Archive pour 18 janvier, 2012

Franklin D. Roosevelt : Déclaration des Droits économiques

En Janvier 1944, FDR affirme la nécessité d’une seconde Déclaration des Droits, qui vienne compléter sur le plan économique et social la « Bill of Rights » qui définit les droits fondamentaux du peuple américain. Plus de soixante ans après cet appel, son message reste entier. Renoncer à cette tâche, c’est renoncer à l’idée même d’un projet de civilisation.

Franklin D. Roosevelt : Déclaration des Droits économiques dans Opinions arton3173Franklin D. Roosevelt, Discours sur l’Etat de l’Union, 11 janvier 1944 – extrait

Cette République a débuté, puis s’est développée jusqu’à sa puissance actuelle, grâce à la protection de certains droits politiques inaliénables – parmi ceux-ci, le droit à la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté de culte, d’être jugé par un jury, la protection contre des procédures et des arrestations injustifiées. Ce furent nos droits pour la vie et la liberté.

Toutefois, alors que notre nation a gagné en taille et en stature, avec l’expansion de notre industrie, ces droits politiques se sont révélés inadéquats pour nous assurer l’égalité dans la quête du bonheur.

Nous comprenons clairement désormais que la véritable liberté individuelle ne peut exister sans la sécurité et l’indépendance économique. « Les hommes nécessiteux ne sont pas des hommes libres. » Les gens qui sont affamés et sans emploi forment l’étoffe dont sont faites les dictatures.

De nos jours, ces vérités économiques sont désormais acceptées comme allant de soi. Nous avons accepté, pour ainsi dire, une deuxième « Déclaration des Droits » en vertu de laquelle on peut établir de nouveaux fondements pour la sécurité et la prospérité de tous, indépendamment de la condition, de la race ou des croyances.

Parmi ces droits :

Le droit à un travail utile et rémunérateur dans les industries, les commerces, les fermes ou les mines de la Nation ;

Le droit de gagner suffisamment pour se nourrir, s’habiller et jouir de loisirs de façon convenable ;

Le droit pour tout agriculteur de cultiver et de vendre ses produits avec un bénéfice permettant de vivre décemment lui et sa famille ;

Le droit pour tout chef d’entreprise, grande ou petite, de commercer dans un environnement préservé de la concurrence déloyale et de la domination des monopoles à l’intérieur du pays ou à l’étranger ;

Le droit pour chaque famille à un logement décent ;

Le droit à des soins médicaux adéquats et la possibilité de jouir d’une bonne santé ;

Le droit à une protection adéquate éloignant la peur d’être sans revenu face à la vieillesse, la maladie, les accidents et le chômage ;

Le droit à une bonne éducation.

Tous ces droits sont gages de sécurité. Et après que cette guerre soit gagnée, nous devons être prêts à aller de l’avant dans la mise en œuvre de ces droits, de ces nouveaux objectifs de bonheur humain et du bien-être.


Jean-Louis pour ContreInfo
Publication originale Franklin D. Roosevelt Presidential Library and Museum, traduction Contre Info

 

Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3173

« Leur dette, notre démocratie » : un succès qui donne des idées

Ce dimanche 15 janvier, malgré un soleil radieux, environ 1300 personnes ont assisté (ou tenté d’assister, car on a dû limiter les entrées) à la « journée des alternatives », organisée par Attac en partenariat avec Médiapart, sur le thème « Leur dette, notre démocratie ». Bref résumé des débats, pour donner envie de regarder les vidéos qui seront bientôt en ligne sur le site d’Attac.

Une salle bondée de 9h30 à 18h sans interruption, des participants des mouvements d’indignés provenant de plusieurs parties du monde, des débats passionnants et passionnés, animés par des journalistes décapants, mais aussi des intermèdes culturels hilarants : une conférence gesticulée d’Etienne Leconte sur la dette, des clips satiriques de Rafaele Arditi, et le Tribunal populaire des banques monté par la Compagnie Naje et Attac… tout a contribué au succès de cette initiative. En introduction Aurélie Trouvé a ironiquement remercié Standard & Poors d’avoir donné de la publicité à la conférence en dégradant la note de la France, et souligné que cette conférence internationale était une première en France; Edwy Plenel s’est félicité de la collaboration étroite et prometteuse entre Attac et Médiapart.

La table-ronde du matin, animée par Martine Orange de Médiapart, rassemblait les partenaires de l’Audit citoyen de la dette publique en France, ainsi que deux participants étrangers. Raquel Freire, du Mouvement du 27 mars au Portugal, a indiqué comment, après la gigantesque manifestation de précaires convoquée via Facebook le 27 mars 2011 contre l’austérité, les mouvements sociaux portugais avaient abouti à la création d’un collectif pour un audit citoyen de la dette publique portugaise qui a tenu sa conférence constitutive le 19 décembre dernier. Chafik Ben Rouine, de l’ACET (Auditons les Créances Européennes envers la Tunisie), a montré combien les dettes du régime Ben Ali pesaient aujourd’hui sur le budget de la Tunisie nouvelle, et prôné la coopération des mouvements sociaux de part et d’autre de la Méditerranée. Eric Toussaint, du CADTM, a confirmé l’importance de construire un mouvement international de contestation de la dette et de l’austérité, tandis que Annick Coupé (Solidaires) insistait sur l’urgence, pour les organisations syndicales, de soulever la chape de la résignation face au rouleau compresseur de l’austérité. Marie-Laurence Bertrand (CGT) soulignait la nécessité d’ancrer l’audit dans l’expertise des citoyens et des salariés afin de créer une véritable dynamique de contestation du discours fataliste et culpabilisateur sur la dette.

