Archive pour 14 janvier, 2012

L’actualité de la crise : ILS NE NOUS MÉRITENT PAS !

Que retenir de l’avalanche de commentaires, dont beaucoup frisent la désinvolture à force d’afficher la sérénité, que continuent de susciter les dégradations en rafale de la notation de la dette des pays européens par Standard & Poor’s ?

Ils sont pour la grande majorité consternants, en ce sens qu’ils n’en tirent aucune conséquence ! Comme si leurs auteurs ne s’étaient pas préparés à ce qui était pourtant annoncé, ne voulant pas l’envisager pour s’être réfugiés depuis si longtemps dans le déni. Ne faisant qu’exprimer ce que l’on savait déjà : les dirigeants européens n’ont pas de stratégie alternative et n’envisagent que de poursuivre sur la voie qu’ils ont empruntée, en la modulant au gré des circonstances et des opportunités. Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol, l’a exprimé crânement à la veille d’une tournée européenne qui va succéder à celle de Mario Monti : “Le gouvernement que je préside sait parfaitement quoi faire pour améliorer la réputation de l’Espagne, pour assurer la croissance et créer de l’emploi”.

Les responsables ne veulent pas écouter les marchés, qui viennent de faire savoir par agence de notation interposée que leur politique ne mène nulle part ; jugée sur pièce, elle n’est pas crédible au vu de ses résultats. Ils continuent de louvoyer, craignant les conséquences d’une application trop brutale du programme des réformes structurelles qu’il leur est demandé d’accélérer.

Mais plutôt que de commenter les commentaires, il est plus instructif de prendre connaissance des attendus des décisions de Standard & Poor’s. L’agence considère insuffisant le pacte budgétaire en phase de finalisation et d’adoption, auquel Angela Merkel se raccroche, car “il ne constitue pas une avancée d’envergure pour pouvoir pleinement répondre aux problèmes financiers de la zone euro”, étant donné que ceux-ci “résultent tout autant des déséquilibres macroéconomiques que des écarts de compétitivité”. En d’autres termes, la rigueur n’est pas la solution si la croissance n’est pas au rendez-vous.

L’impasse dans laquelle se trouve la négociation de la restructuration de la dette grecque est le parfait symbole de la situation. Les mégabanques ont suspendu spectaculairement celle-ci et s’interrogent sur “les bénéfices d’une approche volontaire”, ce qui décodé signifie qu’elles ne veulent pas accepter de décote supplémentaire de la dette, tandis que les hedge funds jouent les minorités de blocage en spéculant sur le défaut de la Grèce en mars prochain. Comme si les acteurs du monde financier venaient de décider que cela en était assez, et que les dirigeants politiques devaient prendre leurs responsabilités en faisant leur affaire des nouveaux sacrifices qui leur étaient demandés. Hier ce n’était pas leur jour, décidément !

Les alarmes retentissent mais semblent ne rien déclencher ! Angela Merkel l’exprime splendidement, en tirant comme leçon qu’il reste encore “un long chemin avant que la confiance des investisseurs soit rétablie”, comme si elle avait tout le temps devant elle. “Je ne crois pas que les dégradations ont de quelque manière que ce soit comme conséquence que l’Allemagne doive faire plus par rapport aux autres », a-t-elle ajouté, mettant à profit ses meilleures capacités d’analyse.

Quant aux conséquences pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF) de la dégradation de la France (“AA+ n’est pas vraiment une mauvaise notation”, a-t-elle dit), elle les a laconiquement commentées en prétendant n’avoir jamais pensé que la notation AAA était indispensable pour le FESF. Ce qui a dû faire bien plaisir à Jean-Claude Juncker, chef de file de l’Eurogroupe, qui déclarait dans l’urgence hier soir que “les pays qui apportent leur garantie au FESF affirment leur détermination à explorer les options pour maintenir son triple A”…

A ce propos, Standard & Poor’s qui avait également placé le FESF “sous surveillance”, vient de faire savoir qu’elle allait “prochainement” rendre son verdict. En attendant, Moritz Kraemer, chargé de la notation des États Européens de l’agence de notation, a apporté son grain de sel en déclarant que “l’environnement politique dans la zone euro n’a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise”.

