Archive pour 12 janvier, 2012

France Télévision ferme ses blogs…

Voici le mail que j’ai reçu ce soir (18 H 23)

« Bonjour,

Vous disposez d’un blog sur la plateforme de France Télévisions et vous avez été nombreux à contribuer et enrichir les contenus du groupe par vos témoignages, posts et articles.
Malheureusement la solution de blogs utilisée par France Télévisions ne peut plus évoluer et va devoir fermer le 27 mars 2012. Votre blog restera disponible jusqu’à cette date et sera ensuite détruit.
Nous vous invitons dans ce délai de 2 mois à récupérer, par vous-même, si vous le souhaitez, l’ensemble des contenus de votre blog. Au delà les éléments seront supprimés.
Nous vous remercions de votre compréhension et restons à votre disposition pour répondre à l’ensemble de vos questions.

Bien cordialement
Le support client de France Télévisions »

Ah, les blogueurs, quelle engeance,

autant s’en passer !

Jean-Louis (ex-blogueur à France Télévision, encore blogueur chez Unblog (merci))

LIVRET A : LE TAUX N’AUGMENTERA PAS

Le Monde Livret A

Zut. Bernard Maris n’a pas réussi la mission que l’éconaute lui avait confiée lundi. L’économiste, chroniqueur sur France Inter, et à Charlie Hebdo sous le pseudo Oncle Bernard, siège depuis peu au conseil général de la Banque de France. A-t-il accepté ce poste pour l’argent et les honneurs, ou pour infiltrer l’institution et distiller sa vision antilibérale ? Pour en avoir le cœur net, l’éconaute lui soufflait une mission, celle de convaincre Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, de maintenir la hausse du taux de Livret A comme il se devait.

En effet, ce taux étant indexé sur l’inflation, il aurait dû passer, pour le premier semestre 2012, de 2,25 à 2,75%. Mais la Banque de France a eu cet argument qui laisse coi : « Compte tenu des perspectives de baisse de l’inflation, afin d’éviter une volatilité excessive du taux du livret A, Christian Noyer a décidé de déroger à la stricte application la formule de calcul en vigueur, ainsi que le règlement en prévoit la possibilité. » En clair : ça ne sert à rien d’augmenter le taux car dans six mois, c’est sûr, on va être obligé de le redescendre.

Le Canard enchaîné de cette semaine n’en revient pas et ironise : « Si l’on appliquait sa réponse aux marchés financiers, qui, eux, font varier les profits à la microseconde, refuser de le faire sous prétexte que la situation sera différente dans six mois, voilà qui les ferait sûrement rigoler. »

Cela dit, la déclaration de Noyer n’était qu’une recommandation, libre au ministère de l’économie de la suivre ou pas. Et que croyez-vous qu’il fit ? Il la suivit. Et tant pis pour les 38 millions de détenteurs de Livret A.

Jean-Louis (ancien Ecureuil) pour Anne-Sophie Jacques

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L’actualite de la crise : UN MONDE MERVEILLEUX

Le bouclage du nouveau plan de sauvetage de la Grèce se révèle plus problématique que prévu, alors qu’il se confirme de toute part que la participation des créanciers privés ne va pas diminuer de 100 milliards d’euros la dette grecque comme escompté. La faute en est a une finance toujours dérégulée et des hedge funds qui n’en font qu’a leur tête. Qui peut s’en plaindre ?

C’est en tout cas l’une des raisons pour lesquelles Christine Lagarde rue dans les brancards en poursuivant au nom du FMI une tournée destinée à convaincre les dirigeants européens de mettre davantage au pot pour combler la différence. Philippos Sahinidis, le ministre adjoint des finances grec a sans attendre annoncé la couleur, arguant également de la détérioration de la situation économique d’un pays qui pourrait finir par connaître une explosion sociale, à force de sacrifices toujours renouvelés et toujours insuffisants.

Fin connaisseur du langage d’église, Mario Monti a choisi un autre angle et un autre ton pour exprimer la même préoccupation. Il a mis en garde contre la montée dans son pays d’un sentiment anti-européen et anti-allemand, si ses partenaires ne lui accordaient pas « la reconnaissance et l’estime ». Des termes que l’on a l’habitude d’entendre du côté de Palerme, alors que l’on observe les Mafias du pays prospérant sur la crise grâce à leurs systèmes de prêt parallèles. « L’Union européenne ne montre aucune bienveillance, par exemple sous forme d’une baisse du taux d’intérêt », en vient-il à regretter, faisant implicitement appel à l’intervention de la BCE dans une interview à Die Welt.

