliste économique balance pêle-mêle : « Les grandes banques françaises ou allemandes ont créé des filiales qui ressemblent à tout point de vue à Goldman Sachs. Ce sont des casinos dissimulés à l’intérieur de banques à l’ancienne (…).Goldman Sachs conseillerait à ses clients de parier sur l’écroulement financier de l’Europe ». Un député européen vend aussi la mèche : « Goldman Sachs parie sur l’évolution des prix. Ils gagnent à chaque fois car ils font varier les prix en question, l’opacité totale des marchés leur permet ça. On est en train de créer + de risques qu’il n’en supprime ».

La manipulation des cours est rendue facile par des échanges ultra rapides avec des logiciels ultra rapides. Nous ne pouvons pas contrôler ce qui se passe dans ces échanges à haute vitesse.

Une des constatations les plus cyniques de ce reportage est qu’il est beaucoup plus rentable de détruire l’économie que de la soutenir. Alors comment peut-on espérer une sortie de crise, ou ne serait-ce qu’une amélioration économique en 2012 ? L’avenir sera beau pour les banques, mais les particuliers eux ont intérêt à placer leurs économies dans des valeurs sûres comme l’or, s’ils ne veulent pas les voir absorbées par l’hypoglycémie permanente des banques.

« Nous ne vivons pas en démocratie mais dans un système totalitariste inversé ».

 Jean-Louis pour Benji

Source: Sott.net

Le fisc italien touche le gros lot à Cortina d’Ampezzo

Mais nooooon ce n’est pas des mafieux, ils ont juste un peu fraudé, c’est tout…..

http://iledere.parti-socialiste.fr/files/20071126143532_cardlead_fraude_menottes.jpg

ROME (Reuters) – La lutte contre la fraude fiscale engagée par le nouveau gouvernement italien a porté ses fruits il y a quelques jours dans la station de ski huppée de Cortina d’Ampezzo.

Les inspecteurs des impôts y ont contrôlé 42 conducteurs de Ferrari et autres voitures de luxe dont les revenus annuels déclarés étaient inférieurs à 30.000 euros.

Ignorant les protestations des édiles et commerçants locaux et de plusieurs responsables conservateurs, 80 inspecteurs du fisc ont débarqué dans la localité des Dolomites le 30 décembre.

Ils y ont recensé 251 voitures de luxe dont 42 appartenant à des individus « pouvant à peine boucler leurs fins de mois » et 16 autres dont les revenus déclarés n’excédaient pas 50.000 euros.

Dix-neuf de ces véhicules étaient en outre la propriété de sociétés ayant annoncé des pertes en 2009 et 2010 et 37 ayant déclaré un chiffre d’affaires annuel de moins de 50.000 euros, a précisé le service des impôts dans un communiqué.

La moisson des inspecteurs du fisc ne s’est pas arrêtée là.

Dans les restaurants chic de Cortina, ils ont découvert que les reçus délivrés par les caisses enregistreuses, soumis à la TVA et désormais contrôlés, étaient 300% plus élevés que ceux déclarés en 2010. Dans les magasins, l’écart atteignait 400%.

L’Italie, soumise à une cure d’austérité sans précédent par le cabinet de Mario Monti pour réduire la dette publique, a l’un des taux de fraude fiscale les plus élevés au monde, qui coûterait au pays quelque 120 milliards d’euros par an, quatre fois le montant du dernier budget d’austérité du gouvernement.

Les autorités disposent désormais de nouvelles armes pour comparer les revenus déclarés des contribuables avec leurs dépôts bancaires ou leurs biens immobiliers.

Les transactions en liquide ont été plafonnées à 1.000 euros et des chiens capables de renifler des billets de banque ont été  installés aux frontières afin de repérer les adeptes de l’évasion fiscale.

Jean-Louis pour Benji

in Les Moutons Enragés

Source: Boursier.com

‘Draco’ : le médicament qui pourrait guérir de tous les virus existants..

Ils inventent les pires virus et les moyens de s’en prémunir………mais dans 10 ans.. Encore le chaud et le froid distillé aux moutons…. Il y a des tas d’ infections qui peuvent faire mourir, mais pas de soucis dans 10 ans on sera sauvés… D’ici là gardons espoir!…….. Yes Merci Tex!

