Archive pour 28 janvier, 2012

BHL, la Libye et le CNT : la stratégie de l’aveuglement ou la politique de l’autruche

 Le régime actuellement en place en Libye – pouvoir aux mains du Conseil National de Transition – ne vaut apparemment guère mieux, en matière de respect des droits de l’homme, que celui que présidait l’ancien dictateur, feu le colonel Kadhafi. C’est là, en tout cas, ce que donnent légitimement à penser ces jours-ci, dans leurs diverses et très justes dénonciations, deux des organisations humanitaires les plus estimables de par le monde civilisé : Amnesty International et Médecins sans Frontières, qui vient par ailleurs de se retirer, en guise de protestation, de la ville martyre de Misrata, où les pires exactions, tortures d’une rare violence et exécutions sommaires, sont infligées quotidiennement, dans les prisons gardées aujourd’hui par d’obscurs groupuscules armés, aux anciens kadhafistes, au nombre desquels l’on compte surtout – signe d’un racisme de très mauvais augure pour l’avenir prétendument démocratique de ce pays - les populations noires subsahariennes.

 Quant au respect des droits de la femme, mieux vaut même ne pas en parler tant cette inique charia que les nouveaux dirigeants du CNT entendent faire désormais appliquer, malheureusement pour le peuple libyen lui-même, les considèrent, du haut de leur intégrisme religieux (à l’instar des ayatollah de Téhéran, ceux-là mêmes qui ont condamné à mort par lapidation, pour un simple et hypothétique adultère, la pauvre Sakineh), comme quantité négligeable : sous le voile islamique, réduites à des ombres muettes et bien cachées sous ces cages ambulantes que sont les niqab, les belles et trop libres libyennes d’antan ! Et même : si elles tentaient d’aventure de s’y opposer trop radicalement, il y aurait bien quelque horrible barbu enturbanné, un mari maladivement jaloux ou imam incurablement frustré, pour les faire rentrer de force, en hurlant d’insanes mais tonitruants « Allah Akbar », sous leur anonyme, sombre et informe, cachot de tissu.

 Ah, la belle et grande démocratie que nous promet cette Libye tant rêvée par cet imposteur philosophique, idéologue plus que penseur, qu’est Bernard-Henri Lévy, dont on aurait préféré qu’il continue même à accumuler ses bourdes botulistes – c’est tout dire, aux yeux des vrais philosophes – plutôt que de s’échiner à vouloir convaincre ainsi la terre entière, au prix d’arguments souvent aussi intellectuellement malhonnêtes que politiquement spécieux, de la très moderne tolérance de ses impayables, et surtout très démagogiques, amis du CNT !

 Le pire, c’est que BHL lui-même, qui est moins stupide que ce que son narcissisme invétéré donne trop souvent à voir devant les caméras de télévision, n’est apparemment pas dupe, du moins à lire certains des aveux contenus en filigrane dans sa récente « Guerre sans l’aimer » (je passe ici sur l’emprunt aussi vain qu’abusif de cette historique et admirable formule d’André Malraux) de ces simagrées et autres balivernes des nouveaux maîtres de la Libye.

Mais voilà : comment justifier, a posteriori, cette colossale erreur, cet étonnant manque de sagesse et cette affligeante lacune de lucidité, que constitue son engagement tous azimuts aux côtés de ces dangereux rebelles djihadistes (sinon toujours al-qaïdistes), sans se livrer lui-même, pareil à un fautif s’adonnant sciemment à une obtuse fuite en avant plutôt que d’admettre humblement ses torts, à une encore plus prodigieuse mais foireuse, et d’autant plus consternante, stratégie de l’aveuglement ?

 Car c’est bien la politique de l’autruche, bien plus que le discours de la méthode, que BHL, dont nul n’ignore plus la très dommageable étendue de son terrorisme intellectuel, pratique encore et toujours, jusqu’à aujourd’hui même, en s’entêtant, contre toute évidence et malgré l’abondance de preuves, à ne pas reconnaître, contrairement à ce que viennent de faire justement des institutions aussi moralement crédibles qu’Amnesty International et Médecins sans Frontières, que les chefs de cette nébuleuse politico-militaro-idéologique qu’est le très redoutable CNT sont peut-être pire encore, en réalité, que les plus sanglants des dictateurs… à savoir, dans le cas de la Libye, Kadhafi en personne : le comble pour nos sociétés occidentales, dont l’idéal démocratique aura été ainsi foulé aux pieds, purement et simplement, par un irrationnel mais puissant (quoiqu’il n’ait jamais que le pouvoir que les plus serviles de nos valets médiatiques veuillent bien lui prêter) philosophe de service, sinon de façade, voire de pacotille !

 En ce sens-là, au vu de ce magistral mais catastrophique égarement de la raison, lequel épouse en outre les sinistres traits du négationnisme le plus abject tant il s’évertue à occulter les faits le plus dérangeants au regard de cet ordre ainsi préétabli, BHL, dont l’incompréhensible silence s’avère en la circonstance aussi lâche que coupable, ne fait-il jamais que perpétuer, hélas pour la désastreuse image de sa personne qu’il léguera ainsi à la postérité, cette funeste tradition, en ses divers fourvoiements idéologiques, que ce soit à l’extrême gauche (avec le stalinisme ou le maoïsme) ou à l’extrême droite (avec le fascisme ou le national-socialisme), d’une certaine frange de l’intelligentsia française, et singulièrement parisienne, qu’il fustigea par ailleurs, à bon escient, dans certains de ses anciens ouvrages.