Nicolas Sarkozy ayant trouvé un allié pouvant susurrer tout haut ce que lui doit se résigner à penser tout bas, c’est sur un autre terrain que s’est en attendant placé la bagarre. La dernière version en date du grand projet de pacte budgétaire arrondit en effet les angles sur les questions les plus controversées. L’inscription de la règle d’or dans la constitution n’est plus que « préférable », les sanctions automatiques en cas de défaillance le sont de moins en moins. Mario Monti continue de son côté d’enfoncer des clous en réclamant que soit exclu du calcul de la dette les investissements.

Une question en amenant une autre, celle de la croissance revient, alors que l’OCDE confirme par ses prévisions la récession économique générale à l’Europe qui s’annonce et qu’un ministre belge annonce quinze ans à venir de récession, si la politique actuelle est poursuivie.

Mais nos sous-préfets sont aux champs et gèrent la crise européenne comme s’il s’agissait du montage d’un parquet de bal. Pourtant, plus l’on s’approche du mur de la dette qu’il va falloir franchir cette année, plus celui-ci semble élevé. Et le pari reposant sur la capacité des banques et des États à le franchir relève de l’incantation. Les commentateurs soulignent la baisse des taux obligataires intervenus ce matin à l’occasion des émissions espagnole et italienne, en omettant de souligner qu’aux niveaux où ils restent inscrits le poids financier de la dette va encore augmenter, en dépit de tous les efforts de rigueur.

Les banques ne sont pas mieux loties, à observer comment Commerzbank, le second établissement allemand, continue péniblement à réunir de toutes les manières disponibles des fonds pour répondre aux exigences de renforcement de ses fonds propres, afin d’éviter que l’État, déjà présent à hauteur de 25 % de son capital, ne continue d’y monter et même de devenir majoritaire.

En attendant, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, enfonce une porte ouverte en réclamant le renforcement du pare-feu financier, qui devrait sans attendre la dernière minute, comme à chaque fois, conforter les finances des pays qui menacent de tomber dans le trou. Mais prioritairement, il va falloir déjà régler le douloureux cas grec !

Pour couper court à toute velléité de l’impliquer dans les négociations sur la restructuration de la dette grecque, la BCE vient de faire savoir par la bouche de son vice-président Vitor Constâncio qu’elle ne pouvait pas l’être, puisqu’elles concernent le secteur privé. Mario Draghi, son président, a ensuite tiré la conclusion logique de cette défausse en appelant le gouvernement grec à « agir à nouveau sur le plan budgétaire, mettre en œuvre ses réformes structurelles, avancer sur le front de la consolidation ». L’exigence de faire participer le secteur privé à la restructuration des finances grecques, quoique « compréhensible », « a des conséquences sérieuses et non-intentionnelles, avec lesquelles nous devons vivre maintenant », a-t-il déploré, en reportant les conséquences sur les Grecs. « Tout le monde s’est rendu compte que nous ne voulions pas de participation du secteur privé à l’avenir » a conclu Mario Draghi…

À l’initiative par rapport à ses collègues embourbés dans la faillite de leur propre stratégie, Mario Monti proclame que « L’Italie doit jouer un rôle actif pour aider l’Europe à reprendre le chemin de la croissance et de la stabilité », mais comment propose-t-il de s’y prendre, dans ce contexte de disette financière ? Il se fixe trois objectifs : « Assurer l’intégrité du cadre institutionnel de l’UE, éviter que l’on introduise des critères plus rigides [de discipline budgétaire] et des sanctions ultérieures, contrebalancer les normes sur l’assainissement par des règles en faveur de la croissance et la compétitivité ». Ces dernières règles ne sont pas précisées mais reposent sur les fameuses réformes structurelles qui trouvent leur inspiration dans le programme libéral, car Mario Monti prétend relancer la croissance sans augmenter la dépense publique.

Le monde de la finance ne l’a pas attendu pour se libérer des carcans que l’on voudrait lui faire porter, et dont Mario Monti veut soulager économie de leur poids. La banque suisse UBS vient en effet de proposer à sa clientèle choisie de hedge funds un nouveau produit financier qui permet de s’affranchir de l’interdiction de la vente à découvert nue, là où elle est en vigueur, et de continuer ainsi ses fructueux paris. Permettant un contournement de la loi et préfigurant ce qui pourra être fait si une taxe sur les transactions financières devait être instituée par certains pays.

