Archive pour 22 janvier, 2012

Affaire Megaupload. Anonymous revendique sa «plus vaste» cyber-attaque

Les pirates informatiques d’Anonymous ont affirmé que le blocage pendant plusieurs heures de sites internet américains, dont celui du FBI et du ministère de la Justice, en représailles à la fermeture de Megaupload.com, était à ce jour leur « plus vaste » attaque.

Le collectif de pirates, qui se présente volontiers comme un défenseur des libertés sur internet, avait annoncé jeudi avoir lancé une attaque contre les sites du ministère de la Justice américain, de l’association professionnelle du disque RIAA ou encore du FBI, qui étaient effectivement restés inaccessibles jeudi après midi et une partie de la soirée.

Un autre site attaqué, celui de la maison de disque Universal Music, était toujours perturbé vendredi matin.

Anonymous a affirmé sur un blog que l’attaque avait également visé le site de la Maison Blanche, mais aussi de l’Hadopi, la haute autorité française chargée de la lutte contre le téléchargement illégal.

Saturer les serveurs

Les pirates informatiques ont assuré que cette opération était leur « plus vaste attaque » à ce jour, précisant sur un de leurs comptes Twitter que plus de 5 600 personnes y avaient participé.

Anonymous lance généralement des attaques par déni de service, consistant à perturber le fonctionnement d’un site en le saturant de connexions.

 

Jean-Louis pour Ouest France

Le vrai programme de Sarkozy.

Il n’est pas candidat. Et pourtant, on connaît son programme. Il est président depuis bientôt 5 ans.

Ce blog est fait pour vous, vous qui souhaitez savoir de quoi le candidat inavoué sera fait.

Voici ses promesses, on les connaît, elles sont toutes répertoriées ici. C’est vrai, elles datent de 5 ans.

Afrique
Agriculture
Allocations Familiales
Allocations chômage
Autorité
Banlieues
Bouclier Fiscal
Capitalisme

Carte scolaire
Chômage
Croissance
Déficits publics
Dépendance
Dette
Droits de l’Homme
Ecole
Education
Egalité d’accès aux soins
Enseignement supérieur
Environnement
Europe
Finances
Fiscalité
Golden Parachutes
Gouvernement resserré

Identité nationale
Infirmières bulgares 
Insécurité
Logement
Pauvreté
Pouvoir d’achat

Prisons
Protection des sources journalistiques
Récidive
République irréprochable
Retraites

Santé

Seniors

Soins optiques et dentaires
Travail le dimanche
Travailler plus pour gagner plus

Jean-Louis pour Juan Sarkofrance

« Adieu camarades ! » Une saga documentaire sur Arte raconte le crépuscule et la chute du communisme

« Adieu camarades ! » Une saga documentaire sur Arte raconte le crépuscule et la chute du communisme dans Opinions adieucamarades12-1apogee19-2_1

« Adieu camarades » (Andrei Nekrassov)

En six épisodes, « Adieu camarades ! (1975-1991) » raconte l’histoire de l’apogée et de la chute d’un empire (l’URSS), la déconfiture d’une idéologie dépréciée et salie (le communisme) et la naissance d’une brassée de pays aux identités malmenées trouvant ou retrouvant leur indépendance.

Un père communiste russe, une fille historienne vivant à l’ouest

Réalisée par le Russe Andrei Nekrassov, écrite par Jean-François Colosimo et György Dalos, cette formidable saga documentaire a été tournée dans une douzaine de pays de l’ex-bloc de l’Est, mêlant témoignages personnels et documents d’archives. Le tout à travers un fil conducteur : l’histoire d’un père né en Union soviétique et ayant grandi en en épousant les valeurs officielles, qui, faisant face à sa fille tenace élevée à l’Ouest auprès de sa mère, et voulant comprendre le pourquoi du comment, essaie de se justifier pour mieux se faire pardonner.

Episode par épisode, de « L’Apogée » de la fin des années 70 à « L’Effondrement » entre 1989 et 1991, le père va raconter (en voix off) ce qui est arrivé à son pays et à tous les pays du bloc tandis qu’on voit sa fille, curieuse et teigneuse, parcourir ces pays, questionnant ces vingt ans d’Histoire en en refaisant le chemin devant l’écran de son ordinateur. Ce n’est pas un hasard si la propre fille de Nekrassov tient ce rôle, car le film, nullement autobiographique, traverse le parcours, la vie du réalisateur. C’est une histoire pleine de de mini-récits.

« C’est la fin. Voilà ce que je me suis dit »

Le film s’ouvre par un bref prologue du père :

« C’est la fin. Voilà ce que je me suis dit, le souvenir que j’en garde reste d’une effroyable netteté. C’était le 25 décembre 1991. J’avais 33 ans et quelque chose est mort en moi-même. Pour moi, l’idéal le plus puissant depuis le christianisme : mort. Le communisme était mort… »

A quoi la fille répond :

« Si j’ai voulu faire des études d’histoire, c’est pour que rien de cette période soit oublié. Toutes les atrocités dont on a entendu parler… »

La force de cette saga vient de la conjonction de trois éléments :

  • la qualité des témoins qui, pour la plupart, ne sont pas des habitués des médias ;
  • un choix particulièrement soigné de documents-archives ;
  • un montage rythmé qui sait ménager des échappées ou s’attarder sur un plan magnifique, comme ces soldats russes en rang dans un paysage de neige tournant le dos à l’occupation de l’Afghanistan.

Etonnant ce dialogue à distance rivalisant d’intelligence entre ces deux témoins omniprésents au fil des épisodes que sont le connu Andrei Gratchev (haut cadre du comité central du Parti communiste d’union soviétique et qui deviendra porte-parole de Gorbatchev) et le méconnu Alexeï Kondaurow, général du KGB qui, en 91, alors qu’il est le seul gradé à être resté dans le locaux de la Loubianka, voit sur la place par sa fenêtre, la statue de son maître Dzerjinski être déboulonnée et dire sa « honte ».

Etonnant ces deux pêcheurs à la ligne unijambistes, soldats russes rescapés de l’Afghanistan qui racontent en riant comment, partis à la guerre à 18 ans avec une arme dont on ne leur avait pas appris à se servir, ils se sont retrouvés sans jambe.

Dans ce deuxième épisode (« Menaces 1980-1984 »), le réalisateur monte en parallèle des athlètes – de pays n’ayant pas appelé au boycott (initié comme on le voit par le dissident russe Boukovski) des JO de Moscou – descendant d’un avion et des soldats estropiés ou en civière descendant d’un autre avion en provenance de Kaboul.

La Pologne a son pape (témoignage d’un Polonais se souvenant du pape qui en deux mots, « cette Terre », décuple l’énergie d’un peuple) et Solidarnosc (témoignage de Bozena Rybicka, la secrétaire de Lech Walesa), Brejnev meurt, lui succède Andropov, un ex-chef du KGB, dont un témoin dit qu’il a deux phobies : l’islam fondamentaliste et le péril jaune, auxquelles s’ajoute une paranoïa occidentale à une époque où Russes et Américains rivalisent en implantations de missiles.