 Ce type d’erreur, décidément récurrent, dans le jugement de certaines de nos élites, le grand Raymond Aron, qui fut l’ennemi politico-philosophique autant de Sartre ou de Breton (à gauche) que de Maurras ou de Céline (à droite), le diagnostiqua, dès 1955, dans son fameux, et ô combien salutaire, « Opium des intellectuels » : essai, aussi rigoureux qu’incisif, où il s’en prenait plus directement là, entre autres crimes de l’esprit, à ce qu’il appelait, très péjorativement, «  l’âge idéologique ».

 Aron, précisément ! C’est encore lui, ce rare et précieux maître en clairvoyance tout autant que de courage, qui, y brossant là l’un des plus cruels mais sagaces portraits de celui qui n’était encore, en ce temps-là, que le plus célèbre de ces jeunes et «  nouveaux philosophes  », écrivit, en ses « Mémoires » (1983), cette terrible sentence, demeurée depuis lors, pour qui veut bien s’en souvenir, dans les très critiques annales, effectivement, de l’intelligentsia germanopratine : « Combien de Français échappent à la vindicte de ce Fouquier-Tinville de café littéraire ? »

 Reste à espérer, en ces navrantes conditions, que cet absurde et fol éloge du CNT auquel BHL ne cesse de se livrer avec un aplomb défiant tout cynisme, ainsi qu’en témoigne sa très personnelle « Guerre sans l’aimer », ne finira pas par ressembler un jour, hélas pour notre humanité si souvent bafouée, à cette apologie à laquelle s’adonnaient autrefois de façon tout aussi éhontée, malgré la barbarie ambiante, les anciens adorateurs, fussent-ils de gauche ou de droite, des tyrans les plus insensés.

Jean-Louis pour DANIEL SALVATORE SCHIFFER*

son blog

*Philosophe, auteur de « Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones » (François Bourin Editeur)


Fichage : « On est dans une course folle, on ne reviendra pas sur tout »

Fichage : « On est dans une course folle, on ne reviendra pas sur tout » dans Opinions ac_jean_claude_vitran_1400_01

Jean-Claude VItran à la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Le 28 janvier n’est pas seulement l’anniversaire de Nicolas Sarkozy. C’est aussi, depuis 2007, la journée européenne de la protection des données. Pour l’édition 2012, la Ligue des droits de l’Homme a décidé de mettre l’accent sur l’un des plus importants – et préoccupants – fichiers de police français, le Fnaeg, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques.

Depuis sa création en 1998, il a augmenté dans des proportions drastiques, au point qu’il comprendrait aujourd’hui les empreintes de deux millions de Français.

Jean-Claude Vitran, trésorier national de la LDH et responsable depuis six ans du groupe de travail Libertés & TIC qui suit cette question, revient sur les enjeux du Fnaeg. Entretien.

Pourquoi vous intéresser au Fnaeg et pas aux autres fichiers ?

La question du Fnaeg nous a paru la plus prégnante, notamment parce que plusieurs membres de la Ligue ont été poursuivis pour leur refus de se soumettre à un prélèvement d’ADN. Des militants dans des manifestations, ou des faucheurs OGM. On voudrait enfin sortir du problème que pose ce fichier.

Pourquoi ce fichier a-t-il été créé ?

Il existe depuis 1998. A cette époque, un tueur et violeur en série, Guy Georges, vient d’être arrêté. Le gouvernement Jospin décide de créer un fichier d’empreintes génétiques, mais limité aux délinquants sexuels. Au départ, il y avait aux alentours de 1 500 identités dans ce fichier.

Puis en 2001, la gauche a commencé à étendre les infractions concernées, et de loi Perben I en loi Perben II… il y a eu six modifications importantes de la loi, avec une extension des possibilités de prélèvement de la salive à pratiquement tous les délits qui mettent en cause le bien d’autrui.

A deux exceptions : les délits politiques, et les délits financiers. Ces gens-là ne sont pas fous !

Et aujourd’hui, il y aurait plus de 2 millions d’identités recensées dans le Fnaeg ?

Le chiffre est difficile à connaître. Selon des fuites au plus haut niveau du ministère de l’Intérieur, il y aurait entre 2 millions et 2,5 millions d’empreintes collectées. Alors que les chiffres officiels donnent autour de 1,7 million, nous sommes sûrs que c’est au-delà de deux millions.

Peut-on être fiché au Fnaeg en cas de simple soupçon ?

Pour être clair, je vais vous donner un exemple, celui d’une affaire qui vient d’arriver. Elle concerne un jeune couple en état de grande précarité. Pour survivre, ils « volaient » dans des poubelles de supermarché.

Sur dénonciation du propriétaire du magasin, ils sont arrêtés par la police et placés en garde à vue. On les accuse de vol, ce qui permet à l’officier de police judiciaire de prélever leur ADN, ce qu’ils refusent.

Le problème du Fnaeg, depuis sa modification par la droite, c’est que la décision de prélever l’ADN est une décision de police, pas de justice. Le procureur de la République n’a pas son mot à dire, sauf quand il s’agit de retirer quelqu’un du fichier.

En l’espèce, les deux jeunes ont été relaxés des faits de vol, mais ils ont été condamnés pour refus de prélèvement d’ADN à une amende de 100 euros, alors qu’ils n’ont pas d’argent.

