Archive pour 23 janvier, 2012

Anonymous attaque L’Express, au risque de se trahir

Depuis la fermeture de MegaUpload, les activistes lancent des attaques informatiques tous azimuts. Ses membres ont évolué : aux hackers des débuts se sont agrégés des amateurs plus ou moins doués.

Les Anonymous n’ont pas attendu l’arrestation de Kim Dotcom – fondateur et tête de gondole de Megaupload – pour trimballer le masque grimaçant de Guy Fawkes aux quatre coins de la Toile.

Nés au sein du forum américain 4Chan autour de 2006, d’abord portés sur le« LOL » et la provocation, ils ont peu à peu troqué leur habit moqueur pour une démarche plus politique.

L’anthropologue Gabriella Coleman, fine connaisseuse du courant, estime qu’ils ont entrepris une « surprenante métamorphose » :

« Ces dernières années, les Anonymous ont utilisé le “trolling” [esprit bravache et parfois “trash”, typique du Net, ndlr] pour des campagnes de protestation plus franches.

Les Anonymous défendent des causes politiques, mais le font aussi par pur amusement. C’est un mélange entre sociopathes et altruistes en colère. »

N’importe qui peut être Anonymous

La multiplication des attaques récentes revendiquées par ces trublions du Net – les sites du FBI, du département américain de la justice, de la Hadopi et même de l’Elysée ont été touchés – ne font que les précipiter un peu plus dans la lumière.

Cette riposte à la fermeture de Megaupload par les autorités américaines met en lumière le tiraillement et la mutation que subit ce groupe aux contours et aux motivations floues.

Les Anonymous ne s’adressent pas à une élite : nul besoin d’être un programmeur chevronné pour en rejoindre les rangs. Télérama écrit :

« N’importe qui peut enfiler le costume. En guise d’identité, ils n’ont qu’un slogan frondeur, “Nous sommes les Anonymous. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Préparez-vous.” »

Pourtant, de WikiLeaks à la scientologie en passant le Playstation Network, les Anonymous s’étaient jusqu’ici associés à des causes consensuelles mais pointues : les informaticiens et les activistes formaient le gros des troupes anonymes.

Une « démocratisation » à double tranchant

Cette fois, c’est différent : avec 4% du trafic Internet, Megaupload était utilisé – ou du moins connu – par quasiment tous les internautes de moins de 30 ans. Et les Anonymous de drainer de plus en plus de nouveaux adeptes.

Frédéric Bardeau, auteur avec Nicolas Danet de « Anonymous, peuvent-ils changer le monde ? » (éd. Fyp) évoque cette élargissement de leur « base » :

« Les Anonymous s’éloignent de leur ADN anti-Scientologie. Wikileaks était déjà une étape vers la démocratisation et le grand public. Ils sortent de leur “entre-soi”, de 4chan, des mèmes. Ça a toujours fonctionné comme ça sur Internet ».

Cette arrivée dans la sphère Anonymous d’éléments nouveaux n’a pas que des avantages.

Défiés par Christophe Barbier

L’éditorialiste de Itélé et le rédacteur en chef de L’Express Christophe Barbier s’est fendu lundi d’une chronique remontée et virulente contre les Anonymous, les qualifiant de « voleurs » et les défiant d’attaquer son site

Voir la vidéo

CHRISTOPHE BARBIER, TRÈS REMONTÉ CONTRE LES ANONYMOUS

Ça n’a pas manqué : lundi en fin d’après-midi, le site d’information semblait faire l’objet d’une attaque. Difficile de dire si les Anonymous francophones en étaient les instigateurs.

« Ça casse cette idéologie de base ! »

Toujours est-il que sur les salons de discussions, beaucoup condamnent la méthode, éloignée des « fondamentaux Anonymous » :

« Je trouve que ce mouvement tourne a la n’importe quoi [sic] avec les boulets qui font des DDoS [saturer un site de requêtes pour en empêcher l'accès, ndlr.] sur tout sans réfléchir, tout ça casse cette idéologie de base ! »

« J’en appelle donc à ceux qui se sont lancés dans une DDOS party puérile d’y mettre fin. »

« Vous êtes censés vous battre pour la liberté d’expression à travers le monde et vous DDoS le site d’un journal, ça s’appelle de la dictature messieurs. »

Une après-midi passée sur un salon de discussion des Anonymous francophones permet de voir qu’en fait de tueurs assoiffés d’hémoglobine virtuelle, on est plus proche d’amateurs.

Pas tous des hackers chevronnés

Plusieurs d’entre eux, parmi les plus actifs, ne connaissaient pas le terme« défaçage », une pratique qui consiste à remplacer la page d’accueil d’un site avec à peu près n’importe quoi, ou les VPN, mécanisme d’anonymisation, qui figurent pourtant en bonne place dans l’arsenal des Anonymous.