Après un an à la tête de l’URSS, Andropov meurt à son tour ; son successeur, tout aussi âgé, ne tarde pas à en faire autant. Ballet des obsèques où, de mort en mort, on voit le keffieh d’Arafat rester fidèle au poste.

La montée et la chute de Gorbatchev

Arrive au sommet de l’Etat un jeunot de 54 ans, Gorbatchev qui, à la tribune du 27e congrès du PCUS, lâche (on l’entend les dire) les mots de « perestroïka » et de « glasnost ». Deux concepts et idées très vite mis à mal par l’omerta qui suit l’explosion de Tchernobyl, laquelle n’interrompt pas les cérémonies du 1er mai à Kiev où une foule ignorante défile parmi les retombées, comme le raconte un témoin.

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Adieu camarades de Tchernobyl (Fondation France-URSS)

La montée et la chute de Gorbatchev, le mystère qui entoure sa séquestration en Crimée par des putschistes menés par un conservateur que « Gorbi » avait nommé vice-président, sont un des points les plus fouillés de cette saga. Etait-il au courant de ce que préparaient les putschistes ? « Bien sûr ». En avait-il compris les conséquences ? « Je ne le crois pas » dit un témoin.

Etrange destin de cet homme idolâtré à l’Ouest et souvent honni dans son pays. L’historien russe Youri Afanassiev résume :

« Il voulait sauver l’Union soviétique, le socialisme et le parti. Ces vaches sacrées ont crevé toutes les trois et c’est lui qu’on accuse. »

Le réalisateur montre aussi avec entrain l’ascension du malin Eltsine, insérant cet extraordinaire document où on le voit, encore jeune et peu connu, rêver sans doute d’être à la place de celui qu’il regarde à la télévision : le premier secrétaire du PCUS.

On garde aujourd’hui de Boris Eltsine l’image d’un vieillard ivre ayant bradé son pays et ânonnant devant les caméras un texte qu’il ne comprend plus (exactement comme le Brejnev de la fin ânonnait lui aussi comme on nous le montre au début de la saga). On le voit ci, vif, intuitif, en osmose avec la foule, debout sur un char devant le Parlement de dénoncer « la mafia et les corrompus » que représentent les putschistes qui ont séquestré Gorbatchev, prenant la défense de ce dernier pour mieux le berner.

Si l’URSS tient légitiment une place centrale dans cette longue histoire de la chute d’un empire nommé URSS, chaque épisode de la sage s’attarde dans d’autres pays du bloc. Principalement la Pologne, la Hongrie, la Roumanie et l’Allemagne de l’Est, moins souvent la Tchécoslovaquie, plus épisodiquement les pays baltes et l’Asie centrale et aucunement la Bulgarie.

Une saga diffusée par quinze chaînes de quinze pays d’Europe

Avec, à nouveau, des personnages attachants comme ces trois ouvriers de l’usine de locomotives de Bucarest qui racontent tour à tout la visite de Gorbatchev dans leur usine sous l’œil vigilant de Ceausescu, puis la chute de ce dernier. Ou ce couple de Roumains fuyant leur pays et passant de nuit la frontière hongroise et disant : « On sortait de l’obscurité pour entrer dans une lumière dorée ». Phrase nullement lyrique : les rues des villes roumaines n’étaient pas éclairées la nuit.

Dans les deux derniers épisodes, « La Rébellion » (1989) puis « L’Effondrement », se multiplient les visages fatigués, les yeux embués ou en larmes, les couples qui pleurent en s’épaulant, libres, enfin libres de parler, de se déplacer, de voyager à l’étranger. « Aucun idéal ne peut faire le poids face à la liberté », conclut le père en voix off, espérant que sa fille l’aura compris et pourra lui « pardonner ».

Quinze chaînes de quinze pays d’Europe vont diffuser « Adieu camarades ! ». Un pays n’a pas jugé bon de l’acheter, le premier concerné : la Russie.

Jean-Louis pour J.-P. Thibaudat

 

 

INFOS PRATIQUES
« Adieu camarades ! »
Une série dodumentaire réalisée par Andreï Nekrassov

Auteurs : Jeans-François Colosimo et György Dalos

  • Six épisodes de 52 mn – diffusion sur Arte les mardis 24 janvier, 31 janvier et 7 février à partir de 22h20.
  • Un coffret de deux DVD rassemblera ces épisodes, en vente (30€) le 2 février chez Arte Editions.
  • Un site internet interactif en cinq langues propose une trentaine de portraits à partir de cartes postales ou lettres envoyées à l »époque, des repères chronologiques, etc.

L’OMBRE DE FUKUSHIMA S’AGRANDIT

Le bilan est sans nuance : il ne reste plus que cinq réacteurs nucléaires en activité sur les 54 du parc japonais. Quatre unités supplémentaires doivent être stoppées d’ici mai prochain, la totalité d’entre elles pourrait même être arrêtée l’été prochain, période de pic de la consommation en raison de la climatisation des locaux et habitations.

Les autorités japonaises reconnaissent ne pas avoir de plan de remise en service des réacteurs, stoppés par précaution ou par des opérations de maintenance. Car leur redémarrage est soumis à la réalisation préalable de tests de résistance et doit être approuvé par les autorités locales, qui n’y sont pas favorables. Elles-mêmes sont sous la pression d’une opinion publique qui ne s’exprime que peu ouvertement mais n’en pense pas moins : le choc créé par la catastrophe de Fukushima est plus profond que n’en laisse paraître l’absence de réaction.

A l’arrivée, le Japon est en passe de réaliser une sortie inédite de l’électro-nucléaire, en dépit des résistances très fortes du lobby de cette industrie, une grande première à observer de près. Celle-ci sera provisoire ou définitive, suivant l’évolution du rapport de force, et pourra impliquer, si elle se confirme, une redéfinition des modèles de consommation et de production énergétique.

Dans l’immédiat, les conséquences de la catastrophe de Fukushima se révèlent dans toute leur étendue.

Sur le site même de la centrale, la situation n’est stabilisée qu’en apparence. L’opérateur contrôle celle-ci du bout des doigts et avec des moyens de fortune. Le système de refroidissement des réacteurs et des piscines est précaire et les structures des installations sont fragilisées, la menace que représenterait un nouveau puissant séisme est en conséquence toujours présente.

Fukushima-Daïchi est devenu une machine à fabriquer de l’eau contaminée en énorme quantités, dont l’évacuation et le stockage posent de tels problèmes que Tepco, l’opérateur, a cherché à en déverser à nouveau dans la mer. Les installations fuient de partout et l’eau contaminée a envahi les sous-sols techniques et ruisselle dans les sols et très probablement dans la mer. Il n’est pas donné d’information sur la cadence à laquelle l’eau est décontaminée, comparée au rythme de sa production.