Un tel fichier ne peut-il pas être efficace pour résoudre certaines affaires ?

Si, certainement. Un exemple est souvent cité par les autorités : quand on découvre une personne décédée sans identité, son empreinte génétique peut permettre de l’identifier.

La LDH n’a jamais été contre le Fnaeg. Mais nous pensons que des gens relaxés n’ont pas à y figurer. En admettant même qu’on collecte l’ADN pendant la garde à vue, il faut qu’il soit effacé de la base en cas d’abandon de poursuites ou de relaxe.

Quel réponse obtenez-vous quand vous demandez ce changement ?

J’en ai parlé avec différents procureurs de la République dans plusieurs départements. Presque à chaque fois, on m’a répondu : « Ecoutez, ça peut servir à quelque chose. »

Le Fnaeg, c’est le fichier des gens honnêtes. Aujourd’hui, la perception de l’innocence est en train de ce modifier. Pour nous, à la LDH, on est bien au-delà du fichage généralisé.

Mais comment être « au-delà du fichage généralisé » ? C’est impossible de ficher plus que tout le monde…

Je dis « bien au-delà » par rapport aux autres pays européens, et même par rapport aux Etats-Unis. Aujourd’hui, Claude Guéant veut faire un autre fichier des gens honnêtes, celui des cartes d’identité biométriques. Soixante-cinq millions de Français fichés !

Le Sénat et l’Assemblée sont opposés : l’Assemblée veut un « lien fort », ou, pour simplifier, un fichier de police, alors que le Sénat veut un lien faible. Mais l’Assemblée aura le dernier mot le 1er février.

Quelle est la position de l’opposition sur ce fichier ?

Je ne la connais pas, mais mon intime conviction, c’est qu’ils reviendront sur le Fnaeg. Cela dit, je peux me tromper : vous avez au PS des gens comme François Rebsamen ou Manuel Valls qui ont des positions sécuritaires très proches de celles de la droite actuelle.

Mais vous avez aussi Jean-Jacques Urvoas ou Delphine Batho sur des positions inverses.

Ce qui nous semble important, c’est que chaque fichier soit créé et encadré par la loi.

Sur le Fnaeg, il y a deux jurisprudences importantes : la Cour de cassation a entériné un refus de prélèvement d’ADN, et le Conseil constitutionnel a appelé à limiter le prélèvement aux « crimes et aux délits graves » cités à l’article 706-55 du code de procédure pénale, et à une durée de conservation des données « raisonnable », alors qu’elle est aujourd’hui de quarante ans pour les condamnés et vingt-cinq ans pour les prévenus.

Ces décisions ont-elles changé quelque chose ?

Non, rien. Il s’agit de jurisprudence, plaidable par des avocats pour leurs clients devant les tribunaux, ce qui leur permet d’avoir gain de cause.

Mais au niveau de l’Etat, rien n’a changé. Il est étonnant que dans un Etat de droit comme le nôtre, des décisions de juridictions suprêmes ne soient pas respectées.

Y a-t-il d’autres fichiers qui vous posent problème ?

Oui ! Le rapport Bénisti-Batho considère qu’il y a 80 fichiers de police aujourd’hui, contre 36 en 2006, et que presque la moitié de ces fichiers n’ont pas de base légale. Il y a aussi le Stic, dont la Cnil a constaté il y a deux ans qu’il comportait plus de 50% d’erreurs… On ne peut pas continuer à baser une vie sociétale sur des erreurs aussi importantes.

Aujourd’hui, nous sommes dans une course folle, une fuite en avant. Notre constat peut se résumer ainsi : on en fait tellement aujourd’hui qu’à un moment donné on sera obligé de revenir en arrière. Mais on en aura fait tellement qu’on ne reviendra pas sur tout.

Jean-Louis pour Augustin Scalbert

in Rue89

 

La Chine découvre la face sombre d’Apple dans ses usines

La Chine découvre la face sombre d'Apple dans ses usines dans Opinions capture_decran_2012-01-28_a_16.31.04

Capture d’écran du site du New York Times

Il y a le miracle Apple, universellement célébré.

Et il y a la face sombre du miracle, des conditions de travail indignes chez les sous-traitants qui produisent l’iPhone, l’iPad et autres produits qui font le succès – et les profits – de la firme américaine.

Le New York Times a effectué cette semaine une plongée en deux parties dans l’univers d’Apple :

  • la réussite économique de la société
  • un regard implacable dans l’enfer des sous-traitants d’Apple en Chine, et en particulier la société taiwanaise Foxconn, qui possède de nombreuses usines sur le continent.

La longue enquête du quotidien américain, signée par Charles Duhigg et David Barboza, fait état de conditions de travail « dures » (« harsh »), de règles de sécurité inexistantes ou bafouées, d’accidents du travail, et, cela avait été rapporté plusieurs fois par le passé, de suicides d’employés poussés à bout.

« Le sang et de la sueur de nos ouvriers »

L’enquête du New York Times a été traduite en chinois, et publiée sur le site du magazine économique Caixing, réputé pour son audace journalistique. Il a suscité un très vif débat, dans un pays où les produits Apple sont tellement demandés qu’il y a récemment eu une émeute lors de la mise en vente d’un nouveau modèle d’iPhone à Pékin…

Les réactions des Chinois sont révélatrices du climat politique de défiance dans la Chine d’aujoud’hui. Quelques extraits :

« Je lis ce récit et je suis triste. Apple n’est pas seule à encourir un blâme. C’est aussi le système qui permet ce genre de situations. Le “made in China” ne devrait pas être synonyme du sang et de la sueur de nos jeunes ouvriers ».

