Archive pour 13 janvier, 2012

Vendredi 13 la note de la France se dégrade

Carte postale de Paris

Jean-Louis pour Jean-Daniel Magnin

La mafia, première banque d’Italie

L’ONG italienne Sos Impresa, qui lutte contre le racket dont sont victimes les PME italiennes dans la péninsule, vient de publier un rapport sur l’emprise qu’exercent les différentes organisations mafieuses – telles que Cosa Nostra en Sicile, la Camorra en Campanie ou encore la ‘ndrangheta en Calabre – sur les entrepreneurs italiens.“Le Mani della criminalità sulle imprese”  (« Les mains de la criminalité sur les entreprises ») explique que la mafia est devenue officieusement la première banque italienne.

Selon le rapport, ces organisations, via le racket des entreprises ou des commerces, ont réalisé “des profits à hauteur de 100 milliards d’euros”, soit environ 7% du PIB italien, et possèdent “environ 65 milliards d’euros en liquidités”.

Dans le contexte actuel de crise, poursuit le rapport,

La mafia est la seule entité économique et entrepreneuriale à pouvoir faire des investissements. La crise contribue au passage où lemafioso intervient pour soutenir celui qui a besoin d’argent pour continuer son activité, commerçants ou entrepreneurs qui ont besoin de sommes importantes pour de pas être déconnectés du marché ou pour ne pas perdre leurs emplois. C’est sur ce double aspect que l’usure est dans l’intérêt du mafioso : offrir un service fonctionnel, pour augmenter le consensus social, pour continuer à affirmer une politique de souveraineté dans les lieux où il sévit.

Dans une interview donnée à l’hebdomadaire italien Panorama, le procureur anti-mafia, Antonio Ingroia ne s’étonne guère des résultats présentés dans le rapport de l’ONG : « Le fait que la Mafia possède des capitaux financiers n’est vraiment pas nouveau.”

La mafia, selon le procureur révêt depuis plusieurs années, l’habit du banquier :

L’aspect qui doit être pris en compte est que ces dernières années, on assiste à un augmentation du blanchissement de l’argent sale à l’intérieur des activités entrepreneuriales, à savoir le recours toujours plus fréquent des entrepreneurs qui sont étranglés par les dettes, au financement des mafiosi.

Ceci est survenu avec les réductions de prêts via les canaux bancaires. Cela est arrivé dans le Nord comme le Sud, sans distinction. Les mafiosi sont devenus pour les entrepreneurs les nouvelles banques.

Jean-Louis pour Presseurop

UMP / AAA : PERSIFLAGES SUR TWITTER

L’AFP l’a annoncé cet après-midi: la France devait perdre son triple A, ce vendredi soir, dans le classement de Standard & Poor’s. L’occasion pour certains utilisateurs de Twitter de rappeler avec humour les déclarations de l’UMP, qui accordait tant d’importance à cette note, et promettait sa perte en cas de victoire… du PS.

C’était un argument phare de l’UMP: l’arrivée des socialistes au pouvoir provoquerait un déclassement de la France par les agences de notation. Le parti gouvernmental se disait seul capable de préserver la note française. Mais la réalité vient de contredire ces déclarations.

Le journaliste du Monde Samuel Laurent se souvient de la remarque d’Alain Minc, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, qualifiant la note de « trésor national » dans une interview au Figaro. Le responsable web du PS, Valério Motta, rappelle que cet été Valérie Pécresse, ministre du Budget, nous assurait sur TF1 de la stabilité de la note française.

UMP / AAA : PERSIFLAGES SUR TWITTER dans Opinions original.44932.demi
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <
original.44931.demi dans Opinions
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <

Le compte Twitter elu_local rappelle les déclarations de Nadine Morano et de François Fillon, qui annonçaient « la ruine », en cas de victoire socialiste et de perte de triple A:

original.44928.demi
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <
original.44929.demi
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <

Cet argument était risqué: le journaliste Alexandre Lemarié l’avait prévenu dans un article du Monde.fr intitulé« Hollande et la perte du triple A : l’argument risqué de l’UMP ». Sur Twitter, il ironise« Je vais ptetre republier mon papier ».

original.44930.demi
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <

Le triple A perdu ? L’occasion de relire ou de revoir nos meilleures publications sur le sujet. Cette émission sur les agences de notation et cet article sur tout ce qu’il faut savoir sur la dette publique. Et si la dégradation d’un pays n’était pas si catastrophique ? C’est la question que posait Le Monde il y a quelque semaines.