Plus problématique, la situation des trois coriums reste une inconnue. La tentative de commencer à la déterminer de visu grâce à un endoscope a tourné court. Le réacteur numéro 2 avait été choisi, car le niveau des radiations y est inférieur, mais ce dernier a néanmoins perturbé les observations en raison des artefacts visuels qu’il a provoqués. La méthode n’a pas fonctionné. Faute d’évaluation précise de l’état interne des réacteurs et de la situation des coriums, il n’est pas possible de concevoir les technologies qui permettront un jour – dans dix ans est-il prévu – de les extraire, dans le cadre des opérations de démantèlement actuellement estimées durer 40 ans.

L’évaluation des effets de la contamination radioactive créée par la catastrophe ainsi que les problèmes liés à la décontamination sont passés au premier plan. En premier lieu en raison de la découverte de pollutions alarmantes qui se renouvellent, montrant que le danger peut être partout. Cela a en premier lieu été dans l’alimentation, dont la chaîne n’était pas strictement contrôlée, ou bien à l’occasion de la découverte de plaques géographiques, voire de lieux restreints, où elle est concentrée. Des bêtes envoyées à l’abattoir ont été contaminées par du fourrage provenant de la zone interdite. Un immeuble de logement a été récemment construit avec du béton radioactif utilisant du gravier prélevé dans celle-ci un mois après la catastrophe. Il en ressort que la dissémination de la contamination n’est pas 100% contrôlable quand elle a atteint une telle échelle. Créant un sentiment d’insécurité permanent.

Elle l’est d’autant moins que les conditions dans lesquelles la décontamination est effectuée sont problématiques. Les aspersions d’eau sur les façades ou les trottoirs ou les arasions de terre et de revêtement des sols ne font souvent que déplacer le problème, l’eau contaminée ruisselant dans les égouts et vers les nappes phréatiques, la terre et les débris étant stockés dans des excavations creusés dans le sol et exposés aux intempéries, donc aux ruissellements.

C’est semble-t-il le prix à payer pour que tout rentre en apparence et rapidement dans l’ordre. Dans la même intention, le gouvernement voudrait symboliquement favoriser le retour prochain d’une partie des 80.000 réfugiés dénombrés dans les lieux de la zone interdite, où la contamination est estimée la moins élevée.

Mais l’impact d’une décision prise par le gouvernement au début de la catastrophe trouve actuellement un nouvel éclairage. Celui-ci a alors promulgué un relèvement de la zone admissible d’exposition aux radiations, augmenté à 20 millisieverts par an, avec pour intention de limiter les évacuations de population et de minimiser ses conséquences.

Un rapport de l’Académie des sciences américaine vient de mettre en cause l’idée selon laquelle l’exposition à de faibles doses de radiations serait sans effet. Il montre comment, à la longue, celle-ci pourrait avoir des effets importants, tout spécialement sur les enfants et les femmes (et donc plus particulièrement les jeunes filles). Nous rappelant que les données utilisées pour mesurer la dangerosité d’une exposition aux faibles doses reposent sur une exposition concentrée dans le temps (une explosion atomique par exemple) et non à la longue et donc cumulée.

Enfin, le moment des décisions est arrivé en ce qui concerne le volet économique et financier. En dépit de ses résistances, l’opérateur privé Tepco devrait être nationalisé, ne pouvant faire face aux conséquences de la catastrophe qu’il doit assumer aux titres de l’indemnisation des victimes et du démantèlement de la centrale. Il est question d’une nationalisation provisoire pendant dix ans, qui s’apparenterait à la prise en charge par l’Etat de ces opérations avant que l’entreprise soit reprivatisée dans des conditions qui ne sont pas précisées.

Faisant suite à d’autres aides financières, un fonds auquel participe l’Etat et des opérateurs privés de l’électro-nucléaire doit prochainement injecter l’équivalent de 10,3 milliards d’euros dans Tepco, nationalisant l’entreprise dans l’immédiat, mais seulement de fait. Celle-ci a cherché à emprunter sur le marché, mais les banques auraient posé comme condition, selon la presse, une augmentation de 10% des tarifs d’électricité et le redémarrage du parc des réacteurs nucléaires !

Essentiellement centré sur le tremblement de terre et le tsunami qui ont ravagé des régions entières du Japon, le rapport sur les « risques globaux » rédigé dans le cadre du prochain Forum économique mondial de Davos pratique l’art de l’escamotage. Il y décèle prioritairement une interrogation sur « le rôle du leadership, un défi à la communication en cet âge de l’information et la nécessaire conception de modèles économiques résilients en réponse aux crises de grandeur imprévue. »

Jean-Louis pour François Leclerc

Blog de Paul Jorion

L’écologie et la pathologie du capitalisme

Contrairement à ce qu’on nous a toujours dit, il n’y a pas d’Etats Unis d’Amérique. Les Etats-Unis sont un territoire occupé qu’il serait plus approprié d’appeler les Etats des Entreprises d’Amérique. Si les états sont unis sur le plan géopolitique, les habitants ne le sont pas. Nous sommes une nation divisée en classes idéologiques, sociales et économiques. Les Etats-Unis ne sont pas une démocratie et ne l’ont jamais été. La structure du pouvoir ne permet pas aux travailleurs de se faire entendre ni d’influencer collectivement le cours des événements.

En dépit du discours sur la liberté et la démocratie, les droits des entreprises ont continuellement supplanté les droits souverains de l’individu et de la communauté. L’histoire des classes laborieuses et la multiplication des catastrophes environnementales en sont la preuve. Par exemple, les agences gouvernementales « ostensiblement créées pour protéger la santé publique » autorisent partout l’exploitation du gaz de schiste par fracture hydraulique même lorsque cela empoisonne l’eau potable de la commune et cause des dégâts incalculables à l’environnement.

Toutes nos forêts sont des produits commerciaux et sont mesurées en stères à débiter et à expédier à des prix défiant toute concurrence, comme pour une liquidation. L’admirable biodiversité mondiale cède la place à la désertification et à la monoculture. L’argent change de main. Une toute petite minorité s’enrichit aux dépens de la multitude. La planète et ses habitants sont traités comme des produits à exploiter. On nous dit qu’il n’y a rien de sacré sauf le dollar et les marchés.

Pourtant c’est un fait avéré qu’aucun être humain, pas même les PDG et les membres du Congrès, ne peuvent vivre sans eau potable et sans air pur. Nous sommes littéralement en train de sacrifier ce qui garantit la vie sur la planète et d’hypothéquer l’avenir pour assouvir les désirs insatiables de quelques individus ridiculement riches. Les Américains, endoctrinés depuis leur naissance, sont convaincus que la cupidité égoïste est une bonne chose.

Les riches et les puissants ont décrété que les profits des entreprises, « le Saint Graal du capitalisme étasunien », sont plus précieux que la vie elle-même. Les cyniques qui sont au pouvoir n’ont pas de conscience. L’histoire montre que les sociopathes n’hésitent pas à employer n’importe quels moyens pour tirer parti de leurs victimes sans méfiance.