D’autres Anonymous ont un temps fait courir la rumeur d’une attaque de Facebook, Twitter ou YouTube. Rapidement démentie par les Anonymous « historiques » :

« Pourquoi les Anonymous s’attaqueraient à la manière dont on envoie nos messages ? »

Lulz at people saying we would take down Twitter, FaceBook, and YouTube… why would Anon take down how we send our messages ?

— Anonymous (@YourAnonNews) January 22, 2012

D’autres ont récemment mis en place un outil qui réalise des attaques informatiques… à l’insu des Internautes lambda. Une pratique très éloignée de la philosophie militante et libertaire des Anonymous.

« Les skyblogs débarquent dans le hacking »

Frédéric Bardeau :

« La communauté n’est pas homogène. Pour tout une partie de la communauté, certaines opérations n’ont ni queue ni tête. C’est la rançon de la gloire. »

Il y voit même une forme de lutte des classes entre « anciens » et nouveaux Anonymous :

« Ce sont les skyblogs qui débarquent dans l’univers du hacking. Il y a un côté lutte des classes, comme en 1936, quand les riches ont vu débarquer les pauvres sur les plages. »

Il juge que cela peut aider à la prise de conscience de thématiques comme la vie privée ou la liberté en ligne.

« La popularisation est une bonne chose. Si les hackers, du haut de leur tour d’ivoire, daignent avoir un peu de pédagogie, c’est une chance historique. »

Jean-Louis pour Martin Untersinger

in Rue89

Porto Alegre : un forum social dans la crise globale

Vers un sommet des peuples à Rio en 2012

Porto Alegre (Brésil) accueille du 24 au 29 janvier 2012, un Forum Social Mondial thématique : « Crise capitaliste, justice environnementale et sociale » auquel Attac France participera, aux côtés des Attac du monde.

Fonctionnant à travers de nombreux groupes thématiques et activités auto-organisées, ce forum a trois objectifs principaux :

- alimenter en propositions et analyses les débats et mobilisations qui sont en train de se nouer autour de la nouvelle Conférence des Nations-Unies pour un développement durable, dite Rio+20, qui se tiendra à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin 2012, pour ce faire différents groupe de travail vont se réunir les 25 et 26 janvier, sur la crise économique, les défis environnementaux, la crise des institutions internationales, etc., groupes qui poursuivront leurs travaux par échanges sur Internet jusqu’à Rio + 20,

- analyser le contexte de crise économique, financière et sociale qui touche aujourd’hui l’Europe et les États-Unis, dont les conséquences se feront ressentir dans le monde entier au cours des prochains mois ; cette crise multidimensionnelle avait été caractérisée, lors du Forum Social Mondial de Belem (2009) comme une « crise de civilisation », qui ébranle l’hégémonie du monde occidental,

- faire le lien entre la dynamique altermondialiste et les acteurs du cycle de mobilisations et de luttes de l’année 2011, qui, de la place Tahrir à Wall Street en passant par la Puerta Del Sol et les rues de Tunis, représente un approfondissement et un renouvellement du processus des forums sociaux.

Comme tous les Forum sociaux, le Forum thématique de Porto Alegre permettra à tous les mouvements qui le désirent d’y tenir des séminaires et groupes de travail, de même que se tiendront toute une série de Forum parallèles : Forum Science et Démocratie, Forum des autorités locales, Forum sur l’éducation, etc.

Le 28 janvier se tiendra une « Assemblée des mouvements sociaux », appelée par le Mouvement des Sans-Terre, la CUT, le grand syndicat brésilien, et la Marche mondiale des femmes. Cette assemblée devrait être l’occasion de préciser la position des mouvements sociaux avant la conférence Rio + 20 et de critiquer en particulier la promotion de « l’économie verte » qui est au cœur du document officiel de préparation de la conférence et qui n’est qu’une nouvelle tentative de « verdir » les politiques actuelles et de promouvoir les marchés (marché du carbone, marché des droits à polluer, etc.) comme la seule alternative possible à la crise environnementale.

Loin de l’essoufflement, le Forum Social Mondial s’affirme ainsi comme un espace à nul autre pareil, dédié à l’élaboration de propositions qui tiennent compte de l’urgence sociale sans renoncer à faire face à l’urgence écologique et climatique.

ATTAC France, ainsi qu’ATTAC Autriche, ATTAC Brésil et ATTAC Allemagne, participera au forum thématique de Porto Alegre, avec de nombreux mouvements venant de tous les continents.

Pour plus d’information : http://www.fstematico2012.org.br/index.php?link=23&acao=Ver&id=91

Jean-Louis pour ATTAC France, le 23 janvier 2012


Pour rejoindre Attac : http://www.france.attac.org/adherer

Excellentes, les écoles de commerce ? Mon œil !

Présentées comme les centres de formation des élites économiques, comme l’ultime bastion de la méritocratie au sein d’un système scolaire malade, les écoles supérieures de commerce jouissent d’un prestige aussi exceptionnel qu’injustifié.

 

1 – Des enseignements loin de l’« excellence » revendiquée

La qualité de la formation académique est, de loin, le premier motif de déception pour les étudiants qui intègrent une école de commerce. Tout au long de notre scolarité se succèdent des cours à l’intérêt pédagogique extrêmement limité, justifiant d’une certaine manière l’absentéisme légendaire des étudiants de première année.