‘Draco’ : le médicament qui pourrait guérir de tous les virus existants.. dans Opinions h-4-2572089-1314016226Image/LePost

Ce pourrait être la découverte la plus importante de ce siècle en matière de santé. Un médicament, qui serait aux virus ce que les antibiotiques sont aux bactéries, a été conçu par des chercheurs du prestigieux MIT (Massachussetts Institute of Technology).

Un acronyme aux consonances barbares désigne un médicament révolutionnaire : Draco (Double-stranded RNA Activated Caspase Oligomerizer). Son inventeur, le docteur Rider, ne cache pas son enthousiasme et s’ouvre au Daily Mail : « La découverte des antibiotiques a révolutionné le traitement des infections bactériennes et nous espérons que ceci révolutionnera le traitement des infections virales. »

Des résultats encourageants

En théorie, ce médicament est capable d’anéantir tous les virus, du simple rhume… au HIV. Cela ressemble au bagou de quelque marchand d’orviétan, mais les expériences effectuées jusque-là exaltent notre chercheur Todd Rider : « Il est certainement possible qu’il y ait des virus que nous ne pourrons traiter, mais pour l’heure, nous n’en avons trouvé aucun. »

Draco a eu raison de 15 virus, dont la dengue, la grippe H1N1 et la poliomyélite, donc pas les moindres. Cet antiviral traque les cellules infectées et les extermine en les « poussant » au suicide. Le plus surprenant est que les cellules saines restent intactes.

Il faut comprendre que pour se dupliquer, un virus s’empare des cellules et produit de l’ARN (acide ribonucléique) à double brin ; les cellules saines en sont exemptes. Pour se prémunir contre cette duplication délétère, des protéines censées inhiber ce processus en se fixant sur l’ARN étranger, sont produites naturellement par les cellules, mais cela ne suffit pas toujours. Aussi les chercheurs du MIT ont-ils eu l’idée d’adjoindre à cette protéine une autre protéine qui entraîne les cellules infectées vers une mort programmée (ce que les biologistes appellent l’apoptose). C’est un peu le principe du rasoir à deux lames de Gillette : la première protéine détecte l’intrus et la seconde l’extermine.

L’antiviral DRACO délivré en pharmacie dans 10 ans ?

Certes, toutes les expériences ont été réalisées sur des cellules (humaines et animales) cultivées en laboratoire. Jusqu’à présent, Draco n’a guéri que des souris. Dans tous les cas, les recherches se poursuivent. Les chercheurs songent désormais à étudier les effets de leur traitement sur d’autres animaux. Puis viendra le temps d’expérimenter sur l’être humain.

Selon le Daily Mail, ce médicament « pourrait être sur les étagères de pharmacies dans dix ans ». Notre monde, sous sa chape de pessimisme occasionné par un afflux de mauvaises nouvelles, a bien besoin d’un bol d’air pur pour se ressourcer.

L’ironie, c’est que le laboratoire Lincoln du MIT, chargé de ce projet, se trouve sous la coupe du département de la Défense des Etats-Unis. Du coup, l’armée américaine est une bienfaitrice de l’humanité (l’armée bienfaitrice, c’est ce que l’on appelle un oxymore..). De toute évidence, la menace des armes biologiques incite les militaires à investir lourdement dans des recherches aux retombées plutôt heureuses pour la société civile.

Relayée par le site du MIT et la revue scientifique PLoS ONE, cette information sur cette découverte ne manquera pas de susciter de formidables espoirs auprès d’une humanité souffrante : imagine-t-on un monde sans le fléau de toutes ces maladies invalidantes dont on nous rebat les oreilles dans les médias ?

Jean-Louis pour voltigeur

in Les Moutons Enragés

Sources : The Daily MailSlatePLoS OneMit News Via LePost

Big Brother réincarné dans des manches électroniques

C’est maintenant du grand n’importe quoi! Bientôt « big brother » pour savoir si vous ne pissez pas à côté de la cuvette?

Big Brother réincarné dans des manches électroniques dans Opinions time-recording-sleeves-fraunhofer-300x231La technologie est de plus en plus intégrée à notre quotidien, notre environnement de travail compris. On ne sait pas si le matériel que nous allons vous présenter tient de la dérive ou d’une aide. Ce sont des manches électroniques capables de surveiller la productivité des travailleurs.