Ces interventions des acteurs de l’Audit illustraient les riches analyses introductives présentées par Dominique Plihon sur l’origine véritable de la dette publique (défiscalisation des riches et austérité) et Geneviève Azam sur le dévoiement de la notion de dette ramenée à son seul aspect financier pour mieux nier la dette sociale, non contractuelle, qui rend les individus capables de faire société.
La première table-ronde de l’après-midi, animée par Ludovic Lamant de Médiapart, était consacrée aux mouvements sociaux émergents. Isham Christie, d’Occupy Wall Street, montrait comment ce mouvement des assemblées populaires avait pu en quelques mois transformer profondément le débat politique aux USA, pesant y compris sur la campagne électorale en cours. Patricia Susial, d’Attac Espagne, rappelait comment les agissements d’élites « indignes » avaient transformé des milliers d’électeurs « résignés » en citoyens « indignés », tandis que Katerina Kitidi, réalisatrice grecque du film Debtocracy, décrivait la puissante dynamique mais aussi les limites du « mouvements des places » qui a marqué la Grèce l’été dernier. Katrin Oddsdottir, membre de l’Assemblée constituante islandaise, a décrit comment l’insurrection citoyenne contre la dette des banques islandaises a abouti à l’écriture d’une nouvelle Constitution à travers une procédure démocratique inédite combinant tirage au sort et élection. Yves Sintomer , politiste, relevait la radicalité démocratique potentielle du tirage au sort des citoyens, et suggérait une Assemblée constituante européenne tirée au sort. Jean-Baptiste Eyraud (DAL) a expliqué qu’il faut maintenant passer, en France aussi, à l’offensive, notamment sur la question du logement, en lançant un mouvement de contestation du logement cher. Cécile Stratonovitch, des Indignés parisiens, a fait état des actions menées en France et annoncé de nouvelles initiatives, notamment autour du 15 mars, du 15 mai et des élections. Nicolas Haeringer, d’Attac, a montré comment les mouvements indignés prolongent et enrichissent le mouvement altermondialiste du tournant des années 2000, et Thomas Coutrot, d’Attac, a insisté sur le divorce aujourd’hui patent entre capitalisme et démocratie, au cœur d’une crise de civilisation.

Après l’intermède ludique du Tribunal populaire des banques, la dernière table-ronde, sous la houlette de Laurent Mauduit (de Médiapart), s’est interrogée sur les issues à la crise européenne. Max Bank, d’Attac Allemagne, a prôné la construction d’un agenda commun des mouvements sociaux contre l’austérité en Europe pour éviter les replis nationalistes, et proposé un grand rendez-vous européen le 15 mai à Francfort devant la BCE. Noël Daucé, de la FSU, a souhaité que le développement des mobilisations citoyennes en Europe pousse le mouvement syndical européen à plus d’initiatives et d’audace dans l’action. Pierre Khalfa, pour la Fondation Copernic, a prôné une stratégie de rupture européenne avec le néolibéralisme, par l’alliance des mouvements sociaux et citoyens et des initiatives de ruptures pouvant passer par le niveau national mais sans s’y arrêter ; Frédéric Lordon, lui, juge plutôt que l’opinion publique allemande étant irrémédiablement attachée à une croyance monétaire néolibérale, une issue démocratique européenne à l’actuelle crise est hautement improbable : pour lui, le niveau national demeure aujourd’hui le seul où la souveraineté populaire pourrait trouver à s’exercer. Philippe Corcuff a plaidé pour une stratégie « cosmopolitique » européenne et internationaliste, pariant sur la profondeur de la crise et des redéfinitions politiques et culturelles qu’elle va impliquer pour parvenir à hisser la politique démocratique au niveau international où elle est aujourd’hui requise.

Edwy Plenel, introduisant la conclusion de la journée en s’appuyant sur une phrase de Walter Benjamin, a estimé que les révolutions qu’on voit aujourd’hui émerger ne sont peut-être pas la « locomotive de l’histoire » mais « le geste de l’espèce humaine voyageant dans ce train pour saisir le signal d’alarme ». Susan George a souligné avec gravité la portée historique des enjeux et des dangers actuels, et appelait à une lutte sans merci contre le fanatisme religieux du marché. Stéphane Hessel, dans une intervention poignante, nous a exhortés à rejeter toute tentation de résignation et à faire preuve de courage face aux difficultés et aux luttes à venir. Jean-Marie Harribey concluait en rappelant les grands axes d’une politique alternative au néolibéralisme et en indiquant que pour Attac la démocratie est à la fois le but et le chemin.

Alors que les élites européennes s’affairent sur le nouveau traité, dit « Pacte fiscal », pour graver dans le marbre les politiques d’austérité, la riposte des mouvements sociaux doit être à la hauteur de l’enjeu. Les mouvements populaires français, européens et internationaux sauront construire leurs convergences et leurs agendas communs dans les mois à venir pour imposer un coup d’arrêt à l’austérité et commencer à reconstruire leur pouvoir sur les affaires publiques, le pouvoir de la démocratie. Le succès inespéré de cette conférence a montré que les attentes sont fortes.

Jean-Louis pour Attac France,

Pour rejoindre Attac : http://www.france.attac.org/adherer

 

Censuré ! Merci SOPA, PIPA et Cie

Le web américain proteste aujourd’hui contre les lois proposées par le Congrès visant officiellement à la lutte contre le piratage mais, dans la lignée de l’arsenal répressif et liberticide que nous subissons tous depuis 10 ans de par le monde, très facilement utilisable comme arme de censure.