Les cours dispensés par des professionnels censés constituer une des plus values des formations « made in business school » se résument quant à eux de vulgaires opérations de communication, ne poursuivant qu’un seul objectif : nous convaincre d’aller faire des stages mal payés au sein des entreprises qui mettent des intervenants à disposition de l’école.

J’ai côtoyé au cours de mes différents stages des élèves qui suivaient une formation en management similaire à la notre. A la différence près que cette formation était dispensée par l’université et qu’à ce titre, elle était gratuite. J’ai pu constater à quel point leur connaissances académiques étaient supérieures aux nôtres.

Ce constat vaut également pour les étudiants étrangers qui ont pourtant dépensé des fortunes pour poursuivre leur scolarité en France.

 

2 – A la sortie, des chômeurs et des débouchés décevants

Les études emplois sont formelles, les écoles de commerce garantissent un emploi valorisant et bien rémunéré à leurs diplômés. En ce sens, cette formation constitue un « investissement sur le long terme » : la lourde facture présentée au cours de la scolarité ne représente rien face aux revenus futurs que garantit notre diplôme.

Mais quel crédit doit-on porter à des études le plus souvent réalisées par les juniors entreprises de l’école, pour le compte de l’école, auprès d’une part non représentative des anciens de l’école ?

Je ne compte plus le nombre de diplômés qui continuent de hanter les locaux de mon école en attendant d’intégrer le monde du travail.

Ces diplômés n’apparaissent pas dans des statistiques, refusant de les alimenter notamment en raison de la prégnance, dans le microcosme des écoles de commerce, des discours qui tendent à imputer aux chômeurs la responsabilité de leur situation.

La nature des postes occupés par les jeunes diplômés pose également problème. Oubliez les postes de responsables des ressources humains (RRH) ou de chefs de produits : dans la vraie vie, la majorité des « sup de co » sont contraints d’accepter des postes traditionnellement occupés par des personnes dont le niveau scolaire est bien en deçà du bac+5.

Ainsi, les diplômés spécialisés en marketing s’orientent par défaut massivement vers des postes de commerciaux terrain, de chargés de clientèle en agence bancaire ou des postes de managers de rayon dans la grande distribution.

Ceux qui souhaitent travailler dans le domaine des ressources humaines iront, eux, grossir les rangs des agences d’intérim. Et si ces postes peuvent constituer le point de départ de très belles carrières, ils semblent bien éloignés des ambitions des étudiants de classe préparatoire.

 

3 – La vie étudiante : alcool, drogues, sexisme et homophobie

Sur ce point, les écoles sont fidèles à leurs réputations. Chaque année, les week-ends d’intégration sont émaillés d’incidents plus ou moins graves, le plus souvent liés à la surconsommation d’alcool ou de produits stupéfiants.

Au cours de ces événements, les élèves de première année sont soumis à des pratiques dégradantes, empreintes d’un virilisme primaire, qui s’articulent le plus souvent autours de « jeux » à forte connotation sexuelle.

Souvent issu de vieille famille bourgeoise, les étudiants des écoles de commerce véhiculent les valeurs réactionnaires qui prévalent dans leur milieu. Au cours de ma scolarité j’ai entendu un nombre incalculable de réflexions sexistes, racistes et homophobes sans parler du mépris de classe dont font preuve certains étudiants de l’école.

Je pourrais également revenir sur l’absence totale de mixité sociale et culturelle des écoles de commerce, de la pertinence des logiques économiques qui nous sont enseignées mais ces éléments sont déjà bien connus de l’opinion publique.

Mon propos peut surprendre tant il contraste avec les discours hagiographique dont font l’objet les écoles de commerce d’habitude. Pourtant, en interne, tous les élèves s’accordent à dénoncer les faiblesses d’une formation dont tous s’accordent à penser qu’elle est « très inférieure à leurs attentes ».

Paradoxalement, dès qu’il s’agit de présenter l’école aux prépas le discours change et les contempteurs les plus vindicatifs se muent bizarrement en défenseurs zélés de l’image de leur école. Ce doit être ça l’esprit école…

Jean-Louis pour Clément Greux | Etudiant école de commerce

in Rue89

Hollande au Bourget

On aime, on aime moins ou on n’aime pas, mais après, on sait de qui on parle :

Meeting du Bourget première partie

Meeting du Bourget deuxième partie

Jean-Louis

 

« Arrêtez l’histoire, je descends à la prochaine! »

Depuis le 12 Janvier, les manifestations se succèdent sans faiblir en Roumanie, parfois avec un caractère violent. Mais la vraie violence, c’est celle que le gouvernement exerce sur le peuple, estime ce commentateur.