Evidemment du point de vue de l’entreprise qui est à l’origine de la conception, il n’y a rien de mal dans cette nouveauté high-tech. Entrons un peu plus dans le détail, les manches en questions sont encore au stade de prototype, mais elles pourraient permettre aux patrons de surveiller et d’enregistrer littéralement tous les faits et gestes de leurs employés.

Le but est de mesurer individuellement l’efficacité de chaque ouvrier, pour cela chaque manche est dotée de trois boitiers de la taille d’une boîte d’allumettes. Des capteurs sont intégrés en leur sein et permettent de calculer chaque geste, angles, accélérations, positions effectués par le porteur.

time-recording-sleeves-fraunhofer dans Opinions

Ces données sont directement transmises à un ordinateur qui les analyse et annonce l’efficacité ou non d’un employé. C’est là toute la question, techniquement ce produit peut être utilisé pour améliorer l’ergonomie au travail, limiter les postures douloureuses, ou proposer des pauses au moment le plus propice pour l’employé.

A contrario, chaque geste sera noté dans une base de données, ainsi que chaque déplacement. La moindre petite baisse de régime sera notifiée, si beaucoup critiquent déjà le fait de devoir pointer, ces manches sont de véritables Big Brother. L’idée est bonne pour bonifier certaines conditions de travail cependant on voit déjà une myriade de dérives poindre à l’horizon.

Jean-Louis pour Benji

in Les moutons Enragés

Source: Gizmodo.fr

En bref… En bref… En bref…

Par ce qu’on ne peut pas tout mettre sur le blog, l’actu en bref vous en dit bien plus sans pour autant vous faire perdre votre temps. Bon, aujourd’hui je n’ai pas repéré grand chose, mais c’est déjà ça à se mettre sous la dent…

En bref… En bref… En bref… dans Opinions sheeptv

Argent et politique:

separateur dans Opinions

Écologie et environnement:

  • Total exonéré de 4,4 millions d’euros d’impôt: Et qui faut-il remercier? Les politiciens français dont David Habib, député socialiste qui pourrait très bien travailler dans le gouvernement Sarkozy puisqu’il avantage tout autant les grosses fortunes…
separateur

Actualité:

separateur

Big brother et sécurité:

Jean-Louis pour Benji

Mélenchon chez Libé

Diriez-vous que la lettre de François Hollande est un texte de gauche ?
Jean-Luc Mélenchon. C’est  une contribution à la campagne. Il pose son diagnostic. Mais quelles  conclusions tire-t-il des constats du dérèglement du capitalisme ?

Pour le coup, ce problème ne date pas de François Hollande…
Jean-Luc Mélenchon. Le  moment est donc peut-être venu de faire des bilans. Le mouvement  socialiste a vécu sur l’idée que la régulation suffirait à remettre le  capitalisme dans son lit. L’expérience montre le contraire. Et la  méthode mise en oeuvre par toute la social-démocratie européenne, à  laquelle François Hollande est personnellement très lié, a aggravé les choses. C’est une divergence entre nous qui n’a rien de personnelle. François Hollande  est sans doute un homme de gauche qui agit selon sa logique. J’en ai  une autre. Mais il faut qu’il admette la réalité d’un débat à gauche !

Il n’accepte toujours pas votre «offre publique de débat» …
Jean-Luc Mélenchon. Non.  Il est dans une vision très électoraliste et politicienne. Il pense que  ça se fera tout seul et se voit déjà comme le «prochain» président. Ses  arguments sont toujours les mêmes : le trouillomètre et le vote utile. François Hollande fait l’erreur de considérer Nicolas Sarkozy comme étant battu d’avance. Un peu comme Lionel Jospin avec Chirac…

Dans ce cas, pourquoi n’êtes-vous pas plus haut dans les sondages ?
Jean-Luc Mélenchon. Il  me reste beaucoup de travail à faire… Et les méthodes qui consistent,  pour le PS, à lâcher prise de tous les marqueurs de gauche créent un  trouble immense ! Quand on voit les principaux dirigeants socialistes  dire «la retraite, c’est perdu, l’adversaire a raison», cela nous donne  un travail gigantesque à accomplir pour remonter le terrain…

On vous sentirait presque abattu…
Jean-Luc Mélenchon. Nullement  ! Je suis le candidat de gauche, hors PS, avec le niveau d’intentions  de vote le plus élevé depuis les trois dernières élections. Notre  dispositif est déployé sur le terrain, j’ai réussi à rassembler tout le  monde, je suis sorti renforcé d’une primaire PS qui était censée  m’exterminer.