Jean-Louis pour  Julie Mangematin

in @rrêt sur images

Occupation des agences Pôle Emploi le mardi 17 janvier 2012

Mouvement d’occupation des agences Pôle Emploi le mardi 17 janvier 2012. Occupation par les chômeurs et précaires, tout le monde peux venir en aide !

Le gouvernement se refuse à répondre positivement au mouvement des chômeurs et précaires. Gérer l’exclusion ce n’est pas la combattre. Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser. Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de gagner des droits sociaux pour tou-te-s dépend de chacun d’entre nous.

« Date de la fin de l’évènement indéterminé ! » « On occupera jusqu’à obtenir gain de cause ! »

L’occupation de Pôle Emploi c’est le 17 janvier. Après la coordination nationale, « nous » expliquerons où en sont les occupations, et quelles sont les prochains temps forts.

la Coordination nationale de Occupons Pôle Emploi.

Jean-Louis pour france@fruncut.org

NB : Je re-publie cet article tous les jours jusqu’au 17 janvier

Contre le discours dominant sur la dette publique

Il y a deux manières de raconter ce qui se passe en Europe. Selon le storytelling dominant, nous avons trop dépensé. Experts et éditorialistes devisent sur la France qui, comme les autres pays dépensiers, « vit depuis plus de trente ans à crédit ». L’enjeu pour la gauche serait seulement de « donner du sens à la rigueur » en attendant de « relancer la croissance ».

Ce scénario semble aussi évident que l’air que nous respirons. Il est pourtant contraire aux principaux chiffres officiels, et une narration alternative apparaît mieux fondée. Ainsi selon le rapport sur « La dépense publique et son évolution », publié par Bercy, la part des dépenses publiques dans le PIB français est passée de 52,8 % dans les années 1990 à… 52,9 % dans les années 2000.

Si les déficits et la dette ont flambé, ce n’est pas du fait d’une envolée des dépenses, mais à cause d’une réduction des recettes. Le manque à gagner annuel dû aux exonérations et baisses d’impôts consenties dans les années 2000 est chiffré par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du budget, à plus de 100 milliards d’euros. Et la crise financière a provoqué une chute brutale des recettes publiques déjà érodées par cette contre-révolution fiscale. Cette dette est celle de la finance et du néolibéralisme, pas des assurés sociaux ni des citoyens.

Deux narrations aussi contradictoires de l’histoire de la dette publique déterminent deux réponses antagoniques. Selon l’histoire officielle, une cure sévère d’amaigrissement budgétaire s’impose, sans débat autre que sur les modalités, pour que la France restaure ses finances publiques et que ses entreprises redeviennent compétitives. Dans la narration alternative, à l’inverse, la clé de la situation réside dans une réforme fiscale redistributive, couplée à une cure amaigrissante et une mise sous tutelle… du secteur financier.

En outre, la réforme fiscale, qui permet de réduire le déficit courant, n’épongera pas la dette : les intérêts versés en 2011 aux rentiers – ceux-là mêmes qui ont bénéficié des baisses d’impôts – se montent à 50 milliards d’euros, avant même la prochaine perte du triple A et de probables hausses des taux exigées par les marchés.

Pour alléger ce fardeau, préserver les services publics et la protection sociale, et enclencher une transition écologique, le débat démocratique devra déterminer si une part de cette dette est illégitime, c’est-à-dire contractée au nom d’arguments infondés et au bénéfice d’intérêts particuliers et, le cas échéant, décider un défaut sur cette partie de la dette. Les Etats devront à l’avenir se financer ailleurs qu’auprès des seuls marchés financiers, comme ils le faisaient jusqu’au début des années 1980 : faute de quoi ils ne pourront plus prétendre à aucune souveraineté.