Les sites WikipediaWordPress et bien d’autres encore sont en blackout aujourd’hui en signe de protestation. Une petite explication est disponible sur le site OWNI : http://owni.fr/2012/01/18/black-out-sopa-pipa-wikipedia-internet-americain/, aisni que sur le blog de Paul Jorion : http://www.pauljorion.com/blog/?p=32823

Censuré ! Merci SOPA, PIPA et Cie dans Opinions black-out-01-f4bef

Le site américain Oath Keepers dénonce également ces projets de loi : http://oathkeepers.org/oath/2012/01/17/oath-keepers-joins-the-fight-against-sopa-blackout-of-oathkeepers-org-jan-18/

Ce type de loi, proches d’HADOPI, vise à défendre la propriété intellectuelle en empêchant le piratage mais vise surtout à protéger les intérêts commerciaux des industries concernées, qui disposent généralement d’excellent lobbyistes. Mais la propriété intellectuelle est-elle réellement défendable ? Cette notion s’inscrit dans la logique utilitariste/égoïste (récemment revisitée dans le billet Du gène égoïste au génie collaboratif) qui impose la propriété privée comme élément fondamental de mesure et de contrôle social. Elle est inscrite à l’article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Elle est un pilier du pouvoir oligopoliste des grandes sociétés de par le monde (Microsoft, GE, Apple, IBM, Monsanto etc…) qui utilisent la notion de propriété intellectuelle non pas seulement pour défendre des idée novatrices qu’ils mettent eux-même en pratique, mais également et surtout pour empêcher autrui de s’aventurer sur les mêmes terres. Les tentatives de brevetage du vivant, des semences ou de médicaments issus de plantes naturelles ayant toujours existé sont la partie émergée - et sans doute la plus ignoble – de cette gangrène qui ronge tous les domaines de l’industrie et qui, contrairement au discours larmoyant des pauvres milliardaires, est un véritable frein à l’innovation du fait qu’il est devenu très difficile d’inventer quelque chose aujourd’hui qui ne soit déjà plus ou moins couvert par quelque brevet ou copyright. Le petit tableau ci-dessous monte la progression des brevets déposés. Tout cela a t-il le moindre sens ?

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(Source : La Tribune)

La notion de propriété intellectuelle est discutée dans ce billet, qui reprend entre autres une interview vidéo d’Albert Jacquard. J’ai également diffusé un très pertinent billet par Philippe Aigrain “le partage est légitime“. Slate publiait en 2010 cet intéressant article intitulé “La dangereuse spéculation autour des brevets“. Et on aura pas oublié, je l’espère, que le président de la SACEM touche 600 000 euros par an tout en se permettant de fustiger les gens qui téléchargent… ben oui, faut bien qu’il vienne de quelque part ce petit salaire de défenseur des artistes se retrouvant à la rue à cause du piratage…. Bref voilà un domaine où l’hypocrisie n’a décidément aucune limite.

Jean-Louis pour Vincent Verschoore

 

in Agoravox 

 

SOPA / PIPA : Adieu le Web 2.0 !

Aux Etats-Unis se dessine la tentative de mise en place de la loi SOPA (Stop Online Piracity Act) et PIPA (Protect IP Act). Ces lois laissent présager un filtrage du web comme nous ne l’avons jamais vu. Nous allons donc, rapidement, nous informer sur les tenants et aboutissants de ces lois.

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Ces textes controversés présentent des spécificités nouvelles qui viendraient bouleverser l’utilisation d’Internet. Ils prévoient notamment un déréférencement des sites portants atteintes aux lois américaines sur le droit d’auteur, par le biais des moteurs de recherche… En gros : Bye Bye le streaming facile d’accès via les moteurs de recherche américain. Adieu les films et documentaires Megavideo ou Video BB par le biais d’une recherche Google, Yahoo, Bing ou autre moteur de recherche U.S. Adieu les mp3 en téléchargement libre pour tous le monde (Pardon, on me dit dans l’oreillette que c’est interdit…)

Mais aussi, adieu les softwares que l’ont peut trouver en libre accès à l’autre bout du monde que l’on veut nous vendre un prix d’or ! Adieu la possibilité de débloquer votre imprimante conditionnée par l’obsolescence programmée du constructeur. Et encore une fois, bienvenue au capitalisme nécrosant va réduire les droits, les connaissances et la liberté des utilisateurs d’Internet.
Après avoir réduit détruit la liberté des personnes avec la NDAA (National Defence Autorisation Act), permettant de détenir sans charge, ni procès, n’importe quel citoyen américain ou non, pris à l’intérieur ou à l’extérieur des Etats-Unis. Voilà que les Etats-Unis s’attaquent à la pierre de Rosette de l’information et de la culture contemporaine : Internet.
Internet est libre, pour qu’il le reste, réveillez-vous ! Plus le réveil sera tardif, moins la pilule aura de chance de passer. « Le mal triomphe par l’inaction des gens de bien » - E.Burke. Il est peut être l’heure que les individus et les entreprises « libres » se mobilisent, à l’image de Wikipedia U.S qui a suspendu son site américain avec le message suivant : « Depuis plus d’une décennie, nous avons passé des millions d’heures à construire la plus grande encyclopédie de l’histoire humaine. A présent, le congrès américain remets en cause sa législation, ce qui pourrait fatalement endommager l’internet libre et ouvert ». (Il est a noté qu’il est bien décevant de voir que toutes les entreprises étant contre cette loi n’ont pas suivi le mouvement : Google, Facebook…)
Je pense que tout comme moi, vous n’avez pas envie de compter à vos petits-enfants ou futurs petits enfants, l’image d’un monde où la liberté des individus s’est réduite à mesure que l’avidité de certains augmentaient. Alors WAKE UP !