Mais enfin, même les adeptes de Friedman doivent bien penser que certaines choses ne peuvent ni être transformées en marchandises, ni être achetées ou vendues. Tout être vivant a le droit de respirer de l’air pur et de boire de l’eau potable, par exemple. Ce sont des biens nécessaires à tous ; ils ne peuvent moralement appartenir à des personnes privées. Pourtant, le capitalisme moderne est basé sur deux choses : la propriété privée et la transformation en marchandises des travailleurs et de la nature.

Le capitalisme et le culte des marchés qui va avec, ont fait disparaître la biodiversité de la planète pour lui substituer un univers de marchandises. Ce que nous voyons et pensons savoir n’est pas la réalité. C’est ce que les responsables du marketing et de la perception des consommateurs nous font voir — c’est un hologramme.

Le conflit entre le capitalisme et l’écologie dans laquelle s’origine la vie sur la planète s’intensifie. On assiste à une lutte féroce entre le capital et la démocratie. La botte du capitalisme écrase la démocratie. Nous vivons dans un monde moribond et nous avons hérité de libertés moribondes. L’avidité des multinationales et la surpopulation en sont responsables. La contestation se répand partout.

Pratiquement tous les soulèvements, les inégalités et les problèmes environnementaux d’aujourd’hui proviennent du capitalisme y compris la surpopulation et les agressions armées. Le capitalisme nécessite une expansion économique ininterrompue et un marché en plein essor pour les consommateurs. Ce n’est tout simplement pas possible sur une planète limitée.

Ces tensions sont on ne peut plus manifestes dans la ceinture de charbon et les montagnes de l’ouest de la Virginie, où j’habite. Ici les montagnes sont dépouillées de leurs forêts avant qu’on les fasse exploser pour extraire à bas coût du charbon pour enrichir la multinationale Massey Energy Corporation. Le procédé, qu’on appelle « écimer les montagnes » a empoisonné des rivières, modifié leur trajet et changé le relief et l’hydrologie du territoire. Il a détruit des communautés humaines et biologiques tout en remplissant les coffres des industriels du bois et du charbon.

L’extraction minière traditionnelle a coûté la vie a des milliers de mineurs qui essayaient de vivre modestement de leur travail. Parfois cela a conduit à des conflits armés entre les mineurs et les agents de sécurité de Pinkerton engagés par les compagnies minières dans des endroits comme Matewan et Blair Mountain.

A l’ouest de la Virginie, le Roi Charbon et l’industrie du gaz et du pétrole font la loi. Le gouvernement est entièrement soumis aux lobbys industriels. Il est donc inutile de recourir aux tribunaux ni d’en appeler au sens moral des gouvernements pour obtenir réparation. Si nous nous limitons aux moyens mis à notre disposition par nos oppresseurs, toute la région sera sacrifiée. Les travailleurs et les pauvres font les sacrifices ; les milliardaires et l’industrie récoltent les profits. Et c’est nous qui devrons assumer les conséquences.

L’illusion de la démocratie « y compris voter en l’absence d’un choix réel » est loin de valoir l’action directe et l’anarchie. La démocratie ne peut pas prospérer sur le sol stérile que le capitalisme laisse derrière lui. Soit nous avons la démocratie, soit nous avons le capitalisme, soit nous créons quelque chose d’entièrement différent. On ne peut pas concilier des concepts aussi radicalement opposées.

Les hommes modernes habitent un monde absurde et contradictoire fabriqué par les hommes. En dépit de ce qu’affirme la Cour Suprême, les multinationales ne sont pas des personnes et l’argent n’est pas la parole. Tout le monde le sait bien. Mais la loi en a décidé autrement. Nous devons refuser de concéder cette victoire à l’état marchand en refusant de capituler.

La lutte pour les droits de la communauté, l’égalité, et la justice sociale, économique et environnementale doit se faire à l’extérieur du système qui crée les inégalités et engendre la destruction gratuite des biens communs. Des quantités d’espèces de plantes et d’animaux d’une inestimable valeur écologique sont éliminées pour permettre la construction de centres commerciaux, de blocs d’appartements sécurisés, de casinos et de terrains de golf. Une catastrophe écologique et économique se profile. Nous sommes menacés par une famine mondiale dans un monde anthropocentrique surchauffé.

Dans le monde entier, de riches multinationales pillent les ressources biologiques et minérales communes. Quoi de plus absurde et de plus immoral ?

Il est facile de démontrer que le capitalisme, l’invention d’Adam Smith qui a remplacé le féodalisme pendant la révolution française, est fondé sur beaucoup de principes erronés dont on ne pouvait pas connaître la fausseté à l’époque de Smith. Malgré cela, les économistes qui ont reçu une formation classique affirment que le capitalisme est une force naturelle alors que c’est une construction humaine défectueuse. Le capitalisme moderne présente des symptômes pathologiques et témoigne d’une approche contraire à la vie et à la liberté. Il détruit la planète et hypothèque l’évolution.

De fait, même si on met de côté les considérations éthiques et que l’on se place d’un point de vue strictement biologique, le capitalisme moderne est sans nul doute un cancer virulent qui dévore son hôte. Mais la plupart d’entre nous se refusent à le voir. On demande aux gens comme moi de ne pas prononcer de mots qui fâchent en public. Cela pourrait offenser les bons croyants. Quand cela m’arrive, je pense à Thoreau qui disait : « N’importe quelle vérité est meilleure que les faux-semblants. » Nous avons l’obligation morale de dire ce que nous savons clairement et nettement.

Tout le monde sait qu’une idéologie d’expansion constante sur une planète limitée est en contradiction avec les impératifs écologiques comme la capacité de la planète, le dépassement écologique et l’épuisement des ressources. Mais les économistes classiques se comportent comme si ces impératifs n’existaient pas ou comme si ils allaient mystérieusement disparaître sous l’irrationnelle exubérance du capitalisme.

En réalité, toute l’économie politique est basée sur l’écologie et sur des systèmes biologiques vivants et évolutifs. L’écologie est la seule économie qui importe.

Même sans être très versé en écologie, on peut prédire certaines choses avec une certitude mathématique. Par exemple, la poursuite du capitalisme comme économie politique principale conduira nécessairement soit à la destruction de la biosphère, ce qui signifie la mort des organismes qui y vivent, soit à l’abolition du système capitaliste.

A quoi ressemblerait une ère post-capitaliste et comment fonctionnerait-elle ?

Le capitalisme mondial qui dépend des énergies fossiles et des produits pétrochimiques bon marchés pour produire de la nourriture doit céder le pas à l’agriculture organique et aux économies locales à échelle humaine. La nourriture doit être cultivée localement ainsi que les autres produits de première nécessité dans toute la mesure du possible. L’ère des énergies fossiles bon marchés arrive à son terme. L’homme industrialisé doit affronter courageusement ses addictions et embrasser la sobriété ou il s’autodétruira.