« Lorsque des gouvernements locaux cherchent attirer de nouveaux investissements, la première chose qu’ils mettent en avant, c’est le faible niveau du prix de la main d’oeuvre. C’est pathétique. »

« Voici deux regards sur Apple. L’un sur sa brillante réussite financière, l’autre sur le sang et les larmes qui ont permis le miracle d’Apple. Je conseille vivement aux fans d’Apple de lire ça. Les entreprises devraient assumer leurs responsabilités sociales, tout comme leurs clients devraient eux aussi être responsables et comprendre les enjeux. »

Un autre nuance cette condamnation sans appel :

« Si les gens réalisaient le type de vie que ces ouvriers avaient avant de trouver un emploi chez Foxconn, ils arriveraient à la conclusion diamétralement opposée : Apple est un philanthrope. »

La main d’œuvre, c’est 2% du prix de revient

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Coût et bénéfices d’un iPad (en anglais, cliquez pour agrandir) (The Economist)

L’enquête du New York Times et les accusations régulièrement lancées par les associations de défense des droits des travailleurs – les syndicats indépendants sont interdits en Chine – sont d’autant plus accablantes que d’autres informations indiquent le faible poids de la main d’œuvre chinoise dans le produit fini vendu au prix fort par Apple.

L’hebdomadaire britannique The Economist indique en effet que le coût de la main d’oeuvre chinoise n’entre que pour 2% dans le prix de revient d’un iPad, la tablette d’Apple qui se vend par millions d’exemplaires dans le monde.

Considéré comme un produit « Made in China », l’iPad est en réalité fabriqué à partir de composants provenant surtout de Corée du Sud, du Japon et de Taiwan, et la part du lion des bénéfices va au concepteur américain et à ses actionnaires.

Une belle histoire de mondialisation qui explique comment Foxconn et les sous-traitants profitent au maximum des conditions sociales a minima de la Chine pour comprimer les prix.

Tim Cook, le nouveau PDG, écrit aux salariés

Apple tente de contrer cette vague montante d’informations négatives en soulignant qu’elle a rédigé un « code de conduite » pour les fournisseurs de la société, qui leur demande de proposer des conditions de santé et de sécurité correctes dans leurs usines, et de traiter leurs salariés « avec dignité et respect ».

Quant à Tim Cook, le nouveau patron d’Apple, il a adressé un e-mail aux 45 000 salariés du groupe dans le monde, dont certains en Chine, dès la parution de l’enquête du New York Times :

« Nous nous soucions de nos travailleurs partout dans le monde [...]. Toute tentative de dire que nous ne nous y intéressons pas est ouvertement fausse et insultante. »

Ces dénégations seraient plus crédibles si Apple se donnait les moyens de faire respecter ses règles, et en particulier auprès de son réseau de sous-traitants chinois.

Dans le New York Times, Li Mingqi, un ancien cadre de Foxconn qui poursuit son ancien employeur pour licenciement abusif, déplore :

« Apple ne s’est jamais préoccupé d’autre chose que de l’accroissement de la qualité des produits, et de la baisse des coûts de production. »

Foxconn s’apprête à reproduire ce système au Brésil, pour développer sur place la production d’iPad. Il sera intéressant de voir dans quelques temps si, dans un autre pays émergent dans lequel la société civile a un poids plus fort qu’en Chine, le coût de la main d’œuvre reste à 2% du prix de revient…

En attendant, il est peu probable que ces informations détournent les fans d’Apple de leurs produits préférés. Tout au plus auront-ils – et moi avec –, un peu de mauvaise conscience lors de leur prochain achat.

Jean-Louis pour Pierre Haski

in Rue89

Jean-Luc Mélenchon, le candidat rouge… et vert !

Aujourd’hui, samedi 28 janvier, Jean-Luc Mélenchon est invité au congrès de France Nature Environnement pour une intervention en tant que candidat à l’élection présidentielle. Rarement présenté comme tel, Jean-Luc Mélenchon défend pourtant un projet écologiste sans précédent à gauche.

S’il appartient à une tradition politique qui a mis du temps à s’emparer de l’écologie, le candidat du Front de Gauche ne fut pas le dernier, de loin, à s’y intéresser. En 1992, au congrès de Bordeaux du Parti Socialiste, il signe le seul texte traitant d’un sujet alors peu abordé, le développement durable. Ministre délégué à l’enseignement professionnel de 2000 à 2002, il introduit dans les diplômes professionnels la nécessité de prendre en compte les hautes valeurs environnementales et écologiques.

Sa curiosité intellectuelle combinée à ses analyses marxistes lui permettent de mieux appréhender les questions de l’environnement et de la nature, sans tomber dans le flou idéologique qu’inspire la nouvelle mode écolo des années 2000. Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement rapide des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes d’origine naturelle, mais le résultat des logiques capitalistes du profit maximal à court terme. Alors que certains courants de l’écologie en France remettent en cause le progrès scientifique et se laissent aller à des dérives aux accents parfois millénaristes, Jean-Luc Mélenchon inscrit l’écologie au cœur de son combat pour le socialisme et la République.