L’édifice européen sort extrêmement fragilisé de ce nouvel épisode. Mais ce qui est en cause n’est pas seulement l’euro, ou même l’avenir d’une région destinée à connaître une longue récession : l’Europe s’est révélée simplement le maillon le plus faible du système financier, permettant d’occulter momentanément la poursuite d’une implosion réduite à une crise de la dette publique.

Au jeu de la patate chaude, les marchés viennent de marquer un nouveau point, réduisant la marge de manœuvre des États sans se rendre compte qu’ils se tirent par la même occasion une balle dans le pied, car ce qui leur est demandé n’est pas à leur portée. La machine infernale s’alimente d’elle-même.

Jean-Louis pour François LECLERC

blog de Paul JORION 

La bombe AAA retardement

La perte du AAA français n’a guère de signification autre que médiatique. Cela fait deux mois maintenant que les taux d’intérêt touchant la dette française se sont alignés sur une classification AA+ voire même AA tout court, que la France devrait rejoindre dans les semaines à venir.

Ce qui frappe le plus quand on envisage les récents développements de la crise financière internationale, c’est l’impact d’accords secrets qui ont visiblement été signés en novembre dernier lors de la grave crise obligataire et de la flambée soudaine des taux d’intérêt.
D’abord cet accord manifeste signé entre les gouvernements et les agences de notation. Celles-ci se sont engagées – sous peine d’une guerre ouverte dont les menaçaient les États, soulevant contre elles les « peuples » (à la manière de Mélenchon) – à notifier les dégradations de notes non au fort de la crise mais à l’occasion d’une période de « redoux » telle que nous en connaissons une actuellement. Une indéniable détente sur les taux d’intérêt se fait sentir depuis une dizaine de jours, les bourses sont stables, le feu vert a donc été donné en ce moment approprié.
D’autres accords ont été signés entre les États et les banques centrales cette fois, et je suis très étonné (! !) que les commentateurs économiques aient gardé un silence complet à ce sujet. Voici la situation. Fin novembre 2011 (le 30), une intervention conjointe des six grandes banques centrales mondiales donne un grand coup d’arrêt à la crise obligataire marquée par une hausse ultra-rapide sur tous les taux, y compris les taux allemands, en mettant à la disposition des banques européennes, à prix réduit, toutes les devises dont elles pouvaient avoir besoin. Pourquoi cette solidarité soudaine, à un moment où la Banque centrale européenne persiste à refuser de faire fonctionner la planche à billets ? Et cela alors que tout le monde le demande. On sait que cette « solution » monétaire est l’arme principale adoptée par les États-Unis (les fameux Quantitative Easing) et par la Grande Bretagne pour la « relance » de l’économie. Au sein de la zone euro, les Français poussaient depuis belle lurette en ce sens mais se heurtaient à l’opposition résolue de l’Allemagne. L’impasse semblait totale.
Or voici qu’à la veille de Noël – pendant cette semaine de ruée vers les commerces – la BCE n’a certes pas fait fonctionner la planche à billets, ce qui aurait correspondu à un achat massif d’obligations d’État « pourries » pour injecter de nouvelles liquidités dans le système. Non, elle a fait mieux. Elle a « prêté  » 500 milliards d’euros à un taux de 1% pour trois ans (LTRO pour Long Term Repo Operation). En théorie pour que ces banques soient en mesure de refinancer les États. En fait pour soulager leurs problèmes de liquidité. Les banques ne se sont pas ruées au portillon pour refinancer les États, mais ne faisant plus face à des problèmes immédiats de liquidités, elles ont arrêté de vendre massivement de la dette souveraine et d’exercer ainsi une pression permanente sur le marché obligataire, prêt à s’effondrer et sur les taux en plein envol.
Que dire du fait que le traité européen, comme le soutiennent les Allemands, interdit le financement monétaire des États de la zone euro ? Simplement qu’il s’agit bien ici de faire fonctionner la planche à billet, MAIS de manière indirecte, puisque la BCE n’achète pas aux banques leurs obligations souveraines pourries, non, elle se contente de les recevoir en garantie de ses prêts, avec une décote qui n’est d’ailleurs pas précisée. Mais si l’on fait rouler ces prêts de trois en trois ans, l’effet est bien le même que celui d’une création monétaire… En outre, la prise de risque actuelle par la BCE, à travers le LTRO, correspond concrètement à monétiser la dette souveraine d’une manière détournée puisqu’in fine dans le cas du déclenchement des risques, la BCE sera obligée de « lancer la planche à billets ». Il y a donc autant de différence entre cette opération et un fonctionnement de la planche à billets qu’il y en a entre lacontribution volontaire des banques au sauvetage de la Grèce et un défaut de l’État grec. Mais comme certains ne veulent pas parler de défaut, d’autres ne veulent pas entendre la planche à billets… d’où ces moyens ingénieux de les contenter. Words, words, words !
Si c’est donc bien la planche à billets que la BCE a fait fonctionner avant Noël, en annonçant en outre qu’elle renouvellerait cette opération en février prochain, il ne faut pas s’appeler Sherlock Holmes pour comprendre rétroactivement le coup de pouce donné fin novembre par les banques centrales à la zone euro. Ni s’étonner outre mesure du grand calme qui a régné pendant trois semaines sur les marchés et a permis à nos politiques et financiers de passer joyeusement « un dernier Noël avant l’Apocalypse ».
La principale nouvelle de ce vendredi 13 janvier n’est pas la perte du AAA français, non, c’est la rupture des négociations entre les banques et Athènes sur le règlement de la dette grecque. Il y a six mois on a commencé à envisager une décote de 25% sur les obligations grecques. Il y a trois mois un accord a été imaginé pour le règlement de la dette sur base d’une décote « volontaire » de 50%. Pour mener cet accord à bien (de façon réaliste), les négociateurs se sont aperçus qu’il faudrait pousser cette décote jusqu’à 60 voire 70%. Là, les banques ne marchent plus. Plutôt que la fiction d’un accord « volontaire » de renonciation à une partie de leurs créances, elles préfèrent carrément l’option d’un défaut grec déclaré. Car dans ce cas leurs assurances (les fameux CDS) fonctionneraient… et ouvriraient un nouveau gouffre béant dans la Phynance internationale ! Ceci n’est bien sûr qu’un rebondissement dans des manœuvres en cours, lesquelles doivent absolument aboutir avant le 21 mars.
On le voit, nous sommes en pleine « sortie de crise », comme nous le chantonnent en chœur commentateurs et politiques, tirant parti du calme relatif qui règne depuis au moins deux semaines sur les marchés financiers…
Maltagliati