On dit que la nature a le dernier mot. Les hommes ont intérêt à s’inspirer des systèmes naturels qui se sont adaptés sur des périodes infinies.

Une économie sans argent, basée sur le besoin doit remplacer le système actuel d’exploitation pour le profit. De la même manière, les biens et les services doivent s’échanger sans être soumis aux marchés. Ces échanges seraient de valeur égale et donc intrinsèquement justes.

Le modèle classiques d’entreprises sera remplacé par des coopératives possédées et gérées par les travailleurs. De la sorte, les travailleurs -et non le conseil d’administration- prendront toutes les décisions. Ils partageront les risques et les profits et distribueront les excédents de production tout en réduisant le temps de travail quotidien et hebdomadaire. Une part des excédents sera alloué à la communauté et à la protection des biens communs.

Les nouveaux modèles économiques doivent être soumis aux lois écologiques ou ils échoueront. Les alternatives au capitalisme existantes, comme la coopérative espagnole de Mondragon doivent être analysées et évaluées pour en faire des modèles qui pourraient être adaptés ailleurs.

Il n’y a pas de meilleur maître que l’évolution et la sélection naturelle. L’histoire confirme que les idées les plus révolutionnaires sont parfois les plus anciennes. Par exemple, des études anthropologiques montrent que l’Homo sapiens à ses débuts a évolué en instituant des principes égalitaires à l’intérieur des clans tribaux. Les peuples et les cultures qu’ils créent doivent s’adapter ou périr.

Les sociétés égalitaires du futur seront très différentes de la société capitaliste d’aujourd’hui. Les campagnes politiques et les élections finiront aux oubliettes de l’histoire. Des sociétés évoluées n’ont pas besoin de leaders et d’officiels élus.

Tous les membres d’une communauté égalitaires sont des leaders. Le pouvoir circule d’une manière circulaire et non sous la forme linéaire d’une hiérarchie du haut vers le bas. Il n’y aura pas de classes sociales ou économiques. Personne n’aura des privilèges ou des droits qui sont déniées aux autres. Tous les membres de la communauté auront des pouvoirs égaux et auront la même valeur. Tous auront les mêmes accès aux opportunités. La santé et l’éducation supérieure, comme l’air pur et l’eau claire seront considérés comme un droit de naissance et seront gratuits.

L’action directe remplacera les élections politiques. Au lieu d’accepter d’être gouverné, le peuple souverain peut créer le monde qu’il veut habiter. Quand les membres d’une communauté partagent le pouvoir et jouissent de l’égalité des chances, ils sont désireux de participer. Tout le monde apporte quelque chose à la table. Tout le monde contribue et toute la société en bénéficie.

Les communautés deviendront aussi interconnectées et interdépendantes que des systèmes écologiques. Mais chacune restera autonome dans la vaste matrice de la nature. Les états et les nations tels que nous les connaissons finiront sans doute aussi aux oubliettes de l’histoire.

Au lieu de l’exploitation et de la compétition cynique du capitalisme, ce sont des principes de coopération et de besoins sociaux qui régiront ces communautés. Dans un écosystème sain, le bien-être des individus dépend du bien-être de la communauté et vice versa. Personne ne sera abandonné. Nous avancerons tous ensemble.

Tous les organisme vivants ont une origine commune et une destinée commune. L’écologie et l’économie doivent se fondre en un système naturel intégré qui favorise la survie sur le long terme dans un monde déjà dévasté par l’homme industrialisé. La guérison écologique et sociale doit faire partie du processus de construction de communautés soutenables.

La transition du capitalisme à la coopération ne sera ni facile ni douce. Il y aura de nombreux faux départs. Au début il y aura une résistance féroce au changement révolutionnaire. Nous avons tendance à nous accrocher à ce qui nous est familier et confortable, à ce que nous connaissons, même quand le paradigme dominant et la culture populaire nous nuisent.

Les premiers pas sur une nouvelle route sont souvent les plus difficiles. Le chemin n’est pas tracé. Il y aura des angoisses et des incertitudes. Mais il faut se lancer. L’alternative est l’oubli. Si nous engageons dans cette nouvelle odyssée, cela assurera la survie de l’espèce et nous verrons l’avènement d’un nouvel âge des lumières.

Jean-Louis pour Charles Sullivan

Charles Sullivan a une maîtrise en sciences de la nature ; c’est un militant communautaire et un auteur indépendant qui habite dans the Ridge et Valley Province à l’ouest de la Virginie.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2012/01/ecology-and-the-pathology-…

Traduction : Dominique Muselet

E-cat : se chauffer pour 20 EUR par an dès 2013

Avec la montée du prix des hydrocarbures, se chauffer risque de devenir problématique dans les années à venir. Reste le chauffage électrique? Encore raté, EDF va augmenter ses prix de 30%. Reste le bois, pas l’idéal pour tout le monde…. Restera alors l’E-cat lorsqu’il sera en vente dans le commerce, une technologie toute neuve et pleine d’espoir qui permettra de se chauffer pour seulement 20 euros/an, dans la mesure ou les lobbys laissent l’entreprise vendre ses E-cats.

http://energycatalyzer3.com/files/2011/12/Jim_Rodney_5kW_E-Cat_design_600.jpg

Si tout se passe bien, vous devriez bientôt pouvoir adjoindre à votre chauffage central actuel un dispositif révolutionnaire de 400 à 500 dollars / euros vous permettant de chauffer votre maison avec une simple cartouche recyclable à base de poudre de nickel, pour moins de 20 dollars/euros par an.

Jusqu’il y a peu le prix du dispositif avait été estimé à 4000 dollars. Grâce à la volonté de son concepteur, l’ingénieur Andrea Rossi (1950), au partenariat industriel avec National Instruments aux Etats-Unis, et une fabrication hautement automatisée, le prix a été divisé par dix, de façon à couper l’herbe sous le pied des copies par retro-engineering qui ne manqueront pas d’apparaître une fois le système lancé à grande échelle. Objectif : 1 million d’unités domestiques par an à partir de début 2013. (*)

De la taille d’un ordinateur portable (le processeur a la taille d’un paquet de cigarettes) et d’une sécurité annoncée comme totale, ce système révolutionnaire dit de réaction nucléaire à basse énergie n’émet selon Rossi (et le professeur Focardi de l’université de Bologne) aucune radiation ni émission d’aucune sorte.

Le nickel est abondant sur Terre et n’est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et son traitement doit être fait par des professionnels. La quantité de nickel consommée dans le processus est extrêmement réduite. Pour fixer les idées, selon Andrea Rossi, un gramme permet de produire 23.000 mégawatt heure d’énergie (oui : vingt trois mille mégawatt heure).

