Archive pour 12 février, 2014

De l’argent il y en a …

Alors que les milieux d’affaires font savoir haut et fort que seule une réduction du SMIC de 20 % est susceptible de relancer et sauver l’économie française, faisant ainsi peser sur les épaules des plus fragiles et des plus démunis le poids de la responsabilité collective, il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil sur les résultats de nos banques, entre autre … . 

 

La société Générale.

Le Conseil d’administration vient de décider d’attribuer un dividende de un euro par action pour l’année 2013. Cette banque a presque triplé son bénéfice net en 2013 avec 2,18 milliards d’euro. Le taux de distribution des bénéfices atteint 27 %, avec un objectif de pas moins 40 % en 2014. Résultat le cours de l’action a instantanément bondi de 6 %

 

Barclays.

Alors que la banque se porte moyennement bien, elle a tout de même réalisé en 2013 un plan de suppression, de 12 000 emplois, elle a augmenté l’enveloppe des bonus de 10 %, à savoir 2,9 milliards d’euros à distribuer aux traders et cadres de direction. Cette manne représente en moyenne 72 000 euros par personne.

 

BNP Paribas.

La 1ère banque française, affiche des bénéfices aussi conséquents, un bénéfice net de 1,8 milliards d’eurosau 2ième trimestre de 2013.

 

Crédit Agricole.

La BPCE.

Elle affiche un bénéfique en hausse de 15 % sur la même période à concurrence de 772 millions d’euros.

Et c’est la même chose pour le Crédit Mutuel CIC, la Banque Postale, Boursorama etc….

Inutile de faire le tour des entreprises du CAC 40, c’est la même chanson, plutôt gaie à entendre pour les actionnaires. Il ne s’agit pas de faire le procès de la finance, dans un monde globalisé où le marxisme a fait faillite, force est de constater l’emprise de cette nécessité capitalistique de faire de l’argent avec l’argent.

Mais pourquoi renoncer à revendiquer un meilleur partage de la valeur ?

Si les économistes considèrent que le partage de la valeur ajoutée n’a guère bougée durant le siècle dernier, on constate que sur le court terme la part du travail a augmenté de 1959 (59%) à 1982 (68%), puis a diminué à partir des années 1980.

Citons le travail de Cécile Prigent (Divisons, croissance et politique macroéconomiques de l’Insee) : La valeur ajoutée représente la richesse engendrée au cours du processus de production par la mise en œuvre des facteurs de production, notamment le travail et le capital. Or, le partage de cette richesse entre salaires et rémunération du capital a fortement fluctué en France depuis la fin des années 60. Après avoir sensiblement augmenté à la suite des accords de Grenelle en 1968 et des chocs pétroliers de la décennie 70, la part des revenus du travail a reculé au cours des années 80. Elle a retrouvé, depuis le début des années 90, un niveau proche de celui du début de la décennie 60.

Dans ce contexte de restriction de la rémunération du travail au profit du capital, faut-il en plus réduire le smic de – 20% ? Quelle sera l’étape suivante, envoyer à nouveau les enfants de 10 ans travailler dans les mines ?

Jean-Louis pour Jean PELLETIER

son site

Le Blog de Raquel Garrido | Sur LCI, le 7 février 2014

Le Blog de Raquel Garrido | Sur LCI, le 7 février 2014.

Transmis par Jean-Louis

Non au Maïs OGM !

Non au Maïs OGM !.

Via le blog de Jean-Luc Mélenchon

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Une tribune d’un autre monde | Simplement de gauche

Une tribune d’un autre monde | Simplement de gauche.

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Le Blog de Raquel Garrido | Hollande, Obama, et « l’optimisation fiscale »

Le Blog de Raquel Garrido | Hollande, Obama, et « l’optimisation fiscale ».

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Le Blog de Raquel Garrido | « Il faut du protectionisme solidaire » (sur Europe 1)

Le Blog de Raquel Garrido | « Il faut du protectionisme solidaire » (sur Europe 1).

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La scierie (récit anonyme) – des pas perdus

La scierie (récit anonyme) – des pas perdus.

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Les attaques racistes contre le Front de Gauche à Paris, ça suffit ! – le Blog d’Alexis Corbière

Les attaques racistes contre le Front de Gauche à Paris, ça suffit ! – le Blog d’Alexis Corbière.

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Erreur de casting … – AgoraVox le média citoyen

Erreur de casting … – AgoraVox le média citoyen.