 Manifestation anti-gouvernementale, Bucarest le 14 janvier 2012© AFP

Manifestation anti-gouvernementale, Bucarest le 14 janvier 2012

La société roumaine semble se réveiller après des années de léthargie. Le signal de départ*, aussi frêle soit-il, prouve que la société roumaine ne veut plus être seulement le jouet de l’histoire, mais qu’elle entend désormais y participer. Le message de cette révolte, que le pouvoir [gouvernement de centre-droit, dirigé par le Premier ministre Emil Boc] semble ne pas comprendre, est un message antisystème, contre ce système politique qui nous mène par le bout du nez depuis 20 ans, en une éternelle transition vers nulle part. [Première victime politique de ces manifestations, Theodor Baconschi, ministre des Affaires Etrangères, ex-ambassadeur roumain à Paris, a été démis de ses fonctions ce 23 janvier, pour "propos innapropriés envers les manifestants" - il les avait traités de "zonards incultes, violents et ineptes"].

Mais soudain il y a eu violence. Tout le monde a alors tourné les yeux vers les « hooligans« , vers ces nouveaux « terroristes ». Bien sûr, il y a eu de la violence dans les rues, mais c’est la conséquence « soft » d’une violence beaucoup plus grave et plus intense de la part du pouvoir. La violence et le chaos sont le résultat du chaos et de la violence pratiqués par le pouvoir depuis des années.

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J’écrivais récemment sur la façon de faire soi-même un « cocktail Molotov ». Je disais que ses ingrédients n’étaient pas une bouteille, l’essence, la mèche et le feu, mais tout autre chose: un pouvoir qui ignore ses citoyens, qui les humilie en leur récitant un mantra de sauvetage et qui fait des lois pour se protéger lui-même. Lorsque les mots et les actions politiques commencent à ne plus avoir de réel effet, lorsque la classe politique se détache complètement des besoins du citoyen et lorsque le citoyen commence à comprendre qu’en fait il n’est plus représenté par qui que ce soit, alors les « cocktails Molotov » commencent à exploser d’eux-mêmes. Je ne pensais pas que l’étincelle était si proche…

Victoria Stoiciu, sociologue, explique, sans justification, les causes de ces violences: « une conséquence presque indispensable d’un rassemblement de masse. Un troupeau de gens mécontents n’est pas un groupe de mannequins à un défilé de mode. (…)  Nous sommes le pays d’Europe qui a adopté les  mesures d’austérité les plus sévères [en 2009, la Roumanie a reçu un prêt de 13 milliards d'euro du FMI , assorti d'une série de mesures d'austérité comme la réduction des salaires de 25%, la hausse de la TVA, l'avancement de l'âge de la retraite, l'annulation de certains privilèges accordés à ceux qui détiennent des certificats de révolutionnaires...], alors comment pouvions-nous nous attendre à une petite colère gentillette, alors que les Grecs ont mis le feu aux banques et lancé des bombes pour bien moins ? »

Que s’est-il réellement passé dans la société roumaine pour qu’on en arrive là ? L’anthropologue Vintilă Mihăilescu l’explique ainsi: « la polenta a explosé », démontrant par ailleurs une fois encore l’intuition du philosophe Mircea Vulcănescu, qui disait que les Roumains le pouvaient lorsqu’ils n’en pouvaient plus. En termes moins métaphoriques, le pacte social a été rompu. Le pouvoir et l’État dans son ensemble ont perdu leur légitimité : « Nous reprenons notre pays! » – scandaient certains manifestants. Et d’autres faisaient des blagues macabres: « Arrêtez l’histoire, je descends à la prochaine! »

Dorénavant, tout est possible. Mais pour le pouvoir, une chose est certaine: c’est le début de la fin ! Le signal a été donné par le président Băsescu lui-même, en retirant prestement la Loi sur la santé dont il se portait garant quelques heures plus tôt. Ce qui se passe ces jours-ci dans les rues en  Roumanie devrait également être une leçon pour les gouvernants de Chişinau, en Moldavie : certaines limites ne devraient jamais être franchies, car il peut y avoir des effets inattendus et parfois violents.

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Note :* Les révoltes ont commencé le 12 Janvier suite à la démission de Raed Arafat, directeur du services d’ambulances d’urgence (SMURD) et sous-secrétaire d’Etat à la Santé, qui entendait ainsi protester contre un projet de loi controversé sur la santé. Le 13 janvier, le président du pays, Traian Băsescu, a retiré le texte litigieux, mais les protestations ont continué.
Jean-Louis pour Vasile Ernu in Timpul

HUFFINGTON : LES BLOGUEURS CONTRE LE TRAVAIL GRATUIT

A peine lancée, la déclinaison française du Huffington Post est déjà controversée. En cause: le statut des blogueurs-contributeurs, qui ne seront pas rémunérés. Entre ironie et consternation, les blogueurs lancent une offensive groupée contre le travail gratuit.