Après avoir dit qu’il était un «capitaine de pédalo», on vous sent plus gentil avec Hollande.
Jean-Luc Mélenchon. C’était un mot piquant et les socialistes en ont fait toute une histoire en me traitant d’«agent du cabinet noir de Nicolas Sarkozy»… Pourquoi ? Parce que François Hollande a fait le choix de creuser un fossé avec le Front de gauche pour justifier l’alliance avec M. Bayrou.  Et, en effet, il n’est pas possible avec nous de renoncer à la retraite  à 60 ans, à l’augmentation du Smic et du nombre de fonctionnaires dans  l’Education nationale… Ce sont des marqueurs pour nous. La gauche ne  se résume pas à la social-démocratie bégayante. Citez-moi d’ailleurs un  slogan qui améliore la vie des gens et que défend le Parti socialiste  ? Un seul ? On nous parle de vote utile mais ce qui fait le jeu de la  droite et de l’extrême droite aujourd’hui, c’est davantage ce qui se  passe dans le Pas-de-Calais, les Bouches-du-Rhône et l’Hérault que la  discussion politique honnête et digne que je pose sur la table.

Donc, si le PS ne bouge pas sur les retraites, il n’y aura pas de rapprochement possible dans l’entre deux tours ?
Jean-Luc Mélenchon. En effet. Je répète que je n’irai dans aucun autre gouvernement que celui que je dirigerai. Après, les partis politiques du Front de gauche, eux, s’exprimeront. Mais je préviens les socialistes : il n’y a pas de succès possible de la gauche sans le Front de gauche.  L’époque où les chefs disaient «il faut voter pour untel» est terminée  et le premier tour n’est pas une formalité. Sinon, quelle arrogance,  quelle suffisance ! Si le premier tour ne sert à rien, pourquoi  allons-nous voter ? Notre pays a besoin de débat. Nous ne voulons pas  d’une élection par défaut. Je ne m’y résigne pas.

Quelles sont les trois bonnes raisons de voter pour vous ?
Jean-Luc Mélenchon. Des  raisons concrètes. Le premier de tous les problèmes est le dérèglement  de l’écosystème. Ma réponse : la planification écologique. Deuxièmement,  on doit partager les richesses avec un salaire, un revenu maximum  limité et une augmentation du Smic à 1 700 euros. Si la gauche ne se bat  pas pour remonter les salaires des petites gens, je vous demande à quoi  on sert ! Troisième élément : une VIe République, avec la convocation  d’une Constituante. Tôt ou tard, les gens se mettront en mouvement pour  régler des choses de la vie quotidienne. Pour qu’il y ait des  instituteurs à l’école en face de leurs gosses. Parce que les trains ne  partent pas à l’heure… La révolution citoyenne viendra de cela.

Vous pensez que votre moment arrivera dans cette élection ?
Jean-Luc Mélenchon. Je  n’en ai pas le moindre doute. La révolution citoyenne aura lieu en  France du fait de cette élection présidentielle. Mais je ne crois pas  Sarkozy encore battu, même s’il a levé la digue entre lui et l’extrême  droite, provoquant un ralliement massif des milieux populaires de droite  au Front national.

Il y a aussi des gens qui se considèrent à gauche et qui votent FN aujourd’hui…
Jean-Luc Mélenchon. Une  minorité insignifiante. Je mets en garde contre la mode médiatique qui  consiste à assigner le peuple à résidence politique chez Mme Le Pen.  Elle ne représente pas les ouvriers : elle est contre la retraite à 60  ans, contre l’augmentation du Smic, contre le blocage des loyers… Elle  est contre tout ce qui répond à la vie quotidienne des ouvriers.

N’est-ce pas minimiser son potentiel ?
Jean-Luc Mélenchon. Non. Car, n’en déplaise à beaucoup de gens, le premier réseau de terrain au contact de la classe ouvrière, c’est le Front de gauche par ses syndicalistes engagés.

