Archive pour 29 janvier, 2012

Nicolas Sarkozy sur huit chaînes pour rebondir

Pas moins de huit chaînes de télévision pour relayer la parole présidentielle, ce dimanche soir, suscitant ce bon mot du socialiste Laurent Fabius :

« Sarkozy a exigé de ne passer ni sur La Chaîne Météo, ni sur Equidia. On est quand même dans un pays très, très libre. »

Nicolas Sarkozy intervient à partir de l’Elysée, en tant que président de la République, pas (encore) candidat à la présidence. C’est donc en chef de l’Etat qu’il annoncera des mesures économiques et sociales dont certaines sont déjà connues – la hausse de la TVA –, afin de compléter son portrait de « commandant-au-cœur-de-la-tempête, capable de prendre des-décisions-difficiles-mais-nécessaires ».

Le futur candidat de l’UMP – le doute n’est pas permis après l’annonce prématurée par Angela Merkel, la chancelière allemande, qu’elle participera à des meetings électoraux de l’UMP au côté de Nicolas Sarkozy – joue son va-tout alors qu’il reste trop bas dans les sondages, à ce stade de la campagne, pour battre François Hollande au deuxième tour le 6 mai.

Quatre journalistes vont interviewer le président : Claire Chazal (TF1), Laurent Delahousse (France2), ainsi que François Lenglet (BFM-TV) et Jean-Marc Sylvestre (i-télé).

Une stratégie « à la Schröder »

« Il va la jouer Schröder. » Pour les proches de François Hollande, l’affaire est entendue depuis plusieurs jours : Nicolas Sarkozy veut s’inspirer, pour sa fin de mandat, de l’exemple de l’ancien chancelier social-démocrate allemand.

Un homme qui a engagé des réformes très impopulaires, qui a fait descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue avant d’être battu dans les urnes. Mais avec six ans de recul, le jugement a son égard a changé. Ses réformes sont à présent jugées essentielles pour expliquer la vigueur actuelle de l’Allemagne.

Comme Gerhard Schröder, qu’il a vu il y a un peu plus d’un mois, Nicolas Sarkozy aimerait rester comme un type courageux. Un Président qui se préoccupe plus de l’intérêt général que de sa propre réélection. La France ne peut pas « se payer le luxe d’une année d’immobilisme pré-électoral », avait-il averti au cours de ses voeux télévisés, le 31 décembre. « C’est le courage qui donne la force d’agir », assénait-il aussi dans un clip diffusé samedi par l’UMP.

En cas d’échec à la présidentielle, son camp pourra tenter de croire qu’il aura été sanctionné plus à cause de ces mesures difficiles qu’à cause des quatre années et demi qui les auront précédées.

Jean-Louis pour Pierre Haski

in Rue89

Niel (Free) à Besson (Eric) : « Au ministre de faire son job »

Il n’est pas fréquent qu’un industriel interpelle publiquement le ministre de l’Industrie pour lui demander de « faire son job »… Ça s’est passé sur Twitter samedi, entre un industriel hors du commun, Xavier Niel, le patron de Free, et Eric Besson, le très gazouillant ministre de l’industrie.

Au cœur de leur débat, les nombreux couacs dans la mise en route des nouveaux comptes des offres « révolutionnaires » sur Free mobile, qui comptent déjà plus d’un million d’abonnés. Au passage, ils ont libéré la parole des internautes-consommateurs mécontents.

Vendredi, l’Autorité de la régulation des communications (Arcep) a annoncé qu’elle allait de nouveau procéder à des contrôles sur le réseau de Free Mobile. Sans doute en réaction à cette annonce, Xavier Niel s’en prend à Eric Besson :

« Free a fait son job : des centaines de milliers d’abo libérés et ravis, qui ont divisé leur facture, sur un réseau qui fonctionne. »

Puis il ajoute :

« Au ministre de faire son job : agir dans l’intérêt du consommateur en imposant le respect de la loi (portage en trois jours / desimlockage immédiat). »

« Trois semaines sans action sur la portabilité, cela fait des centaines de milliers d’abonnement en attente d’une SIM : agissez plus, parlez moins ! »

Eric Besson réagit calmement à cette injonction inhabituelle, par un tweet nocturne, comme à son habitude :

« Je le fais, Xavier. Nous en reparlerons. »

Ce « tweetclash », comme on dit sur Twitter, commençant à attrirer l’attention, Eric Besson tient à préciser :

« Pas la peine de fantasmer. Rien contre Xavier Niel. Rien contre Free. Mais tout pour la défense du consommateur. En sollicitant l’Arcep. »

Dimanche, le cabinet d’Eric Besson se fend, toujours sur Twitter, d’une mise au point officielle, avec le catalogue des mesures prises par le ministère, destinée à empêcher que le « faites votre job » de Niel ne se transforme en polémique politique, mauvais genre au moment où le président s’apprête à prendre la parole.Réactions d’internautes

Mais sur Twitter, plusieurs clients de Free sont sceptiques par rapport aux propos de Xavier Niel, tandis que d’autres s’en prennent à l’attitude du gouvernement face à la concurrence sur le mobile. Et posent des questions restées jusqu’ici sans réponse.