P.S. Et la campagne électorale dans tout cela ? Dans son message « funéraire » de vœux ce 31 décembre, le président pré-candidat a clairement donné le ton de sa campagne prochaine. Il parie clairement sur une aggravation de la crise dans les mois qui viennent (et il y contribuera donc !), crise dans laquelle il sera le candidat du réalisme et du courage contre les utopies et propositions démago-farfelues de M.Hollande, qui ne fait vraiment pas le poids (on ne peut lui donner tort sur ce point). Je vous ai dit mon sentiment sur cette campagne dans un autre article paru hier. Les commentateurs qui, sans lire vraiment cet article, ont voulu voir en moi un partisan de Bayrou se trompent ENTIÈREMENT. Je ne vous ai pas proposé de devenir partisans de Bayrou, je vous ai proposé de voter pour lui, machiavéliquement. Ce n’est pas nécessairement toujours les mêmes qui doivent rouler les autres… cela demande simplement de dépasser ses réflexes immédiats ! A bon entendeur.

Jean-Louis pour Maltagliati

son site

Occupation des agences Pôle Emploi le mardi 17 janvier 2012

Mouvement d’occupation des agences Pôle Emploi le mardi 17 janvier 2012. Occupation par les chômeurs et précaires, tout le monde peux venir en aide !

Le gouvernement se refuse à répondre positivement au mouvement des chômeurs et précaires. Gérer l’exclusion ce n’est pas la combattre. Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser. Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de gagner des droits sociaux pour tou-te-s dépend de chacun d’entre nous.

« Date de la fin de l’évènement indéterminé ! » « On occupera jusqu’à obtenir gain de cause ! »

L’occupation de Pôle Emploi c’est le 17 janvier. Après la coordination nationale, « nous » expliquerons où en sont les occupations, et quelles sont les prochains temps forts.

la Coordination nationale de Occupons Pôle Emploi.