Ne pas rémunérer ses blogueurs « invités », mais leur offrir « une tribune, de la visibilité« . La pratique est courante dans le milieu de la presse en ligne, mais reste un sujet sensible, décrypté par @si ici. Le Huffington Post avait alimenté la polémique bien avant sa mise en ligne. La directrice éditoriale Anne Sinclair avait adressé un mail à des blogueurs prestigieux, en appellant à leurs contributions bénévoles, déclenchant un déluge de critiques

HUFFINGTON : LES BLOGUEURS CONTRE LE TRAVAIL GRATUIT dans Opinions original.45257.demi Sur son blog, Seb Musset compare le Huffington Post au site de téléchargement illégal MegaUpload, qui dégageait de gros bénéfices sans rien reverser aux ayants droit. Nicolas Sarkozy s’était félicité de safermeture par le FBI jeudi dernier. Dans un billet satirique, le blogueur publie un faux communiqué:

picto  »L’Élysée se félicite de la fermeture du Huffington Post », fautes d’orthographe à l’appui

« Le Président tient à saluer l’opération de grande envergure lancée par la justice fédérale des États-Unis à l’encontre du site de publication de contenus non rémunérés HuffingtonPost.fr. La mise à disposition illégale, selon le code du travail français, par ce service, d’œuvres protégées par le droit d’auteur, allait permettre à ses promoteurs de réaliser des profits criminels sous la forme de recettes publicitaires sans parler des retombées en terme d’image de marque. »

 

Dans la même veine, le site parodique HuffingPouf a vu le jour à l’initiative du blog Intox2007. Au menu: des articles tels que « Le travail gratuit: stade ultime du capitalisme ». En édito, une lettre ouverte à la directrice éditoriale Anne Sinclair, initialement publiée sur le blog de Seb Musset, qui proposait ironiquement de…payer pour être publié:  » 80 euros pour chaque publication d’un article de [sa] composition ».

Rédigé par « un rassemblement de blogueurs aux tarifs élevés », le site a vocation à « se moquer des “pure players” au cul serré , subventionnés par l’argent public et qui ne payent pas le travail des blogueurs. »

 

original.45256.demi dans Opinions
> Cliquez sur l’image pour un gros plan <

De son côté, le blogueur Christophe Ginisty explique très sérieusement pourquoi il a refusé les avances (gratuites) du Huffington Post. « C’est une chimère que d’imaginer que l’information est gratuite à produire. » Si le modèle a fonctionné aux États-Unis, le communicant espère qu’il ne réussira pas à s’importer en France: « Espérons que la France démontrera à Arianna Huffington (la fondatrice, ndlr) qu’il est temps de respecter ceux qui contribuent à l’enrichir. » Sur Twitter, le journaliste de Libération Jean-Christophe Féraud a republié un lien vers son billet de mars dernier, plus que jamais d’actualité « Les blogueurs sont fatigués de toute cette gratitude ».

Jean-Louis pour Julie Mangematin

in @rrêt sur images

Sarkozy et la presse : un comportement « napoléonien »

La Commission européenne a lancé des procédures contre le gouvernement hongrois pour avoir raboté, entre autres choses, la liberté de la presse. « Elle devrait en faire autant concernant la France, ou plus précisément les attaques que Sarkozy mène avec une constance et une brutalité certaines contre les médias », estime Le Devoir. En cause : les opérations des services secrets diligentées directement par l’Elysée, visant à bidouiller les ordinateurs, pirater les téléphones, cambrioler les rédactions des journalistes d’investigation qui enquêtent sur les affaires Bettencourt ou Karachi. Des procédés recensés dans le livre L’Espion du président, signé par les journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé (éd. Robert Laffont), et qui scandalisent le quotidien québécois. En érigeant la surveillance des journalistes en système, en s’arrogeant le pouvoir de nommer les patrons des radios et télévisions publiques, en faisant virer le patron d’un magazine propriété d’un de ses amis, « ‘Sarko’ a un comportement napoléonien, l’élégance en moins ».

Jean-Louis pour Courrier International

Plaidoyer pour un protectionnisme européen

« L’UE, avec ses 495 millions d’habitants, reste à ce jour le plus vaste et le plus riche marché du monde. Face à la menace de rétorsions commerciales, elle a des arguments à faire valoir pour négocier les conditions auxquelles elle consent à acheter les produits et services du monde, » affirme Gaël Giraud, chercheur au CNRS.

Plaidoyer pour un protectionnisme européen dans Opinions arton3184

Sans attendre que les circonstances nous l’imposent, il nous serait possible de développer un « protectionnisme européen raisonné ». De quoi s’agirait-il ? D’imposer des barrières douanières autour de l’Union européenne (UE), qui pénalisent les biens, services et capitaux importés des pays : qui ne respectent pas les conditions de travail « décentes » préconisées par l’Organisation internationale du travail ; qui ne respectent pas les accords internationaux de Kyoto ; qui tolèrent les sociétés écrans et permettent de contourner l’impôt dû ailleurs (non pas les paradis fiscaux au sens de la liste « grise » de l’OCDE, vidée de toute substance, mais au sens, par exemple, de l’indice d’opacité financière établi par le Tax Justice Network.