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Jean-Louis pour Lgcontact

in Agoravox

La tonte de mouton aux Jeux olympiques?….

Vous croyez qu’ils vont inviter Sarko, pour donner le coup d’envoi? il a cinq ans de pratique dans la tonte des moutons, vont surement le prendre comme entraineur………

La tonte de mouton aux Jeux olympiques?…. dans Humour 460855Photo: AP

Agence France-Presse
Wellington, Nouvelle-Zélande
Le rêve ovin des éleveurs néo-zélandais: voir la tonte de mouton consacrée aux Jeux olympiques et faire de la bête à laine le seigneur des anneaux.

À l’approche des Championnats du monde de tonte qui se tiendront en mars à Masterton, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, la Fédération nationale des agriculteurs de l’archipel rumine.

LME: elle n’a pas encore décidé si la venue du tondeur de renommée internationale Sarkostic, va être appréciée et s’il va accepter …

«Le temps est venu d’élever le statut de la tonte sur la plus haute marche du sport mondial. Un moyen serait d’en faire un sport de démonstration aux Jeux du Commonwealth, et pourquoi pas, aux Jeux olympiques», estime ainsi sa porte-parole, Jeanette Maxwell, dans un communiqué.

LME: Jeanette nous apprend de « source sure », que le spécialiste Français de la tonte, réfléchit sur les modalités du contrat (il est cher le bougre, mais il veut faire payer son expérience quinquennale au juste prix)

Les performances physiques des tondeurs sont dignes des athlètes de haut niveau puisqu’ils rasent jusqu’à 700 moutons en huit heures, soit une bête et demi par minute, fait-elle valoir.

LME:Nous avons envoyé à jeanette les performances de Sarkostic, 60 millions de moutons tondus en cinq ans, Connaissant son amour des maths, nous lui laissons le soin de faire le détail des tontes à la journée.

Les instances sportives néo-zélandaises reconnaissent déjà la tonte en finançant ses compétitions.

La Nouvelle-Zélande compte 4,4 millions d’habitants pour 40 millions de moutons, selon le bureau des statistiques.

LME: A réception des performances de notre champion national Sarkostic, les musclés de l’équipe NiouZélandaise ont déclaré forfait! Amen…

Jean-Louis pour Voltigeur

in Les Moutons Enragés 

Source Cyberpresse.ca

Les commentaires bleutés sont de notre envoyée spéciale Voltigeur, le lien de cette info a été posté par un internaute anonyme chez Mahamudra

L’actualité de la crise : LE CADRE CRAQUE DE PARTOUT

Par touches successives, un nouveau paysage se dessine. Les incertitudes propres à la Grèce s’élargissent progressivement au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie. Chacun d’entre eux empruntant à son rythme son propre chemin pour en définitive aboutir à une même impasse.

Vu sa proche échéance, le sort de la Grèce domine. Il continue d’être problématique en raison des négociations tendues sur la restructuration de sa dette qui vont reprendre demain, ainsi que d’un nouveau round de discussions avec la troïka, à peine engagé aujourd’hui. Ce dernier doit aboutir à un cocktail de nouvelles mesures d’austérité et de réformes structurelles, en vue de débloquer un prêt de 130 milliards d’euros, à condition toutefois que la restructuration fasse préalablement l’objet d’un accord. Fillipos Petsalnikos, le président du Parlement grec, vient de déclarer attendre de la troïka de la « compréhension” : c’est dire sous quels auspices délicats elles s’engagent également.

À en croire la Banque d’Italie, le pays est condamné à connaître en 2012 et 2013 une récession, dont l’ampleur dépendra de l’évolution du taux auquel elle empruntera. Au mieux, l’Italie pourrait selon ses hypothèses prétendre retrouver une croissance nulle en 2013. Comme si elle était tombée dans un piège, dont elle ne pouvait que très hypothétiquement sortir. L’objectif de réduction de sa dette étant exprimé en pourcentage du PIB, une telle situation rend en effet infernale sa diminution. Faute de croissance, ou d’une diminution des taux auquel le pays doit emprunter pour refinancer sa dette, la question de sa restructuration ne pourra pas être très longtemps éludée.

La même question pourrait se trouver plus rapidement posée au Portugal, dont la note a été reléguée à la catégorie investissement spéculatif. Ce qui entraîne la vente des titres portugais par de nombreux établissements financiers et contribue à augmenter les taux en diminuant leur valeur (ils se négocient à 50% de leur valeur nominale, et le taux à 10 ans est aujourd’hui de 14,40%). Sur le marché des CDS, la possibilité que le Portugal fasse défaut dans les cinq prochaines années est désormais de 65%.

Le scénario portugais annonce une montée progressive des taux sur la dette, même si une émission à court terme a aujourd’hui enregistré leur baisse, comme cela a été le cas hier pour l’Espagne et l’Italie. Cela a comme conséquence que, refinancée de plus en plus fréquemment, la charge des intérêts de la dette est alors plus sensible à une éventuelle hausse des taux.

Un même phénomène est d’ailleurs en cours pour le FESF, qui emprunte par précaution à court terme afin de remplir ses engagements vis à vis des pays bénéficiant d’un “plan de sauvetage”. Le marché obligataire répond de moins en moins bien à l’émission de titres à maturité longue par de nombreux pays, diminuant la maturité moyenne de la dette souveraine européenne globale en les incitant à privilégier les maturités courtes. La réussite des émissions de ces titres ne doit quant à elle pas être cherchée très loin: les banques se procurent ainsi du collatéral en vue de la prochaine injection de liquidités à trois ans de la BCE, prévue fin février et annoncée comme devant une nouvelle fois être massive, considérant que, s’il y a risque de défaut, celui-ci n’interviendra qu’une fois leur remboursement intervenu.