Transmis par Jean-Louis

LE DOLLAR CANADIEN EN FORT MAUVAISE POSTURE

Dévaluation du dollar canadien

La Banque Toronto Dominion du Canada, l’une des six grandes banques canadiennes «too big to fail» comme disent les capitalistes financiers et leurs plumitifs économistes – vient de prophétiser que le dollar ne vaudra plus que 0,85 $ US en août 2014. Le huard canadien s’échange présentement à 0,90 $ US. Il a perdu 6% de sa valeur en 2013 et 4% supplémentaire depuis le 1er janvier 2014 (1).

 Pourquoi, comment et quelles conséquences pour les salariés canadiens entraînent ces variations de la valeur de la devise canadienne? Variation sur laquelle la classe ouvrière n’a aucune prise, aucune influence, aucun moyen d’interférer? La classe ouvrière est ici une victime impuissante et ne peut que subir ce drame dont on voudrait lui faire porter les conséquences?

 

L’Euro contenu par l’économie impérialiste allemande

La monnaie d’un État fournit un indice de la santé de l’économie de ce pays. Tous conviendront que si l’Euro (principale monnaie en circulation dans le monde ayant déclassé le dollar à ce titre) ne s’est pas encore effondré c’est que l’Économie allemande est suffisamment puissante pour empêcher l’écroulement de l’Euro (pour le moment du moins). Il en sera autrement dans quelques temps mais pour l’instant que les spéculateurs respirent, l’Allemagne maintien le train de vie de l’Europe des dix-huit en spoliant de grandes sections des ouvriers d’Europe. C’est que l’Allemagne produit, pas toujours sur son territoire national, de nombreuses marchandises de grande valeur ajoutée (machines-outils, armements, appareils électriques et électroniques, équipements de transports, éoliennes, etc.) et elle en exporte une forte quantité dans le monde entier, si bien que sa balance commerciale (ce qu’elle vend moins ce qu’elle achète) est excédentaire et sa balance des paiements (ce qu’elle débourse moins ce qu’elle rapatrie en profits) est encore plus avantageuse.

 L’économie impérialiste moderne est chaque jour plus dépendante des exportations et de la conquête des marchés étrangers. Sur ce point l’Allemagne impérialiste performe bien. Si ce n’était que de l’économie allemande l’euro vaudrait davantage que 1,35 $ US ou 1,50 $ CAD. Vous aurez compris que le dollar étatsunien qui sert d’étalon de comparaison révèle de facto que l’économie américaine performe moins bien que les économies européennes prises globalement.

Le dollar canadien attaqué-spéculé de tous côtés

Si le dollar canadien est en «berne» ce doit être que l’économie canadienne ne se porte pas très bien? En effet, Le Canada est d’abord un exportateur de matières premières et agricoles en vrac – sans grande valeur ajoutée (pétrole, minerais, céréales = 50% des exportations), ou de produits semi-ouvrés et transformés (fer, acier, titane, aluminium, produits chimiques, machinerie et équipements de transport = 50% des exportations). L’économie mondiale en crise réduit ses commandes de matières premières. À preuve la balance commerciale du Canada (biens et services) est déficitaire depuis des années et ne va pas s’améliorer (2).

Contrairement à ce que prétendent les économistes utopistes ceci n’explique pas cela. Toutes les économies nationales sont interdépendantes et en baisse d’activité économique globale. La crise systémique est mondiale. Cent ballons qui dégonflent à l’unisson conservent habituellement les mêmes proportions (3). La situation est semblable pour les devises de pays émergent exportateurs de matières premières dont les banques centrales ont récemment et soudainement haussées le taux directeurs à 10 et à 12% (4). Tout comme ces monnaies «émergentes» la devise canadienne subit des assauts répétés depuis plus d’une année. Pourquoi et comment?