L’E-cat est un système thermique révolutionnaire qui utilise de la poudre de nickel, une quantité infime d’hydrogène, un ou des catalyseurs spécifiques, de même que des radiofréquences permettant de faire travailler les forces de répulsion (Coulomb) entre particules subatomiques de façon avantageuse, un peu à l’image de ce qui se passe dans les arts martiaux orientaux.

Au lancement, le processus de préchauffage du système consomme 3000 watt pendant une heure. Puis, une fois lancé, la consommation électrique devient insignifiante, comme celle d’un ordinateur, tout en produisant une quantité extraordinaire d’énergie thermique, permettant de chauffer de l’eau de façon stable et contrôlée à 120°C. Le système peut être complètement arrêté en 30 à 60 minutes.

L’E-cat est en cours de certification aux Etats-Unis par UL (Underwriters Laboratories). Une usine entièrement robotisée serait en voie de construction, semble-t-il au Massachussetts, avec National Instruments comme partenaire industriel.

A terme (12-24 mois ?), le système pourra également produire de l’électricité, une fois surmontées les difficultés de maintien de la température à 400°C (plutôt que 120°C actuellement).

La distribution et la vente se fera via des partenaires agréés, de même que par Internet. Les précommandes, sans engagement financier, peuvent être faites via le site Ecat.com dès maintenant.

Etant donné les risques inhérents à ce type de projet industriel d’avant-garde, Andrea Rossi ne souhaite pas à ce stade ouvrir le capital à des investisseurs particuliers, n’acceptant le soutien que de milieux d’affaires et d’organisations souhaitant investir de faibles sommes d’argent.

En guise de conclusion, ces réflexions de Brian Josephson, prix Nobel de physique 1973 : « A ce jour, rien ne permet de douter des affirmations de Rossi » et « des réacteurs de type Rossi sont déjà en production et selon Dennis M. Bushnell, Scientifique en chef de la NASA, ils pourraient « changer complètement la géo-économie, la géo-politique et résoudre [des problèmes] de climat et d’énergie ». » (lien).

En cas de confirmation, il semble que nous soyons bel et bien en présence d’un changement de paradigme en matière d’énergie. Probablement comparable à la découverte de la roue ou du feu.

A titre de comparaison, le projet internatinal de fusion (très) chaude ITER à Cadarache (France) dont on espère, à coup de dizaines de milliards d’euros d’argent public, pouvoir extraire les premiers kilowatts dans cinquante ans ou plus et dont on connaît mieux aujourd’hui le caractère hautement aléatoire et non raisonnable (voir l’article publié le 13/01/12 sur Mediapart : « Iter, le naufrage »), … peut aller se rhabiller et surtout se réorienter vers un projet plus utile pour la société.

(*) Andrea Rossi travaille 14 à 16 heures par jour sur ce projet et l’interview dont est issu cet article a été réalisée le 15 janvier 2012 au terme d’une telle journée, entre 11 du soir et 1 heure du matin. Chapeau l’artiste ! Et tous nos voeux de succès.


Sources pour cet article :
L’interview d’Andrea Rossi le 15 janvier par le journaliste scientifique Sterling Allan (Pure Energy Systems News). Résumé en anglais ici. Transcription de l’interview en anglais ici.

Catalyseur d’énegie de Rossi et Focardi (Wikipedia)


Pour en savoir plus :
L’E-cat a déjà été présenté sur Agoravox le 22/12/11 (lien) et le 29/10/11 (lien), au lendemain de la démonstration semi-publique décisive à Bologne, d’un générateur E-cat industriel de 1 mégawatt.

Publications scientifiques (en anglais)

A detailed Qualitative Approach to the Cold Fusion Nuclear Reactions of H/Ni , Prof. Christos E. Stremmenos, Journal of Nuclear Physics, Mai 2011

Report on heat production during preliminary tests on the Rossi “Ni-H” reactor, Levi G., Université de Bologne, Italie, Janvier 2011

Hydrogen/Nickel cold fusion probable mechanism, Prof. Christos E. Stremmenos, Bologne Italie, Journal of Nuclear Physics, Décembre 2010

A new energy source from nuclear fusion, Focardi S. & Rossi A., Université de Bologne, Italie, Mars 2010,

 

Jean-Louis pour Benji

in Les Moutons Enragés

Source: agoravox.fr

AAA : le drame est-il celui qu’on croit ?

Vendredi 13 janvier la France a vu sa note AAA dégradée à AA+. Cette décision est ressentie comme un drame par tous les économistes, politiques et médias de tous bords.
Le réel drame ne serait-il pas ailleurs ? Que signifie cette réaction générale de panique ? Il faut croire que chacun a intégré les règles financières actuelles comme étant naturelles et immuables. Au point de se résigner à subir ses dysfonctionnements et à se soumettre à ses pseudo-solutions, au lieu de remettre en question le système monétaire et financier.
Au premier abord, cette rétrogradation signifie que la solvabilité de la France est jugée à la baisse. En effet, la dette est équivalente aujourd’hui à 80% du PIB, alors qu’elle était de 8% à la fin des années 70. Elle signifie aussi que la France ne pourra emprunter sur les marchés des capitaux qu’à des taux d’intérêt encore plus élevés.
Le drame, c’est que le milieu médiatico-politique ne réinterroge pas l’origine structurelle de cette dette soumise à la machine économique et dont les conséquences sociales, environnementales, et anthropologiques sont dramatiques.

Revenons sur la fonction de la monnaie et son mode de création. La monnaie facilite les échanges de biens et de services, en permettant de les reporter dans le temps, et de multiplier les intervenants. De plus, grâce à l’emprunt auprès de quelqu’un qui a déjà de l’agent, la monnaie permet d’anticiper la production de richesses.
Pour que l’économie fonctionne bien, il est nécessaire d’émettre la quantité de monnaie nécessaire à faire circuler l’ensemble des richesses produites. L’argent n’a pas de valeur en soi, elle n’a de valeur qu’à travers les richesses qu’elle permet de faire circuler. C’est pour cela qu’il ne sert à rien d’émettre trop de monnaie, puisque cette dernière aurait ainsi moins de valeur unitaire (c’est l’inflation).
Selon toute logique, ce serait à la communauté civile, donc à l’Etat, de créer la monnaie en fonction des besoins de circulation de richesses. Or depuis les années 1970, mais surtout depuis le traité de Lisbonne pour L’Europe, les états occidentaux n’ont plus le droit de « créer » leur monnaie, mais doivent « l’emprunter » auprès de banques privées (les banques d’investissement (1)). La condition sous-entendue est que cette monnaie existe déjà, et permet à l’état d’emprunter, tout comme le particulier peut s’adresser à un organisme ayant de l’argent en réserve ; mais ce n’est pas le cas.
En effet, pour répondre à un besoin de création monétaire, les états achètent à des banques privées l’argent qu’elles n’ont pas, et dont elles facturent l’émission à un fort taux d’intérêt. Occultée par le subterfuge d’un vocabulaire qui ne peut s’appliquer qu’à l’économie des ménages, cette scandaleuse arnaque est passée inaperçue pendant 40 ans !