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Le Parti de Gauche qu’il co-fonde en février 2009 donne la part belle à l’écologie. Passée par le mouvement Utopia, Corinne Morel-Darleux est élue secrétaire national à l’écologie. En juin de la même, la députée de Paris Martine Billard et plusieurs centaines de militants écologistes quittent les Verts pour rejoindre le PG. Sur les drapeaux partisans, le vert rencontre le rouge. Gaz de schiste, défense d’une gestion publique de l’eau aux côtés de feu Danielle Mitterrand, mobilisations contre l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, scénario Négawatt; au parlement comme dans la rue, le PG participe aux luttes de l’écologie politique.

Moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l’énergie, abrogation de la loi NOME, gestion publique de l’eau et de l’assainissement, création d’un pôle 100% public de l’énergie, développement du transport ferroviaire et fluvial, lancement d’un réseau de géothermie profonde… La planification écologique est l’un des principaux chapitres du programme présidentiel du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon. « Nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt general de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème ». On est bien loin du « capitalisme vert » du Grenelle de l’environnement prôné par Nicolas Sarkozy et Daniel Cohn-Bendit.

Au coeur de cette planification écologique, la question du nucléaire est posée. Jean-Luc Mélenchon s’est prononcé publiquement pour en sortir. Au sein du Front de Gauche, les avis sont partagés. Les communistes sont majoritairement pour le maintien d’un nucléaire sécurisé et public. La proposition retenue par le Front de Gauche est l’organisation d’un référendum national : l’occasion de pouvoir enfin débattre en France du nucléaire. Car on connaît la puissance du lobbying d’EDF et d’Areva, il s’est manifesté récemment lors des négociations entre le PS et Europe Ecologie. Pouvoir lancer un grand débat public serait une première victoire pour les partisans d’une sortie du nucléaire. Avec le Front de Gauche, ce sont les français qui trancheront.

De nombreux déçus d’Europe Ecologie ne se sont pas d’ailleurs pas trompés, en rejoignant les rangs du Front de Gauche. La comédienne Anémone, historiquement engagée dans la lutte pour l’écologie a récemment apporté son soutien à Jean-Luc Mélenchon. Sur le Net, on remarque dans ses discours la place importante prise par l’écologie tandis que certains commentateurs parlent d’une « mélenchonisation » de la campagne d’Eva Joly. Ces derniers mois, il intervient à plusieurs reprises dans des réunions publiques comme en novembre dernier au salon Marjolaine sur le scénario Négawatt ou en décembre à l’ENS Ulm sur les risques de la crise environnementale.

Dans la préface de l’ouvrage de Corinne Morel Darleux L’écologie, un combat pour l’émancipation, Jean-Luc Mélenchon présentait ainsi sa démarche : « il n’y aura pas d’issue à la crise écologique actuelle sans rupture avec le capitalisme (…) La catastrophe écologique précipitée par le capitalisme met en effet à l’ordre du jour la défense d’un intérêt général humain qui a rarement été autant tangible dans l’histoire. Porté à plein régime, le combat écologique est un puissant outil de contestation de l’ordre établi et d’invention d’une autre société. En ce sens il est aussi une invitation à réinventer la gauche. »

Jean-Louis pour Paul Degruelle

in LPG


télécharger la brochure « Vite, la planification écologique ! » 

La catastrophe d’un paquebot de croisière – Métaphore et Présage ?

Les tensions augmentant avec l’Iran, il est possible que le Costa Concordia n’était pas un accident mais plutôt un présage.

La catastrophe d’un paquebot de croisière – Métaphore et Présage ? dans Opinions 1

Par Henry Makow Ph.D.
24 janvier 2012

Nous sommes tous des passagers sur le paquebot de la Vie. Nous ne la comprenons pas très bien mais nous sommes disposés à faire de notre mieux. Nous voulons juste profiter de la ballade.

Nous espérons que nos dirigeants, les « capitaines » ne vont pas envoyer le navire s’échouer sur les rochers. Mais ils semblent le faire  presque volontairement, régulièrement, en initiant des guerres.

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Ils s’échouent sur les rochers; ils nous mentent. « Retournez à vos cabines; fausse alerte; juste une panne électrique; serons fixés bientôt. »

Ils abandonnent le navire et nous laissent livrés à nous-mêmes. « Sauve qui peut! » Chacun pour soi ! Certaines personnes qui sont retournées à leur cabine sont mortes.

Le Costa Concordia, baptisé en 2006, a été nommé « Concordia » pour l’harmonie internationale. Chacun des ponts porte le nom d’un  pays européen différent. Est-ce une coïncidence,  l’eurozone  s’est échouée, et le paquebot aussi ?

Le capitaine, Francesco Schettino a été critiqué pour avoir manqué à ses responsabilités. Il a abandonné le paquebot au lieu d’aider ses 3200 passagers et 1000 membres d’équipage.

Le même jour, de retour aux USA, Newt Gingrich a été critiqué pour avoir abandonné sa femme pendant sa période de maladie. Épousant les « valeurs familiales » de la nation, il lui a dit qu’il voulait « un mariage ouvert. » Il était son « capitaine » et il a abandonné le navire.

Gingrich a remporté la primaire de Caroline du Sud. Je suppose que nous avons les capitaines que nous méritons. En novembre, nous pouvons choisir entre quelqu’un comme lui et « Le Changement-Vous-Pouvez-y-Croire » Obama.