Ils devront également prendre acte que cette crise est aussi celle d’un modèle de croissance insoutenable, et réorienter les investissements publics vers des programmes écologiquement plus sobres et plus riches en emplois, au lieu de grands projets productivistes, coûteux et obsolètes.

Mais si la narration critique a pour elle la vraisemblance du diagnostic, elle se heurte aux « évidences » martelées, et la nécessaire radicalité des réponses qu’elle appelle peut inquiéter. C’est pourquoi un appel pour un « audit citoyen de la dette publique » a été lancé mi-octobre 2011 par des personnalités et nombre d’organisations syndicales, associatives et politiques, rejoints depuis par plus de 50 000 citoyens (Audit-citoyen.org).

Des collectifs locaux se créent dans de nombreuses localités pour proposer aux citoyens de s’emparer de ce débat. Ces initiatives n’ont pas encore intéressé les médias, mais veulent susciter dans les profondeurs de la société un débat de la même intensité que celui qui a précédé le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.

Car les questions alors débattues se posent avec une tout autre acuité, à l’heure où le tsunami de l’austérité arrive d’Europe méridionale. Les réformes institutionnelles adoptées depuis un an, et parachevées par le « traité intergouvernemental à Vingt-Six » décidé au sommet européen de décembre, ne font que radicaliser une logique de répression budgétaire et de soumission aux marchés financiers, dont la crise manifeste pourtant l’échec patent. Alors que le navire de Maastricht s’est déchiré sur les récifs de la crise financière, les capitaines s’épuisent à coller des rustines sur les débris qui flottent.

Une idée a servi de clé de voûte à l’architecture européenne depuis Maastricht : les marchés sont plus intelligents que les gouvernements et les électeurs. Concurrence fiscale et sociale au sein d’un marché libre et non faussé ; réduction des recettes publiques pour augmenter la compétitivité ; obligation faite aux Etats, en cas de déficits, de se financer sur les marchés ; interdiction faite aux Etats de s’entraider financièrement… : la zone euro a été conçue pour éliminer les politiques économiques volontaristes et placer les Etats sous le pilotage automatique des marchés. La tentative désespérée de sauver cette architecture aux principes obsolètes ne peut qu’échouer, fût-ce avec des eurobonds (des titres communs pour mutualiser la dette des pays de la zone euro) qui resteront soumis au jugement et donc aux critères de « bonne gestion » des marchés.

L’échec programmé de ce sauvetage peut déboucher dans les années à venir sur un éclatement de l’euro et un déferlement des courants nationalistes, autoritaires et xénophobes qui travaillent les sociétés européennes. Mais le pire n’est pas certain. Les aspirations démocratiques, elles aussi, sont très vivaces en Europe, notamment dans la jeunesse, comme le montre l’essor des mouvements « indignés » dans les pays du Sud, jusqu’ici les plus touchés par la crise sociale et démocratique.

La nomination d’anciens dirigeants de Goldman Sachs comme chefs de gouvernement en Grèce et en Italie, ministre des finances en Espagne ou président de la Banque centrale européenne, ne passe pas. Pas plus que les cris d’orfraie devant l’éventualité d’un référendum, en Grèce ou ailleurs. Les citoyens ne veulent plus être « des jouets dans les mains des banques et des politiciens », comme disent les « indignés » espagnols. Ils veulent pouvoir peser sur leur avenir, faire des projets pour leurs enfants, stopper les dégradations sociales et écologiques qui les indignent.

Face à la surdité des élites, une insurrection démocratique est nécessaire en Europe comme d’ailleurs aux Etats-Unis, dans le monde arabe, en Russie… Il s’agit de refonder la démocratie dans le champ politique, par un recours intense aux mécanismes de la démocratie directe (initiatives citoyennes, référendums révocatoires…) et de la démocratie délibérative (conférences citoyennes, deuxième Chambre tirée au sort…).

Il s’agit aussi de l’élargir au champ économique, à commencer par le système bancaire, dont le sauvetage imminent par les deniers publics doit être l’occasion de le placer sous le contrôle non pas des fonctionnaires de Bercy ou de Bruxelles, mais de la société civile. L’horizon semble bouché par leur dette : dégageons-le en réinventant notre démocratie.