Pour d’autres raisons, l’Espagne n’est pas mieux lotie. Le gouvernement vient de se trouver dans l’obligation de soutenir les régions en leur ouvrant des lignes de crédit auprès de l’Institut de crédit officiel (ICO), afin qu’elles puissent payer leurs factures… et effectuer leurs versements réguliers à l’administration centrale afin de ne pas accroître leur dette à son égard ! Il leur est également accordé cinq années supplémentaires pour rembourser celle-ci, qui s’est accumulée. De nombreuses régions espagnoles sont effet coupées du marché, tandis que leurs recettes déclinent en raison de la récession.

Par ailleurs, le prix de l’immobilier continue de chuter, augmentant le taux des défauts enregistrés par les banques. Vu son pic antérieur de 2008, le marché immobilier est appelé à continuer de descendre la pente, la baisse enregistrée n’étant encore que de 20% ! Le gouvernement ne s’est pas engagé comme il le prévoyait dans la création d’une bad bank, mais ce n’est probablement que partie remise, avec comme conséquence de reporter la charge d’une partie au moins de la dette privée sur l’État. Comment celle-ci pourra-t-elle être dans ces conditions réduite, entre le sauvetage des régions et celui des banques ?

Publique ou privée, la dette se révèle progressivement insoutenable. Les agences de notation ne font finalement que le constater, en dépit des procès en sorcellerie qui leur sont faits.

La situation de l’Irlande ne doit pas être passée sous silence pour parachever ce tableau. Au nom de la convergence fiscale européenne, les Allemands et les Français étudient actuellement un train de mesures, dont certaines auraient pour conséquence d’obliger l’Irlande à s’aligner sur le taux d’imposition des bénéfices des entreprises du continent. Faisant perdre au pays son avantage concurrentiel et son attrait pour les entreprises transnationales qui l’utilisent comme tête de pont pour l’Europe, avec à la clé leur retrait possible ainsi que la baisse des rentrées fiscales de l’État. Tous les chemins, décidément, mènent à l’impasse…

Mario Monti se confirme être à l’offensive vis à vis de ses collègues européens et notamment allemands, demandant à être soulagé de la pression que les marchés exercent sur l’Italie, afin que puisse être donné aux Italiens un premier signal que leurs efforts ne sont pas inutiles… et permettre d’en demander d’autres. Il cherche à obtenir l’émission d’euro-obligations qui donneraient accès au marché à des conditions moins défavorables, car les taux actuels ne seront pas tenables très longtemps.

Les gouverneurs de la BCE semblent pour leur part engagés dans un début de réflexion. Non pas à propos de l’achat d’obligations souveraines lors de leur émission – une zone interdite – mais de celui d’autres obligations, par exemple émises par les grandes entreprises. Car un nouveau sujet d’inquiétude a grandi, avec la nouvelle rafale de dégradations de la note opérée par Standard & Poor’s, cette fois-ci de 13 entreprises européennes, alors que d’autres encore sont annoncées pour dans quatre semaines. Une quarantaine d’entreprises, 85 groupes bancaires et 15 assureurs ont été en effet placés sous surveillance depuis début décembre. La crise de la dette prendra alors toute sa dimension si de nouvelles dégradations sont opérées, ramenant le discours sur la dette publique à ce qu’il est : une opération de diversion.

Si cette double perspective se concrétisait, la BCE serait une nouvelle fois à la manœuvre, devant élargir son filet de sécurité des banques aux grandes entreprises en se substituant toujours plus au marché. Elle s’engagerait encore plus clairement dans la voie de la création monétaire, qu’elle ne reconnait pas emprunter mais qu’elle pratique déjà, au prétexte qu’elle est indispensable au bon fonctionnement de ses instruments monétaires… Ses prêts à trois ans, quant à eux, ne s’y apparentent certes pas formellement, mais ils sont très bord cadre. On peut parler à leur sujet de quasi création monétaire.

Que restera-t-il d’autre de disponible comme levier pour agir ? Le FMI, bien entendu ! Christine Lagarde vient d’annoncer que son conseil d’administration l’a très opportunément autorisée à “examiner” les moyens d’augmenter les ressources du fonds. En réalité, elle n’avait pas attendu cette décision formelle avant de multiplier les contacts exploratoires, sans grand succès. Le sommet de décembre avait annoncé qu’il était envisagé un apport européen de 150 milliards d’euros (192 milliards de dollars), afin qu’en retour le FMI puisse accorder des prêts de précaution aux pays qui en auraient besoin, sans qu’il soit nécessaire de suivre la lourde procédure des plans de sauvetage.

Selon l’AFP, le FMI pourrait chercher à augmenter ses ressources de 600 milliards de dollars. Il ne dispose actuellement que de 385 milliards de dollars et voudrait être en mesure de prêter jusqu’à 885 milliards de dollars, le solde en étant conservé en réserve. Manqueraient à l’appel, si les Européens concrétisaient leur engagement, 308 milliards de dollars, les Américains ayant fait savoir qu’il ne fallait pas compter sur eux.

On attend donc la concrétisation de la décision britannique, qui ne sera pas sans contrepartie, notamment sur le dossier de la régulation financière… Hors Europe, à l’exception du Japon qui contribue symboliquement aux émissions du FESF et le fait savoir, les états membres du FMI ne se bousculent pas. L’ambiance est à considérer que les Européens doivent se sauver eux-mêmes et qu’il est prioritaire d’établir un cordon sanitaire autour de l’Europe, ou de réserver les munitions pour d’autres pays.