Jean-Louis pour france@fruncut.org

NB : Je re-publie cet article tous les jours jusqu’au 17 janvier

Standard et Poor’s sanctionne la rigueur européenne

Justifiant la révision de la note française, l’agence Standard & Poor’s met en avant l’insuffisance de l’accord européen du 9 décembre, « fondé uniquement sur une compréhension partielle des causes de la crise, » ne fournissant pas suffisamment d’outils pour venir en aide aux Etats en difficulté, et ne se préoccupant que de rigueur budgétaire renforcée, sans aborder les questions de fond que sont les « déséquilibres extérieurs croissants, et [les] divergences de compétitivité entre le noyau de la zone euro et … la périphérie ». Cette politique hémiplégique, juge S&P, « reposant seulement sur le pilier de l’austérité budgétaire » risque d’enclencher un processus « auto-destructeur », de réduction de la demande entrainant une baisse des rentrées fiscales. Bien évidemment, concernant la France, S&P n’imagine pas d’autres moteurs de croissance que la « flexibilisation » du marché du travail et des « réformes structurelles », pénitences rituelles, désormais censées répondre à tous nos maux, comme la saignée d’antan.

Standard et Poor’s sanctionne la rigueur européenne dans Opinions arton3168

Communiqué S&P du 13 janvier 2012 – extraits

L’abaissement [de la note française] reflète notre opinion quant à l’impact de l’aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires dans la zone euro.

Les résultats du sommet de l’UE du 9 décembre 2011, et les déclarations ultérieures de la part des responsables, nous amènent à penser que l’accord conclu n’a pas produit une avancée de portée et d’ampleur suffisante pour traiter entièrement les problèmes financiers de la zone euro.

À notre avis, cet accord politique ne procure pas suffisamment de ressources supplémentaires ou de souplesse opérationnelle qui permettraient de renforcer les opérations de sauvetage européennes, et d’accroître suffisamment le soutien aux Etats de la zone euro qui sont soumis à des pressions plus fortes des marchés.

Nous estimons également que l’accord est fondé uniquement sur une compréhension partielle des causes de la crise, selon laquelle la crise financière actuelle découlerait principalement de la prodigalité budgétaire [des nations] de la périphérie de la zone euro.

Cependant, à notre avis, les problèmes financiers auxquels fait face la zone euro sont autant une conséquence de déséquilibres extérieurs croissants, et de divergences de compétitivité entre le noyau de la zone euro et ce qu’on appelle la « périphérie ».

Dans cette mesure, nous pensons qu’un processus de réforme reposant seulement sur le pilier de l’austérité budgétaire risque de devenir auto-destructeur, avec une demande intérieure déclinant parallèlement à la montée des inquiétudes des consommateurs au sujet de la sécurité de l’emploi et du revenu disponible, érodant ainsi les recettes fiscales des nations.

En conséquence, en accord avec nos critères publics d’évaluation des Etats, nous avons révisé à la baisse la note politique que nous attribuons à la France. Ceci reflète notre point de vue sur l’efficacité, la stabilité et la prévisibilité de la politique de l’Europe et de ses institutions politiques (avec laquelle la France est étroitement intégrée) qui n’ont pas été aussi forte que ce que nous pensons nécessaire face à la la gravité de ce que nous voyons comme une crise financière de l’eurozone qui s’étend et s’aggrave.

Les notes attribuées à la France continuent de refléter notre point de vue sur son économie prospère, vigoureuse et riches et diversifiée, et sa main-d’œuvre hautement qualifiée et productive.

Nous jugeons que ces forces sont partiellement contrebalancées par un niveau relativement élevé de dette publique en France, ainsi que ses rigidités du marché du travail.

Nous prenons note que le gouvernement s’attaque à ces deux questions par une stratégie de consolidation de son budget et des réformes structurelles.


Jean-Louis pour Philippe Barbrel

in ContreInfo

Publication S&P, traduction Contre Info

Illustration – Goya : Tribunal de l’Inquisition

 

Ça se passe comme ça chez MacDonald’s

C’est très bref, juste quelques lignes sur le site de lutte ouvrière mais attention, la taille du texte est inversement proportionnel avec le taux de connerie des dirigeants de la boite! Moralité, ne soyez pas trop professionnels, arrivez à l’heure, et trouvez un autre job au besoin!

http://www.webwombat.com.au/entertainment/humour/images/253ronald.jpg

Lundi matin, une salariée du MacDonald’s de Houssen, arrivant un peu en avance pour ouvrir le restaurant, s’est fait braquer. La direction, considérant qu’en venant trop tôt la salariée avait contrevenu aux consignes données après deux braquages précédents aux MacDonald’s de Colmar et de Horbourg-Wihr, lui a signifié une mise à pied « à titre pédagogique »…

Une leçon à retenir : chez MacDo comme ailleurs, inutile de venir en avance au travail.