Jean-Louis pour François LECLERC

blog de Paul JORION 

Occupation des agences Pôle Emploi le mardi 17 janvier 2012

Mouvement d’occupation des agences Pôle Emploi le mardi 17 janvier 2012. Occupation par les chômeurs et précaires, tout le monde peux venir en aide !

Le gouvernement se refuse à répondre positivement au mouvement des chômeurs et précaires. Gérer l’exclusion ce n’est pas la combattre. Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser. Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de gagner des droits sociaux pour tou-te-s dépend de chacun d’entre nous.

« Date de la fin de l’évènement indéterminé ! » « On occupera jusqu’à obtenir gain de cause ! »

L’occupation de Pôle Emploi c’est le 17 janvier. Après la coordination nationale, « nous » expliquerons où en sont les occupations, et quelles sont les prochains temps forts.

la Coordination nationale de Occupons Pôle Emploi.

Jean-Louis pour france@fruncut.org

NB : Je re-publie cet article tous les jours jusqu’au 17 janvier

Monti évite “la catastrophe collective”

La démission, lundi, du secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil Carlo Malinconico, accusé d’avoir séjourné dans un hôtel aux frais de deux entrepreneurs aujourd’hui visés par une enquête pour corruption, a fait l’objet de plusieurs éditoriaux de la presse italienne.

« Un de moins, se réjouit Il Giornalemais ça ne suffit pas ». Pour le quotidien de la famille Berlusconi, cette démission et les deux mois au pouvoir de Mario Monti prouvent que :

Premièrement, il n’est pas vrai que le gouvernement de ‘techniciens’ [de Mario Monti] offrent plus de garanties d’éthique et de transparence que le gouvernement de ‘politiciens’ [de Berlusconi]. Deuxièmement, il n’est pas vrai que l’attaque spéculative dont l’Italie a été victime était due à la faiblesse du gouvernement Berlusconi. »

Et le journal de rappeler que malgré les mesures de rigueur instaurées par le gouvernement Monti, l’agence Fitch menace de dégrader de nouveau la note de la dette italienne.

Pour le quotidien économique Il Sole 24Ore :

De l’épilogue de l’affaire Malinconico, on peut retenir deux leçons. La première est que l’on n’a pas besoin d’appartenir au monde des castes politiques pour commettre de graves erreurs de comportement : dans le cas du secrétaire d’Etat, le défaut d’éthique a été inacceptable pour la ligne de conduite que le gouvernement Monti s’est fixé.

C’est un accident de parcours, sans conséquence pour l’exécutif, mais qui laisse tout de même un goût amer : quelque chose, de toute évidence, n’a pas fonctionné dans les critères basés sur les techniques. Ce n’est pas de la politique, mais de la bureaucratie ».

Toutefois, écrit Il Sole, en réagissant « sans hésitation” et avec “une grande rapidité”, ” Mario Monti [le secrétaire d'Etat a remis sa démission après un long entretien avec le chef du gouvernement] a eu les réflexes dignes d’un homme politique et toute hésitation de sa part aurait transformé un cas personnel en catastrophe collective”.

Jean-Louis pour Presseurop

ITALIE : DÉMISSION D’UN MINISTRE SOUPÇONNÉ DE CORRUPTION

 

 

Premier scandale pour le nouveau gouvernement de Mario Monti : un de ses ministres, Carlo Malinconico, a dû démissionner après avoir reconnu qu’il n’avait pas payé des séjours dans un hotel de luxe en Toscane, alors qu’il était membre d’un précédent gouvernement.
Sous-secrétaire d’Etat à l’Information, Malinconico a reconnu avoir séjourné en 2007 et 2008 dans l’hotel de luxe Il Pellicano sans payer, alors qu’il faisait partie du gouvernement de Romano Prodi. Malconico dit ignorer qui a payé ses notes, d’un montant de 19 780 euros. Mais la presse a révélé que c’était un patron du bâtiment, lié à un officiel chargé des travaux publics. Les deux hommes ont été arrêtés et sont soupçonnés de corruption.Ce scandale est largement exploité par Il Giornale, le quotidien de la famille Berlusconi, qui fait ses gros titres sur le sujet depuis le début de la semaine.Malinconico a annoncé sa démission hier. Réaction du quotidien : « Il y en a un dehors, mais cela ne suffit pas. »
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Dans son édition d’hier (ci-dessous à gauche), Il Giornale publiait la transcription de conversations téléphoniques entre l’homme d’affaires du BTP et Malinconico, prouvant qu’ils étaient très proches. La veille déjà, Il Giornaledemandait à la Une la démission de Malinconico à cause de ses « vacances payées ».