« @Xavier75 Et si tu publiais les statistiques sur ces demandes, en transparence complète sur Free.fr, qu’on puisse juger sur pièces ? »

Contrairement à Eric Besson (2 900 tweets et 42 000 abonnés à son actif), Xavier Niel est encore novice sur le réseau : seulement 7 tweets depuis l’ouverture de son compte spécialement pour lancer Free Mobile avec ce tweet de légende :

« The Rocket is on the launch pad. » (‘La fusée est sur la rampe de lancement. »)

Dimanche, Eric Besson reprenait sa routine sur Twitter : il commentait en direct le match de tennis Nadal-Djokovich…

Cette com » prenant les utilisateurs de Twitter comme témoins est un signe de l’impact des réseaux sociaux. Chacun essaye de les utiliser à son profit, sans certitude que ça fasse mieux avancer les dossiers…

Jean-Louis pour Pierre Haski

in Rue89

Qatar : L’Hyperpuissance…

Qatar : L’Hyperpuissance… dans Opinions arton15693-3db90

Excroissance côtière du Golfe Persique, péninsule de 160 km de longueur face à l’île de Bahreïn, confetti géographique frontalier de l’Arabie saoudite, couvrant 11.437 km2. Superficie, à 10% près, similaire à celle du département français de la Gironde.

En population, l’équivalent d’un autre département celui des Vosges : 400.000 habitants ou nationaux. Car le chiffre de sa population globale, approchant les 2 millions (2), est composé pour les 4/5° de “non nationaux”, travailleurs immigrés venant d’Inde, du Pakistan, du Bengladesh, des Philippines, du Sri Lanka, et d’autres pays arabes. L’essentiel des postes de direction du pays étant monopolisés par des expatriés, essentiellement, anglo-saxons.

Habile à s’entourer des meilleurs spécialistes en communication et en image, le Qatar est mondialement courtisé pour ses largesses. Inondant à profusion médias, milieux académiques, sportifs et artistiques. Achetant des clubs sportifs comme des petits pains, même des bateaux de courses avec leur équipage (3). Accueillant les Jeux Asiatiques en 2006, promoteur de nombreux évènements sportifs généreusement dotés : moto, tennis, tennis de table, golf, cyclisme, etc.

Tant et si bien que le Qatar sera, en 2015, l’hôte de la coupe du monde de handball. Jusqu’à la FIFA, renommée pour sa “rigueur éthique”, qui l’a choisi comme organisateur de la coupe du monde de football, en 2022 !…

Son meilleur “coup de pub”, celui qui a fait connaître ce pays, a été la création de la chaîne télévisée à diffusion internationale Al-Jazeera, en 1996. Avec, au démarrage, une excellente équipe de BBC Arabic Television qui venait d’être licenciée pour ne pas respecter la ligne éditoriale exigée par le gouvernement britannique. Emettant à partir de 1998 en continu, en arabe puis aussi en anglais, elle était célèbre pour sa liberté de ton par rapport aux autres télévisions de la région. Seul bémol, évidemment : éviter de parler de la politique intérieure et extérieure du Qatar.

Dans un surprenant revirement la fragile indépendance d’Al-Jazeera a, toutefois, fondu comme neige au soleil lors du « Printemps Arabe ». Ses meilleurs éléments l’ont quittée devant l’obligation de s’aligner scrupuleusement sur la propagande de l’Empire, imposant la diabolisation de ses futures proies au Moyen-Orient.

A présent, rabaissée au niveau des autres chaînes arabes, notamment saoudiennes, spécialisées dans la glorification des tyrans locaux adoubés par l’Occident et la désinformation, allant jusqu’à des mises en scène en studio et des faux témoignages interprétés par acteurs et figurants. (4)

Ce Micro-Etat, par ses postures et mises en scène médiatiques, se revendique à présent en ’hyperpuissance’, financière et militaire. Lors de la récente opération de ’démocratisation’ en Lybie, nos journalistes ne cessaient de s’extasier devant son impressionnante présence armée, éclipsant pratiquement les corps expéditionnaires coloniaux de la Grande-Bretagne et de la France : forces aériennes, forces spéciales, instructeurs, aviation de transport ravitaillant les rebelles en armes et munitions, etc.

Nous savons que les soldats du Vatican ont, par tradition, la nationalité suisse. Mais, quelles étaient, quelles sont, les authentiques nationalités des hyperactifs porteurs d’uniforme qatari ?… Question que journaliste et « expert » du Moyen-Orient ne doivent surtout jamais formuler…

Le chef de cet “Etat” est un émir : Hamad bin Khalifa Al-Thani. Son “gouvernement” est dirigé par un premier ministre, Hamad bin Jassim Al-Thani. Oui, tout se passe en famille. Cette autocratie ubuesque est, en effet, un clan familial gérant le pays comme s’il s’agissait de sa ferme, ou de son patrimoine personnel. Ce qui n’empêche pas, comme dans toute féodalité, des règlements de compte réguliers entre pères et fils, frères et cousins…

D’après le classement et les estimations du magazine américain Forbes, publié en juillet 2010, la fortune personnelle de l’émir était estimée à 2,4 milliards de dollars. Possédant un des yachts privés les plus grands du monde (Al-Mirqab, 133 mètres…), résidences somptueuses et chapelet de palaces sur les principales places financières de la planète (5). Ce montant est évidemment à multiplier, au minimum par dix, du fait des insondables astuces et artifices comptables, mettant en jeu la nébuleuse des ascendants, descendants, collatéraux, fondations, holdings, cascades de sociétés-écrans et paradis fiscaux.