Attac organise, en partenariat avec Mediapart, la journée de débats « Leur dette, notre démocratie« , le dimanche 15 janvier, à l’Espace Reuilly (Paris 12e).
Jean-Louis pour :

Geneviève Azam, économiste, membre du conseil scientifique d’Attac ;

Etienne Balibar, philosophe ;

Thomas Coutrot, économiste, coprésident d’Attac ;

Dominique Méda, sociologue ;

Yves Sintomer, politologue.

 


 

Pour rejoindre Attac : http://www.france.attac.org/adherer

La justice craque, Sarkozy plastronne devant les « Hautes juridictions » bien au chaud à l’Elysée!

Aujourd’hui, le Président de la République, contrairement à la coutume qui voulait que le Chef de l’Etat se déplace à la Cour de cassation pour y présenter ses voeux à l’ensemble des personnels de la justice, a convié les « Hautes juridictions » à l’Elysée. Au-delà de cet intitulé énigmatique, le changement de protocole ne sont pas anodins. Les soutiers de la justice (fonctionnaires, magistrats, éducateurs, personnels techniques, personnels pénitentiaires …) qui, au prix d’un dévouement souvent exceptionnel, tentent de pallier quotidiennement la pénurie de moyens apprécieront.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy n’a pas de quoi être fier de son bilan et on comprend qu’il ne prenne pas le risque de rencontrer ces personnels que son action laisse exaspérés et en plein désarroi.

En cinq ans, dans la droite ligne de son action précédente en tant que ministre de l’intérieur, l’actuel Président de la République aura considérablement abîmé l’institution judiciaire dans ses principes et dans son fonctionnement.

Dans ses principes :

- En appelant, dès le début de son quinquennat, devant l’université d’été du MEDEF en août 2007, à une « dépénalisation du droit des affaires » en même temps qu’il prônait une « tolérance zéro » pour la délinquance de droit commun, faisant ainsi de l’impunité d’un petit nombre de privilégiés et de la pénalisation à outrance de tous les autres sa ligne directrice,

- En n’ayant de cesse de détruire les spécificités de la justice des mineurs édictés par le Conseil national de la résistance,

- En faisant de l’emprisonnement et de l’enfermement des mineurs comme des majeurs une panacée, faisant atteindre à notre pays un nombre de détenus inégalé depuis 1945 (en hausse de 28% depuis 2002), au détriment des objectifs de réinsertion et d’éducation,

- En s’en prenant personnellement aux magistrats et aux fonctionnaires de justice, les rendant responsables des faits divers les plus sordides,

- En nommant à des postes-clés du parquet des proches du pouvoir, contournant souvent pour cela les avis négatifs du Conseil supérieur de la magistrature, ce qui fait planer un soupçon de dépendance de l’ensemble de la justice par rapport au pouvoir exécutif,

- En jouant sur les peurs, créant un amalgame permanent entre malades mentaux et dangerosité,

- En étendant de manière continue le champ de la répression, de la surveillance et du fichage, devenus des armes contre des centaines de milliers de militant-e-s associatifs ou syndicaux.

Dans son fonctionnement :

- En l’éloignant des citoyen-ne-s par la suppression de plus de 200 juridictions, essentiellement de tribunaux d’instance traitant des litiges cruciaux pour les plus vulnérables (tutelles, surendettement, prud’hommes,…),

- En rendant son accès plus onéreux par l’instauration d’une taxe de 35 euros pour tous les litiges civils et prud’hommaux et en rognant sur l’aide juridictionnelle,

- En asphyxiant une institution déjà parent pauvre de la République par une pénurie budgétaire et des suppressions d’emplois, tout spécialement en ce qui concerne l’accès au droit, la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et les budgets de fonctionnement des tribunaux.