Les dernières prévisions de la Banque Mondiale retirent toute crédibilité au concept de cordon sanitaire. “Les pays en développement doivent se préparer à de nouveaux risques de détérioration, alors que la crise de la dette dans la zone euro et l’affaiblissement de la croissance dans plusieurs grandes économies émergentes assombrissent les prévisions de croissance dans le monde”. En d’autres termes, on assiste à l’inverse de ce qui était prédit, qui prévoyait que la croissance des pays émergents allait tirer celle des pays occidentaux. Les deux se révèlent se contaminer mutuellement, posant avec encore plus d’acuité une nouvelle question qui ne va plus pouvoir être éludée sur les fondements de la croissance et de son calcul…

Décidément, le cadre craque de partout.

Enfin, pour ce qui touche à la Grèce, la négociation à propos de la restructuration de sa dette porte sur le partage de la charge qui en résulte et illustre la difficulté de l’exercice. Une fois enregistré que les hedge funds font la mauvaise tête et réduisent le volume de la dette restructurée en ne participant pas à l’accord volontaire, il est nécessaire de réduire le taux des nouvelles obligations qui vont être émises en échange des actuelles, au détriment alors des banques qui y participent, expliquant qu’elles y renâclent. Sinon, il faut soit impliquer la BCE dans l’échange, soit augmenter le prêt de 130 milliards d’euros, ou bien encore accroître encore l’ampleur des mesures exigées du gouvernement grec. Il n’y a donc que des mauvaises solutions, car chacune d’entre elles rebondira en créant d’autres problèmes.

Jean-Louis pour François LECLERC

blog de Paul JORION 

Fonctionnaires : à quel jeu François Hollande joue-t-il ?

Communiqué du Parti de Gauche

François Hollande serait il en train d’annoncer que trois fonctionnaires sur dix ne seront pas remplacés ?

Il y a six mois, François Hollande annonçait en grande pompe 60.000 postes dans l’éducation nationale à l’échelle d’une mandature. Sans préciser si il s’agissait de créations de postes ou de redéploiements.

La recette nous était fournie par son conseiller économique Michel Sapin qui affirmait le 25 octobre dans le journal Le Monde qu’il n’y aurait pas d’augmentation du nombre de fonctionnaires. Autrement dit là où Sarkozy avait supprimé 84.000 postes en 5 ans dans la fonction publique hors éducation nationale, François Hollande n’en supprimerait lui que 60.000… Quant à Jérôme Cahuzac, il expliquait lundi qu’il fallait déshabiller l’un pour habiller l’autre.

Entre l’opacité de ses propositions et le tohu-bohu de son propre camp, F Hollande a cru bon de préciser le 18 janvier au Monde qu’il y a chaque année « 60 000 départs à la retraite dans la fonction publique d’état. 30 000 ne sont pas remplacés aujourd’hui. C’est sur cette enveloppe que nous prendrons les 12 000 postes ». Autrement dit là où la droite ne remplace pas un fonctionnaire sur deux partant en retraite, François Hollande en laisserait trois sur dix sur le carreau ? Il est urgent que F Hollande dise de quel programme il est le candidat.

Pour éviter les atermoiements, il faut sortir de cette logique de l’austérité à tout rompre qui fait oublier toute ambition pour l’intérêt général et le bien commun qui s’incarnent dans les services publics. Force est de constater que le Front de Gauche est bien seul à s’engager dans cette voie. Avec le Front de Gauche au moins c’est clair, les postes vandalisés par Nicolas Sarkozy depuis 2007 dans l’éducation seront restaurés.

in LPG

HONGRIE-UE : L’épreuve de force a commencé

Après plusieurs semaines de polémique, la Commission européenne a lancé une triple procédure d’infraction contre le gouvernement hongrois. Mais qui de Budapest ou Bruxelles cèdera le premier ? La presse hongroise n’attend pas de grand changement.

Le 17 janvier, la Commission a envoyé trois lettres de mise en demeure au gouvernement hongrois, et lui a donné un mois pour se conformer au droit européen dans trois domaines : l’indépendance de la Banque nationale, l’indépendance du système judiciaire et l’indépendance de l’autorité de contrôle de la protection des données. Si Budapest ne répond pas dans ce délai, l’exécutif européen pourra engager une procédure devant la Cour de justice européenne. De son côté, le Parlement européen devait débattre de cette procédure d’infraction, le 18 janvier, en présence du Premier ministre Viktor Orbán.

Bruxelles a frappé “les trois coups” contre Viktor Orbán, annonce Népszabadság en Une. Pour le quotidien de centre gauche, l’Europe

  HONGRIE-UE : L’épreuve de force a commencé dans Opinions

ne dit pas autre chose aujourd’hui que : soit le peuple hongrois se réveille et change de gouvernement lors des prochaines élections, soit on assistera à la faillite de l’Etat et le gouvernement acceptera enfin les ’diktats’ européens. Pour la diplomatie européenne, il n’y pas d’autres scénarios.

Pour autant, note Népszabadság, les institutions communautaires risquent de ne pas disposer des moyens de pression nécessaires :

Logo – Népszabadság, Budapest

La Commission parle le langage de la loi, le Parlement européen celui de la politique, mais Orbán ne comprend que le langage de la force. La force en Europe est le Conseil, c’est-à-dire les Etats membres eux-mêmes. Si les politiques nationaux (surtout ’les grands’) se décidaient à envoyer un avertissement déterminé et sans équivoque, peut-être cela marcherait. [...] Il ne faut pas sous-estimer les pressions du Parlement européen, mais quelles sont les conséquences ces débats ? Aucune.