Aucune élection (6). Aucun parti politique. Aucun syndicat. Aucune presse indépendante. Aucun opposant. Aucun dissident. A l’exemple des autres pétromonarchies du Golfe Persique.

L’incarnation du rêve ploutocratique…

Bizarre.

D’ordinaire en proie aux plus ravageuses hystéries « droits-de-l’hommiste », nos vestales médiatiques et politiciennes, gardiennes des “valeurs républicaines”, se révèlent étrangement silencieuses devant ce déni des libertés élémentaires, fondement de la dignité de tout citoyen. (7) Jamais ne sera évoqué le commencement d’une allusion à l’impérieuse et urgente nécessité d’un « changement de régime » !

Tétanisées, probablement, par la vision féérique de cette caverne d’Ali Baba. Croulant sous les excédents financiers à ne pas savoir qu’en faire, d’autant plus qu’il lui est interdit par son suzerain de les réinvestir dans les pays de la région non producteurs d’hydrocarbures, le Qatar peut tout acheter.

Avec autant d’efficacité, de rapidité, de récurrence, que luxe, faste, caprices, armes et mercenaires, starlettes et sportifs, l’argent n’achète-t-il pas les consciences ?…

Sur une bombonne de gaz

Richissime producteur de pétrole mais, avant tout, troisième producteur mondial de gaz naturel après la Russie et l’Iran, le Qatar est, actuellement, le premier exportateur de gaz liquéfié. Le hasard de son positionnement géographique dans le Golfe Persique octroie au Qatar, sous ses eaux territoriales, une des plus grandes réserves de gaz de la planète : le fameux gisementNorth Dome Field (6000 km2), mitoyen du South Pars (3700 km2) relevant des eaux territoriales de l’Iran.

Curieux destin que cette entité lilliputienne. Pendant des siècles, noyée dans les immenses territoires de la Perse. Stérile, désertique, seuls subsistant de petits villages côtiers vivant de la pêche, du commerce ou, suivant les saisons, de la contrebande et de la piraterie. La seule importance que lui ont trouvée les Portugais, lors de leurs explorations et implantations de comptoirs au XVI° siècle, était son eau potable. Vitale pour les équipages de leurs voiliers. Expliquant leur présence pendant une vingtaine d’années, de 1517 à 1538. Avant d’en être chassés par l’expansion de l’Empire Ottoman.

Profitant de son affaiblissement, au XIX° siècle, les britanniques ont imposé leur protectorat sur la région. Organisant la sécession du Qatar, rattaché alors à Bahreïn, en 1867 en application du dogme de la prédation coloniale : ’diviser pour régner’. Créant un émirat, bombardant comme premier « émir » le plus riche commerçant du coin avec qui ils étaient en affaires, un certain : Al-Thani…

Renforçant leur emprise dès la chute de l’Empire Ottoman à la suite de la première guerre mondiale et, surtout, devant la découverte des hydrocarbures. L’indépendance du Qatar en 1971 n’étant qu’une couverture pour un protectorat de l’Empire administré, de fait, par les compagnies pétrolières anglo-saxonnes. C’est le Qatar qui servit de Quartier Général des forces US lors de l’invasion et la destruction de l’Irak. Elles y détiennent une de leurs plus grandes bases aériennes hors de leur territoire : Al-Eideïd.

La France n’est pas en reste. Nos gouvernements, tous partis confondus, ne savent que faire pour complaire à ces despotes. Ouvrant une base navale, accordant, entre autres faveurs, des privilèges fiscaux inimaginables.

Rappelons quelques termes de la Convention fiscale du 4 décembre 1990 avec le Qatar (8), sous couvert d’éviter les doubles impositions, notamment (9) :

=> art. 9.1. Les revenus de créances provenant d’un Etat et payés à un résident de l’autre Etat ne sont imposables que dans cet autre Etat.

=> art.10.1. Les redevances provenant d’un Etat et payées à un résident de l’autre Etat ne sont imposables que dans cet autre Etat.

=> art. 19.2. Les personnes physiques qui sont des résidents du Qatar et qui disposent d’une ou plusieurs habitations pour leur usage privé en France sans y avoir leur domicile fiscal au sens de la législation française sont exonérées de l’impôt sur le revenu établi sur la base de la valeur locative de cette ou de ces habitations.

L’avenant du 14 janvier 2008, entré en vigueur le 23 avril 2009, est encore plus croustillant. Extraits :

=> art. 3.1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d’un Etat à un résident de l’autre Etat ne sont imposables que dans cet autre Etat si la personne qui reçoit ces dividendes en est le bénéficiaire effectif.