C’est que le président de la Banque du Canada, un riche oligarque au service des capitalistes monopolistes canadiens, orchestre la charge contre le dollar canadien afin de soutenir ses patrons. Afin de réduire le prix de revient des marchandises fabriquées au Canada il existe au moins deux méthodes :

a)La première consiste à augmenter la productivité du travail salarié afin qu’une plus petite portion du temps de travail de l’ouvrier soit consacrée à rembourser son salaire tout en maintenant à bon niveau la valeur du surtravail – de la plus-value et des profits – tout en permettant une réduction du prix à l’unité pour chaque marchandise écoulée. Cette performance est difficile à réaliser car dans la plupart des pays concurrents du Canada les capitalistes locaux en font autant et ils pressurent suffisamment leurs travailleurs pour maintenir leurs dividendes à la hauteur. Pour gagner cette course à la productivité-profitabilité (lire à la surexploitation du travail salarié) les patrons canadiens doivent accélérer les cadences et mécaniser davantage. Il faudrait soit déqualifier les travailleurs canadiens, comme les capitalistes américains sont parvenus à le faire chez-eux; soit oppresser davantage les ouvriers canadiens qui, plus syndiqués que dans les pays étrangers, résistent mieux à ce type de déqualification et à ce type d’oppression.

b) Le grand capital monopoliste canadien s’est donc tourné vers la seule alternative envisageable dans les circonstances, soit de dévaluer le dollar canadien par rapport aux devises de ses concurrents qui exportent sur le marché canadien et sur les différents marchés étrangers convoités. Ainsi, les économistes le font remarquer, les produits canadiens coûteront moins chers que ceux des concurrents. Cette dévaluation internationale du huard a le même effet que de hausser le prix des produits offert aux canadiens – réduisant le salaire réel des travailleurs (une valeur fixe et inélastique) en diminuant la valeur de chaque dollar reçu en salaire par l’ouvrier canadien.

Conséquemment, soit que le salarié cessera d’acheter les biens importés à prix surélevés; soit que le salarié consacrera une plus forte portion de son revenu pour sa subsistance, réduisant ses dépenses pour des produits et des services moins essentiels. Ce faisant le salarié réduira sa consommation globale, comprimant d’autant le marché canadien mais pas les dividendes des marchands qui maintiendront pour un temps leur taux de profit… jusqu’à ce que le marché s’effondre complètement.

Le président de la Banque supervise la crise contre la devise

De quelle façon le Président de la Banque du Canada parvient-il à orchestrer l’assaut des «banksters» canadiens et internationaux contre la devise canadienne direz-vous? Le pseudo-économiste nous le révèle dans son article. Il écrit : «le ton conciliant de la Banque du Canada a été perçu comme un feu vert sur les marchés pour faire plonger le dollar canadien». Le coolie-économiste de service rapporte également, à l’intention de ses lecteurs argentés : «En décembre dernier, les autorités américaines rapportaient que les paris contre le huard explosaient». Le scribouilleur souligne même que les banques canadiennes sont de la partie dans l’assaut contre le vaisseau canadien. Il ajoute «Cette observation arrivait après plusieurs prévisions pessimistes de grosses banques à l’égard de la monnaie du pays. Parmi les moins optimistes figurait la banque Goldman Sachs qui ciblait un huard à 88 cents US. (…) Pour sa part, l’OCDE évalue la juste valeur du dollar canadien à 81 cents US, selon son indice de parité du pouvoir d’achat» (5). Si un spéculateur n’a pas compris ce qu’il doit faire c’est qu’il ne mérite pas de participer à la curée.

Ajoutez à cela que les travailleurs canadiens croulent sous les dettes personnelles et hypothécaires et, disent les cambistes, leur résidence est surévaluée de 30 à 60% ce qui amènera les banques à charte à hausser les taux d’intérêts sur les prêts de façon à tondre le mouton deux fois. C’est exactement ce que font présentement en urgence les banques centrales des cinq pays émergents (Afrique du Sud, Inde, Turquie, Indonésie, Brésil). Vous aurez compris que la dévaluation du huard aura des effets catastrophiques pour les ouvriers alors que les spéculateurs transformeront leurs dollars canadiens en devises étrangères s’échappant de la catastrophe dans laquelle les salariés et leur famille seront prisonniers (6).

Transmis par Jean-Louis

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INFORMATION : http://www.robertbibeau.ca/Palestine.html

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/le-huard-a-85-cents-dans-six-mois-dit-la-td/565832

http://affaires.lapresse.ca/economie/macro-economie/201401/07/01-4726288-canada-la-balance-commerciale-fortement-deficitaire.php

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/crise-economique-et-austerite-2e-partie/

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/attention-cyclone-financier-a-lhorizon/

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=CAN

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/le-huard-a-85-cents-dans-six-mois-dit-la-td/565832

http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/immobilier/l-immobilier-n-est-surevalue-que-de-10-disent-le-fmi-et-la-td/565903

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