Cette loi n’a pas été adoptée par hasard. Elle ne répond pas à un besoin naturel, elle a une autre fonction. Elle permet à l’oligarchie de s’enrichir par l’intermédiaire de deux leviers. D’abord en s’appropriant l’immense part des richesses produites par le capital et les finances au moyen du jeu des taux d’intérêts. Ensuite en augmentant de manière incohérente l’ensemble de ces richesses. La croissance, c’est impeccable pour s’enrichir scandaleusement sans que le peuple n’ait à redire : c’est qu’il reste toujours quelques miettes pour les plus pauvres. C’est nettement plus facile que de partager.
Cette loi a été adoptée parce que la dette dope fabuleusement le consumérisme. L’endettement des états oblige ces derniers à organiser et structurer l’augmentation du PIB afin d’augmenter leurs recettes fiscales. Sans croissance, pas de taxes. Depuis 40 ans, les pays occidentaux sont peu à peu saturés de biens matériels et vivent avec une croissance artificielle, dont la dette est le moteur. Sans cette dette structurelle – appelée aussi « La Crise » -, la croissance naturelle aurait sûrement été plus équitable et durable, mais aussi plus faible, donc moins facile à répartir inéquitablement sans que cela se voie.
La perte du triple A est présentée de façon opportuniste par les dirigeants comme la nécessité de s’engager vers encore plus de croissance pour pouvoir rembourser (2) ! Il ne s’agit pas de retrouver la croissance pour le bien-vivre des humains, mais pour payer les dettes. L’humain était au service de l’économie pour l’économie. Voilà que maintenant cette économie est au service d’une dette ! Bref, l’humain est au service de la dette… et de ceux qui en profitent.

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Mais le système atteint les limites de l’écosystème. Tous les pays sont endettés. L’humanité est endettée. Mais envers qui ? Créer de la dette, c’est aussi s’autoriser à ponctionner les ressources de la terre, sans se soucier de leur épuisement progressif. La crise de la dette, c’est le choc entre la consommation effrénée des énergies fossiles et les limites imposées par la réalité écologique. La création de croissance via des produits financiers ne pourra plus durer encore longtemps sans s’appuyer sur des richesses concrètes. La bulle financière est en train d’imploser. Le pic du pétrole et du reste (3) est atteint, le dérèglement climatique nous accule à la modération. Bon nombre de contemporains réalise que le capitalisme ne tient pas ses promesses de bien-vivre pour tous. La machine à produire et consommer est en train de s’enrayer.

Alors, « ils » ne savent plus où donner de la tête. Le communiqué de l’agence de notation qui accompagne la dégradation de la note de la France dit que notre pays doit poursuivre ses réformes structurelles, et en même temps, qu’il n’y a pas assez de croissance en France. C’est la double imposture de la « rilance », à la fois de la rigueur et de la relance. La politique de l’oxymore au service de l’oligarchie. Le double-bind qui peut tous nous rendre fous si nous n’y prenons pas garde.

C’est en cela que tout ce qui se passe autour des agences de notation est dramatique. Chacun se soumet aux règles d’un jeu qui n’a rien de naturel, au lieu d’en profiter pour questionner à fond les sens de la production, de la consommation et de la monnaie.

Il est donc nécessaire de rendre incontestables ces questionnements. Il est tout aussi important de proposer des pistes de solutions et des outils de transition vers un monde soutenable et serein.
C’est pour cela que des objecteurs de croissance s’associent, sur le plan national et local, aux organisations qui réclament un audit citoyen de la dette et qui organisent des débats publics. La démarche autour de l’audit est un moyen de casser la « doxa » néolibérale qui nous interdit d’interroger le système, « There is no alternative » (4) disait Thatcher. C’est un moyen pour aider le grand public à se saisir du problème. C’est un moyen pour fabriquer des arguments. C’est un moyen pour exiger l’accès aux documents cachés. C’est un moyen pour créer un rapport de forces. Cette démarche autour de l’audit est nécessaire pour démonter la propagande officielle.
Inventons un monde soutenable et équitable. Redonnons à la production sa fonction principale : considérons les biens matériels comme les auxiliaires de notre bien-vivre et non pas comme une fin en soi. Redonnons à l’argent sa fonction originelle qui est de faciliter les échanges, en veillant à ce qu’il ne devienne pas la source de conflits sociaux. Explorons des pistes et des outils facilitant cette transition, telles que la relocalisation, l’agriculture à échelle humaine, la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (le revenu maximum autorisé, la gratuité de l’usage et le renchérissement du mésusage).

C’est à la démocratie, via ses institutions légitimes, que doit revenir la tâche de créer la quantité de monnaie nécessaire à faire circuler les richesses produites. Déclarons la dette illégitime afin de pouvoir sereinement cesser de produire pour produire. La société de croissance n’est pas la solution. C’est le problème !

Jean-Louis pour le Parti Pour La Décroissance

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Quelques liens pour explorer les causes et des pistes de solutions :

- Appel pour un audit citoyen de la dette : http://www.audit-citoyen.org/
- Richard Heinberg : « qui a tué la croissance ? » http://www.partipourladecroissance.net/?p=6609
- Crise de la dette : le plan B http://www.partipourladecroissance.net/?p=6444
- Attac s’adresse aux candidats à la présidentielle : voici la réponse de la candidatE de la Décroissance : http://www.decroissance2012.fr/?p=357
- La double imposture de la « rilance » de Serge Latouche : http://www.partipourladecroissance.net/?p=6370
- 10 entretiens filmés pour mieux comprendre la Décroissance Politique : http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=6736
- Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA)
un texte : http://www.partipourladecroissance.net/?p=4144
version courte : http://www.partipourladecroissance.net/?p=5717
un tract : http://www.partipourladecroissance.net/?p=6263
- L’énergie à la base de la dette : www.decroissance.org/?chemin=textes/energie-dette.htm4
- Dette publique, crise économique et décroissance heureuse : http://www.decroissance.org/?chemin=textes/Sintesi-FR.htm
- Mais c’est quoi, cette dette ? http://decroissance.lehavre.free.fr/dettes.htm


Notes :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_n%C2%B073-7_du_3_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France

Anecdote : le SMIG « Le salaire minimum interprofessionnel garanti » après 20 ans de bons et loyaux services, a été remplacé le 2 janvier 1970 par le SMIC, « le salaire minimum interprofessionnel de croissance. » tout un symbole
(3) Le “Peak Everything” (ou la fin des haricots) : http://www.superno.com/blog/2012/01/le-peak-everything-ou-la-fin-des-haricots/

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/There_is_no_alternative

La sécurité sociale emprunte en dollars

Tout va bien, le dollar est une monnaie qui vaut moins encore que le papier toilette avec lequel on s’essuie suivant certains économistes comme Max Keiser ou Pierre Jovanovic pour ne citer qu’eux, cela n’empêche pas certains d’emprunter dans cette monnaie comme nous l’explique Philippe Herlin (Philippe Herlin est chercheur en finance, chargé de cours au CNAM. Il est l’auteur de France, la faillite ? Les scénarios de crise de la dette (Editions d’Organisation, 2010) et Finance : le nouveau paradigme (Eyrolles 2010), prix spécial du jury du 24e prix Turgot en 2011. Source ici).