Magyar Nemzet, de son côté, estime que “la Commission européenne critique trois lois concrètes et ce n’est pas la fin du monde. Il ne s’agit que de questions techniques, pas politiques ou émotionnelles. Aujourd’hui, c’est aux juristes de jouer.”Mais le quotidien de droite met en garde :

Logo – Magyar Nemzet, Budapest

L’Europe n’a pas confiance en la Hongrie, ni dans sa politique économique, ni dans son engagement démocratique. Mais nous n’avons pas le temps de bouder. Il faut parler de tous les sujets parce que l’Union n’a pas intérêt à mettre la Hongrie à genoux. Comme on l’a vu le week-end dernier [une manifestation antieuropéenne organisée par le parti de l’extrême droite Jobbik a eu lieu, au cours de laquelle – entre autres – les manifestants ont brulé des drapeaux européens], l’extrême droite peut profiter des critiques exagérées de l’Union.

L’enjeu de la période qui s’ouvre est “la Hongrie ou Orbán”, résume Népszava en une. Mais il ne faut pas oublier l’essentiel, rappelle le quotidien de gauche. Et les trois infractions pointées par la Commission,

 dans Opinions

[...] ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le problème principal est qu’Orbán construit un système politique et économique qui n’est pas conforme aux valeurs européennes. [...] On peut se justifier, marchander, jouer avec les mots comme des juristes. Mais à Strasbourg aujourd’hui les députés européens vont jeter à la tête d’Orbán des critiques beaucoup plus profondes. Et il faut rentrer dans le rang, non à Strasbourg, mais à la maison. Et le plus vite possible.

Jean-Louis pour Presseurop

 

18 janvier 2012
Presseurop

 

 

Viktor Orbán à Bruxelles, le 14 avril 2011.

Viktor Orbán à Bruxelles, le 14 avril 2011.

AFP

Après plusieurs semaines de polémique, la Commission européenne a lancé une triple procédure d’infraction contre le gouvernement hongrois. Mais qui de Budapest ou Bruxelles cèdera le premier ? La presse hongroise n’attend pas de grand changement.

Le 17 janvier, la Commission a envoyé trois lettres de mise en demeure au gouvernement hongrois, et lui a donné un mois pour se conformer au droit européen dans trois domaines : l’indépendance de la Banque nationale, l’indépendance du système judiciaire et l’indépendance de l’autorité de contrôle de la protection des données. Si Budapest ne répond pas dans ce délai, l’exécutif européen pourra engager une procédure devant la Cour de justice européenne. De son côté, le Parlement européen devait débattre de cette procédure d’infraction, le 18 janvier, en présence du Premier ministre Viktor Orbán.

Bruxelles a frappé “les trois coups” contre Viktor Orbán, annonce Népszabadság en Une. Pour le quotidien de centre gauche, l’Europe

ne dit pas autre chose aujourd’hui que : soit le peuple hongrois se réveille et change de gouvernement lors des prochaines élections, soit on assistera à la faillite de l’Etat et le gouvernement acceptera enfin les ’diktats’ européens. Pour la diplomatie européenne, il n’y pas d’autres scénarios.

Pour autant, note Népszabadság, les institutions communautaires risquent de ne pas disposer des moyens de pression nécessaires :

Logo – Népszabadság, Budapest

La Commission parle le langage de la loi, le Parlement européen celui de la politique, mais Orbán ne comprend que le langage de la force. La force en Europe est le Conseil, c’est-à-dire les Etats membres eux-mêmes. Si les politiques nationaux (surtout ’les grands’) se décidaient à envoyer un avertissement déterminé et sans équivoque, peut-être cela marcherait. [...] Il ne faut pas sous-estimer les pressions du Parlement européen, mais quelles sont les conséquences ces débats ? Aucune.

Magyar Nemzet, de son côté, estime que “la Commission européenne critique trois lois concrètes et ce n’est pas la fin du monde. Il ne s’agit que de questions techniques, pas politiques ou émotionnelles. Aujourd’hui, c’est aux juristes de jouer.”Mais le quotidien de droite met en garde :

Logo – Magyar Nemzet, Budapest

L’Europe n’a pas confiance en la Hongrie, ni dans sa politique économique, ni dans son engagement démocratique. Mais nous n’avons pas le temps de bouder. Il faut parler de tous les sujets parce que l’Union n’a pas intérêt à mettre la Hongrie à genoux. Comme on l’a vu le week-end dernier [une manifestation antieuropéenne organisée par le parti de l’extrême droite Jobbik a eu lieu, au cours de laquelle – entre autres – les manifestants ont brulé des drapeaux européens], l’extrême droite peut profiter des critiques exagérées de l’Union.

L’enjeu de la période qui s’ouvre est “la Hongrie ou Orbán”, résume Népszava en une. Mais il ne faut pas oublier l’essentiel, rappelle le quotidien de gauche. Et les trois infractions pointées par la Commission,

[...] ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le problème principal est qu’Orbán construit un système politique et économique qui n’est pas conforme aux valeurs européennes. [...] On peut se justifier, marchander, jouer avec les mots comme des juristes. Mais à Strasbourg aujourd’hui les députés européens vont jeter à la tête d’Orbán des critiques beaucoup plus profondes. Et il faut rentrer dans le rang, non à Strasbourg, mais à la maison. Et le plus vite possible.

Raed Arafat, indigné malgré lui

Le fondateur des urgences roumaines Raed Arafat en action.