=> art. 3.5. Lorsqu’une société qui est un résident d’un Etat tire des bénéfices ou des revenus de l’autre Etat, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société […]

=> art. 3.6. Une société qui est un résident de l’Etat du Qatar et qui est imposable en France selon les dispositions des articles 5, 6 ou 11 n’est pas passible en France de la retenue à la source sur les revenus réputés distribués […]

Véritable légalisation de « l’évasion fiscale », permettant à nos gouvernants de se lamenter sur le « vide » des caisses de la France…

L’Occident protège, encourage ces pétromonarchies, ploutocraties baignant dans la gabegie et l’irresponsabilité, aussi indécentes que stupides. Se croyant tout permis devant une telle complaisance, elles se permettent depuis peu de donner des leçons de « démocratie » et de « droits de l’homme » à certains de leurs voisins. Le Qatar se distinguant, tout particulièrement, dans ce nouveau jeu de rôle en décuplant déclarations fracassantes, agitations diplomatiques, organisations de sommets.

D’abord, pour participer à la destruction de la Lybie afin de libérer le pays d’une “infâme dictature”. Ensuite, ne cessant de fustiger le gouvernement syrien, d’y attiser la guerre civile, sommant son chef d’Etat de quitter immédiatement ses fonctions. Dernièrement, souhaitant que des troupes envahissent la Syrie. Rêvant, peut-être ou sûrement, de doubler, tripler son pactole, en bénéficiant de l’embargo imposé par l’Empire sur le pétrole et le gaz iraniens, dans la multiplication des contrats de substitution…

Alors que depuis de nombreux mois, l’île de Bahreïn au large de ses côtes est à feu et à sang. Le peuple ne veut plus endurer la tyrannie de leur émir Al-Khalifa et de sa famille. L’atroce répression de cette courageuse révolte populaire sur fond de fusillades, tortures, enlèvements, disparitions, s’effectue par des troupes saoudiennes et des mercenaires. Toute la région côtière saoudienne du Golfe Persique notamment à Qatif est, elle aussi, en révolte contre la tyrannie des Saoud.

Mais, solidarité ’pétromonarchique’ oblige : le Qatar se tait. Aussi hermétiquement que notre propagande médiatique.

Jusqu’à quand pareille imposture ? Question de temps, de hasard ou de nécessité…

Comme les autres aberrations territoriales héritées de la colonisation occidentale dans la région, cette satrapie impériale de carton-pâte sera balayée par les vents de l’Histoire.

Ou, telle la grenouille de la fable de La Fontaine explosant dans son fantasme bovin, emportée par le souffle des prochains champignons atomiques que nous promettent les fous de guerre qui nous gouvernent…

Jean-Louis pour Georges STANECHY

in LGS

(1) Fable : La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf

(2) Chiffre officiel de la population, nationaux et non nationaux, pour 2010 : 1 696 563 habitants.

(3) La navigatrice britannique Tracy Edwards a empoché 55 millions d’euros, en 2005, pour enregistrer son bateau dans ce pays et le baptiser “Qatar”.

(4) A titre d’exemple, voir le document Wikistrike du 14 décembre 2011 : Al-Jazeera pris en flagrant délit de faux reportages !,http://www.wikistrike.com/article-al-jazeera-pris-en-flagrant-delit-de-faux-reportages-92420183.html

(5) Parmi ses actifs en France : Le Royal Monceau et la résidence Lambert (hôtel particulier) à Paris, ou encore une luxueuse propriété à Mougins. Propriétaire du Manhattan Palace à New-York, etc.

(6) Pour la forme ou le folklore, mentionnons des « élections » de conseils communaux sur des listes soigneusement filtrées par le pouvoir, depuis 1999. Et, celle d’un « conseil consultatif », faisant office de « parlement » de 45 membres, dont 15 sont nommés directement par l’émir. Tout cela à titre « consultatif » et, bien entendu, sans parti politique, ni critique autorisée de la gestion du pays sur le mode de la “cassette personnelle” ou, encore moins, de la « politique étrangère » du clan Al-Thani.

(7) Pour le “fun”, souvenons-nous des attaques d’apoplexie de Daniel Cohn-Bendit hurlant sa rage antichinoise au parlement européen la veille des Jeux Olympiques de Pékin. Ou, encore sur le même thème, les séances d’incantation antichinoise organisées par la célèbre ONG : Reporters Sans Frontières. Affublés de leurs T-shirts de boycott des Jeux…

(8) Convention du 4 décembre 1990, signée par Cheikh Mohamed Bin Khalifa Al-Thani, Secrétaire d’Etat aux finances et au pétrole, et Michel Charasse, Ministre délégué chargé du budget

(9) Textes téléchargeables : Convention signée à Paris le 4 décembre 1990

(http://www.impots.gouv.fr/portal/deploiement/p1/fichedescrip…), et, Avenant à la Convention avec le Qatar du 14/01/2008 – en vigueur au 23/04/2009 (http://www.toutsurlesimpots.com/convention-fiscale-france-qa…)

Italie: des lettres de démission signées au moment de l’embauche

Le quotidien italien la Republicca a dévoilé des chiffres particulièrement interpellants : en Italie, plus de deux millions de travailleurs engagés dans un contrat à durée indéterminée ont dû, au moment de parapher leur contrat, signer aussi une lettre de démission en blanc. Une simple signature sous un document vide et non daté que l’employeur utilisera ensuite à sa guise pour licencier au moment le plus opportun.

Plus de deux millions de travailleurs sont soumis à ce chantage, soit 15% de tous les contrats à durée indéterminée. Cela correspond aussi à 25% du personnel des PME, dans lesquelles ont d’ailleurs lieu la moitié des démissions forcées ainsi extorquées.