SYMBOLE d’une réussite humaine

Quelle beauté ce Costa Concordia ! Près de 305 mètre de long, 114 000 tonnes, construit pour la somme de 570 millions de dollars. 101.000 chevaux !
Selon Wikipédia,  »Le Costa Concordia a l’une des plus grandes  installations d’activité physique en mer au monde, le Samsara Spa, un centre de remise en forme sur deux niveaux de 20.000m², avec salle de gym, piscine de thalassothérapie, sauna, bain turc et solarium. Le navire a quatre piscines, deux avec bâches rétractables, cinq jacuzzis, cinq spas eu écran géant sur la terrasse de la piscine. »

 »A bord il y a cinq restaurants , le Club Concordia et Samsara uniquement sur réservation. Il y a treize bars, incluant un bar à cigare et cognac et un bar à cafés et chocolats chauds. Les options de divertissement incluent un théâtre sur trois niveaux, un casino et une discothèque. Il y a un espace enfants équipé de produits PlayStation. Le navire a un simulateur de Grand prix et un cybercafé. »
(Si vous voulez voir en vidéo à quoi ressemblait le paquebot avant, cliquez ICI , moi perso je suis écoeurée par cette débauche de luxe)

Tant de magnificence et de splendeur faites de la main de l’homme qui ont aujourd’hui chaviré, les poissons qui nagent dans les allées du théâtre et au milieu des cuisines, un rappel de ce qui peut arriver à notre société rutilante et bien ordonnée.

DES PARALLÈLES AVEC LE TITANIC ?

Il y a des preuves que le naufrage du Titanic  le 14 avril 1912 n’était pas un accident. Le premier navire insubmersible du monde peut avoir été coulé par les illuminati dans le but de démoraliser l’humanité et comme le présage d’une guerre à venir.

De même Bruno Leporatti, l’avocat du Capitaine Schettino, a dit, même si son client admettait une part de responsabilité dans l’accident, « que des tiers étaient aussi impliqués et que l’enquête devrait être élargie »

L’avocat fait-il référence aux propriétaires du navire qui ont ordonné cette dangereuse manœuvre pour faire un coup de pub, ou il y a-t-il autre chose ?

« Les autorités italiennes sont à la recherche de l’ordinateur personnel du capitaine, à la suite de rapports comme quoi il avait été emporté par une mystérieuse  blonde dans les heures suivant la catastrophe.

Il aurait eu le temps de récupérer l’ordinateur portable dans sa cabine et de le ramener à terre, contrairement à ce qu’ont raconté les enquêteurs la semaine dernière disant que les conditions à bord étaient tellement chaotiques qu’il aurait accidentellement « trébuché » et aurait été projeté dans un canot de sauvetage.

Après avoir débarqué sur la côte rocheuse de Giglio aux premières heures du samedi 14 Janvier, il a pris un taxi pour l’hôtel Bahamas, le seul hôtel ouvert. Les propriétaires, ont déclaré que le capitaine tenait un sac de plastique rouge contenant un objet blanc rectangulaire qui ressemblait à un ordinateur portable.

Il était interrogé par une télé italienne lorsqu’une femme blonde, d’âge moyen, élégamment vêtue et employée par Costa Croisières est entrée en coup de vent,  lui a ordonné de cesser toute interview et ils sont partis bras dessus bras dessous. »

CONCLUSION

Le luxueux et élégant Costa Concordia représente la perfection à portée de l’humanité. Mais l’humanité a été avilie et colonisée par une secte satanique et vicieux, les Illuminati. Le paquebot chaviré symbolise le fait que nos « capitaines » sont à la solde de cette secte.

Ils mènent une guerre secrète contre l’humanité. Les guerres sont leur arme principale. Mais périodiquement, ils infligent des  »accidents », Fukushima et la marée noire BP dans le Golfe ou des  »catastrophes naturelles » comme Katrina. Le Costa Concordia pourrait faire partie du lot. (Voir – La doctrine cabaliste peut expliquer les événements du monde).

Ils veulent remplacer Dieu. Qui sait quelles autres destructions ils vont déclencher pour parvenir à leurs fins. Mais avec les tensions croissantes au sujet de l’Iran, il est possible que le Costa Concordia n’a pas été un accident mais un présage.

Jean-Louis pour Jo^^

in L’Eveil 2012

SOURCE 

Traduit par Caralmera pour le Bistro Bar Blog

PROGRAMMER LE PEUPLE À ÊTRE DES PRISONNIERS

L’armée et la police de Los Angeles s’entraînent à des exercices anti-terroristes au centre-ville de Los Angeles. Des hélicoptères noirs atterrissent au peu partout au centre-ville. Ils pourraient faire ces exercices sur des bases militaires, mais ils veulent habituer la population à la présence de l’armée en ville.

Voir la vidéo

Jean-Louis pour Jo^^

in L’Eveil 2012

source : ESONEWS

Sarkozy 2007 vs Hollande 2012: le match des discours..

Joli montage……..

http://www.dailymotion.com/video/xnyyob_sarkozy-2007-vs-hollande-2012-le-match-des-discours_news

Jean-Louis pour Voltigeur

in Les Moutons Enragés  

Yippee ky-yai, motherfucker!

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On peut avancer dans la vie avec quelques certitudes.