Jean-Louis pour Benji

in Les Moutons Enragés

Source: lutte-ouvriere.org

Le compteur électrique communicant qui étale votre vie privée

Surveillance totale me dites-vous? Ben oui, cette petite boite est un cauchemar en puissance!

Le compteur électrique communicant qui étale votre vie privée dans Opinions linky-3

Le nouveau compteur électrique Linky d’ERDF a été piraté par un petit groupe de hackers allemands. Ce qu’ils y ont découvert fait un peu froid dans le dos.

 

dot dans Opinions
Le compteur électrique intelligent d’ERDF baptisé Linky en France, ou Smart Meter à l’étranger, a dès sa sortie été l’objet de nombreuses critiques. D’une part, son prix exorbitant (entre 120 et 240 euros) pourrait, malgré l’engagement pris d’ERDF pour une gratuité, être pris en charge par le consommateur.
Par ailleurs, en décembre 2010, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) déclarait que « si le compteur Linky, tel qu’il est actuellement conçu, apporte des bénéfices en termes de comptage et de gestion du réseau électrique, voire de diminution du contenu CO2 du kWh électrique, ses bénéfices pour le consommateur en termes de maîtrise de la demande restent encore théoriques ». Ce qui a poussé les élus Europe Ecologie/Les Verts de la ville de Paris à rejeter la décision ministérielle d’installation de l’appareil. Enfin, ce sont surtout ses aptitudes à communiquer des données bien plus personnelles que de simples relevés de consommations électriques qui ont fait le plus de remous.
Et c’est précisément sur ce point délicat que nos « pirates technophiles » allemands entrent en scène. En « hackant » le petit boîtier, ils se rendent compte qu’il est capable d’identifier exactement le type et le nombre d’appareils connectés dans votre foyer. Pratique pour automatiser le paiement de la redevance audiovisuelle ! Pire, il peut même savoir précisément la chaîne de télé que vous êtes en train de regarder ! Sur le modèle testé fourni par une société allemande, ils s’aperçoivent que toutes les données transitaient entre le compteur et les serveurs de manière non cryptées.
Enfin, poursuivant leurs investigations, ils falsifient les données envoyées à l’aide d’un programme d’émulation, faisant croire que le foyer raccordé au Smart Meter n’avait pas consommé d’électricité pendant deux mois ! Et d’après eux, le piratage de l’appareil est à la portée de tous ou presque, à l’aide de simples outils Windows.
Jean-Louis pour Benji
Source: 01net.com

François Hollande et la perte du AAA

Cher-e ami-e,

A 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la France a perdu son triple A. C’est une politique qui a été dégradée, ce n’est pas la France. Je n’ai jamais fait des agences de notation la référence ultime pour juger les politiques conduites par les États et encore moins par le nôtre. Je déplore que l’Europe ne se soit pas dotée d’une agence publique indépendante. Notre pays dispose d’atouts considérables : une démographie dynamique, une productivité élevée, un savoir faire reconnu, une qualité de services publics et une épargne abondante. Mettre la France sur le chemin du redressement, dans la justice et par la croissance, c’est tout l’enjeu de l’élection présidentielle de 2012.

>> Retrouvez l’entretien que j’ai accordé aujourd’hui au quotidien Le Monde : « La perte du triple A, l’échec de Nicolas Sarkozy »

Ma volonté, dans cette campagne qui s’ouvre, c’est de redonner la confiance indispensable à la France. Ce qui doit être changé, ce n’est pas le rapport aux agences de notation ou aux marchés, mais le rapport que les Français entretiennent avec leur dirigeants, avec lesquels ils doivent être mobilisés pour que notre pays soit le seul enjeu des élections qui viennent.

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Le changement, c’est maintenant!

François Hollande
signature dans Opinions

Jean-Louis

Cinq questions sur la perte du triple A

La décision était largement attendue et anticipée, mais il n’empêche. L’annonce ce vendredi de la dégradation de la note de la France par l’agence Standard & Poor’s a déclenché un déferlement médiatique, une multitude de commentaires, de craintes ou de raisons de se rassurer.

Fait inhabituel : le Premier ministre a convoqué ce samedi matin une conférence de presse dans le but de rassurer les Français sur leur avenir. François Hollande tente de redonner des couleurs à sa campagne en s’emparant du sujet.