Justement, pour lutter contre la désindustrialisation, que proposez-vous ?
Jean-Luc Mélenchon. On  ne réindustrialisera le pays qu’avec une volonté planificatrice et en  tirant la leçon des saccages du productivisme. Le contraire de ce qui se  fait avec la TVA  sociale, ce pitoyable réchauffé de la même politique de l’offre :  diminuer le coût du travail, améliorer la performance technique, et  alors la ressource viendra s’allouer correctement… C’est de la magie !  Et puis il y a aussi une manière très simple d’empêcher les  délocalisations : pénaliser ceux qui ramènent des produits délocalisés  et mettre en place des visas environnementaux et sociaux aux frontières  de l’Union européenne, donner un droit de préemption aux salariés sur leur entreprise.

Etes-vous en 2012 le candidat du non de gauche à la Constitution européenne de 2005 ?
Jean-Luc Mélenchon. Sans  l’ombre d’un doute. Après, est-ce que cette référence sera assez forte  pour que ceux qui ont voté non en 2005 s’en souviennent ? C’est un  enjeu… Mais le hasard fait que le nouveau traité européen est pour le  mois de mars. Quelle est la conclusion de Hollande dans sa lettre sur  cette question ?

Il a dit qu’il renégocierait…
Jean-Luc Mélenchon. Mieux vaut  le rejeter ! Toutefois, c’est un bon début. Mais renégocier quoi ? Quels  points ? L’indépendance de la Banque centrale européenne ? C’est le  noeud gordien de la construction européenne. Quelle est la réponse de  Hollande là-dessus ? Il ne veut pas y toucher… Là, il y a un  désaccord. Un monde est fini. Les socialistes doivent le comprendre. Le  capitalisme agonise. Le monde politique européen aussi est fini. Ce qui  s’est passé en Amérique du Sud va arriver, ce n’est pas un produit  exotique.

Vous vous dites «davantage» candidat des socialistes que Hollande. Vous auriez aimé être celui du PS en fait…
Jean-Luc Mélenchon. Je  suis un des candidats socialistes de cette élection parce que ma  position parle aux socialistes. Et puis je lui ressemble plus que  Hollande [à Mitterrand, ndlr].  Parce que je suis le candidat unique de plusieurs forces de gauche, avec  les communistes. Et aucun candidat de gauche n’a été élu sans l’aide  des communistes. Jamais ! Enfin, davantage de choses sont incompatibles  avec l’identité socialiste dans les propositions de François Hollande que dans les miennes.

Jean-Louis pour Lilian Alemagna Marion Kremp et Paul Quinio.

in Le blog de JLM

La coopérative est l’avenir de l’entreprise

Ma tribune du Monde publiée vendredi 6 janvier.

Là où la SNCF puis Louis Dreyfus Armateurs (LDA) ont renoncé, des salariés de Seafrance imaginent investir leurs indemnités de licenciement pour remettre à flot les navires qui relient la France à l’Angleterre. A l’imprimerie Hélio-Corbeil, dans l’Essonne, on s’apprête à sauver une centaine d’emplois par la reprise de l’activité en société coopérative ouvrière de production (SCOP). Les salariés de Fralib (Unilever), qui fabriquaient le thé Lipton, planchent sur une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), qui permet d’associer salariés, collectivités publiques et entreprises privées. La coopérative se rêve, se discute, se construit.

L’idée de créer une société coopérative et participative apparaît de plus en plus comme une solution envisagée par les salariés d’entreprises menacées. Ce regain dit à la fois l’esprit de combativité qui résiste à l’air du temps, la soif de démocratie et l’envie de retrouver du sens à la production commune de richesses.

Je comprends que, à Seafrance et ailleurs, certains hésitent. Ces temps de chômage massif et de précarité ne sont pas les plus favorables pour l’élaboration de projets à long terme, ambitieux, collectifs, avec la prise de risque qu’ils comportent. Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n’est pas l’ami de l’initiative, ni individuelle ni collective.

L’insécurité régnante conforte le repli et la peur ; elle mine la créativité et la mobilité. Je comprends aussi que l’on puisse se demander si les salariés ont à porter seuls un tel poids financier. Je ne juge pas, je n’ai pas de conseils à donner à ces hommes et femmes qui jouent leur emploi, leur argent, leur avenir.

Chacun se demande certainement, au fond de lui-même, si cela en vaut la peine, si le pari peut être gagné. Ils doivent s’interroger : en sont-ils collectivement capables ? Pour investir six mois, un an ou deux de salaire, il faut avoir de solides arguments… Seuls les salariés sauront si le projet industriel et commercial vaut d’être porté.