Quelques mantra qui aident à affronter la dureté des temps. A faire sens là où seuls le chaos, la démence et la cruauté aveugle semblaient régner.

Parmi ces aphorismes pour temps difficiles, deux me restent constamment en mémoire:

« Quand lama pas content, lui toujours faire ainsi« .

et

« Quand toi vouloir fuir vite fait dancing en flammes, toi demander Alain Minc la sortie puis partir en direction opposée »

Alain Minc, tiens, le plagiaire servile, le conseiller de l’ombre des puissants, l’homme qui réussit ( maximum respect) à faire payer plus cher même qu’Attali ses conseils foireux…

Alain Minc, dans Liberation, expliquant que « le chef de l’Etat a une petite chance sur deux« . *

Ceci quarante-huit heures à peine après qu’Alain Juppé, sorti en catastrophe de la naphtaline pour affronter le candidat socialiste, ait clairement laissé entendre que c’était plié en utilisant à plusieurs reprises le futur, et non le conditionnel, en s’adressant à Hollande: « On verra ce que vous ferez.. » etc…

http://www.liberation.fr/politiques/01012386239-juppe-grand-fauve-desabuse

Juppé l’a t’il fait exprès, ou est-ce le signe de la lassitude désabusée des membres de l’UMP encore capables de regarder la réalité en face, et la détestation que suscite Nicolas Sarkozy et son clan? Je n’en sais rien. Mais je sais que c’est plié. C’est évident depuis des mois. Des mois.

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/22/aux-portes-de-l-abattoir.html

( article de mars 2011!)

D’où les aboiements désespérés des loubards UMP, les tentatives, vaines, contre-productives, de créer des « affaires »: Hollande serait trop mou, puis Hollande aurait « traité » le Président, puis Hollande serait arrogant ( de ne pas avoir repris Juppé qui l’adoubait…). Des affaires sensées faire oublier Woerth, Wauquiez, Bettencourt, Copé, Takkiedine, Hortefeux, Courroye, toutes les gamelles que traîne le clan au pouvoir depuis cinq ans…

Le storytelling sarkozyste donne ses derniers feux: le Président le plus narcissique que la France ait jamais eue, l’homme politique le moins lucide, le moins doué pour l’analyse ou l’introspection, dont nous nous soyons dotés… se livre aux petit jeu du « off », et livre ses regrets aux journalistes, qui passent le message subliminal: Sarkozy est humain, Sarkozy est troublé.

Sarkozy n’est pas seulement ce bouffon énonçant qu’au lendemain de son élection il se retirera pour méditer chez les moines trappistes, pour ensuite faire la fête au Fouquet’s et sur le yacht de Bolloré! Non, Sarkozy est un vrai Renaissance-man, capable de marier l’action échevelée et la réflexion philosophique, un peu comme un mélange de Bruce Willis et de Luc Ferry, voyez.

Et vas-y de la liste des regrets qui n’en sont pas, du catalogue d »erreurs » reconnues à mi-voix.

Sarkozy ne regrette pas d’avoir complaisamment servi le Capital et la finance, d’avoir sciemment enculé les pauvres, taxé les faibles, responsabilisé les cancéreux. Non, Sarkozy s’en veut… de ne pas avoir suffisamment « protégé » Rachida Dati et Rama Yade, pauvres petites choses fragiles, icônes de la diversité à deux balles.

Mais regardez comme il a bon coeur, ce petit personnage disgracieux… On dirait que Sarkozy nous la joue Tyrion Lannister, l’intelligence, le charisme et le sex-appeal en moins…

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Et c’est pas fini. Sarkozy regrette… de ne pas avoir assez protégé son fiston, Jean, le gommeux qui voulait faire président de l’EPAD de la Défense avec son bac en poche**: « Jean en a bavé, il en a beaucoup souffert. Moi, je n’ai pas vu venir. je ne pensais pas que cela tournerait comme cela« .

Non mais voyez comme cet homme souffre, voyez comme elle est dure, la vie du clan népotiste. Le fiston en a bavé, le papa en a souffert mâlement aussi mais sans rien dire, les grandes douleurs sont muettes, Liliane je dirais pas non à une petite coupe avec l’enveloppe, comme la semaine dernière…

En même temps, en lisant ça, tu as envie de lui dire, au Président: ben si tu n’as rien vu venir en essayant de placer ton propre fils comme un vulgaire dictateur de seconde zone, peut-être qu’après la branlée à venir tu pourrais faire Alain Minc, comme boulot…

Donc Sarkozy regrette, et ce faisant démontre sa grandeur d’âme à des journalistes ébaubis.

C’est plié, disais-je. Les mecs sont tellement à la ramasse qu’ils sont capables de faire enlever les affiches de Stéphane Guillon dans le métro. C’est dire le niveau…

Alors ici ou là, est-ce pour entretenir le suspense, vendre du papier, ou est-ce vraiment de l’aveuglement, l’habitude d’avoir trop prêté l’oreille aux Xavier Bertrand, Claude Guéant, Jean-François Copé et autres Henri Guaino, les media nous serinent qu’attention, on pourrait voir ce qu’on va voir, l’animal a plus d’un tour dans son sac, le storytelling sarkozyste nous réserve encore des surprises.
Bouffonneries.

Dernière annonce en date: Angela Merkel participera aux meettings de Sarkozy! Wow! J’imagine déjà l’afflux de spectateurs par cars entiers! Mieux que le retour en résille et guépière d’Annie Lennox!