Quand la présence du travailleur ne l’arrange plus, l’employeur ou le chef d’équipe sort la lettre du tiroir et la remplit. Le travailleur se retrouve dehors, sans droit au chômage ou autres allocations sociales.

Les femmes sont principalement concernées. On estime à 800 000 le nombre de femmes qui ont été licenciées sous la fausse apparence d’une démission  volontaire, en grande partie parce qu’elles étaient enceintes. Les autres motifs sont : la maladie, l’activité syndicale, l’âge et la fin de la période de trois ans pendant laquelle un employeur bénéficie d’une exonération de charge sociale pour l’embauche d’un chômeur. Les difficultés de l’entreprise sont généralement le dernier motif évoqué.

Le phénomène n’est pas neuf. En 2008, une loi du gouvernement Prodi l’avait interdit. Mais Silvio Berlusconi l’avait abrogée à son retour au gouvernement. Le phénomène a alors explosé. Il y a deux semaines, la ministre du travail de l’équipe Monti a promis de l’interdire à nouveau.

Aujourd’hui, en Italie, un travailleur actif sur quatre a déjà été confronté à ce chantage.

Jean-Louis pour Marc Molitor

in RTBF.BE

Sarkozy, son fascisme rampant et la télévision confisquée…

Ce dimanche soir, il ne reste que trois solutions : l’Inspecteur Barnaby sur France 3, La Guerre des fromages qui puent sur France 5 et La France sauvage sur Arte. Le Sarko-show s’est imposé partout ailleurs. Ne soulevant que quelques protestations de principe, voire quelques ricanements malpolis pour les plus intrépides.

Evidemment, nul n’est dans l’obligation de regarder la télévision. Sur TF1, il est d’ailleurs possible d’attendre 21 h 15 pour ingurgiter Braquage à l’italienne…

Le président français, suivant l’exemple finalement très réussi de son ex-ami Berlusconi, expérimente le squat assumé des principales chaînes. Comme en Hongrie dont personne n’a entendu Sarkozy condamner le nouveau régime préfasciste qui glisse doucement vers la pensée unique, celle qui s’incruste dans les consciences. Pas plus qu’il ne trouve à redire contre les républiques ( ?) d’Asie centrale héritières directes de l’URSS mais possédant des métaux rares et des produits pétroliers. Des dictatures fascistes.

Oui, je sais, il faut faire attention aux mots trop forts, aux mots qui finissent par perdre leur signification. Mais c’est quoi d’autre qu’un menace fascisante cette OPA sur des millions de téléspectateurs pour leur offrir les mots et les idées subtilisés au monde de la finance et au Front National ? Si ça marche, si le monde médiatique ne couine pas trop fort, « ils » recommenceront en essayant de faire mieux la prochaine fois. Tout est question d’habitude et de dosage. Cela s’appelle l’homéopathie…

Cela me rappelle l’Italie mais aussi l’Union soviétique : les chaînes uniques présentes sur onze fuseaux horaires et dont le pouvoir organisait le décalage pour que la bonne et unique parole soit partout diffusée à l’heure du bortsch. Cela me rappelle aussi la Russie à partir du début des années 2000 quand Vladimir Poutine a mis progressivement la main sur toutes les chaînes, privées et publiques, pour imposer son point de vue et, notamment, transformer le conflit russo-tchétchène en guerre de religion, en guerre contre le « terrorisme ». Il n’a fallu que quelques années et quelques campagnes et un maximum de pression contre la presse pour que l’opinion publique se retourne contre les Tchétchènes.

Nicolas Sarkozy profite des pleins pouvoirs qu’il s’est progressivement attribué, des fichiers qu’il contrôle grâce à une police aux ordres, à la veille permanente sur Internet, aux préfets qu’il terrorise, aux journalistes qu’il câline, aux chômeurs qu’il entretient et multiplie comme une armée de l’ombre supplétive pour étouffer la démocratie. Atterré par le frémissement provoqué par François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, il révèle à la fois sa rage et ses projets encore subliminaux. Le président et son parti estiment donc que, la situation politique devenant pour eux difficile, il pouvait être payant, après avoir piqué les mots et les mensonges de l’extrême droite, d’appliquer ses méthodes. De glisser vers une dictature plus ou moins bien éclairée. Avec Carla Bruni en vestale…

On me rétorquera qu’un corbeau ne fait pas l’hiver. Mais que chacun se plonge dans l’histoire du XX ème siècle : la dictature est toujours progressive, insidieuse, passant d’une évidence à une autre, comme on est passé en douze ans d’un fichier génétique recensant les « criminels sexuels » au fichage de toute la population. A propos de ses dérives autoritaires, j’imagine le président répondre à la question qu’aucun journaliste ne lui posera : « Où est le problème, je suis le président ».

Marine Le Pen a pour l’instant gagné son pari. Si la population française, manipulée au cours des prochains mois d’une façon que nul n’ose imaginer, adoube à nouveau Nicolas Sarkozy, elle sera du gouvernement et de sa majorité. Les passerelles existent, il reste à les mettre en place. Les uns et les autres y travaillent depuis quelques mois, depuis que les programmes et les méthodes se rejoignent et que des ombres noires se rendent à la Lanterne…

Alors Sarko facho ? Ce n’est plus un slogan que je n’ai jamais proféré, juste une réalité qui se dessine parce que nous avons fini par nous habituer. Il est plus que temps de renoncer aux précautions de langage.