Comme gérante d’une SCOP, qui fait vivre le mensuel Regards, je veux dire ma conviction que la mobilisation exceptionnelle d’énergie positive toujours suscitée par le projet puis la création d’une SCOP peut, dans bien des cas, constituer une véritable solution.

Un documentaire de Mariana Otero, Entre nos mains, sorti en juin 2010, en a porté témoignage : dans l’industrie textile, des femmes et quelques hommes se sont découvert le courage de porter un projet industriel pour sauver la production de sous-vêtements et leur emploi. Cette découverte d’une capacité à penser ensemble une affaire économique, une entreprise est une révélation. En ces temps où la dignité des travailleurs est si souvent mise à mal, l’idéal de la coopérative – un individu, une voix – est une bouffée d’oxygène. La coopérative est une forme ancienne de société, mais elle trouve aujourd’hui toute sa modernité.

Ce qu’elle met en jeu constitue, en ces temps de crise, une partie de la solution économique, industrielle et sociale. De plus en plus de salariés l’envisagent comme un recours quand leur entreprise est en difficulté ou quand se pose la question de la relève du patron historique – défi imminent pour des dizaines de milliers d’entreprises. Mais la SCOP n’est pas d’abord une solution pour faire face aux crises.

Des fleurons dans le secteur des services aux entreprises (Chèque Déjeuner), dans le secteur industriel (Acome), dans celui de l’ingénierie ou du bâtiment fonctionnent en SCOP, parfois depuis des décennies. Qu’on se le dise : la coopérative est souvent performante économiquement et solide dans la durée. Parce que le capital est majoritairement entre les mains des salariés, les SCOP ne se délocalisent pas. Parce que l’entreprise appartient aux salariés, ceux-ci vivent une expérience inédite, d’un grand intérêt pour eux-mêmes, ce qui donne du coeur à l’ouvrage.

Ce n’est pas un long fleuve tranquille, mais c’est autre chose que de se sentir un pion dans l’entreprise. Parce que chacun compte pour un et que l’avis de tous et toutes est entendu, la SCOP est une forme d’entreprise adaptée aux temps où l’imagination et le besoin d’entreprendre doivent être au plus haut. Quand il faut redéfinir les finalités d’une activité, construire les conditions de sa viabilité, on a absolument besoin de ce partage d’expérience et de responsabilité. La démocratie est le carburant des SCOP : c’est assez loin du fonctionnement traditionnel des entreprises “normales”.

Même si, au quotidien, ce partage de la décision n’est pas une sinécure, bute sur les inégalités de capital culturel, sur les rapports de domination en tous genres, c’est dans cette originalité que réside son intérêt, sa pertinence pour l’avenir. Il faut savoir se défaire des a priori sur ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Quand il faut inventer, réajuster ou redéfinir le projet de l’entreprise, la mobilisation des salariés est un atout inestimable. Coopérateurs, ils y sont incités.

Les SCOP se déploient dans le marché réel. Elles n’ont pas, à elles seules, les réponses à tous les dérèglements du néolibéralisme, de la financiarisation de l’économie, de la concurrence au mépris du bien commun.

Mais elles doivent faire partie d’une politique qui cherche une alternative aux désordres actuels. Car dans les SCOP s’éprouve un autre partage des pouvoirs, des richesses et des savoirs. Nous sommes très nombreux à être très fiers et pleins d’espoir devant l’audace de tous ces salariés qui osent le projet coopératif. Ils méritent notre solidarité et le soutien de la puissance publique.

Jean-Louis pour Clémentine Autain

in Le Monde

L’actualité de la crise : GUIGNOL EST DE RETOUR !

De rafistolage en rafistolage, le plan de sauvetage de la Grèce s’achemine vers son échec final. Selon le FMI, le PIB devrait chuter de 6 % cette année, le double de ce qui était prévu, ne laissant comme issues possibles que d’adopter de nouvelles mesures d’austérité, d’augmenter la décote de la dette grecque (alors que les négociations ne sont toujours pas conclues à son propos) ou bien d’amplifier l’aide financière directe. Toutes solutions qui coincent pour une raison ou pour une autre.