Ces conditions peuvent paraître insuffisantes : elles laissent de côté, notamment, les accords multilatéraux sur l’environnement, ainsi que tout ce qui pourrait concerner la lutte contre le dumping salarial. Elles n’en constitueraient pas moins une première étape. Quant à établir une taxe sur les biens produits dans des conditions salariales « déloyales », elle suppose une révision intellectuelle en profondeur du concept même de concurrence, qui n’est guère à la portée, aujourd’hui, de la Commission européenne ou encore de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Quoi qu’il en soit, cette étape devrait s’accompagner d’un plan de transition verte de la zone euro (si cette dernière survit). La protection de notre industrie et de notre agriculture pour leur « mue » est une condition sine qua non de succès : le climat et l’énergie exigent des investissements de long terme pharaoniques (600 milliards d’euros selon la Fondation Nicolas Hulot), dans les infrastructures ferroviaires, la capture du CO2, l’isolation de l’habitat… La pression de la concurrence internationale rend difficilement envisageables de tels investissements. Il nous faut une nouvelle révolution industrielle, non moins phénoménale que celles des XVIIIe et XIXe siècles. Ni l’Angleterre, ni l’Allemagne, ni la France, les États-Unis ou le Japon n’ont eu recours aux débouchés extérieurs pour leur décollage économique.

En un sens, la taxe écologique, abandonnée par le président Sarkozy, eût été un premier pas dans cette direction. Et le Système monétaire européen, de 1979 à 1993, constituait une version tout à fait réussie, dans son principe, d’une forme de protectionnisme régional tempéré. Sans doute conviendrait-il d’édifier de telles barrières par étapes, en ménageant, au moins dans un premier temps, les relations de l’UE avec l’Amérique du Nord, la Norvège ou la Suisse, par exemple. Nous devrons également faire des exceptions pour ce qui concerne les matières premières importées, certains produits agricoles et les biens d’équipement sans lesquels les entreprises européennes ne peuvent plus tourner. Mais ces exceptions devraient être débattues à l’échelon politique européen. Quel usage, surtout, faudra-t-il faire des recettes induites par ces nouveaux droits de douane ? Elles pourraient abonder un fonds d’aide au développement des pays du Sud (destiné à les aider à améliorer les conditions de travail de leurs salariés et à diminuer, chez eux, la facture écologique) ou encore un fonds souverain européen pour accélérer la transition vers une industrie verte.

Loin de constituer un renoncement à toute forme de concurrence sur le territoire européen, un cordon sanitaire permettrait, au contraire, l’organisation d’une concurrence loyale, les entreprises qui s’installeraient en Europe ayant à travailler dans les mêmes conditions que les nôtres. Bien sûr, nous devrions nous appliquer les critères imposés au reste du monde : en particulier une harmonisation fiscale européenne (l’UE compte de nombreux paradis fiscaux, à commencer par le Royaume-Uni, le Luxembourg, l’Autriche, l’Irlande ou Malte)

À qui ce protectionnisme ferait-il mal ?

Ce protectionnisme provoquerait-il une hausse du coût de la vie (en renchérissant les produits importés) ? Rien n’est moins sûr. Il rendrait enfin possible le rattrapage salarial qui nous fait cruellement défaut, en Allemagne comme dans le reste de l’Europe – condition nécessaire pour rendre une transition verte économiquement rentable. Car aujourd’hui, ce que nous gagnons comme consommateurs en achetant des biens bon marché produits hors d’Europe, nous le perdons, comme salariés, du fait de la compression des salaires.

Bien sûr, des mesures de protection commerciale n’inciteront pas seulement certains de nos partenaires à produire davantage pour leurs marchés internes (à l’instar de la Chine) : elles induiront aussi des rétorsions de leur part. Les PME françaises qui exportent à l’étranger en souffriraient-elles ? Avec raison, les médias relayent volontiers la réussite de certaines d’entre elles. Ainsi, les 600 producteurs de la coopérative d’Isigny-Sainte-Mère, dans le Calvados, exportent leur lait depuis trente ans. Mais c’est une exception. En 2008, environ 100 000 entreprises françaises exportaient des biens, d’après les Douanes, soit une entreprise sur 20. L’essentiel des exportations est assuré par un très petit nombre d’entreprises : mille assurent 70 % du chiffre d’affaires à l’export. Ce sont les grands groupes français et les entreprises de groupes étrangers implantés en France. La part des PME indépendantes reste limitée. Les années 2000, très « libre-échangistes » dans le discours, ont connu une baisse du nombre d’entreprises exportatrices françaises.

Et la moitié des PME qui exportent ont pour débouché un pays d’Europe de l’Ouest et ne seraient pas concernées par un cordon commercial européen. Un quart seulement exportent vers un pays émergent. On peut imaginer que les recettes des droits de douane servent aussi à soutenir le petit nombre de PME qui auraient à souffrir d’une telle politique. Enfin, la baisse de productivité qu’exigera notre transition verte, tout comme le transfert de nombreuses activités à la campagne, le réaménagement du territoire, etc., pourront être source de créations d’emplois et compenser le manque à gagner des PME concernées par d’éventuelles pertes de marchés extérieurs.