En cinq questions, voici quelles sont la signification et les conséquences de cette annonce.

1 Ce que Standard & Poor’s reproche à la France

Le communiqué de Standard & Poor’s adresse d’abord des reproches à la zone euro dans son ensemble et à ses « décideurs politiques ». Les résultats du sommet du 9 décembre sont critiqués.

« Les conclusions du sommet de l’Union européenne du 9 décembre 2011 et les communiqués des décideurs politiques qui ont suivi nous ont conduits à penser que l’accord ne représentait pas une percée d’une importance et d’une ampleur suffisantes pour répondre entièrement aux problèmes financiers de la zone euro. »

La France est particulièrement visée. Comme le note notre blogueur Sylvain Gouz, ça n’est pas tant le manque que l’excès de rigueur qui est en cause, l’austérité budgétaire pouvant avoir « un effet contraire à ses intentions, avec une chute de la demande intérieure résultant de la montée des préoccupations des consommateurs sur l’emploi et leurs revenus disponibles ».

Standard & Poor’s s’inquiète en outre du « niveau relativement élevé de la dette publique, ainsi que les rigidités de son marché du travail ».

La note de la France pourrait encore être baissée : « La perspective de la note à long terme de la France est négative, ce qui indique qu’il y a une chance sur trois que nous puissions l’abaisser encore en 2012 ou 2013 » si ses finances publiques ne se redressent pas.

2 Pourquoi l’Allemagne n’est pas concernée

L’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg conservent leur triple A. L’Allemagne est même le seul pays « AAA » de la zone euro à voir sa perspective financière maintenue à « stable ».

Pour Standard & Poor’s, le gouvernement allemand a fait preuve de prudence dans ses politiques fiscales et de discipline dans ses dépenses, « l’économie allemande a démontré ses capacités à faire face à des chocs financiers importants ». Ces forces « demeurent » et permettent au pays de contrebalancer les faiblesses de la zone euro.

Pire : la Grande-Bretagne figure toujours dans la liste des pays les mieux notés et fait figure d’exception, avec une dette dépassant 80% du PIB et des perspectives économiques peu encourageantes. Mais son indépendance monétaire joue en sa faveur. La Banque d’Angleterre achète des bons du Trésor, ce que la BCE se voit interdire par son statut.

Petite consolation pour la France : elle n’est pas toute seule, l’Autriche a aussi perdu son triple A vendredi soir.

3 Les conséquences pour la France et son économie

Le député UMP Lionel Tardy plaisante ce matin sur Twitter :

« Premier petit déjeuner sans #AAA : le prix n’a pas changé et le café est bon ! »

En théorie, la principale conséquence porte sur les taux d’intérêt. La France est particulièrement exposée : les investisseurs étrangers détiennent 65% de sa dette. Et les agences de notation leur servent de boussole.

Les évaluations qu’elles donnent sur la dette des pays sont suivies par les investisseurs. Ces derniers, qui prêtent de l’argent aux Etats en achetant leurs obligations, sont amenés à exiger des taux d’intérêt plus élevés lorsque ces évaluations se dégradent.

Un tel relèvement des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat peut avoir des conséquences en cascade sur les entreprises, les collectivités locales et les particuliers, avec par exemple un relèvement des taux pour les crédits immobiliers ou les crédits à la consommation. En effet, les taux des obligations d’Etat servent de référence pour les autres types d’emprunt.

Petit encouragement pour la France, la dégradation de sa note a déjà été anticipée par les marchés et le différentiel de taux d’intérêt avec l’Allemagne s’est déjà accru.

Autre conséquence, plus largement, s’agissant de la zone euro : le Fonds européen de stabilité financière (FESF) censé venir en aide aux pays en difficulté pourrait à son tour voir sa note menacée, ce qui pourrait renchérir les plans d’aide à la Grèce, au Portugal et à l’Irlande.

4 Les conséquences pour Nicolas Sarkozy

C’était le discours du Président à l’automne :

« Nous avons un objectif et une obligation : conserver le triple A. »

Aussi celui de son Premier ministre : cette note « est un acquis extrêmement précieux, qu’il ne faut en aucun cas fragiliser ».

Ce dernier s’est employé ce samedi matin à dédramatiser la situation.

Un virage rhétorique a certes été amorcé dès le mois de décembre, mais cette déconvenue pourrait entamer la crédibilité du Président, à la fois en France et en Europe.