La sécurité sociale emprunte en dollars dans Opinions pq_dollars

Nous avons déjà parlé de cette information ici mais on y revient tant elle mérite le détour : la sécurité sociale emprunte pour partie en dollars ! Enfin, plus exactement la CADES, la Caisse d’amortissement de la dette sociale, c’est-à-dire l’organisme chargé de financer la dette de la sécu (de la même façon que l’Agence France Trésor gère la dette de l’Etat). Elle vient de publier son programme de « financement » (comprendre endettement) pour 2012 : 40 milliards d’euros. Sur 2011, 40 % de la dette avait été émise en dollars ou autres devises (6,5 + 3,8 + 3,0/31,4), la proportion devrait être du même ordre en 2012.

Alors que les pouvoirs publics dénoncent l’hégémonie de la monnaie américaine et affirment défendre l’euro « à tout prix », il est effarant de voir que la sécurité sociale emprunte en dollars. L’intérêt de l’opération réside dans l’assurance de placer sans aucune difficulté ces emprunts auprès des fonds de pension américains (qui n’ont ainsi aucun risque de change à supporter, ce qui serait le cas s’ils achetaient des obligations libellées en euros). La CADES, pour éviter le risque de change, se couvre par un swap sur toute la durée de l’emprunt ; mais cette couverture coûte chère, et c’est autant d’argent perdu.

Le « cœur » de notre « modèle social que le monde entier nous envie », financé pour partie en dollars auprès de fonds de pensions américains, antimodèle honni de nos politiques, c’était la séquence humour du jour, merci la CADES.

Jean-Louis pour Philippe Herlin

in Les Moutons Enragés

Source: la dette de la France

Jour J pour les plans de recapitalisation de 31 banques d’Europe

La crise est difficile, même pour les banques qui sont au plus mal. Les banques européennes dont les françaises doivent être recapitalisée, encore une fois, mais cette fois-ci, sans notre aide (officiellement), information dont je doute quand je vois le nombre de frais de comptes et de frais de rejets prélevés par ces voleurs ma banque.

C'est ce vendredi la date limite fixée aux 31 banques européennes pour remettre à leurs régulateurs nationaux le détail des mesures qu'elles prévoient pour renforcer leurs fonds propres et se conformer aux exigences de solvabilité de l'Autorité bancaire européenne (ABE). /Photo d'archives/REUTERS/Heinz-Peter Bader< />
<p>LONDRES (Reuters) – C’est ce vendredi la date limite fixée aux 31 banques européennes pour remettre à leurs régulateurs nationaux le détail des mesures qu’elles prévoient pour renforcer leurs fonds propres et se conformer aux exigences de solvabilité de l’Autorité bancaire européenne (ABE).

Le besoin de renforcement des fonds propres pour les établissements concernés atteint 115 milliards d’euros, selon les calculs de l’ABE.

Si quelques-unes des banques continuent d’envisager de lever des capitaux sur les marchés en dépit de niveaux de valorisation encore très déprimés, la plupart ont privilégié d’autres pistes, en réduisant notamment la taille de leur bilan via des cessions d’activités ou de portefeuilles.

Les autorités européennes ont demandé aux banques de s’assurer que leur ratio de fonds propres pondéré des risques atteigne au moins 9% d’ici la fin juin 2012.

Cette mesure, destinée à prévenir une répétition de la crise bancaire de 2008 qui avait nécessité des interventions publiques massives pour renflouer certaines banques, a été critiquée en raison du délai très court laissé aux banques pour s’y conformer et de ses conséquences sur leur capacité à financer une économie européenne déjà très affaiblie.

La perspective d’une moindre rentabilité du fait du ralentissement économique, de pertes plus importantes que prévu sur les dettes souveraines, en particulier la dette grecque, et le peu d’appétit des investisseurs pour le secteur bancaire impliquent qu’un soutien public ne peut être exclu dans certains cas, comme pour l’allemande Commerzbank ou l’italienne Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS).

Commerzbank, dont les besoins en fonds propres sont chiffrés à 5,3 milliards d’euros, a toutefois fait savoir jeudi qu’elle devrait pouvoir éviter un nouveau renflouement public, ayant réalisé 57% de l’effort demandé par l’ABE à la fin 2011 et s’attendant à dégager 3,3 milliards d’euros de fonds propres supplémentaires d’ici la mi-2012.

L’action Commerzbank a bondi de plus de 20% depuis cette annonce.

E7,3 MDS POUR LES BANQUES FRANÇAISES

L’italienne MPS, qui se présente comme la plus ancienne banque du monde encore active, doit renforcer ses fonds propres de 3,3 milliards d’euros, et risque de devoir en lever au moins la moitié auprès de ses actionnaires ou en se tournant vers l’Etat italien, selon des analystes.

La banque prévoit de céder de l’immobilier et des participations dans des coentreprises, de réduire la taille de son bilan et d’émettre des obligations convertibles pour améliorer son ratio de fonds propres.

La banque portugaise Millenium BCP et les espagnoles Bankia et Popular figurent aussi parmi les établissements qui pourraient manquer de fonds propres pour respecter les demandes et le calendrier de l’ABE.

Pour renforcer leur ratio de solvabilité, les banques concernées disposent de nombreuses options, en jouant aussi bien sur le numérateur que sur le dénominateur, allant de la mise en réserve de profits à la réduction de leurs encours de prêts en passant par les cessions d’actifs, la conversion de titres hybrides en titres de capital ou encore le rachat de leur propre dette.

Elles soumettent les mesures qu’elles entendent mettre en oeuvre à leurs régulateurs nationaux, qui devront les approuver avant de les transmettre à l’ABE, cette dernière devant les valider les 8 et 9 février. Elles n’ont en revanche pas l’obligation de rendre publiques les mesures envisagées.

En France, les banques avaient quant à elles jusqu’au 13 janvier pour transmettre à l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) leur programme de recapitalisation.

Pour le secteur bancaire français, l’ABE a chiffré le besoin de recapitalisation à 7,3 milliards d’euros. Seul le Crédit agricole n’a pas besoin de renforcer ses fonds propres, selon le régulateur européen.

Excluant toute aide publique et tout appel au marché, BNP Paribas, BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne) et Société générale ont assuré pouvoir atteindre les exigences de l’ABE en mettant en réserve leurs bénéfices, en cédant des actifs ou en réduisant, voire arrêtant, certaines de leurs activités de marchés et de financement.

Jean-Louis pour Benji

in Les Moutons Enragés

Source: Reuters

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