Témoins de l’exaspération et du désarroi régnant dans l’institution judiciaire, la conférence nationale des procureurs de la République le 8 décembre 2011 puis celle des présidents de tribunaux le 6 janvier 2012 se sont, de manière inédite, exprimé sans détour. Les premiers pour appeler à la « restauration de l’image de leur fonction, gravement altérée auprès de nos concitoyens par le soupçon de leur dépendance à l’égard du pouvoir exécutif » et ont alerté « solennellement le législateur, le gouvernement, ainsi que l’ensemble de leurs concitoyens sur la gravité d’une situation qui ne leur permettra plus d’accomplir sérieusement leurs missions, s’il n’y est pas d’urgence remédié par une réforme de leur statut, une stabilisation normative, et l’affectation de moyens humains, matériels et financiers ». Les seconds de commencer par qualifier l’année 2011 comme « éprouvante » « qui restera sans doute parmi les plus difficiles supportées par nos juridictions depuis bien longtemps », d’évoquer « un désenchantement et une souffrance généralisée chez les acteurs de terrain, magistrats et fonctionnaires » et de poursuivre: « L’exercice de nos fonctions se limite de plus en plus à la gestion d’une pénurie dramatique de moyens face à une inflation insupportable des charges dans un contexte de fréquentes improvisations juridiques qui nous conduit à des choix de priorités par défaut » et enfin d’en appeler à ce « qu’en matière de réformes, la réflexion devance l’action ».

De ces réquisitoires implacables contre l’action de l’actuel pouvoir, il ne fut nullement question aujourd’hui lors des voeux de Nicolas Sarkozy aux « Hautes juridictions » sous les lambris et dans l’ambiance douillette de l’Elysée.

Les deux annonces faites par Nicolas Sarkozy ce matin sont consternantes:

Après avoir placé des personnalités proches du pouvoir aux postes-clés des parquets, il a indiqué, sans préciser de calendrier (ni l’inscription de cette règle dans les textes) que le gouvernement respecterait à l’avenir l’avis du Conseil supérieur de la magistrature pour les nominations au parquet, ce qu’il a régulièrement bafoué depuis 2002.

Sans aucune évaluation des expérimentations lancées le 1er janvier 2012 dans les cours d’appel de Dijon et de Toulouse, le chef de l’Etat a par ailleurs annoncé son intention d’avancer d’un an, à 2013, la généralisation de la présence de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels. Et pourquoi donc? Parce qu’elle répond à une attente, « parfois irrationnelle » concède-t-il, des Français « d’une plus grande sévérité ». Un Président de la République se mettant au diapason de ce qu’il juge comme « parfois irrationnel », en anticipant sur le résultat attendu (« une plus grande sévérité »), faisant fi de la désorganisation que cette réforme va sans aucun doute induire pour des tribunaux traitant de 100 000 affaires de délits par an, voila qui ne peut que révolter toutes et tous ceux qui croient en la justice comme l’un des piliers de la République.

Nicolas Sarkozy n’impressionne plus personne par ses effets de manches qui instrumentalisent la souffrance des victimes et cherchent des boucs émissaires à tout propos (les pauvres, les grévistes, les jeunes des quartiers populaires, les étrangers,…). Rien ne peut faire oublier qu’il est seul responsable de la police et de la sécurité depuis 2002, de la politique judiciaire menée depuis 2007 et que ses échecs sont patents dans ces deux domaines. Oui, qu’ils s’en aillent tous, lui et ceux qui ont exercé aussi mal des responsabilités aussi lourdes !

Le Front de Gauche assure pour sa part les quelques 100 000 personnels du ministère de la justice de sa volonté de rompre avec les choix désastreux faits par les gouvernements de droite depuis dix ans, mais aussi d’engager, par leur implication, une révolution judiciaire, indissociable de la révolution citoyenne que nous souhaitons pour l’ensemble de la société française. Cette révolution se traduira par des changements institutionnels profonds (6ème République), une démocratisation du fonctionnement de l’institution judiciaire, lui donnant les moyens d’exercer ses missions dans le respect de ses prérogatives et du principe d’équilibre des pouvoirs, des choix politiques donnant la priorité à l’éducation et à l’insertion sur la répression et l’enfermement.

De réformes, la justice a incontestablement besoin. Avec le Front de Gauche, elles ne seront plus synonymes de maltraitance mais d’émancipation!