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La messe est dite. On est au cinéma, dans la grande salle. Tout près de l’écran. C’est un nanar, qu’on a vu dix fois, mais un nanar jouissif. On cale le pop-corn sur les genoux, on allonge les jambes, et on profite. C’est la dernière bobine, le pay-off. La scène finale. On a attendu cinq ans, putain. CINQ ANS. Alors on se détend, maintenant, et on apprécie chaque seconde de ces quatre-vingt-dix jours à venir. 

C’est la dernière bobine de Die Hard. Hans Grüber, le méchant très méchant mais sophistiqué et sexy, va bientôt passer par la fenêtre en hurlant. On sait que ça va arriver, on savoure d’avance.

Yippie Ky-yaie, motherfucker! 

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* Des gens paient pour ce genre de truc, dépensent leurs stock-options à ça, mystère de la Finance…

** A l’époque, Julien Dray avait pris courageusement la défense du clan Sarkozy, au nom du droit autoproclamé de l’élite à placer ses enfants sans affronter la colère aveugle du populo.

Dans la série « On avait dit, pas le physique », la rédaction de ce blog voudrait présenter ses excuses à Alan Rickman, Annie Lennox et Peter Dinklage pour des comparaisons peu flatteuses.

Jean-Louis pour Christian LEHMANN

Christian LEHMANN Médecin généraliste depuis 26 ans, romancier, Christian Lehmann est notamment l’auteur du best-seller No Pasaran Le jeu ( Ecole des Loisirs) , de la Folie Kennaway (Rivages Noir), Une éducation anglaise (L’Olivier) et Patients si vous saviez (Robert Laffont) ainsi que Les Fossoyeurs…notre santé les intéresse ( Privé-Michel Lafon). www.christianlehmann.info Il fut en 2007 l’un des initiateurs de l’appel contre les franchises médicales.

son blog

 

FUKUSHIMA : LES CONDUITES DE SECRET DE L’ÉLECTRONUCLÉAIRE

Il n’existe aucune trace des réunions des cinq différentes commissions gouvernementales qui ont géré la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Ni comptes-rendus, ni minutes, ni enregistrements des débats et des décisions ! Un black-out qui ne pourrait pas être mieux nommé, s’agissant de l’industrie électronucléaire.

Venant d’être reconnue, cette lacune fait obstacle à la reconstitution des événements et à l’analyse de la catastrophe ainsi que des réponses qui lui ont été ou non apportées. Elle participe à un ensemble de révélations qui s’accumulent et concourent à mettre en évidence l’état d’impréparation et de manquement des acteurs et des structures dédiées à la sûreté nucléaire, gouvernement ou opérateur privé de la centrale.

Yukio Enado, le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie, a présenté ses excuses en confirmant ce trou de mémoire. Porte-parole du gouvernement à l’époque du démarrage de la catastrophe, il a jugé “regrettable” l’absence de ces documents.

L’Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA), dont la responsabilité a été pointée dans la presse japonaise, a rétorqué que les décisions prises à l’occasion de ces réunions ayant été communiquées à la presse, le mal n’était pas si important !

L’actuel gouvernement a depuis décidé d’établir a posteriori des compte-rendus, en se basant sur les témoignages des participants à ces réunions, mais quelle confiance pourra-t-il leur être accordé, des rumeurs faisant état de documents destinés à s’assurer de la convergence de leurs récits ?

Comme les activités financières, l’électronucléaire est consubstantiel aux conduites de secret ; danger tout aussi néfaste que l’insidieuse dissémination de la radioactivité, quand une défaillance aux proportions incommensurables et aux effets méconnus intervient.

Jean-Louis pour François LECLERC

blog de Paul JORION 

« Hollande et Juppé ont oublié d’être cons »

Dixit Gérard Longuet, RMC, vendredi 27 janvier 2012

L’équanimité du ministre de la Défense a ses limites. Entre les deux « pas cons » qui s’affrontaient sur France 2 jeudi soir, il avait comme collègue de gouvernement de l’un d’eux sa petite idée de celui qui était plus que « pas con… ». Ou moins que très con pour ceux qui comptent à l’envers. Mais le jugement importe moins ici, que l’introduction à une heure de grande écoute radiophonique du concept de « con » dans l’analyse politique. Le mot restait confiné aux considérations privées entre personnes d’opinions opposées. Le consacrer publiquement dans son adjectivation savante et non sa substantivation vulgaire, ouvre des perspectives nouvelles dans l’étude des caractères politiques. Car si Hollande et Juppé ont « oublié » d’être con, c’est bien que d’autres ont dû penser à l’être. D’où sans doute l’expression : jouer au con, que l’on pourrait appliquer à tel président de la République, pour prendre un exemple au hasard, laissant croire qu’il pourrait échouer à se perpétuer. Il reste que si certains ont « oublié » d’être cons c’est qu’il existe bien, dans le tréfonds de leur vécu, une connerie laissée de côté. Chercher le con en soi, serait dès lors une de ces introspections que la psychanalyse recommande pour éviter que le refoulé vienne se venger. Tel Juppé apostrophant Hollande : « on verra ce que vous ferez »,  comme s’il avait déjà intériorisé la défaite. L’injonction « casse-toi pov’ con » serait alors à réinterpréter dans toute sa complexité polysémique.
Jean-Louis pour Jean-Michel Helvig
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