Qui, en Europe, serait donc pénalisé ? Le secteur financier. La déflation salariale et le maintien d’un chômage de masse en Europe (qui ne sont pas étrangers aux politiques de libre-échange exigent, pour être socialement supportables, une inflation faible. Celle-ci favorise l’explosion du rendement des placements financiers malgré une croissance molle depuis vingt ans. Mais l’insuffisance du pouvoir d’achat des ménages occidentaux a conduit à un recours massif au crédit à la consommation, à l’origine de la crise initiée en 2007. Le relâchement de la contrainte salariale des pays du Sud lèverait un obstacle majeur à une revalorisation des salaires et des prestations sociales au Nord pour répondre à l’inflation (due au pic du pétrole). Les revenus financiers s’en trouveraient mécaniquement rognés. Est-ce un mal ?

Si l’Europe voulait…

Lorsqu’en février 2009, la commissaire européenne en charge de la concurrence, Neelie Kroes, fait des remontrances à la France parce qu’elle conditionne son aide publique au secteur automobile à des engagements de non-délocalisation et de protection des emplois nationaux, deux remarques s’imposent. Tout d’abord, la conditionnalité d’une telle aide devrait porter en priorité sur l’accélération de la transition vers la production d’automobiles électriques. Subventionner l’automobile à essence, compte-tenu de la contrainte environnementale et énergétique, est un non-sens. Bruxelles a eu raison de tancer Paris… mais pour de mauvais motifs ! C’est au niveau européen qu’une aide publique à l’industrie européenne (verte), conditionnée à des clauses de non-délocalisation, devrait être organisée. Car la délocalisation (celle des usines que l’on ferme, mais aussi celle, invisible, de toutes les décisions d’investissement qui ne sont pas prises sur le sol européen n’est rendue intéressante que grâce au dumping salarial des pays émergents et au coût relatif très faible jusque-là, du pétrole.

La seconde étape de cette politique commerciale, destinée à contrebalancer le dumping salarial des pays émergents (mais aussi du Japon et de l’Allemagne), ferait-elle tort aux pays exportateurs ? Elle contrarierait une dynamique au terme de laquelle les pays émergents, la Russie et l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) réalisent à eux seuls 50 % de la valeur des exportations mondiales en 2010 (contre 27 % en 1998). Mais elle les inviterait à revaloriser leur demande interne. La consommation des ménages représente moins de 35 % du volume du Pib chinois en 2010, contre 50 % en 1998. Et la part de la masse salariale, 48 % du Pib chinois en 2010, contre 52 % en 2001. Les bénéfices que la Chine retire de la mondialisation ne sont donc pas distribués au profit des salariés. C’est cette logique qu’un protectionnisme européen viendrait entraver. La Chine centralisée d’avant « l’ouverture » connaissait une assurance maladie, supprimée depuis lors pour augmenter son avantage compétitif.

L’UE, avec ses 495 millions d’habitants, reste à ce jour le plus vaste et le plus riche marché du monde. Face à la menace de rétorsions commerciales, elle a des arguments à faire valoir pour négocier les conditions auxquelles elle consent à acheter les produits et services du monde. D’ailleurs, les représailles existent déjà : les contrats chinois passés avec Airbus ou Boeing prévoient que les futurs avions soient sous-traités en Chine, dans le cadre de co-investissements avec des entreprises chinoises. Pékin a choisi, au début des années 2000, d’instituer une taxe de 23 % sur les importations d’avions régionaux, en vue de protéger sa production. Et nous devrions nous refuser à adopter ce type de politique commerciale bien comprise par crainte de rétorsions que nous subissons déjà ?

Des mesures protectionnistes vont-elles à contre-sens de ce que préconisent Bruxelles et l’OMC ? Les articles du Traité de Lisbonne ont été allègrement bafoués lors des grandes opérations de consolidation du secteur bancaire menées à la faveur de la crise. Serait-ce que l’extraordinaire concentration du secteur, qui accroît le risque systémique lié aux banques « too big to fail », ne contrevient pas aux règles de la saine concurrence ? La Commission sait faire des exceptions à ses principes. C’est donc qu’ils ne sont pas inviolables et doivent pouvoir faire l’objet d’un véritable débat démocratique. Sans cela, les deux revirements stratégiques évoqués supra auxquels nous serons sans doute contraints à plus ou moins brève échéance – le renoncement, pour cause de « dé-globalisation », au pari allemand des exportations extra-européennes comme principal moteur de la croissance ; la fermeture du capital des entreprises européennes aux investisseurs orientaux – seront pratiqués dans une forme de déni schizophrène.

À l’aube d’une âpre négociation ?