Avec ce plan, c’est toute une stratégie orientée vers le désendettement à marche forcée des États qui va sombrer, même s’il va être affirmé que la Grèce est le mouton noir de l’Europe et que la feuille de route n’est pas modifiée (faute d’en disposer d’une autre). Car cela reste une question de temps pour que l’Italie ou l’Espagne se trouvent dans l’obligation de se tourner vers l’Union européenne et le FMI pour refinancer leur dette, déclenchant dieu sait encore quelle improvisation de circonstance pour tenter d’y pourvoir. L’Espagne a repris une longueur d’avance, en attendant la suite.

“Quelques pays de l’Union européenne ont un problème de dette publique”, vient d’affirmer le président du Conseil italien, Mario Monti, réfutant contre toute évidence les difficultés des banques italiennes et particulièrement d’Unicredit, la principale d’entre elles. Le gouvernement espagnol a de son côté décidé de ne pas vider l’abcès en créant une bad bank, et de fonder ses espoirs sur la capacité des banques à progressivement maîtriser leur désendettement. Il n’est donc toujours pas question de sortir du cadre initial et de reformuler un diagnostic qui renvoie à l’impuissance.

Simultanément, la BCE enregistrait à nouveau un record de dépôts des banques dans ses coffres, faisant comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un simple grippage provisoire du marché interbancaire, ni même de mesures de précautions prises par les banques dans l’attente de leurs lourdes échéances du premier trimestre, qu’il va falloir honorer.

Celles-ci rencontrent des difficultés endémiques sur les marchés, et c’est dans les entrailles du système financier qu’il faut rechercher l’origine de cette perte de confiance jamais analysée car les causes sont dérangeantes. Comme si le désendettement n’était pas plus maîtrisé du côté privé que du côté public, et que l’édifice de la dette vacillait sur ses bases en raison de la tendance à la baisse de qualité d’une quantité de plus en plus grande des collatéraux apportés en garantie, ainsi que de la montée des risques de défaut en résultant. L’ensemble a tous les traits d’une implosion qui ne peut pas être reconnue.

La contraction de la dette est en train de se révéler beaucoup plus brutale que souhaitée, déjouant tous les calculs et les tentatives de la maîtriser. Elle se refuse à opérer la distinction sélective entre ses composantes publique et privée, celles-ci continuant à se contaminer réciproquement.

Les banques déposent également leurs fonds à la BCE pour les mettre à l’abri des soubresauts grecs à venir, aux conséquences incertaines. Les marchés ont en effet fait le tour de la question et savent qu’il ne peut désormais plus rien être attendu des gouvernements européens : la BCE est leur seul sauveur, mais celle-ci réserve ses bienfaits aux seules établissements financiers. Il est donné aux banques le temps qu’il est refusé aux États, une demi-mesure qui pèse.

Combien de temps ce blocage tiendra-t-il ? L’heure n’est pas encore venue de sa remise en question, qui n’interviendra qu’en tout dernier recours, si tel est le cas. Les bricolages se poursuivent donc. Le FESF (fonds européen de stabilité financière) étudie le renforcement des garanties qu’il pourrait consentir aux investisseurs non-européens, afin de les attirer, mais son mécanisme assurantiel réduira d’autant son effet levier et les fonds qu’il pourra lever. Le gouvernement britannique laisse entendre qu’il pourrait reconsidérer son refus de financer le FMI, un geste que pourrait également consentir le Japon. Le gouvernement allemand, enfin, envisagerait que le Mécanisme européen de stabilité (MES) soit doté en 2012 de la totalité de son capital (et non pas selon des tranches annuelles successives). Mais tout cela ne fait toujours pas le compte.

Faute de changer de politique, c’est le discours qui va évoluer. Les Allemands et les Français devraient proposer aux membres de l’Union européenne d’adopter des “initiatives de croissance”, mesures destinées à lutter contre la récession et à favoriser l’emploi, afin de ne pas s’en tenir à la seule discipline budgétaire et à la réduction des déficits. Sans toutefois s’appuyer sur des mesures de relance financière, mais en se contentant de préconiser des réformes structurelles

C’est du même niveau que la bataille engagée par Nicolas Sarkozy à propos de la taxation des transactions financières: beaucoup de vent, pas d’effet !

Jean-Louis pour François LECLERC

blog de Paul JORION 

12345

Le droit de savoir |
Lesenegalais |
Aurélien Brillant MIAMISSA |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RTI VERITES
| unsa-cprpsncf
| Parti Libéral Tunisien