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Jean-Louis pour Gilles Klein

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SARKOZY : ROUGE

Aujourd’hui 11 janvier 2012, Libération publie cette photo illustrant l’affaire Bettencourt et la possible implication de Nicolas Sarkozy :

SARKOZY : ROUGE dans Opinions original.44830.demi
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <

Photo © Laurent Troude

Une photo teintée de rouge. Pourquoi celle-ci et pas une autre, une autre qui aurait une dominante bleue, violette, jaune, ou verte et orange ?

Parce que « Le rouge (…) est une couleur orgueilleuse, pétrie d’ambitions et assoiffée de pouvoir, une couleur qui veut se faire voir et qui est bien décidée à en imposer à toutes les autres« , écrit Michel Pastoureau dans Le petit livre des couleurs.

L’orgueil, l’ambition, le pouvoir, qui veut se faire bien voir, qui est bien décidé à en imposer à tous les autres : ça ne vous rappelle personne ?

Mais la couleur rouge a deux faces :

Si « Le rouge feu, c’est la vie, l’Esprit saint de la Pentecôte, les langues de feu régénératrices qui descendent sur les apôtres« …

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Pentecôte par Duccio di Buoninsegna, 1308-1311

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> Cliquez sur l’image pour un gros plan <

Pentecôte par Hans Multscher, 1437
(ici point de flammes, mais des apôtres vêtus de rouge)

… « c’est aussi la mort, l’enfer, les flammes de Satan qui consument et anéantissent » :

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Panneau de droite du Triptyque du Jugement dernier
par Hans Memling, 1467-1471

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Panneau de droite du Triptyque du Chariot de foin
par Jérôme Bosch, vers 1500-1502
Un titre, illustré par une photo à dominante rouge, nous dit par-delà les mots la conclusion souhaitée par Libération.

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Photo © Laurent Troude
À lire :
Le petit livre des couleurs
par Michel Pastoureau et Dominique Simonnet,
collection Points Seuil.

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L’occasion de lire aussi (et surtout !) ma chronique intitulée L’homme qui tombe.

Jean-Louis pour Alain Korkos

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FREE MOBILE : SFR, ORANGE ET BOUYGUES ATTAQUÉS SUR FACEBOOK

Après l’annonce hier du lancement de l’offre Free mobile, les pages Facebook des trois grands opérateurs téléphoniques SFROrangeet Bouygues ont été assaillies de commentaires désobligeants.

Les internautes mécontents ont vivement critiqué les offres des opérateurs historiques, les qualifiant de« voleurs » et se considérant comme des « pigeons ». Certains utilisateurs en ont profité pour vanter l’offre de Free, et menacer de changer d’opérateur.

Les plus aimables se sont fendus de conseils pour leur fournisseurs: « SFR faites une offre le plus rapidement possible! sinon vous perdrez tous vos clients! », en ne manquant pas de faire jouer la concurrence:  »pour info votre concurrent BT va donner conférence de presse le 24/01 avec je pense des annonces? il faudrait peut être que sfr réagisse et fasse de même! »

SFR: « voleurs », « arnaque » picto

FREE MOBILE : SFR, ORANGE ET BOUYGUES ATTAQUÉS SUR FACEBOOK dans Opinions original.44840.demi
original.44843.demi dans Opinions D’autres commentaires ont préféré railler les trois opérateurs, en imaginant l’ambiance qui devait régner dans leurs locaux, en ce jour de gloire de Free :« Alors, cette réunion de crise, ça donne quoi? »

Les « community managers » responsables de la page SFR ont tenté de calmer le jeu en fin d’après-midi, avec ce message: « Bonjour à tous, Nous avons, comme vous, suivi l’actualité du jour. Nous vous proposons de répondre à vos questions dans les meilleurs délais. » Résultat: près de 2400 commentaires, de plaintes et d’insultes, principalement.