Les opposants de Nicolas Sarkozy sautent sur l’occasion : « C’est une politique qui a été dégradée, pas la France », a affirmé François Hollande, dans une déclaration solennelle depuis son QG de campagne ce samedi matin.

Vendredi, sur son site, le Parti socialiste a exhumé cet extrait de son interview télévisée le 27 octobre 2011 :

« Nous avons le triple A, c’est-à-dire que nous sommes considérés comme un pays bien géré. »

 

Voir la vidéo

NICOLAS SARKOZY INTERVIEWÉ PAR YVES CALVI ET JEAN-PIERRE PERNAUT

France 2, 27 octobre 2011, extrait isolé par LeFigaro.fr

 

5 Ce qu’en pensent les autres agences de notation

Comme le note sur Twitter le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer :

« Les médias disent que la France a perdu son AAA. Ben non. Seule S&P l’a dégradé, nuance. »

Selon le même Quatremer :

« Moody’s est furax : elle voulait dégrader la France avant S&P. Déjà qu’elle s’est fait griller sur les USA. »

De fait, Standard & Poor’s est la seule agence à ce jour à avoir retiré son triple A à la France.

En octobre, Moody’s s’est donné trois mois pour reconsidérer la note française. Elle pourrait annoncer sa décision autour du 18 janvier.

Fitch a pour sa part placé sous surveillance le triple A français le 16 octobre mais a annoncé la semaine passée qu’elle n’envisageait pas de dégrader la note française en 2012. Les mauvaises langues noteront que Fitch est française et les deux autres américaines.

Jean-Louis pour Laurent Mauriac

in Rue89

FREE/LE MONDE : MÉDIATEUR SOUPÇONNÉ « EN INTERNE »

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le médiateur du Monde.fr énumérait jeudi toutes les critiques des internautes sur le traitement par le site du lancement de Free Mobile. Le médiateur du quotidien papier relate aujourd’hui les mêmes soucis.

Que reproche-t-on aux journalistes du Monde ? Tout et son contraire. D’abord, de rappeler systématiquement dans les articles que Niel est actionnaire du Monde.« On a l’impression que la rédaction fait, à chaque fois, une génuflexion pour baiser la babouche », écrit un lecteur. A l’inverse, d’autres reproches la place trop grande accordée au lancement de Free Mobile par Le Monde : « Comment pouvez-vous ainsi abandonner tout recul, tout sens critique, toute mise en perspective, bref le b.a.-ba du journalisme ; et surtout ne pas voir l’énormité du conflit d’intérêts dans un tel traitement de l’actualité ? », demande par exemple un lecteur. Médiateur du Monde

Pire, le médiateur du Monde papier a également eu des soucis avec ses collègues :  »Le médiateur lui-même est frappé de soupçon – jusqu’en interne ! – pour avoir mis sur sa page Facebook, mardi, des articles divers et variés sur le phénomène Free/Niel… », écrit-il. Parler de Free pour un journaliste du Monde relève donc d’une « mission impossible ». Mais c’est visiblement un passage obligé pour tout bon médiateur.

Jean-Louis pour la rédaction d’@rrêt sur images

AAA « LA FRANCE NE RIT PLUS » (PRESSE EUROPÉENNE)

 

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé vendredi la note de neuf pays européens dont la France et l’Italie. Certains quotidiens italiens y voient une revanche contre l’arrogance française face à Berlusconi, incarnée par le sourire entendu de Nicolas Sarkozy, qui les avait scandalisés, lors d’une conférence de presse avec Angela Merkel, en octobre dernier.

« Sarkozy ne rit plus : la France et l’Italie sont déclassées » titre Libero. « Il a ri le pitre » titre Il Giornale, le quotidien de la famille Berlusconi qui rappelle la conférence de presse au cours de laquelle Sarkozy avait souri quand il avait été interrogé avec Angela Merkel sur la crédibilité de la politique économique de Berlusconi

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« La France perd la notation la plus haute alors que le vendredi 13 secoue l’Europe » titre le quotidien britanniqueThe Guardian avec trois photo de la tour Eieffel formant 3 A.

« La«grandeur» en question » dit (avec le mot grandeur en français) la légende de la photo montrant Sarkozy à l’Elysée à la Une du quotidien espagnol La Vanguardia.

 

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Jean-Louis pour Gilles Klein

in @rrêt sur images

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