Jean-Louis pour Hélène Franco, membre du conseil de campagne du Front de Gauche

in LPG

La guerre de la finance est déclarée

L’agence de notation Standard & Poor’s déclare la guerre de la finance contre la France. Il faut résister. Se coucher devant la finance aiguise son appétit. La capitulation grecque l’a prouvé. Il faut rendre les coups. La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu’elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l’Union européenne et couvrir les prochaines tranches avec un emprunt forcé sur les banques françaises qui viennent d’être gavées par la BCE. La guerre entre la finance et le peuple est déclarée. Chacun doit choisir son camp, sans tergiverser.

Jean-Louis pour Jean-Luc Mélenchon

son blog

La France perd son triple A, les bourses décrochent

Ce n’est pas l’agence de notation Fitch qui dégrade la note de la France mais Standard and Poors, plus de triple A donc, et comme le chantait Christophe Mae: « ça fait maaaaaal »…. Et du coup, les bourses décrochent! Le lundi matin risque d’être difficile pour certains… Maintenant, ce n’est pas encore officiel, mais l’avenir risque de confirmer la chose…

Standard & Poor’s s’apprêterait à dégrader la note de plusieurs pays de la zone euro.

Standard & Poor’s s’apprêterait à dégrader la note de plusieurs pays de la zone euro.

L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s s’est refusée vendredi à tout commentaire au sujet d’informations faisant état de la dégradation imminente de la note de plusieurs pays de la zone euro. Mais une source européenne affirme que la France et plusieurs pays européens vont être dégradés.

La France sur la liste

Selon une source européenne citée par l’agence Dow Jones Newswires, la France serait sur la liste des pays dégradés par Standard and Poor’s (S & P). Cette décision de Standard & Poor’s est attendue depuis que mi-décembre l’agence a averti qu’elle pourrait rapidement abaisser la note de quinze pays, dont la France notée « AAA » et menacée de perdre un ou deux crans.

Sans commentaire

La France perdrait sa note d’excellence triple A mais en revanche, l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, conserveraient leur triple AAA. L’Autriche et la Slovaquie sont également dégradées.

De son côté, Bercy « se refusait à tout commentaire » vendredi en milieu d’après midi. Quand à la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse elle a affirmé vendredi sur BFM-TV que la France était « une valeur sûre », capable de « rembourser sa dette », se refusant à « spéculer » sur l’éventualité d’une dégradation de la France.

Les bourses dans le rouge

Pour les cinq autres pays notés « AAA », l’agence ne prévoyait, dans le pire des cas, qu’un abaissement d’un cran, à « AA + ».

La Bourse de Paris a connu un accès de faiblesse, vendredi en début d’après-midi, à cause de ces rumeurs. Les autres places européennes sont passées brusquement dans le rouge. À 16h45 Paris baissait de 1,05 %, Francfort de 1,47 %, Londres de 1,18 %, Milan de 1,98 % et Madrid de 0,36 %.

Source: ouest-france.fr

Jean-Louis pour Benji

in Les Moutons Enragés

AIE ! PORTE AIME MÉLENCHON ! (ET QUI AIME BIEN…)

Journalistes, présentateurs, éditorialistes, qui redoutez de vous faire traiter de « petites cervelles » par Jean-Luc Mélenchon, Didier Porte vous donne un truc: montrez à Mélenchon des images d’archives de ses exploits télévisés passés. Vous verrez aussitôt un sourire attendri se peindre sur visage. Car Mélenchon, visiblement, s’aime bien, comme l’a remarqué Didier Porte (qui lui aussi, aime bien Mélenchon. Mais qui aime bien…)

Voir la vidéo

Si vous voulez tout savoir sur l’historique de notre collaboration avec Didier Porte, vous pouvez relire notre making of.

Pour connaître les dates des prochains spectacles de Didier Porte, rendez-vous sur son site !

Un coup dur pour Sarkozy à cent jours de la présidentielle

La perte du triple A serait une mauvaise nouvelle pour le chef de l’Etat. Mais cette arme pour la gauche est à double tranchant, car les marges de manoeuvre seront encore plus réduites.