Jean-Louis pour Claude-Marie Vadrot

in Politis

Non à l’État policier, sur Internet comme ailleurs !

Non à l’État policier, sur Internet comme ailleurs ! dans Opinions anonymous

Le Parti de Gauche a du mal à comprendre que soient traitées comme des terroristes des personnes qui organisent des actions en « déni de service » (inondation d’un serveur de nombreuses requêtes simultanées pouvant aboutir à sa saturation). Ceci participe de la criminalisation systématique des actions militantes opérée par le gouvernement actuel.

Pierrick Goujon – alias Triskel – a ainsi été arrêté par la DCRI et détenu pendant 60 heures pour une présumée participation, qu’il conteste, à une action des « Anonymous » contre le site web d’EDF au printemps 2011 lors d’une cyber-action contre le nucléaire.

Prenant prétexte du fait que son serveur à l’adresse irl.li permettait un accès à des canaux des discussion IRC (hébergés ailleurs) servant à préparer de telles actions, les autorités judiciaires se sont fait fournir par l’hébergeur de M. Goujon une copie intégrale des données hébergées par ce serveur. Ce serveur contient de nombreuses données personnelles et archives de conversations privées impliquant des personnes n’ayant rien à voir avec les faits reprochés à M. Goujon.

Le Parti de Gauche s’étonne qu’une personne puisse être interpellée par les services de renseignement et retenue durant presque deux jours pour un simple soupçon basé sur une adresse IP trouvée dans un journal de connexions du site d’EDF, auquel des milliers de personnes se connectent chaque jour. Nous nous étonnons également que l’éditeur d’un site puisse être inquiété pour la mise en relation, par raccourcissement d’URL, des internautes avec un serveur IRC dont la fermeture n’a, à notre connaissance, pas été demandée par les autorités. Le Parti de Gauche s’insurge contre la violation de la vie privée de plusieurs dizaines de personnes que constitue la saisie du contenu d’un serveur hébergeant des sites autres que celui incriminé.

Le Parti de Gauche s’inquiète de la tendance de plus en plus présente au contrôle d’Internet sur la base de simples présomptions. Dans ce contexte, les moyens de rétorsion privés prévus par le projet ACTA prennent tout leur relief. C’est pourquoi le Parti de Gauche appelle à refuser la ratification d’ACTA par le Parlement Européen.

Jean-Louis pour MARTINE BILLARD ET SOPHIE DUVAUCHELLE

in LPG

Grèce : « j’ai signé le mémorandum du FMI sans le lire »

Les Grecs ont été stupéfaits lundi dernier, lorsque Louka Katseli, précédemment ministre du travail et de la sécurité sociale (2010) et ministre de l’économie, de la compétitivité et de l’armement naval (2009), révéla n’avoir eu que trois heures pour lire le mémorandum du FMI sur la crise de la dette grecque.

Grèce : « j'ai signé le mémorandum du FMI sans le lire » dans Grèce capture_decran_2012-01-29_a_11.43.42
Capture d’écran de la télévision grecque

Michalis Chrysochoidis, l’actuel ministre du développement, de la compétitivité et de l’armement naval et auparavant titulaire de la protection civile, a admis dans un entretien à une matinale télévisée qu’il avait signé le mémorandum du FMI sans l’avoir lu du tout, pour la bonne raison qu’il « avait simplement d’autres obligations à l’époque, il combattait la délinquance ».

Ces aveux se sont répandus comme une traînée de poudre sur la Toile, invitant aux commentaires extrêmement négatifs et aux nom d’oiseaux de la part des internautes, qui ont marqué leur mépris du système politique et brocardé l’excuse du ministre.

En l’espace d’une ou deux heures,l’affaire a accédé au niveau de trending topic mondial par le mot-clic Twitter #de_diavasa_to_mnimonio_giati (Je n’ai pas lu le mémorandum parce que…) :

@northaura : « Maintenant tout twitter “est en fête” avec la déclaration “je n’ai pas le le Mémorandum” du Min. Crysochoidis.#De_diavasa_to_mnimonio_giati »

L’auteur et rédacteur pour Global Voices Asteris Masouras (@asteris) a fait un recueil Storify de divers billets, photos et tweets. Voici un florilège de tweets et commentaires d’internautes grecs :

@agamemnon_st : « Si ce n’était pas votre boulot d’étudier le mémorandum et les lois, pourquoi étiez-vous député ? »

George Kallis : « Vous êtes sans vergogne, vous devriez vous passer une corde autour du cou ! ! ! ! vous avez détruit toute la Grèce avec vos signatures ».

@Ovelikios : « Je n’ai pas lu le mémorandum mais j’ai vu le film ».