 

picto Chez Orange, « au revoir forfait à 50 euros »

Il semble que le service téléphonique de conseil à la clientèle ait lui aussi été surchargé chez Bouygues

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Ce matin, Bouygues publiait une réponse à ses clients intitulée « Non, vous n’êtes pas des pigeons. » Leurs arguments: un rappel des points flous dans l’offre de Free, concernant par exemple le prix des mobiles, et la défense de la qualité de leurs services: « Une offre ce n’est pas juste un prix, c’est également un ensemble de services, [...] Bouygues Telecom ce sont avant tout ses 9.200 collaborateurs en France, formés, entraînés, fidélisés [...] Croyez-le, ces 9.200 hommes et femmes se sentent aussi insultés que vous par ce qui a été dit hier. »

Quelle prouesse de Free a déclenché un tel lynchage virtuel ? Retrouvez notre analyse du grand show de Xavier Niel…

Jean-Louis pour la Rédaction d’@rrêt sur images

ACCOYER, MORANO DU JOUR

On parle toujours de Morano. C’est injuste. Cela doit faire des jaloux. Il existe, dans l’ombre, de nombreux Morano de rechange. Les bonnes volontés moranoïdes sont innombrables, et trop souvent sous-exploitées. La preuve: le Morano du jour s’appelle Accoyer, Bernard, président de l’Assemblée Nationale. A cent jours du premier tour, Accoyer n’existait pas. Invisible sur les écrans radar. Eu égard à ses hautes fonctions, c’était intolérable. Le pays grondait: mais que fait Accoyer ? Mais que pense Accoyer ? Mais pourquoi, en ces temps troublés, n’entend-on pas sa voix puissante ?

Donc, Accoyer parle de « guerre », en cas de victoire de Hollande. « Ne nous y trompons pas: si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre » déclare-t-il exactement lors de ses voeux à la presse (car Accoyer, lui aussi, a présenté ses « voeux ». Pourquoi chacun aurait-il le droit de régaler les journalistes accrédités, et pas lui ?) Résultat éclatant: dans les radios du matin, il n’est question que d’Accoyer, sa guerre et ses voeux. Aphatie appâté invite Accoyer, et le bombarde de sermons aphatesques. Franchement, là, n’êtes-vous pas allé trop loin ? Ne regrettez-vous pas ? Patrick Cohen demande à Bayrou de réagir à Accoyer. La guerre d’Accoyer est le café du matin, le socle sur lequel on va bien attaquer la journée.

Accessoirement, quelques minutes plus tard, on apprend que Bayrou est opposé à la suppression duquotient familial. Avec les mêmes arguments, exactement, que l’UMP accusant Hollande de vouloir tuer les petits enfants. Au moins, cela clarifie les choses. C’est inimaginable, combien cette affaire du quotient familial aura fait, pour tracer aux yeux de ceux qui veulent bien voir, une ligne de partage, au-delà de ce qu’imaginent tous ceux qui se prononcent sur la question. Si j’étais taquin, et que je voulais animer un peu nos forums, je dirais que ce débat resuscite la vieille, la très vieille ligne de partage, entre ceux qui demandent un peu de justice ici-bas, et ceux qui estiment que la chose, somme toute, peut bien attendre le jugement dernier.

ACCOYER, MORANO DU JOUR dans Opinions original.44861.plein

 

Jean-Louis pour  Daniel Schneidermann

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SARKOZY, LES BONS ET LES MAUVAIS JOURNALISTES

Y a-t-il des bons et des mauvais journalistes ? C’est la question posée par la blogueuse Aliocha, après l’hommage rendu par Nicolas Sarkozy à Gilles Jacquier, le journaliste de France 2 tué hier en Syrie. Le président a salué un professionnel qui « ne faisait que son métier ». Mais il n’avait pas du tout eu la même réaction lorsque deux journalistes de France 3 avaient été enlevés en Afghanistan.

Le communiqué présidentiel souligne que Jacquier « ne faisait que son métier de journaliste en couvrant les évènements violents qui ont lieu actuellement en Syrie du fait de la répression inacceptable exercée par le régime contre la population«  et que des hommes comme lui « font honneur à leur métier, à notre télévision publique et à la France ». 

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Un hommage qui fait douter Aliocha : « Monsieur le Président, puis-je me permettre de vous rappeler vos propos lorsque deux journalistes de France 3 ont été pris en otage par les talibans, voici plus de deux ans ? Vous ne trouviez alors pas de mots assez durs pour critiquer le comportement de ces « chasseurs de scoop ». (…)J’observe que dans un cas, les journalistes voulaient s’émanciper de la communication officielle de notre armée, honte sur eux !  tandis que dans l’autre, notre confrère,  en reportage officiellement autorisé par Damas, arrivait à point nommé pour vous donner l’occasion de stigmatiser un régime qu’il vous semble utile de dénoncer dans le cadre de votre campagne.«  

Jean-Louis pour Gilles Klein

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