Il avait fait du maintien du triple A un marqueur de sa politique économique. La preuve de sa capacité à contenir la criseEt un argument de campagne face aux socialistes. Comme il le craignait depuis quelques semaines, Nicolas Sarkozy aurait perdu cette bataille. A tout juste cent jours de la présidentielle, la dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s serait un coup dur pour le chef de l’Etat. « Si on perd le triple A, je suis mort », aurait-il un jour lâché en privé. « Il joue sa peau (…) Il ne peut pas se permettre une dégradation », avait déclaré, publiquement lui, l’essayiste Alain Minc, visiteur du soir de l’Elysée, à la fin du mois d’octobre.

« Pas un cataclysme »

Les partisans du président croisent les doigts en espérant que « les Français se sont habitués à l’idée » de la disparition du triple A. Mais ils avouent ne pas trop y croire. « Qu’il s’y soit tant accroché fait que cela ressemble aujourd’hui à un désaveu », déplore un député UMP, parlant du « syndrome de la ligne Maginot : si la ligne ne remplit pas son office, c’est qu’il y a un problème ». Après avoir dramatisé l’enjeu, l’exécutif est monté au créneau, à la veille de Noël, pour minimiser une dégradation de la note française annoncée comme inéluctable -et épingler, au passage, les agences de notation. « Ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable », a affirmé Nicolas Sarkozy.« Ce ne serait pas un cataclysme », a renchéri Alain Juppé, lors d’une interview aux « Echos ».

Manière de préparer les esprits. Mais au risque d’un retour de boomerang si la hausse probable des taux d’intérêts déclenchait -comme le redoutent certains-une spirale infernale. Le PS, qui souligne à l’envi que la dette s’est envolée de 20 points de PIB depuis 2007, n’a pas attendu pour fustiger l’incapacité du chef de l’Etat à préserver le précieux sésame. La perte du triple A « serait un échec très grave pour le président de la République, mais surtout ça aurait des conséquences tout à fait pénibles, coûteuses, pour l’Etat, et les Français », avait déjà prévenu François Hollande, réduisant le bilan du quinquennat à une France « abaissée, affaiblie, abîmée, dégradée »« On a fait deux plans de rigueurquatre sommets européens, un traité d’austérité, paraît-il, pour sauver l’euro, et surtout pour sauver le triple A. C’était ça l’objectif  ! », avait rappelé Pierre Moscovici, son directeur de campagne.

Un événement à double tranchant

Nicolas Sarkozy et la majorité, qui avaient justifié le plan de rigueur du 7 novembre accélérant la mise en oeuvre de la réforme des retraites par la nécessité de tenir le triple A, risquent d’avoir un peu plus de mal à porter le fer sur un programme de la gauche jugé trop dépensier et dangereux. L’engagement de François Hollande de permettre aux salariés ayant suffisamment cotisé de continuer de partir à 60 ans conduirait à la perte du triple A en quelques jours, entendait-on dans la majorité… « Mais est-ce avec 60.00 enseignants de plus que la France regagnera son triple A ? », interroge un proche du président. Comment, aussi, remettre la pression sur le PS quant à l’adoption de la « règle d’or », qui était censée être un élément clef de la sauvegarde du triple A ?

L’ampleur de la conflagration politique pour la droite dépendra pourtant beaucoup de la réaction des marchés. Certains dans la majorité espèrent qu’elle sera limitée. Dans ce cas, Nicolas Sarkozy pourrait se prévaloir d’avoir, dans les faits, maintenu la souveraineté budgétaire de la France. Pour François Hollande, la dégradation de la France serait aussi un événement à double tranchant. Il valait sans doute mieux pour lui qu’elle survienne avant le scrutin présidentiel, et la pression des marchés sera forcément moins forte en cas d’élection du candidat de gauche. Mais les marges de manoeuvre budgétaires n’en seront que plus réduites. Ce qui va obliger le candidat socialiste à « adapter » un peu plus encore son programme par rapport à celui présenté au printemps dernier par le PS.

JEAN-LOUIS POUR PIERRE-ALAIN FURBURY ET ETIENNE LEFEBVRE

in Les Echos

1234

Le droit de savoir |
Lesenegalais |
Aurélien Brillant MIAMISSA |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RTI VERITES
| unsa-cprpsncf
| Parti Libéral Tunisien