@natachef : #de_diavasa_to_mnimonio_giati « Je n’ai pas lu le mémorandum parce que] le fichier joint ne voulait pas s’ouvrir. »

@Stathisgr : « Mnimonio ? LoL, Trop occupé à taper sur les manifestants »

@nchrysoloras : #De_diavasa_to_mnimonio_giati « Je n’ai pas lu le mémorandum parce que] seul Chuck Norris l’a lu »

aj6wdyhcmaarp8u dans Opinions
« et ici, la photo de #n’ai_pas lu_le mémorandum_parce que ». La photo montre « les héros du jour » Mme Katseli et M. Chrysochoidis. (@mirsiniloizou via Twitter)

A la suite de cette volée de bois vert, M. Chrysochoidis a publié la statut Facebook suivant (texte original en grec ici) :

« Je veux clarifier et confirmer ma position. Oui, je répète que je n’ai pas lu le mémorandum. Je ne me suis pas occupé ni du texte ni des procédures de “prétendues” négociations. Je l’ai déclaré sans la moindre fierté. Même plus, je ne dis pas cela pour me décharger de mes responsabilités. Au contraire. Je considère cela comme l’une des plus grandes erreurs de la carrière politique ; parce que j’ai mal apprécié ces moments critiques et étais préoccupé par un aspect mineur, ma tâche de ministre, au lieu de l’aspect majeur, ma responsabilité de membre de la direction du pays.

J’ai dit cela pour insister sur la nécessité pour chacun de changer. Nous étions habitués à faire confiance à chaque dirigeant, à chaque premier ministre ; à voter au Parlement et être d’accord au gouvernement. Ces temps appartiennent au passé et ce modèle est obsolète. Ce qu’il faut, c’est du collectif, de la responsabilité et de la contribution personnelles. […] »

Au cours de l’année passée, le gouvernement et les députés ont été sous le feu des critiques pour leur aval au mémorandum et leur inaction devant la crise socio-économique du pays, et beaucoup d’entre eux ont été appelés à défendre leurs convictions et leur action politique.

Une autre « déclaration à décharge » avait été faite en octobre 2011 par l’ancien député PASOK Thomas Rompopoulos, qui a argumenté lors d’une émission de radio :

« Personne n’a eu le temps de lire le Mémorandum, ni moi ni personne ne l’a lu ; nous avons autorisé le [Ministre de l'Economie de l'époque] M. Papakonstantinou à le signer. C’était une affaire de confiance ».

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Le ministre Thomas Rompopoulos (Capture d’écran de la télévision grecque)

A côté des accusations acérées essuyées par la personne du Ministre Chrysochoidis, nombreux ont aussi été les internautes, à travers les médias sociaux, à s’en prendre à la scène politique en général, mais aussi à leur propre « aveuglement » d’avoir été en connivence avec les errements des hommes politiques :

@helena_chari : « la Grèce n’a pas besoin d’armes de destruction massive ; elle a ses politiciens ».

dangler69 : « Finalement, y a-t-il eu au moins quelqu’un pour le lire ? Peut-être ceux qui n’ont pas été reconduits au Parlement. »

@Dr_Troy : #De_diavasa_to_mnimonio_giati « Je n’ai pas lu le mémorandum parce que] même s’ils se moquent de moi maintenant, beaucoup d’entre eux voteront de nouveau pour moi. Ils oublient vite, vous savez… #amère_vérité »

@cpil : « Et vous, vous l’avez lu, le mémorandum ? »

@MilitaryRaiden : « Tout le monde s’étonne de l’aveu d’impuissance de Chrysochoidis, mais non du fait que les idiots qui l’ont élu ont toujours le droit de vote. »

@sVathis : « Les Grecs ne lisent jamais les manuels de l’utilisateur »

Terminons avec l’amère conclusion le lendemain d’Arkoudos, qui reflète l’aspect le plus triste de la crise économique et sociale grecque :

@arkoudos : « Je ne vous ai pas payé pour la taxe supplémentaire de la DEI (Société publique d’électricité de Grèce) ? Oooh pardon, *l’avais pas lu*, j’étais allé mendier un emploi, pour mettre quelque chose sur la table du dîner ».

Jean-Louis pour Veroniki Krikoni · Traduit par Suzanne Lehn
PUBLIÉ INITIALEMENT SUR  Global Voices

Y a-t-il un BHL pour sauver… la Syrie ?

Y a-t-il un BHL pour sauver... la Syrie ? dans Humour c6983_1

Jean-Louis remercie Bar et Ventscontraires

Monsanto: « Il n’y a aucune raison de tester si les aliments génétiquement modifiés sont sains pour les humains »..

Ils ne doutent de rien les empoisonneurs internationaux, à l’heure où nous nous demandons à quelle sauce nous allons être mangés, cette question n’est absolument pas débattue par les prétendants au trône………. 

Il y a de plus en plus de preuves scientifiques qui prouvent que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont différents des organismes naturels de manière inhérente, ceci incluant la façon dont le corps les assimile, ainsi que la façon dont le système immunitaire réponds à leur présence. Mais Monsanto, le plus gros fabricant d’OGM au monde pense que les OGM ne sont pas différents des organismes naturels et que tester les OGM est à la fois inutile et sans valeur intrinsèque.
Dans la section de leur page “Sécurité alimentaire” sur leur site internet à la question de “Pourquoi de tests cliniques humains concernant les cultures OGM n’ont-ils pas été entrepris ?”, le géant de la biotechnologie explique son opinion sur le fait que les OGM sont “substantiellement équivalents” aux organismes naturels. D’après Monsanto, puisque les concentrations de proteines, d’hydrates de carbone et autres nutrients varient parmi les cultures naturelles aussi bien que parmi les cultures OGM, alors ces différences sont automatiquement classées sans importance dans le domaine de la sécurité alimentaire des OGM.