En protestant contre la privatisation du système de santé, ce médecin d’origine palestinienne est devenu l’inspirateur de la révolte contre l’austérité qui secoue Bucarest.

Si Raed Arafat a toujours été populaire parmi les Roumains, c’est sans doute parce qu’ils se sentent proches de celui qui, Palestinien venu de Syrie, a fondé le Service mobile d’urgence, réanimation et désincarcération (SMURD).

Né à Damas en 1964, Raed Arafat s’est découvert à 14 ans une passion pour « les premier secours ». Au lycée, il a créé la première équipe d’urgence, avec quelques-uns de ses collègues. La médecine, au départ une simple passion, allait devenir un idéal professionnel. Son père voulait qu’il fasse l’Ecole polytechnique, mais Raed s’était promis « de devenir soit médecin, soit  éboueur ».

L’ennemi de la réforme

A 16 ans et demi, il est arrivé en Roumanie, car, dit-il,  »c’était le pays qui a répondu le plus rapidement à ma demande d’admission à l’Université [le régime communiste de Nicolae Ceaușescu avait mis en place un système permettant aux ressortissants des pays arabes d'étudier en Roumanie]. J’ai découvert plus tard que j’avais été admis également en Grèce et aux Etats-Unis, mais mes parents ne m’ont pas parlé de la réponse américaine, par peur que je ne parte là-bas et ne revienne plus jamais. Ils espéraient me voir revenir de Roumanie », explique-t-il. En 1989, après l’obtention de son diplôme, il a eu la possibilité de partir en France.

Mais en décembre, à cause de la révolution qui venait d’éclater en Roumanie, la délivrance des visas a pris du retard et Arafat est resté à Bucarest.

Vingt ans après avoir fondé le SMURD, en 1991, Arafat estime que le système des urgences a changé en Roumanie : « A présent, les pompiers jouent un rôle essentiel dans les interventions d’urgence. C’est le même système que dans la plupart des pays de l’UE. Les pompiers et leur mentalité militaire ont joué un rôle important dans l’évolution du système roumain”.

Sa première équipe d’urgence utilisait sa voiture personnelle. Avant qu’une ancienne collègue de faculté, qui exerçait en Allemagne, y recueille des fonds et l’aide à acheter une vieille ambulance, qu’ils donnent au SMURD. Ont suivi des dons de la Croix-Rouge norvégienne.

Raed Arafat n’a pas renoncé à pratiquer la médecine, prenant même aujourd’hui des tours de garde sur l’hélicoptère. Il a souvent entendu derrière son dos « Tiens, l’Arabe est venu nous enseigner la médecine ! », mais, comme il le dit lui-même :  »Cet Arabe a appris la médecine en Roumanie, je suis un produit de la Roumanie ! »

Le 12 janvier dernier, celui qui avait été nommé sous-secrétaire d’Etat à la Santé en 2007 s’est transformé en « ennemi de la réforme de la santé » : c’est ainsi qu’Arafat a été qualifié par le président de la République Traian Băsescu, intervenu en direct par téléphone dans une émission de télévision dans laquelle le médecin dénonçait l’entrée des capitaux publics dans les unités d’intervention privées.

La confiance des Roumains

Arafat s’était insurgé contre la réforme de son service et contre la privatisation des hôpitaux publics. Immédiatement après le coup de fil de Băsescu, il a démissionné. En direct. [Il a par la suite réintégré le ministère, voir encadré ci-dessous].

La privatisation de la santé publique représente environ 4,5 milliards d’euros, plus 1,5 milliard qui proviendraient des assurances privées et de la vente du patrimoine public. La plupart des Roumains craignent que l’on arrive à une situation où les soins de santé ne seront plus une obligation pour l’Etat, et qu’il ne restera que la mort pour celui qui n’a pas d’argent et n’est pas assuré.

D’autres suggèrent que la privatisation des hôpitaux et l’introduction des assurances privées donnera lieu à une grand marché dont profiteront les entrepreneurs et politiciens proches du pouvoir.

Băsescu a fini par demander au gouvernement d’Emil Boc de retirer son projet de réforme de la santé, arguant que « personne à l’intérieur du système ne veut de changement. Et trop peu à l’extérieur du système le veulent : les hôpitaux ne veulent pas du changement, les médecins de famille ne veulent pas du changement, le système d’urgence ne veut pas du changement”.

Raed Arafat n’est peut-être pas le chevalier blanc ébauché dans la presse ces derniers jours. Mais, contrairement à lui, Traian Băsescu n’a pas la confiance des Roumains. L’homme politique qui affronte l’expert sur son domaine d’activité préfère confier sa santé à des médecins viennois ! Mais le coup de grâce en matière d’image pour M. Băsescu devait venir des gens considérés comme ses partisans, comme son propre sous-secrétaire d’Etat.

Comme le souligne Alina Mungiu-Pippidi, présidente de la Société académique de Roumanie, à propos de la réforme abandonnéé, « la loi a été conçue de manière antidémocratique et non-professionnelle. L’Etat devrait promouvoir les gens capables, comme Arafat, au lieu de les renvoyer ».

Jean-Louis pour Mircea-Ionuţ Sărărescu et Evelina Păuna

in Presseurop

Sources :

 

Sarkozy met le Medef au sommet

sarko-parisot

La réunion a été « excellente » selon Madame Parisot : c’est mauvais signe pour les travailleurs.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de « l’activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n’est qu’un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu’il nous présentera l’addition de ses mesures d’austérité et de régression des droits sociaux.

Jean-Louis pour Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche

in LPG

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