Pour mettre des barrières douanières, il faut l’accord unanime des Vingt-Sept. La Pologne, l’Espagne, l’Estonie ont des secteurs industriels très différents de ceux de la France et de l’Allemagne. Les négociations promettent d’être complexes ! L’Angleterre y sera hostile par tradition et par souci de conserver ses relations transatlantiques. L’Allemagne, grisée par le succès de ses exportations de biens d’équipement, se pense comme une grande bénéficiaire du libre-échange (alors que le pouvoir d’achat de ses classes moyennes a diminué depuis quinze ans). Elle ne consentira à une déchirante révision que lorsqu’il deviendra clair que sa stratégie d’exportation sur les marchés émergents est vouée à l’échec par le pétrole très cher et la réorientation de l’industrie chinoise vers son propre marché domestique. La percée que le Parti vert allemand est en train de réaliser outre-Rhin, aux dépens de la très libérale FDP (Parti libéral-démocrate) et de la CDU (Union chrétienne démocrate), pourrait augurer un changement d’attitude à l’égard d’un possible protectionnisme écologique. En France, une telle volonté politique emporterait l’assentiment de 55 % des Français. Mais c’est à l’échelle européenne qu’une telle politique devrait être menée.

Jean-Louis pour Gaël Giraud 

Gaël Giraud est jésuite, chercheur au CNRS, École d’Économie de Paris, et travaille pour le Ceras.


Publication originale Arnaud Montebourg

Costaud !

Costaud ! dans Humour Hollande_au_Bourget-23-01-12-f51bf

Jean-Louis remercie Biassu et Agoravox

À nouveau un inspecteur du travail s’est suicidé.

Un jeune inspecteur du Nord, Romain Lecoustre s’est pendu le 18 janvier. Il n’est hélas, pas le premier. Nous avons en mémoire la perte cruelle le 4 mai 2011 de notre collègue Luc Béal-Raynaldi. L’émotion nous frappe et nous laisse avec un goût amer, impuissant et vengeur.

Tous les syndicats, unis, ont appelé à faire grève mardi 24 janvier 2012.

Car la surcharge de travail et les pratiques de la direction locale du travail sont reconnues par tous les collègues de Romain, (un jeune homme qui n’avait pas besoin de se forcer pour sourire, qui était fraternel avec les autres) comme la cause principale de son suicide : passionné professionnellement, mais désespéré des blocages mis à son action, il avait déjà attenté à ses jours en juillet 2011.

Dès le 25 août, lui-même, ses proches collègues, les syndicats avaient alerté sur sa situation contre les multiples tracassins dont il était victime. En face il n’y a eu qu’inertie et déni de la hiérarchie face au risque psycho social évident encouru. Désorganisation des services, pression permanente contre les missions, mises en danger délibéré d’autrui, ont conduit à cet acte terrible.

Les chefs actuels de l’inspection du travail au plan national, nommés par la droite sont des ennemis de l’inspection. C’est difficile à croire de l’extérieur, mais c’est comme ça. Leur vision libérale ne colle pas avec le contrôle et la sanction des patrons dont ils sont les amis. Alors pour passer l’inspection à l’acide du Medef, ils veulent casser au bulldozer sa tradition de service public ouvert et utilisent, au nom de la « RGPP »  des méthodes similaires à celles qui ont fait tant de ravages à France Télécoms :

-   Casse des directions départementales et régionales, remplacées par des directions DIRECCT étrangères à la culture, aux missions de l’inspection et à ses critères d’indépendance définis par l’OIT (« l’inspection du travail a pour mission d’alerter les gouvernements en place sur le sort qui est fait aux salariés » Convention 81 de l’OIT)

-   Pressions croissantes sur les chiffres et sur une organisation des contrôles non plus basés sur les besoins des ayants droits salariés mais uniquement déterminées par les « consignes » du Ministère (avec des « notations » hiérarchiques en forme de petites croix sur des longues et absurdes pages de questionnaires qui servent à juger les agents).

-   Individualisation et arbitraire des primes et promotions, mesures disciplinaires y compris sur le déroulement de carrière et le régime indemnitaire

-   Destruction des secrétariats de sections, remodelage forcé des moyens et fonctions

-   sous effectif chronique entraînant pour les agents, un débordement par les tâches, des intérims, aggravant en profondeur les conditions de travail et touchant à leur santé au travail.

À leur tête, Jean-Denis Combrexelle, le directeur général du travail nommé sous la gauche a servi la droite avec un zèle inouï. C’est le « Besson » du droit du travail, c’est lui qui a présidé à la sale « recodification du code du travail entre décembre 2004 et le 1er mai 2008. C’est lui aussi qui pendant cette -période déjeunait chaque mois avec Denis Gautier-Sauvagnac, le chef corrompu du patronat qui détenait la caisse noire de 600 millions d’euros de l’UIMM. Combrexelle a été félicité pour son œuvre destructrice du Code du travail depuis 10 ans par Xavier Bertrand.

C’est aussi Combrexelle qui avait encouragé l’entreprise Guinot à me faire un long procès pour « entrave à un CE ».

Pourvu qu’après mai-juin 2012, “la République rattrape” ces gens-là et corrige leurs méfaits !

Jean-Louis pour Gérard Filoche

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