De plus, Monsanto affirme que ses injections d’ADN étrangères dans ses cultures OGM sont également saines car, accrochez-vous bien, l’ADN est également présente dans la culture naturelle. Aucune importance que l’ADN injectée est étrangèrre à la variété et non naturelle et qu’elle est utilisée pour altérer la structure génétique entière de la plante OGM; d’après Monsanto, son ADN non naturel est automatiquement non-toxique, parce que chaque plante a aussi son ADN. Circulez y a rien à voir…

En utilisant cette même logique de l’absurde, il n’y aurait pas de problème à injecter de l’ADN d’animal dans un foetus humain par exemple, parce que le bébé contient également de l’ADN, correct ? Ou bien aussi boire de l’antigel qui est fait d’atomes et votre corps est fait d’atomes ? Sur les bases pseudo-scientifiques de Monsanto qui n’ont aucun sens, tout peut-être considéré comme non-toxique et sain parce que tout est fait d’atomes, tout comme nos corps !

De l’ADN étrangère dans des OGM responsable d’inflammations causant des maladies et des désordres auto-immunitaires

Au sujet de l’injection d’ADN étrangère dans les cultures OGM, l’association Physicians and Scientists for Responsible Application of Science and Technology (PSRAST) a pris une approche plus scientifique de la question en enquêtant sur la façon dont le corps métabolise l’ADN étrangère, leurs études ont montré que les choses ne sont pas aussi rose que Monsanto veut bien le dire. Comme on pouvait s’y attendre, l’ADN étrangère n’est pas bien reconnu par le corps et stimule négativement le système immunitaire de telle façon que cela cause des inflammations causant des maladies. (http://www.saynotogmos.org/scientific_studies.htm).

Monsanto ne se préoccuppe pas de la science et a juste pris la décision arbitraire de ne pas tester les résultats d’ingestion d’OGM chez les humains pour prouver ce qu’elle avance. En concluant par sa diatribe sans substance scientifique que les tests OGM sur les humains ne sont pas nécessaires, le géant de l’agriculture dit ici simplement: “Pas la peine, aucune valeur” dans les tests de sécurité des OGM, en d’autres termes, si Monsanto dit que c’est sain, alors.. c’est sain !

Le simple fait que quiconque puisse considérer cette déclaration aveugle ne servant que des intérêts particuliers comme étant scientifiquement valide paraît être singulièrement effrayant par lui-même, sans compter que le gouvernement américain approuve sans sourciller et ouvertement un tel non-sens et l’a utilisé pour établir une politique alimentaire. Pour le dire plus simpement: les OGM n’ont jamais été testé proprement sur les humains parce que Monsanto pense que cela n’est pas nécessaire, et la plupart de ceux en contrôle de la politique alimentaire sont tout à fait satisfait de cet état de fait.

Les sources pour cette article incluent:

http://www.monsanto.com/newsviews/Pages/food-safety.aspx

Jean-Louis pour Ethan A. Huff traduit par résistance71

Url de l’article original:

http://www.infowars.com/monsanto-there-is-no-need-for-or-value-in-testing-the-safety-of-gm-foods-in-humans/print/

Publié aussi sur Sos-Planète et WikiStrike

Le travail, oui, mais peut-être.

Le travail, c’est la santé, me disait l’autre jour un dealer. Je lui répondis que j’avais des doutes à ce propos. A la fin du fin, il m’a donné tort, car une fois pincé, il était bon pour la Santé. Si le travail c’est la santé, on peut donc parler en toute bonne foi du cancer de l’assistanat, comme Laurent Wauquier, ancien sous-ministre à l’emploi. A ne pas confondre avec Xavier Bertrand, ministre au sous-emploi. Il ne s’agit pas du cancer de l’oisiveté, entendons-nous, juste de l’assistanat. Vivre sur ses rentes, c’est pas du tout pareil. C’est dans la bouche du président que j’ai compris que la différence résidait dans le fait qu’un homme qui tend la main n’est pas digne, ou quelque chose dans ce goût-là. Ça paraît con, comme ça, mais avec des trémolos dans la voix, comme la fois où il promettait que plus personne ne dormirait dans la rue, ça m’a ému. Donc. Première hypothèse, il semblerait que la dignité de l’homme se situe, en gros, entre le poignet et les ongles. Douteux. Seconde hypothèse, c’est une formule héritée de la Résistance. Peu probable. Troisième hypothèse, l’auteur de cette phrase n’a pas vu le doigt, lui aussi tendu, de cette même main. Il faut les rassurer, tous ces gens qui veulent le bien des chômeurs en les forçant à travailler, tout n’est pas perdu. Il leur reste encore la famille et la patrie, aux tumeurs. J’exagère. Cela dit, je ne manquerai pas, moi aussi, de me pencher sur la question de la dignité humaine quand ils rentreront en campagne pour quémander des voix.

Jean-Louis pour Yorick Sirdon

in Ventscontraires

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